Les territoires éducatifs ruraux

Les Territoires éducatifs ruraux constituent un réseau de coopérations autour de l’École comme point d’ancrage territorial, au service d’un projet éducatif porteur d’ambition pour les élèves et leurs familles, et vecteur de rayonnement pour le territoire lui-même.

L’École rurale se caractérise par de bons résultats scolaires jusqu’à la fin du collège. Pourtant, les ambitions scolaires et d’orientation y sont moindres qu’en milieu urbain, en raison de l’éloignement des formations et des opportunités d’emploi.

Le dispositif des "Territoires éducatifs ruraux" (TER) a été conçu pour répondre à ces spécificités. Il agit sur tous les temps de vie de l’élève (scolaire, périscolaire, extrascolaire) en fédérant l’ensemble des acteurs éducatifs, sociaux, de santé et culturels présents sur un même bassin de vie.

Le saviez-vous ?

  • Un élève sur 5 réside dans un territoire éducatif rural ;
  • 10 millions de jeunes Français de moins de 20 ans grandissent dans les zones rurales et les villes de 2 000 à 25 000 habitants.

Qu’est-ce qu’un "Territoire éducatif rural" ? 

Le dispositif des "Territoires éducatifs ruraux" a pour objectif de promouvoir l’adaptation des politiques éducatives et permettre ainsi une meilleure prise en compte des spécificités des territoires ruraux et éloignés. Il s’adresse aux zones rurales et de montagne pour répondre à leurs enjeux spécifiques : distance, relief, dispersion de l’habitat et des équipements publics, qui rend plus difficile la mobilité, éloignement des opportunités d’emploi et de poursuite d’études, déprise démographique. 

Ce programme vise ainsi à renforcer dans ces territoires les prises en charge pédagogiques et éducatives des enfants et des jeunes, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire, et à lutter contre l’autocensure. En effet, à résultats scolaires équivalents, les élèves en zone rurale s’orientent davantage vers la filière professionnelle et, après le lycée, vers des études supérieures longues. 

Les grandes étapes de l’expérimentation 

Les Territoires éducatifs ruraux ont été expérimentés dès janvier 2021 dans 23 territoires préfigurateurs situés dans les académies d’Amiens, de Normandie et de Nancy-Metz. Ces territoires ont fait l’objet d’un accompagnement étroit et d’un suivi régulier dans le cadre d’un comité de pilotage national. Un premier bilan de mi-étape, remis en juin 2021, a permis d’évaluer la pertinence du dispositif et d’éclairer la décision nationale relative à son extension à d’autres territoires.

Dans la continuité, trois vagues de généralisation successives ont été engagées, traduisant la volonté du ministère de consolider une politique d’équité territoriale au sein des ruralités. En juin 2023, le dispositif comptait 64 territoires labellisés en métropole et en Outre-mer. Un an plus tard, en juin 2024, 139 nouveaux territoires rejoignent la démarche, portant à 203 le nombre total de TER. À cette date, 82 départements disposaient d’au moins un territoire labellisé.

Le plan France Ruralités, présenté par la Première ministre le 15 mars 2023, a marqué une nouvelle étape dans la structuration des politiques publiques en faveur des ruralités. Il prévoit notamment la montée en charge progressive du programme des TER, avec l’objectif d’atteindre 300 territoires d’ici 2027. Cette orientation a été confirmée par la ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse lors du comité interministériel aux ruralités de juin 2025.

C’est dans ce contexte que s’ouvre, à la rentrée 2025, la quatrième vague de labellisation. Elle doit permettre l’intégration de 50 nouveaux territoires en 2026, puis de 50 autres en 2027. Cette nouvelle phase est fondée sur les enseignements tirés de l’évaluation qualitative menée sur les TER de la première vague, et s’appuie sur un cadrage national renforcé. Quatre documents actualisés viennent désormais structurer la démarche : un cahier des charges, un dossier de candidature, une convention-type, et une fiche de mission pour le coordonnateur. Ces outils visent à garantir une meilleure lisibilité, un pilotage plus structuré et une cohérence accrue entre les territoires, tout en laissant une large place à l’adaptation locale.

