Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026
Épreuve terminale de l'enseignement de spécialité sciences de la vie et de la Terre (SVT)
NOR : MENE2622653N
Note de service : du 11-9-2026
Emetteur : MEN – DGESCO A1-3
Texte adressé aux recteurs et rectrices d’académie ; aux vice-recteurs et à la vice-rectrice ;à la directrice du Siec d'Île-de-France ; aux inspecteurs et inspectrices pédagogiques régionaux ; aux inspecteurs et inspectrices de l’éducation nationale ; aux cheffes et chefs d'établissement ; aux professeures et professeurs ; aux formateurs et formatrices
La présente note de service définit l'épreuve terminale de l'enseignement de spécialité sciences de la vie et de la Terre (SVT) du baccalauréat général. Elle entre en vigueur à compter de la session 2027. Elle abroge et remplace la note de service du 11 février 2020 modifiée (NOR : MENE2001799N) relative à cette épreuve.
I. Épreuve terminale
Objectifs
L’épreuve porte sur les compétences, connaissances, capacités et attitudes figurant dans le programme de l’enseignement de spécialité de la classe de terminale en vigueur. Les thématiques des sujets portent sur le programme de terminale et les compétences mobilisées sont celles du cycle terminal.
Les notions du programme de la classe de première en vigueur peuvent être mobilisées dans le cadre de l’épreuve.
Les programmes du cycle terminal de la spécialité sciences de la vie et de la Terre précisent que les enseignements de sciences de la vie et de la Terre s’organisent autour de la démarche scientifique. Les activités expérimentales y occupent une place importante et permettent aux élèves d’acquérir des compétences spécifiques à cette démarche qui doivent être évaluées.
C’est pourquoi l’évaluation des compétences expérimentales est intégrée dans l’épreuve de spécialité sciences de la vie et de la Terre du baccalauréat général.
Évaluation et notation
L’épreuve de sciences de la vie et de la Terre comporte deux parties : une partie écrite, comptant pour 15 points sur 20, et une partie pratique avec évaluation des compétences expérimentales, comptant pour 5 points sur 20. La note globale de l’épreuve est donnée sur 20 points.
Maîtrise de la langue
Lors de l’évaluation de la partie écrite, la maitrise de la langue est évaluée, comme dans l’ensemble des disciplines. En effet, la maitrise de la langue est une compétence indispensable pour rendre compte de connaissances et de capacités de raisonnement quelle que soit la matière. À ce titre, elle doit faire l’objet d’une attention particulière tout au long du parcours de formation, au même titre que les apprentissages disciplinaires.
Dans les copies des sciences de la vie et de la Terre, l’évaluation de la maîtrise de la langue se décline de deux manières, complémentaires :
- d’une part, deux points sur quinze sont spécifiquement dédiés à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques ;
- d’autre part, les compétences d’organisation de la réflexion, de mise en forme du raisonnement, de structuration de la pensée, d’utilisation d’un vocabulaire précis, riche et adapté sont prises en compte explicitement à travers l’évaluation des compétences proprement disciplinaires qui associent de manière étroite la maîtrise des connaissances et leur formulation.
Ces compétences sont prises en compte dans l’évaluation de la première partie pour les exercices 1 et 2.
La prise en compte de la maîtrise de la langue dans l’évaluation et dans la notation des copies articule donc ces deux dimensions de manière à lui accorder toute l’importance requise.
Les attendus et observables rédactionnels sont précisés dans la grille annexée de la présente note de service.
Structure
1. Première partie : épreuve écrite de sciences de la vie et de la Terre
Durée : 3 heures 30 minutes
Notée sur 15 points dont 2 points dédiés spécifiquement à la maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques
L’épreuve est constituée de deux exercices dans lesquels les compétences d’organisation de la réflexion, de mise en forme du raisonnement, de structuration de la pensée, d’utilisation d’un vocabulaire précis, riche et adapté sont prises en compte.
Exercice 1 (noté sur 6 points)
Dans cette première partie de l’épreuve écrite, le candidat rédige un texte argumenté répondant à la question scientifique posée. Le questionnement peut être accompagné d’un ou plusieurs documents. L’exercice permet d’évaluer la capacité du candidat à mobiliser des connaissances, à les organiser et à les exposer avec la syntaxe, le vocabulaire scientifique et tout mode de communication scientifique approprié. Il appuie son exposé et argumente ses propos à partir d’expériences, d’observations, d’exemples éventuellement issus du ou des documents proposés dans le sujet.
Exercice 2 (noté sur 7 points)
Dans cette seconde partie de l’épreuve écrite, le candidat développe un raisonnement scientifique pour résoudre le problème posé.
L’exercice permet d’évaluer sa capacité à pratiquer une démarche scientifique, à partir de l’exploitation d’un ensemble de documents et en mobilisant ses connaissances. Le questionnement amène le candidat à : choisir une démarche de résolution du problème posé et à l’exposer ; analyser les documents fournis et intégrer leur analyse ; structurer et rédiger correctement son raisonnement.
