Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026

Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026

Épreuve terminale de l'enseignement de spécialité sciences économiques et sociales (SES)

NOR : MENE2622656N

Note de service : du 11-9-2026

Emetteur : MEN – DGESCO A1-3

Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux vice-recteurs et à la vice-rectrice ; à la directrice du Siec d'Île-de-France ; aux inspecteurs et inspectrices pédagogiques régionaux ; aux inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale ; aux cheffes et chefs d'établissement ; aux professeures et professeurs ; aux formateurs et formatrices

La présente note de service définit l'épreuve terminale de l'enseignement de spécialité sciences économiques et sociales (SES) du baccalauréat général. Elle entre en vigueur à compter de la session 2027. Elle abroge et remplace la note de service du 11 février 2020 modifiée (NOR : MENE2001800N) relative à cette épreuve.

I. Épreuve écrite

Durée : 4 heures

Programme de l’épreuve

L’épreuve porte sur une partie du programme de l’enseignement de spécialité sciences économiques et sociales de la classe de terminale. Les questions évaluables dans le cadre de l’épreuve d’enseignement de spécialité de terminale sont définies en annexe I de la présente note de service.

Les notions rencontrées en classe de première (mais non approfondies en classe de terminale), doivent être connues et mobilisables. Elles ne peuvent cependant pas constituer un ressort essentiel du sujet.

Structure

Deux sujets de nature différente, une dissertation s’appuyant sur un dossier documentaire et une épreuve composée de trois parties distinctes, sont proposés au choix du candidat.

Ils sont déterminés de façon à couvrir plusieurs dimensions du programme :

  • le sujet de dissertation et celui de la troisième partie de l’épreuve composée portent sur des champs différents du programme (science économique ; sociologie et science politique ; regards croisés) ;
  • les sujets de la dissertation et ceux de chaque partie de l’épreuve composée portent sur différentes questions issues du programme.

Maîtrise de la langue

Compétence indispensable pour rendre compte de connaissances et de capacités de raisonnement, la maîtrise de la langue est évaluée en sciences économiques et sociales (SES) comme dans l’ensemble des disciplines. À ce titre, elle doit faire l’objet d’une attention particulière dans la mise en œuvre et dans l’appropriation du programme d’enseignement.

À l’examen, son évaluation se décline de deux manières, complémentaires :

  • d’une part, deux points sur vingt sont spécifiquement dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques ;
  • d’autre part, les compétences d’organisation de la réflexion, de mise en forme du raisonnement, de structuration de la pensée, d’utilisation d’un vocabulaire précis, riche et adapté sont prises en compte explicitement à travers l’évaluation des compétences proprement disciplinaires qui associent de manière étroite la maîtrise des connaissances et leur juste formulation.

La prise en compte de la maîtrise de la langue dans l’évaluation et dans la notation des copies articule donc ces deux dimensions de manière à lui accorder toute l’importance requise. Les attendus et observables rédactionnels sont précisés dans la grille en annexe II de la présente note de service.

A. Dissertation s’appuyant sur un dossier documentaire

Objectifs de l’épreuve : compétences et connaissances évaluées

Il est demandé au candidat de :

  • répondre à la question posée par le sujet ;
  • construire une argumentation à partir d’une problématique qu’il devra élaborer ;
  • mobiliser des connaissances et des informations pertinentes pour traiter le sujet, notamment celles figurant dans le dossier documentaire ;
  • rédiger en utilisant le vocabulaire économique et social spécifique approprié à la question et en organisant le développement sous la forme d’un plan cohérent qui ménage l’équilibre des parties. Des compétences d’organisation de la réflexion, de mise en forme du raisonnement, de structuration de la pensée et d’utilisation d’un vocabulaire précis, riche et adapté font donc partie des attendus et sont prises en compte dans l’évaluation de cette épreuve.

Il sera tenu également compte, dans la notation, de la clarté de l’expression et du soin apporté à la présentation.

Deux points sur vingt sont spécifiquement dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques

Les objectifs de l’épreuve figureront en introduction du sujet distribué aux candidats.