Les enjeux de la démarche TER

Une adaptation locale nécessaire

Le périmètre du TER est, dans la mesure du possible, calé sur celui de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI). Ce choix géographique facilite l’articulation avec les outils contractuels et les dynamiques de coopération déjà en place, tels que les Projets éducatifs de territoire (PEdT), les Contrats locaux de santé (CLS) ou les Conventions territoriales globales (CTG).

Cette configuration permet une lisibilité renforcée du projet, une meilleure intégration dans les instances locales existantes, et favorise la mobilisation coordonnée de l’ensemble des acteurs éducatifs, sociaux et de santé territoriaux. L’adossement à l’EPCI contribue ainsi à structurer un cadre d’intervention cohérent, à soutenir les synergies locales, et à ancrer durablement la démarche dans les politiques publiques du territoire.

Trois grands objectifs définis au niveau national s’inscrivent dans la démarche du TER

  • Mobiliser un réseau de coopération autour de l’école, en renforçant les articulations avec les collectivités territoriales et l’ensemble des partenaires de l’école ;
  • Garantir aux jeunes ruraux un véritable pouvoir d’agir sur leur avenir, par le biais de l’accompagnement à l’orientation et les dispositifs d’égalité des chances ;
  • Renforcer l’attractivité et la professionnalisation de l’école rurale, par un meilleur accompagnement et la formation des personnels affectés dans les écoles rurales et isolées.

Mobiliser un réseau de coopération autour de l’école

Le TER est un levier de rayonnement et de développement pour le territoire rural et éloigné. Il permet à la fois de décupler les synergies locales autour de l'enjeu éducatif et de renforcer la participation de l'École au projet de territoire.

Le TER repose sur un projet concerté entre tous les acteurs mobilisés autour de l'enjeu éducatif : les services de l'État, les collectivités territoriales, les organismes sociaux et la CAF en particulier, l’ARS, les associations culturelles, sportives, de loisirs et de l'éducation populaire, et bien sûr, les familles. 

Le TER n’a pas vocation à se substituer aux initiatives contractuelles existantes (conventions territoriales globales de la CAF, projets éducatifs de territoire, PEdT, etc.) ni à complexifier par de nouvelles instances la gouvernance locale, mais doivent au contraire viser la cohérence de tous les acteurs et de tous les outils mobilisés autour des élèves et de la jeunesse. Cette démarche doit permettre d'appréhender de manière globale les enjeux éducatifs en lien avec les problématiques d'aménagement du territoire, de transports scolaires ou encore d'aide sociale aux familles.

Garantir aux jeunes ruraux un véritable pouvoir d’agir sur leur avenir

Si l'École rurale se caractérise par une meilleure performance scolaire des élèves, au moins jusqu'à la fin du collège, l'ambition scolaire y est toutefois bien souvent entravée par des phénomènes d'autocensure, par un défaut d'information sur les métiers et les opportunités académiques et professionnelles et enfin par une faible mobilité des jeunes. C'est la raison pour laquelle les enjeux de sécurisation des parcours, d'accompagnement à l'orientation et de promotion de l'ambition scolaire des élèves constituent le cœur du projet éducatif des TER. 

Le TER repose ainsi sur une articulation renforcée entre les équipes éducatives des établissements, les centres d'information et d'orientation et avec les collectivités territoriales compétentes. Cette coopération permet de travailler sur la découverte de filières de formation implantées dans des territoires variés, en permettant des modalités d'accès à l'information plus innovantes. En soutien à la politique d'orientation, les autorités académiques veillent particulièrement dans ces territoires à ce que l’offre d'enseignement soit accessible, riche et diversifiée, notamment concernant la carte des langues, le choix des options en collège ou des enseignements de spécialité en lycée général et technologique ainsi qu'à l'accès à l'offre de formation dans la voie professionnelle. L'accompagnement à l'orientation se fait également grâce à l'ensemble des leviers disponibles, comme le déploiement des Cordées de la réussite en milieu rural.

