bo Le Bulletin officiel de l'éducation nationale

Le Bulletin officiel de l'éducation nationale publie des actes administratifs : décrets, arrêtés, notes de service, etc. La mise en place de mesures ministérielles et les opérations annuelles de gestion font l'objet de textes réglementaires publiés dans des BO spéciaux.

Enseignements primaire et secondaire

Sections internationales néerlandaises

Adaptation du programme d'histoire-géographie de première générale

NOR : MENE2022166N

Note de service du 19-8-2020

MENJS - DGESCO C1-3

Texte adressé aux recteurs et rectrices d'académie ; au directeur du Siec d'Île-de-France ; aux cheffes et chefs d'établissement ; aux professeures et professeurs d'histoire-géographie des sections internationales néerlandaises
Références : arrêté du 19-5-2020 (J.O. du 29-05-2020 et BOEN du 4-6-2020)

Dans le cadre des programmes arrêtés le 17 janvier 2019, et en application de l'arrêté du 19 mai 2020 sur le programme d'enseignement d'histoire-géographie conduisant au baccalauréat général option internationale, paru au BOEN du 4 juin 2020, cette note de service présente l'adaptation du programme d'histoire-géographie de première générale pour les sections néerlandaises. Cette adaptation s'appuie également sur le préambule du programme national, dont la lecture est nécessaire pour mettre en œuvre le programme.

Histoire

« Nations, empires, nationalités (de 1789 aux lendemains de la Première Guerre mondiale) »

Ce programme suit le fil directeur de l'évolution politique et sociale de la France et de l'Europe durant le long XIXe siècle qui s'étend de 1789 à la Première Guerre mondiale. Avec la Révolution française surgit une nouvelle conception de la nation reposant sur la citoyenneté, tandis que la France s'engage dans la longue recherche d'un régime politique stable. Après les guerres révolutionnaires et napoléoniennes, le Congrès de Vienne ne peut empêcher le principe des nationalités de se diffuser en Europe jusqu'aux révolutions de 1848. Dans une société européenne qui connaît toutes les tensions de la modernisation, s'affirment de nouveaux États-nations aux côtés des empires déstabilisés par le mouvement des nationalités. La Troisième République offre une stabilisation politique à une France qui étend son empire colonial. La guerre de 1914-1918 entraîne l'effondrement des empires européens et débouche sur une tentative de réorganiser l'Europe selon le principe des nationalités.

Thème 1 : L'Europe face aux révolutions (14-16 heures)

Chapitre 1. La Révolution française et l'Empire : une nouvelle conception de la nation

Objectifs

Ce chapitre vise à montrer l'ampleur de la rupture révolutionnaire avec « l'Ancien Régime » et les tentatives de reconstruction d'un ordre politique stable.

On peut mettre en avant :

  • la formulation des grands principes de la modernité politique synthétisés dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ;
  • la volonté d'unir la nation, désormais souveraine, autour de ces principes ;
  • les conflits et débats qui caractérisent la période ; l'affirmation de la souveraineté nationale, la mise en cause de la souveraineté royale, les journées révolutionnaires, la Révolution et l'Église, la France, la guerre et l'Europe, la Terreur, les représentants de la nation et les sans-culottes ;
  • l'établissement par Napoléon Bonaparte d'un ordre politique autoritaire qui conserve néanmoins certains principes de la Révolution ;
  • la révolution batave et le soutien des patriotes néerlandais à la Révolution française ;
  • L'occupation française de 1795 à 1813 et la modernisation des Pays-Bas ;
  • la fragilité de l'empire napoléonien qui se heurte à la résistance des monarchies et des empires européens ainsi qu'à l'émergence des sentiments nationaux ;
  • de la nation en armes à la Grande Armée.

Points de passage et d'ouverture

Betje Wolff et Agatha Deken: deux femmes radicales en pleine révolution ;

1804 : le Code civil français et son introduction aux Pays-Bas en 1810.

Chapitre 2. L'Europe entre restauration et révolution (1814-1848)

Objectifs

Ce chapitre vise à montrer la volonté de clore la Révolution, dont témoigne la restauration de l'ordre monarchique européen, ainsi que la fragilité de l'œuvre du congrès de Vienne.

