Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026
Épreuve terminale de l’enseignement de spécialité humanités, littérature et philosophie (HLP)
NOR : MENE2622659N
Note de service : du 11-9-2026
Emetteur : MEN - DGESCO A1-3
Texte adressé aux recteurs et rectrices d’académie ; aux vice-recteurs et à la vice-rectrice ; à la directrice du Siec d'Île-de-France ; aux inspecteurs et inspectrices pédagogiques régionaux ; aux inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale ; aux cheffes et chefs d'établissement ; aux professeures et professeurs ; aux formateurs et formatrices
La présente note de service définit l'épreuve terminale de l'enseignement de spécialité humanités, littérature et philosophie (HLP) de la voie générale. Elle abroge et remplace la note de service du 11 février 2020 (NOR : MENE2001793N) relative à cette épreuve. Elle est applicable à compter de la session 2027 du baccalauréat.
I. Épreuve écrite
Durée : 4 heures
Objectifs
L'épreuve porte sur le programme de l’enseignement de spécialité de la classe de terminale en vigueur. Les notions rencontrées en classe de première mais non approfondies en classe de terminale doivent être connues et mobilisables. Elles ne peuvent cependant pas constituer un ressort essentiel du sujet.
Nature
L'épreuve consiste en une épreuve écrite composée de deux questions portant sur un texte relatif à l'un des thèmes du programme. Elle porte sur les notions et contenus, capacités et compétences figurant dans le programme de l’enseignement de spécialité de la classe de terminale.
Chacun de ces deux exercices relève tantôt d'une approche philosophique, tantôt d'une approche littéraire, selon ce qu'indique explicitement l'intitulé du sujet. Leur articulation répond au principe de coopération interdisciplinaire propre à cet enseignement de spécialité. L'ensemble des connaissances acquises est mobilisable à bon escient dans les deux parties de l'examen.
Maîtrise de la langue
Compétence indispensable pour formuler ses connaissances et construire sa réflexion, la maîtrise de la langue est évaluée en humanités, littérature et philosophie comme dans l’ensemble des disciplines. À ce titre, elle doit faire l’objet d’une attention particulière dans la mise en œuvre et dans l’appropriation du programme d’enseignement.
En humanités, littérature et philosophie, la clarté et la correction de l’expression sont prises en compte dans l’évaluation globale de la copie, les qualités respectives du fond et de la forme du devoir n’étant pas dissociables. Pour attribuer la note, chaque correcteur évalue donc la qualité rédactionnelle des candidats :
- maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques ;
- correction, précision et richesse du vocabulaire ;
- clarté de la langue et lisibilité du propos ;
- aptitude à mettre en mots et à organiser sa réflexion.
Une échelle descriptive, en annexe de la présente note de service, précise la répartition des points au regard du niveau de maîtrise des compétences évaluées. Une copie défaillante sur l’ensemble des aspects relatifs à la maîtrise de la langue ne peut avoir la moyenne.
Structure
Le sujet proposé au candidat est composé de deux questions :
- l'une des questions, intitulée soit « interprétation littéraire », soit « interprétation philosophique », appelle un développement écrit exposant la compréhension et l'analyse d'un enjeu majeur du texte ;
- la deuxième question, appelée « essai littéraire » ou « essai philosophique », conduit le candidat à rédiger une réponse étayée à une question soulevée par le texte.
Les deux questions donnent lieu à des développements d'ampleur comparable, présentés sur deux copies distinctes avec les questions clairement identifiées, et qui font l'objet de corrections distinctes, l'une par un professeur de lettres, l'autre par un professeur de philosophie, selon l'orientation disciplinaire respective des exercices.
Barème et notation
Chaque question est notée sur 10. La somme des deux notes constitue la note globale unique de l'épreuve.
II. Épreuve orale de contrôle (second groupe)
Temps de préparation : 20 minutes
Durée : 20 minutes
Le programme sur lequel peut porter l’épreuve orale de contrôle est identique au programme de l’épreuve écrite.
Le candidat se voit remettre un sujet par l'examinateur, qui relève soit d'une question de littérature (si l'examinateur est un professeur de lettres), soit d'une question de philosophie (si l'examinateur est un professeur de philosophie). L'énoncé du sujet prend la forme d'une interrogation associée au thème de l'épreuve écrite.
Le candidat répond à la question posée pendant un maximum de 10 minutes. Il est libre de mobiliser les références (textes et œuvres) qui lui paraissent pertinentes. Le reste du temps est constitué d'un entretien entre le candidat et l'examinateur.
Prenant place dans un oral de contrôle, l'entretien ne saurait exiger du candidat des connaissances qui n'ont pas été attendues de lui dans le cadre de l'épreuve écrite. Il permet en revanche au candidat, sur la base du sujet qui lui est proposé, de manifester ses connaissances et ses capacités de réflexion. L'examinateur évalue la maîtrise des connaissances et la clarté de l'exposition.
L'évaluation des réponses de chaque candidat est globale et doit utiliser tout l'éventail des notes de 0 à 20.
Pour le ministre de l’Éducation nationale, et par délégation,
La directrice générale de l’enseignement scolaire,
Caroline Pascal