L’enjeu lié à la mobilité des élèves résidant en zones rurales est investi de manière globale : la réflexion est conduite à la fois sur la mobilité géographique de proximité avec les collectivités et les réseaux d'accompagnement de la jeunesse (gratuité des transports, aides au permis de conduire, organisation d'excursions à la découverte du territoire, etc.) mais aussi sur la mobilité internationale en visant plus généralement l'ouverture culturelle des élèves et l’apprentissage des langues. Considérant que l'ancrage des jeunes ruraux dans leur territoire est une force dans la construction de leur identité, il ne s’agit pas de les encourager au départ vers les grandes agglomérations ni au contraire de les assigner dans leurs localités d'origine mais bien de les doter de tous les outils, des codes et des clefs de l'orientation afin de les rendre maîtres et possesseurs de leur avenir.

L'ouverture culturelle des élèves est également recherchée, ainsi que l'engagement associatif et citoyen. Enfin, sur tous ces sujets, le potentiel du numérique éducatif est exploité à son maximum pour permettre de pallier l'éloignement géographique dans l'accompagnement personnalisé des élèves. 

Renforcer l’attractivité et la professionnalisation de l’école rurale

L'accompagnement et la professionnalisation des personnels affectés en particulier dans les petites écoles rurales est un enjeu de pédagogique tant le contexte professionnel est singulier dans sa forme et dans sa mise en œuvre. Afin de rompre l’isolement qui peut caractériser le quotidien de ces enseignants, les autorités locales, DASEN, IA-IPR et IEN, travaillent à établir des réseaux professionnels organisés, notamment autour des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) lorsqu'ils existent ou en encourageant le pilotage pédagogique en réseau des écoles et des établissements.

La formation et la professionnalisation des personnels est également une priorité pour les TER. Les classes multiniveaux sont souvent le lieu d'innovations pédagogiques importantes grâce aux réflexions qui y sont menées par les enseignants sur le développement de l'autonomie des élèves, l'adaptation et la différenciation pédagogiques. Les autorités académiques veillent ainsi à mener dans les territoires une politique de formation et d'accueil des jeunes enseignants permettant de cibler et d'acquérir les compétences plus adaptées aux spécificités des écoles rurales, en se fondant sur la valorisation des pratiques locales déjà mises en œuvre.

La formation continue constitue une opportunité pour renforcer l'articulation entre différentes communautés professionnelles en encourageant les regards croisés : les formations conjointes entre personnels de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports et personnels des collectivités territoriales comme les formations conjointes entre professeurs des écoles et Atsem doivent être particulièrement encouragées.

Trois priorités structurent les plans d’actions

Ces trois objectifs fondateurs, posés dès l’origine de la démarche, ont été réaffirmés à l’occasion de la quatrième vague de labellisation. Ils sont désormais complétés par trois priorités nationales qui structurent l’ensemble des plans d’action. Ces priorités, communes à tous les TER, offrent un cadre partagé pour guider la mise en œuvre locale et renforcer la cohérence des actions conduites sur les territoires.

Orientation et ambition scolaire

L’orientation constitue un levier central de la démarche des TER. Elle vise à permettre à chaque élève d’accéder à une orientation librement choisie, éclairée et ambitieuse.

Pour cela, les plans d’action déployés sur les territoires doivent s’attacher à lever les freins à l’ambition scolaire, notamment ceux liés à l’autocensure et aux inégalités d’information. Ils s’appuient pour ce faire sur des dispositifs d’égalité des chances tels que les Cordées de la réussite, les internats d’excellence, ou encore les immersions et stages de découverte. Le renforcement des coopérations avec les centres d’information et d’orientation (CIO), les Espaces Services Jeunesse (ESJ) et l’ensemble des opérateurs du Service Public Régional de l’Orientation est également une condition essentielle pour garantir l’accès à une information fiable et adaptée.

La valorisation des filières et des métiers du territoire, en lien avec les acteurs économiques locaux, constitue un autre axe structurant, tout comme le développement de modalités innovantes et immersives de découverte des parcours de formation. Cette priorité inclut également une attention particulière portée à la mobilité scolaire et périscolaire, y compris internationale, en lien étroit avec les collectivités territoriales.