On peut mettre en avant :

  • les deux expériences de monarchie constitutionnelle en France (la charte de 1814 ; la charte révisée de 1830) ;
  • le projet de construire une paix durable par un renouvellement des règles de la diplomatie ;
  • l'essor du mouvement des nationalités qui remet en cause l'ordre du congrès de Vienne à travers la question de la Belgique et des Pays-Bas ;
  • la circulation des hommes et des idées politiques sous forme d'écrits, de discours, d'associations parfois secrètes (« Jeune-Italie » de G. Mazzini,etc.) ;
  • les deux poussées révolutionnaires de 1830 et 1848 en France et en Europe.

Points de passage et d'ouverture

1815 : le congrès de Vienne unit la Belgique et les Pays-Bas ;

1830 : l'indépendance de la Belgique et la naissance du royaume belge ;

1839-1840 : l'abdication du roi Guillaume Ier.

Thème 2 : La France, les Pays-Bas et la Belgique dans l'Europe des nationalités : politique et société (1848‑1871) (14-16 heures)

Chapitre 1. La difficile entrée dans l'âge démocratique en France et aux Pays-Bas

Objectifs

Ce chapitre vise à montrer que les réformes constitutionnelles ne suffisent pas à trancher la question du régime politique ouverte depuis 1789 en France. Il traite aussi des évolutions de la monarchie néerlandaise.

On peut mettre en avant :

  • les idéaux démocratiques hérités de la Révolution française qui permettent en 1848 des affirmations fondamentales et fondatrices (suffrage universel masculin, abolition de l'esclavage, etc.) ;
  • l'échec du projet républicain en raison des tensions qui s'expriment (entre conservateurs et républicains, villes et campagnes, bourgeois et ouvriers) ;
  • les traits caractéristiques du Second Empire, régime autoritaire qui s'appuie sur le suffrage universel masculin, le renforcement de l'État, la prospérité économique et qui entend mener une politique de grandeur nationale ;
  • les oppositions rencontrées par le Second Empire et la répression qu'il exerce (proscriptions de Victor Hugo, Edgar Quinet, etc.).
  • la mise en place d'une monarchie constitutionnelle et d'un ordre politique libéral aux Pays-Bas.

Points de passage et d'ouverture

Louis-Napoléon Bonaparte, premier président de la République française ;

1865 : La réforme du système scolaire ;

1866-1868 : « Qui est le souverain? » La lutte entre la chambre et le roi Guillaume III.

Chapitre 2. L'industrialisation et l'accélération des transformations économiques et sociales en France, aux Pays-Bas et en Belgique

Objectifs

Ce chapitre vise à montrer que les sociétés française, néerlandaise et belge connaissent des mutations profondes liées à l'industrialisation et à l'urbanisation.

On peut mettre en avant :

  • les transformations des modes de production (mécanisation, essor du salariat, etc.) et la modernisation encouragée par le Second Empire ;
  • l'importance du monde rural et les débuts de l'exode rural ;
  • l'importance politique de la question sociale ;
  • les débuts de l'industrialisation aux Pays-Bas et en Belgique et leurs conséquences.

Points de passage et d'ouverture

25 mai 1864 : Le droit de grève répond à l'une des attentes du mouvement ouvrier ;

Twente et Brabant, des espaces transformés par l'industrie ;

L'agrandissement de la ville d'Amsterdam (notamment les quartiers du Jordaan et du Pijp).

Chapitre 3. La France, le Danemark et la construction de nouveaux États par la guerre et la diplomatie

Objectifs

Ce chapitre vise à montrer le rôle de la France lors de la construction des unités italienne et allemande, ainsi que l'action de la Prusse et ses conséquences. Cette politique d'unification est menée par des régimes monarchiques qui s'appuient sur le mouvement des nationalités, la guerre et la diplomatie mais aussi les recompositions qui s'organisent autour des empires d'Autriche et de Prusse.

On peut mettre en avant :

  • la participation du Second Empire à la marche vers l'unité italienne ;
  • Les conséquences de l'unification allemande sur les Pays-Bas ;
  • la guerre de 1870 qui entraîne la chute du Second Empire et permet l'unité allemande.

