Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026

Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026

Épreuve orale terminale dite « Grand oral » du baccalauréat général

NOR : MENE2622694N

Note de service : du 10-9-2026

Emetteur : MEN – DGESCO A1-3

Texte adressé aux recteurs et rectrices d’académie ; aux vice-recteurs et à la vice-rectrice ; à la directrice du Siec ; aux inspecteurs et inspectrices pédagogiques régionaux ; aux inspecteurs et inspecteurs de l’éducation nationale ; aux cheffes et chefs d'établissement ; aux professeures et professeurs ; aux formateurs et formatrices

Cette note de service est applicable à compter de la session 2027 du baccalauréat général, pour l’épreuve orale terminale dite « Grand oral ». Elle abroge et remplace la note de service du 27 juillet 2021 modifiée (NOR : MENE2121378N) relative à l’épreuve orale dite « Grand oral » de la classe de terminale de la voie générale à compter de la session 2022.

1. Définition, objectifs et modalités d’évaluation

Épreuve orale

Durée : 20 minutes

Préparation : 20 minutes

Coefficient : 8

L'épreuve est notée sur 20 points.

L'épreuve permet au candidat de montrer sa capacité à prendre la parole en public de façon claire et convaincante. Elle lui permet aussi de mettre les savoirs qu'il a acquis, particulièrement dans ses enseignements de spécialité, au service d'une argumentation.

Le jury valorise la solidité des connaissances du candidat, sa capacité à argumenter et à relier les savoirs, son esprit critique, la précision de son expression, la clarté de son propos, son engagement dans sa parole et sa force de conviction. Il peut s'appuyer sur la grille indicative de l'annexe 1.

Le jury est composé de deux professeurs de disciplines différentes, dont l'un représente l'un des deux enseignements de spécialité du candidat et l'autre représente un autre enseignement (spécialité ou enseignements communs), ou est professeur-documentaliste. Ils contribuent ensemble à l'évaluation globale du candidat.

Aucun matériel n’est autorisé pour cette épreuve hormis le nécessaire d’écriture.

2. Format et déroulement de l'épreuve

Le candidat effectue sa présentation du premier temps debout, sauf aménagements pour les candidats à besoins spécifiques. Pour le second temps de l'épreuve, le candidat est assis ou debout selon son choix. S’il le souhaite, le candidat dispose d’un tableau.

Premier temps : présentation d'une question (10 minutes)

Au début de l'épreuve, le candidat présente au jury deux questions adossées aux deux enseignements de spécialités. Ils peuvent être traités soit isolément (chacun au travers d’une question), soit abordés de manière transversale (une question portant sur deux enseignements de spécialité). Les différentes possibilités d’élaboration des questions sont les suivantes :

  • une question sur une spécialité et une question sur l’autre spécialité ;
  • une question sur une spécialité et une question transversale ;
  • deux questions transversales.

Les questions mettent en lumière un des grands enjeux du ou des programmes de ces enseignements. Elles sont adossées à tout ou partie du programme du cycle terminal. Pour les candidats scolarisés, elles ont été élaborées et préparées par l’élève avec ses professeurs, soit individuellement soit avec d’autres élèves. Les candidats se présentent toujours individuellement à l’épreuve.

Les questions sont transmises au jury, par le candidat, sur une feuille. Pour les candidats scolaires, cette feuille est signée par les professeurs de spécialité du candidat et porte le cachet de son établissement d'origine. Les signatures et le cachet garantissent la conformité des modalités d’élaboration de deux questions différentes, telles que définies ci-dessus. Si le candidat ne soumet aucune question, une seule question ou des questions non-conformes à la nécessaire représentation des deux enseignements de spécialité, alors le jury déclare sur le procès-verbal de l’épreuve que la passation de l’épreuve ne peut avoir lieu et le candidat est convoqué à la session de remplacement. Si le candidat se présente à la session de remplacement de nouveau sans respecter ces modalités, le candidat ne peut pas être évalué pour les mêmes raisons et obtient la note de 0 à l’épreuve.

Le jury choisit une des deux questions proposées par le candidat. Ce choix est subordonné aux spécialités enseignées par les membres du jury.

Le candidat dispose de 20 minutes de préparation pour mettre en ordre ses idées et réaliser, s'il le souhaite, un support pour son exposé. Ce support ne fait pas l'objet d'une évaluation.

Le candidat explique pourquoi il a choisi de préparer cette question pendant sa formation, puis il la développe et y répond. Le jury évalue les capacités argumentatives et les qualités oratoires du candidat. La formulation et la pertinence de la question ne sont pas des critères de l’évaluation.

Deuxième temps : échange avec le candidat (10 minutes)

Le jury interroge ensuite le candidat pour l'amener à préciser et à approfondir sa pensée. Il peut interroger le candidat sur toute partie du programme du cycle terminal de ses enseignements de spécialité, en lien avec le premier temps de l'épreuve. Le jury évalue ainsi la solidité des connaissances et les capacités argumentatives du candidat.

3. Modalités particulières

Pour les candidats présentant une question adossée à l'enseignement de spécialité langues, littératures et cultures étrangères et régionales, l'épreuve orale terminale peut se dérouler, selon le choix du candidat, dans la langue vivante concernée par l'enseignement de spécialité, dans la limite de la moitié de chacun des deux temps prévus (au maximum 5 minutes de chaque temps).

Pour les candidats inscrits selon la modalité cursus bilingue, si la question traitée est adossée à l’enseignement de spécialité suivi en langue vivante régionale, chacun des temps de l’épreuve orale terminale se déroule pour moitié dans la langue vivante concernée.

Les candidats à besoins éducatifs particuliers peuvent demander à bénéficier d'aménagements de l'épreuve conformément à l'annexe 2.

Pour le ministre de l'Éducation nationale, et par délégation
La directrice générale de l’enseignement scolaire,
Caroline Pascal