Enfin, les autorités académiques veillent à garantir une offre scolaire accessible, diversifiée et attractive, notamment en matière de carte des langues, de choix d’options ou d’enseignements de spécialité.

Santé et bien-être

La santé, dans ses dimensions physiques et psychiques, est aujourd’hui pleinement reconnue comme un déterminant essentiel de la réussite éducative. Dans les TER, cette priorité prend une acuité particulière en raison des inégalités d’accès aux soins, de la dispersion des services et des problématiques spécifiques liées à l’isolement ou à la précarité.

C’est pourquoi les plans d’action s’articulent avec les Contrats Locaux de Santé (CLS) et s’inscrivent dans les orientations de la stratégie nationale de développement des compétences psychosociales (CPS), déclinée localement dans le cadre des comités territoriaux (COTER). Ils intègrent également les mesures issues des Assises de la santé scolaire 2025, notamment en matière de renforcement des bilans de santé, de généralisation des protocoles santé mentale, de création de circuits prioritaires vers les centres médico-psychologiques (CMP), ou encore de formation de personnels repères dans chaque circonscription. Sur le terrain, de nombreux partenaires peuvent être mobilisés, comme la MSA, les associations locales ou les professionnels itinérants, pour conduire des actions de prévention liées à l’hygiène de vie, à la santé bucco-dentaire, à l’alimentation ou encore à la prévention des addictions, notamment l’usage excessif des écrans.

Ces actions visent à mieux accompagner les élèves, à renforcer la culture commune des professionnels et à inscrire la santé comme un axe structurant de l’action éducative territoriale, dans une logique préventive, décloisonnée et interprofessionnelle.

Accès à la culture

L’accès à la culture constitue un facteur clé de l’émancipation personnelle, de l’égalité des chances et de l’ancrage territorial. Dans les territoires ruraux, où l’offre culturelle est souvent plus restreinte ou difficilement accessible, les plans d’action des TER ont pour ambition de garantir à chaque élève une ouverture culturelle diversifiée, de qualité et ancrée dans les réalités locales.

Pour ce faire, ils s’appuient sur une dynamique partenariale renforcée avec les structures culturelles locales, les associations, les établissements culturels labellisés, les DRAC, ainsi que les opérateurs nationaux disposant d’antennes régionales. Ils favorisent la mise en œuvre de projets collectifs et structurants à l’échelle du territoire, tels que des résidences artistiques, des actions itinérantes (MuMo, Micro-Folies, CinéMo), ou encore des événements culturels fédérateurs conçus avec les établissements scolaires. L’attention portée au patrimoine local, matériel et immatériel, ainsi qu’à la valorisation des savoir-faire, participe à renforcer le sentiment d’appartenance des jeunes à leur territoire.

Ces démarches sont appuyées par la mise en œuvre de parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) organisés à l’échelle du TER, permettant une meilleure lisibilité, une continuité des expériences et une équité d’accès. La formation des personnels, notamment en matière de médiation culturelle et de construction de partenariats, est également un levier clé pour la réussite de cette priorité.

Un diagnostic territorial partagé, fruit d’une intelligence collective au service de la jeunesse

Le diagnostic à l’origine du projet de territoire éducatif rural est élaboré dans une démarche de co-construction étroite, associant l’ensemble des acteurs du territoire : services de l’Éducation nationale, collectivités territoriales, CAF, MSA, ARS, structures associatives, opérateurs de l’orientation, acteurs économiques et culturels. Ce travail collaboratif s’appuie sur une mobilisation conjointe des données, des expertises et des outils d’observation de chacun des acteurs, afin de produire une analyse fine, contextualisée et dynamique des besoins des enfants et des jeunes.

Conçu comme un véritable socle commun, ce diagnostic partagé ne se limite pas à une photographie scolaire : il explore l’ensemble des dimensions éducatives, sociales, sanitaires, culturelles et économiques qui influencent les parcours des jeunes. Il permet ainsi d’appréhender leur réalité dans la globalité de leurs temps et de leurs lieux de vie.