Points de passage et d'ouverture

Le rattachement de Nice et de la Savoie à la France ;

1867 : l'Indépendance du Luxembourg, qui révèle la fragilité des Pays-Bas entre la Prusse et la France ;

1871 : Bismarck et la proclamation du Reich.

Thème 3 : La France, les Pays-Bas et la Belgique, politique et société de 1870 à 1914 (14-16 heures)

Chapitre 1. La mise en œuvre du projet républicain et la construction de la nation néerlandaise

Objectifs

Ce chapitre vise à montrer la manière dont le régime républicain se met en place et s'enracine, ainsi que les oppositions qu'il rencontre. Il traite également de la construction de la nation néerlandaise et des tensions politiques qui la parcourent.

On peut mettre en avant :

  • 1870-1875 : l'instauration de la République et de la démocratie parlementaire ;
  • l'affirmation des libertés fondamentales ;
  • le projet d'unification de la nation autour des valeurs de 1789 et ses modalités de mise en œuvre (symboles, lois scolaires, etc.) ;
  • les oppositions qui s'expriment (courants révolutionnaires, refus de la politique laïque par l'Église catholique, structuration de l'antisémitisme autour de l'affaire Dreyfus, nationalisme, etc.) ;
  • le refus du droit de vote des femmes ;
  • le rôle des religions dans le débat public et la démocratisation avec de véritables partis religieux aux Pays-Bas ;
  • la question de l'unité de la nation néerlandaise.

Points de passage et d'ouverture

1878: fondation du Parti antirévolutionnaire (ARP) qui  commence la « guerre scolaire » ;

1897: l'affaire Hogerhuis ;

1905 : La loi de séparation des Églises et de l'État : débats et mise en œuvre.

Chapitre 2. Permanences et mutations des sociétés française, néerlandaise et belge jusqu'en 1914

Objectifs

Ce chapitre vise à montrer les spécificités des sociétés française, néerlandaise et belge face à l'industrialisation.

On peut mettre en avant :

  • l'industrialisation et les progrès techniques ;
  • la question ouvrière et le mouvement ouvrier ;
  • l'immigration et la place des étrangers ;
  • l'importance du monde rural et ses difficultés en France, aux Pays-Bas et en Belgique ;
  • l'évolution de la place des femmes et l'abolition du travail des enfants.

Points de passage et d'ouverture

Les expositions universelles aux Pays-Bas, en Belgique et en France (1883-1900) ;

Lodewijk Pincoffs et Rotterdam: l'émergence d'un port mondial ;

Les nouvelles entreprises industrielles: Unilever, Philips, Schneider.

Chapitre 3. Métropoles et colonies

Objectifs

Ce chapitre vise à étudier les politiques coloniales de la IIIe République, des Pays-Bas et de la Belgique, les raisons sur lesquelles elles se sont fondées, les causes invoquées par les dirigeants. Le contexte international de ces politiques est également étudié, ainsi que leurs effets dans les territoires colonisés.

On peut mettre en avant :

  • l'expansion coloniale française et belge : les acteurs, les motivations et les territoires de la colonisation ;
  • la conférence de Berlin, à laquelle les trois pays participent, pour montrer les dynamiques coloniales différentes ;
  • les débats suscités par cette politique ;
  • les chocs entre puissances occasionnés par cette expansion ;
  • le cas particulier de l'Algérie (conquise de 1830 à 1847) organisée en départements français en 1848 ;
  • le fonctionnement des sociétés coloniales  (affrontements, résistances, violences, négociations, contacts et échanges) à travers l'exemple des Indes néerlandaises.

Points de passage et d'ouverture

1873 : début de la guerre d'Aceh aux Indes néerlandaises ;

1898 : Fachoda, le choc des impérialismes ;

Léopold Ier, la conquête et l'exploitation du Congo.

Thème 4 : La Première Guerre mondiale : le « suicide de l'Europe » et la fin des empires européens (18-20 heures)

Chapitre 1. Un embrasement mondial et ses grandes étapes

Objectifs

Ce chapitre vise à présenter les phases et les formes de la guerre (terrestre, navale et aérienne).