Structure de l’épreuve

Le libellé du sujet de la dissertation invite le candidat à poser et à traiter, d’une façon organisée et réfléchie, un problème exigeant un effort d’analyse économique et/ou sociologique et politique. Pour aider le candidat à asseoir son travail sur des informations précises, un dossier est mis à sa disposition. Ce dossier ne doit ni borner son horizon (en le détournant du recours à ses propres connaissances), ni lui servir de prétexte à un commentaire systématique et détaillé. Il comporte trois ou quatre documents de nature strictement factuelle. Il s’agit principalement de données statistiques (graphique, tableau, carte, radar, etc.) ; un document texte peut figurer dans le dossier documentaire à condition qu’il soit lui aussi strictement factuel (chronologie, extrait d’entretien, monographie, récit de vie, compte rendu d’enquêtes, etc.). Chaque document statistique ne devra pas dépasser 120 données chiffrées et le texte éventuel comporter plus de 2 500 signes.

B. Épreuve composée

Objectifs de l’épreuve : compétences et connaissances évaluées

Cette épreuve comprend trois parties :

Partie 1 – Mobilisation des connaissances : il est demandé au candidat de répondre à la question en faisant appel à ses connaissances acquises dans le cadre du programme.

Partie 2 – Étude d’un document : il est demandé aux candidats de répondre aux questions en mobilisant ses connaissances acquises dans le cadre du programme et en adoptant une démarche méthodologique rigoureuse, de collecte et de traitement de l’information.

Partie 3 – Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire : il est demandé au candidat de traiter le sujet en :

  • développant un raisonnement ;
  • exploitant les documents du dossier ;
  • faisant appel à ses connaissances personnelles ;
  • composant une introduction, un développement, une conclusion.

Des compétences d’organisation de la réflexion, de mise en forme du raisonnement, de structuration de la pensée et d’utilisation d’un vocabulaire précis, riche et adapté font partie des attendus et sont prises en compte dans l’évaluation des trois parties de cette épreuve.

II sera également tenu compte, dans la notation, de la clarté de l’expression et du soin apporté à la présentation.

Deux points sur vingt sont spécifiquement dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques

Les objectifs de l’épreuve figureront en introduction du sujet distribué aux candidats.

Structure de l’épreuve

Cette épreuve est constituée de trois parties :

Partie 1 – Mobilisation des connaissances, (3,5 points).

Cette première partie de l’épreuve, sans document d’appui, est composée d’une question.

Partie 2 – Étude d’un document (5,5 points).

Cette deuxième partie de l’épreuve est une étude d’un document statistique (graphique, tableau, carte, radar, etc.) de 120 données chiffrées au maximum comportant deux questions.

Partie 3 – Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire (9 points).

Le libellé du sujet invite le candidat à développer un raisonnement, à rassembler et mettre en ordre des informations pertinentes issues du dossier documentaire et de ses connaissances personnelles. Le dossier documentaire mis à la disposition du candidat ne doit ni borner son horizon (en le détournant du recours à ses propres connaissances), ni lui servir de prétexte à une paraphrase ou à un commentaire systématique et détaillé. Il comporte deux ou trois documents de nature différente (texte, graphique, tableau statistique, schéma, etc.). Chaque texte ne devra pas dépasser 2 500 signes et chaque document statistique comporter plus de 120 données chiffrées.

Les trois parties de l’épreuve composée portent sur trois questions différentes et au moins deux champs du programme (science économique ; sociologie et science politique ; regards croisés).

II. Épreuve orale de contrôle (second groupe)

Préparation : 30 minutes

Durée : 20 minutes

Structure de l’épreuve

Le programme sur lequel peut porter l’épreuve orale de contrôle est identique au programme de l’épreuve écrite.

Le candidat a le choix entre deux sujets dont les questions principales portent sur des champs différents du programme (science économique ; sociologie et science politique ; regards croisés).

La question principale, notée sur 10 points, prend appui sur deux documents courts, simples, et de nature différente (texte de 1 300 signes au maximum ; documents statistiques de 65 données chiffrées au maximum).

Le sujet comporte également trois questions simples, notées sur 10 points. Les deux premières questions sont notées sur 6 points et permettent de vérifier la connaissance par le candidat des notions de base figurant dans deux champs différents du programme (science économique ; sociologie et science politique ; regards croisés). La troisième question, en lien avec un des deux documents, porte sur la maîtrise des outils et savoir-faire, elle est notée sur 4 points.

Pour le ministre de l’Éducation nationale, et par délégation,
La directrice générale de l’enseignement scolaire, 
Caroline Pascal