Cette approche transversale et intégrée favorise la mise en synergie des compétences spécifiques de chaque acteur. En articulant les regards et les leviers d’intervention, elle crée les conditions d’un pilotage plus cohérent et d’une réponse collective mieux adaptée aux enjeux territoriaux. Elle permet également d’identifier les ressources mobilisables localement et de valoriser les dynamiques existantes.

La construction de ce diagnostic constitue, au-delà du repérage des fragilités, un temps fort de dialogue et d’acculturation entre partenaires. Elle fonde ainsi une stratégie territoriale commune, lisible et opérationnelle, qui s’inscrit pleinement dans une logique de coopération renforcée, de décloisonnement des interventions et de gouvernance partagée.

Une stratégie d’action construite collectivement

Le plan d’action constitue le cœur opérationnel du projet de TER. Il décline de manière concrète les orientations stratégiques portées par les partenaires en réponse aux enjeux identifiés localement. Structuré autour des trois priorités nationales (orientation, santé et bien-être, culture), il permet d’assurer une mise en œuvre cohérente, lisible et partagée des ambitions du territoire, tout en intégrant des objectifs complémentaires en fonction des spécificités locales.

Les actions envisagées doivent favoriser une approche transversale, croisant les champs scolaire, périscolaire et extrascolaire et s’appuyant sur la complémentarité des expertises des différents acteurs du territoire (Éducation nationale, collectivités, CAF, MSA, ARS, associations, structures culturelles, etc.). Elles s’inscrivent dans une logique d’alliance éducative, de prévention des ruptures de parcours et de renforcement de l’égalité des chances.

Enfin, au-delà des actions strictement éducatives, le plan d’action peut intégrer des initiatives relevant de la mobilité, de l’accompagnement social, de la santé mentale ou de l’inclusion, dès lors qu’elles contribuent à améliorer les conditions de réussite des jeunes. Il s’agit ainsi de construire une politique éducative intégrée, en phase avec les réalités du territoire et les besoins de sa jeunesse.

La coordination comme outil stratégique de la démarche

La mise en œuvre effective de la démarche du TER repose sur une coordination locale clairement identifiée, dotée de moyens dédiés et reconnue par l’ensemble des partenaires. Véritable pivot du dispositif, la fonction de coordination garantit la cohérence d’ensemble des actions, l’articulation entre les priorités nationales et les dynamiques locales, ainsi que la fluidité du dialogue entre les acteurs.

La coordination locale incarne la continuité et l’agilité du projet sur le terrain. Elle veille à maintenir une dynamique collective vivante, à ajuster les actions aux besoins évolutifs du territoire et à garantir l’appropriation partagée du projet par l’ensemble des parties prenantes. Elle joue un rôle déterminant dans l’inscription du TER dans les politiques publiques locales et dans l’articulation avec les dispositifs contractuels existants.

La lettre de mission formalisée, annexée à la convention, précise le cadre d’intervention, les attendus et les modalités de suivi de cette fonction stratégique. Elle permet de sécuriser l’engagement dans la durée et de professionnaliser le rôle de coordination, en l’inscrivant dans une logique de continuité, au-delà des personnes. Ainsi structurée, la coordination constitue un levier essentiel pour transformer une labellisation en véritable dynamique territoriale au service des enfants et des jeunes.

Un financement structuré et pluriannuel

Chaque TER bénéficie d’une dotation annuelle de 30 000 euros pendant trois ans, répartie entre les programmes budgétaires 140, 141 et 230.

Ces crédits permettent de financer les actions prévues au plan d’action, ainsi que la coordination (via 3 indemnités pour missions particulières (IMP) pour le 1er degré et 1 indemnité pour missions particulières (IMP) pour le 2d degré).

Des cofinancements locaux peuvent venir renforcer cette enveloppe (caisses d’allocations familiales - CAF, agences régionales de santé - ARS, conseils départementaux - CD, préfectures, etc.).

Une carte interactive pour suivre la dynamique

Peut également vous intéresser