On peut mettre en avant :

  • les motivations et les buts de guerre des belligérants ;
  • l'extension progressive du conflit et les grandes étapes de la guerre ;
  • l'échec de la guerre de mouvement et le passage à la guerre de position ;
  • l'implication des empires coloniaux britannique et français ;
  • la désintégration de l'empire russe.

Points de passage et d'ouverture

Août - septembre 1914 - batailles Tannenberg et de l'Yser ;

1915 - L'offensive des Dardanelles ;

1916 - La bataille de la Somme ;

Mars 1918 - La dernière offensive allemande.

Chapitre 2. Les sociétés en guerre : des civils acteurs et victimes de la guerre

Objectifs

Ce chapitre vise à souligner l'implication des sociétés, des économies, des sciences et des techniques dans une guerre longue.

On peut mettre en avant :

  • les dimensions économique, industrielle et scientifique de la guerre ;
  • les conséquences à court et long termes de la mobilisation des civils, notamment en ce qui concerne la place des femmes dans la société ;
  • l'occupation de la Belgique par l'Allemagne ;
  • le génocide des Arméniens, en articulant la situation des Arméniens depuis les massacres de 1894-1896 et l'évolution du conflit mondial.

Points de passage et d'ouverture

À partir de 1914 : l'accueil d'un million de réfugiés belges aux Pays-Bas ;

25 mai 1915. La déclaration de la Triple Entente à propos des « crimes contre l'humanité et la civilisation » perpétrés contre les Arméniens de l'Empire ottoman ;

1916 : fondation de la première université uniquement néerlandophone grâce à l'occupant allemand

Chapitre 3. Sortir de la guerre : ordre et désordre, la difficile construction de la paix

Objectifs

Ce chapitre vise à étudier les différentes manières dont les belligérants sont sortis de la guerre et la difficile construction de la paix.

On peut mettre en avant :

  • le bilan humain et matériel de la guerre ;
  • les principes formulés par le président Wilson et la fondation de la Société des Nations ;
  • les traités de paix et la fin des empires multinationaux européens ;
  • les interventions étrangères et la guerre civile en Russie jusqu'en 1922 ;
  • les enjeux de mémoire de la Grande Guerre tant pour les acteurs collectifs que pour les individus et leurs familles ;
  • Les sorties de guerre en Belgique et aux Pays-Bas, les tensions politiques et sociales.

Points de passage et d'ouverture

1919-1923 : les traités de paix ;

1920 : le soldat inconnu et les enjeux mémoriels en France et en Belgique.

Géographie

« Les dynamiques d'un monde en recomposition »

Sous l'effet des processus de transition - appréhendés en classe de seconde -, le monde contemporain connaît de profondes recompositions spatiales à toutes les échelles. Dans le cadre du programme de première, l'étude des dynamiques à l'œuvre fait ressortir la complexité de ces processus de réorganisation des espaces de vie et de production.

Ces recompositions peuvent être observées à travers le poids croissant des villes et des métropoles dans le fonctionnement des sociétés et l'organisation des territoires. La métropolisation, parfois associée à l'idée d'une certaine uniformatisation des paysages urbains, renvoie toutefois à des réalités très diverses selon les contextes territoriaux. Elle contribue aussi à accentuer la concurrence entre les métropoles, ainsi que la diversité et les inégalités socio-spatiales en leur sein.

En lien avec la métropolisation, les espaces productifs se recomposent autour d'un nombre croissant d'acteurs aux profils variés. Ces recompositions s'inscrivent au sein de configurations spatiales multiples qui évoluent en fonction de l'organisation des réseaux de production (internationaux, régionaux ou locaux).

Les espaces productifs liés à l'agriculture sont traités plus spécifiquement dans le thème sur les espaces ruraux. La multifonctionnalité de ces derniers et leurs liens avec les espaces urbains s'accentuent, à des degrés divers selon les contextes, et contribuent au développement de conflits d'usages.

Thème 1 : La métropolisation : un processus mondial différencié (17-19 heures)

Questions

Les villes à l'échelle mondiale : le poids croissant des métropoles.