2. Deuxième partie : épreuve pratique d’évaluation des compétences expérimentales (ECE)
Durée : 1 heure
Notée sur 5 points
Le calcul de la note se fait sur 20 points ramenée à une note sur 5 pour compléter la note de l’épreuve écrite sur 15.
Chaque académie retient vingt-cinq situations d’évaluation parmi celles publiées dans une banque nationale numérique portant sur l’ensemble des acquis du cycle terminal.
Les situations d’évaluation seront ensuite choisies par l’établissement parmi les vingt-cinq retenues pour la session, en fonction des équipements disponibles dans les lycées et des apprentissages effectués par les élèves et en balayant les trois thématiques du programme, ménageant un équilibre 2/3-1/3 entre sciences de la vie et sciences de la Terre et une diversité représentative des types de supports (supports numériques ; supports d’observation et d’expérimentation). Le candidat tire son sujet au sort parmi les situations retenues par l’établissement.
Deux professeurs examinateurs sont présents dans la salle où a lieu l’évaluation. Un examinateur évalue au maximum quatre élèves, qui ne peuvent être ceux qu’il avait en enseignement de spécialité des sciences de la vie et de la Terre l’année en cours. Les professeurs examinateurs disposent d’une grille d’observation au nom de chaque candidat. Cette grille sert de support à l’évaluation du candidat ; elle porte la note qui lui est attribuée sur 20 points et un commentaire qualitatif.
Candidats individuels, candidats du Centre national des études à distance (Cned) et des établissements privés hors contrat
Les candidats individuels, les candidats scolarisés dans des établissements d’enseignement privé hors contrat et les candidats inscrits au Cned sont dispensés de cette épreuve pratique. La note de l’épreuve de spécialité sciences de la vie et de la Terre est donc constituée de la note obtenue à la partie écrite de l’épreuve rapportée à 20 points.
Absence, dispense et aménagement de la partie pratique
Toute absence non justifiée d'un candidat scolaire le jour fixé pour l'évaluation de la partie pratique entraîne l'attribution de la note zéro pour cette partie de l'épreuve. Dans le cas d'une absence justifiée, une épreuve pour le candidat concerné, doit, dans toute la mesure du possible, être organisée au sein de l'établissement et, en tout état de cause, avant la fin de l'année scolaire.
Dans l'hypothèse où le candidat ne peut se voir finalement attribuer de note à l'épreuve pratique pour des raisons justifiées, il en est déclaré dispensé.
Les candidats scolaires en situation de handicap peuvent être dispensés par l'autorité académique, à leur demande et sur proposition du médecin désigné par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, de l’épreuve pratique lorsque leur trouble est incompatible avec les activités de manipulation mises en œuvre pendant les séances de travaux pratiques.
Les élèves en situation de handicap pour lesquels un aménagement des conditions d’épreuve a été validé par les autorités académiques passent cette partie à partir d’une sélection de situations d’évaluation parmi les situations retenues pour l’académie, qui sont adaptées à leur handicap.
L’objectif est que le maximum de candidats en situation de handicap puisse passer l’épreuve. En fonction de l’avis médical, les adaptations peuvent porter sur le choix des types de situations proposés au tirage au sort, sur l’aménagement du poste de travail, sur la majoration du temps imparti, sur l’aide d’un secrétaire, sur la présentation voire l’adaptation de cette situation. Dans ce dernier cas, la situation retenue et adaptée doit permettre une évaluation des compétences visées.
Épreuve de remplacement
Il n'y a pas d'épreuve de remplacement pour la partie pratique : en cas d'absence justifiée, la note éventuellement obtenue au cours de l'année scolaire concernant l'évaluation des compétences expérimentales est reportée et prise en compte.
II. Épreuve orale de contrôle (second groupe)
Temps de préparation : 20 minutes
Durée : 20 minutes
Le programme sur lequel peut porter l’épreuve orale de contrôle est identique au programme de l’épreuve écrite.
Le candidat tire au sort un sujet comportant deux questions, portant sur deux thématiques différentes de l’ensemble du programme de spécialité de terminale, et doit traiter les deux questions. Dans l’esprit défini pour les épreuves écrites et conformément au programme officiel, les sujets proposés doivent permettre d’évaluer les compétences, connaissances, capacités et attitudes acquises dans le cadre du programme de terminale. L’un des deux exercices, au moins, comporte des documents choisis parmi ceux que les professeurs utilisent habituellement dans les situations d’apprentissage.
Cette épreuve a lieu dans une salle comportant du matériel de sciences de la vie et de la Terre afin que des questions puissent être posées sur le matériel expérimental et son utilisation, le candidat pouvant être amené à réaliser un geste manipulatoire simple.
Une importance égale est attribuée à l’évaluation de la maîtrise des compétences (pratiquer des démarches scientifiques ; concevoir, créer, réaliser ; utiliser des outils et mobiliser des méthodes pour apprendre ; pratiquer des langages ; adopter un comportement éthique et responsable) et à celle des connaissances, capacités et attitudes associées.
Pour le ministre de l’Éducation nationale, et par délégation,
La directrice générale de l’enseignement scolaire,
Caroline Pascal