Création des écoles franco-québécoises : un partenariat transatlantique pour la réussite

S’inscrivant dans la continuité de près de 60 ans de coopération franco-québécoise en matière d’éducation, le ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports français, Jean-Michel Blanquer, et le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, donnent une nouvelle impulsion à ce partenariat en annonçant la création d’écoles franco québécoises.

Trois duos d’écoles franco-québécoises, issues d’un partenariat entre trois écoles françaises et trois écoles québécoises, voient donc le jour :

  • l’école élémentaire Léo-Lagrange à Villers-Cotterêts (France) et l’école au Trésor-du-Boisé à Saint-Laurent (Québec);
  • l’école primaire du Centre à Soissons (France) et l’école Laurentides à Saint-Laurent (Québec);
  • l’école primaire Eugène-Corette à Saint-Quentin (France) et l’école Katimavik à Saint-Laurent (Québec).

Dans une volonté commune de favoriser les échanges, le partage et l’enrichissement mutuel, les ministères français et québécois ont respectivement mandaté l’académie d’Amiens et le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys pour mettre en place cette coopération inédite. Les coopérations des écoles sont envisagées dans une approche collaborative, adaptée aux spécificités et aux besoins respectifs. 

A titre d’exemples, les écoles jumelées :

  • travailleront sur des échanges virtuels entre classes, notamment par des projets de programmation robotique;
  • transformeront leurs règlements internes en un code de vie organisé autour des valeurs des écoles jumelées;
  • mèneront une réflexion conjointe sur les classes flexibles et la mise en œuvre des apprentissages en fonction des besoins des élèves. 

Les ministres ont souhaité que les écoles franco-québécoises s’inscrivent dans une approche avant-gardiste dans leur façon d’aborder les thèmes chers à la coopération franco-québécoise : éducation préélémentaire, formation continue des enseignants et des cadres, pilotage et enseignement collaboratif, pédagogie bienveillante. Il est aussi important de permettre aux élèves des deux côtés de l’Atlantique de bénéficier des meilleures pratiques pédagogiques françaises et québécoises. De la même manière, il est également souhaité que le personnel enseignant et le personnel de direction puissent enrichir leurs pratiques favorisant la réussite scolaire au contact de leurs collègues d’outre-mer. 

Les écoles franco-québécoises offrent un nouveau cadre, innovant et dynamique, à la coopération éducative entre la France et le Québec. De nouvelles écoles franco-québécoises devraient d’ailleurs voir le jour dans un futur proche. 

Citations :

"Le partenariat France-Québec constitue pour moi une priorité de coopération. C’est une source d’inspiration qui recèle un grand potentiel d’innovation pour nos systèmes éducatifs. Je me suis attaché, avec le ministre québécois Jean-François Roberge, à renforcer et à approfondir cette relation privilégiée à travers le lancement d’initiatives communes pour œuvrer ensemble à une qualité accrue de l’éducation au service des élèves en France et au Québec et pour renforcer notre relation d’amitié. Telle est la vocation des écoles franco-québécoises que nous créons et auxquelles je souhaite la plus grande réussite."

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (France)

"Au cours des dernières années, j’ai pu constater l’amitié profonde et l’étroite collaboration qui unissent le Québec et la France, particulièrement dans le domaine de l’éducation. Aujourd’hui, je suis fier de confirmer que grâce au travail de nos équipes respectives, ce qui n’était qu’une idée à l’automne 2020 est devenu une réalité, et j’en suis très heureux. Ces premières écoles franco-québécoises seront au centre de riches échanges, dont pourront bénéficier nos jeunes, en plus d’être formatrices pour leur avenir. Elles contribueront en outre à leur réussite et constitueront, pour le personnel scolaire, un moment privilégié de partage. Je remercie tous ceux et celles qui ont rendu possible cette initiative et je lui souhaite longue vie!"

Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation (Québec)

Faits saillants :

  • Les six écoles accueillent des clientèles particulières qui engendrent leur lot de défis et chacune des écoles franco québécoises présente un plan d’action distinctif. En effet, certaines écoles sont situées dans des milieux favorisés et d’autres dans des milieux moins favorisés. Certaines écoles accueillent une majorité d’élèves issus de l’immigration. Le pairage entre les écoles françaises et québécoises est fait de façon que les clientèles soient autant que possible similaires et que les défis qui leur sont rattachés puissent être discutés entre partenaires.
  • Située dans la région Hauts-de-France (nord de la France), l’académie d’Amiens couvre les départements de la Somme, de l’Oise et de l’Aisne et réunit plus de 350 000 élèves (écoles maternelles et élémentaires, collèges et lycées). 
  • Quant à lui, le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys est situé dans la région montréalaise. Il offre des services à plus de 70 500 élèves et compte 102 établissements scolaires. 
  • L’académie d’Amiens et le Centre de services scolaire Marguerite Bourgeoys seront les académies pilotes d’une initiative nouvelle de coenseignement à travers des périodes courtes d’échanges de professeurs qui devraient débuter à l’automne.

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Mise à jour : avril 2022