Des métropoles inégales et en mutation.

Commentaire

Depuis 2007, la moitié de la population mondiale vit en ville ; cette part ne cesse de progresser. Cette urbanisation s'accompagne d'un processus de métropolisation : concentration des populations, des activités et des fonctions de commandement.

En dépit de ce que l'on pourrait identifier comme des caractéristiques métropolitaines (quartier d'affaires, équipement culturel de premier plan, nœuds de transports et de communication majeur, institution de recherche et d'innovation...), les métropoles sont très diverses. Elles sont inégalement attractives et n'exercent pas la même influence.

À l'échelle locale, l'étalement urbain combiné à l'émergence de nouveaux centres fonctionnels (dans la ville-centre comme dans les périphéries) contribuent à recomposer les espaces intra-métropolitains. Cela se traduit également par une accentuation des contrastes et des inégalités au sein des métropoles.

Études de cas possibles :

La métropolisation au Brésil : dynamiques et contrastes.

Mumbai : une métropole fragmentée.

La mégalopole du Nord-Est des États-Unis (de Boston à Washington) et les métropoles du Sud-Est (Los Angeles et San Francisco) : des synergies métropolitaines.

La Randstad : une conurbation intégrée à la mondialisation.

Question spécifique sur la France

La France : la métropolisation et ses effets.

Commentaire

La métropolisation renforce le poids de Paris (ville primatiale) et recompose les dynamiques urbaines. L'importance et l'attractivité des métropoles régionales métropolitaines et ultramarines tendent à se renforcer, mais de façon différenciée, de même que la concurrence qu'elles se livrent.

Cela conduit à une évolution de la place et du rôle des villes petites et moyennes, entre, pour certaines, mise à l'écart, dévitalisation des centres-villes, et, pour d'autres, un renouveau porté par une dynamique économique locale et la valorisation du cadre de vie.

 Thème 2 : Une diversification des espaces et des acteurs de la production (17-19 heures)

Questions

Les espaces de production dans le monde : une diversité croissante.

Métropolisation, littoralisation des espaces productifs et accroissement des flux.

Commentaire

À l'échelle mondiale, les logiques et dynamiques des principaux espaces et acteurs de production de richesses (en n'omettant pas les services) se recomposent. Les espaces productifs majeurs sont divers et plus ou moins spécialisés. Ils sont de plus en plus nombreux, interconnectés et se concentrent surtout dans les métropoles et sur les littoraux.

Les processus de production s'organisent en chaînes de valeur ajoutée à différentes échelles. Cela se traduit par des flux d'échanges matériels et immatériels toujours plus importants.

Les chaînes et les réseaux de production sont, dans une large mesure, organisés par les entreprises internationales, mais l'implantation des unités productives dépend également d'autres acteurs - notamment publics -, des savoir-faire, des coûts de main d'œuvre ou encore des atouts des différents territoires. Ceux-ci sont de plus en plus mis en concurrence. Parallèlement, l'économie numérique élargit la diversité des espaces et des acteurs de la production.

Études de cas possibles :

Les espaces des industries aéronautique et aérospatiale européennes : une production en réseau.

L'Amérique latine: des systèmes productifs plus ou moins intégrés dans la mondialisation.

Les investissements chinois en Afrique : la recomposition des acteurs et espaces de la production aux échelles régionale et mondiale.

La Silicon Valley : un espace productif intégré de l'échelle locale à l'échelle mondiale.

Question spécifique sur la France

La France : les systèmes productifs entre valorisation locale et intégration européenne et mondiale.

Commentaire

L'étude des systèmes productifs français (Outre-mer inclus) permet de mettre en avant les lieux et acteurs de la production à l'échelle nationale, tout en soulignant l'articulation entre valorisation locale et intégration européenne et mondiale.

Thème 3 : Les espaces ruraux : multifonctionnalité ou fragmentation ? (17-19 heures)

Questions

La fragmentation des espaces ruraux.

Affirmation des fonctions non agricoles et conflits d'usages.

Commentaire

Les recompositions des espaces ruraux dans le monde sont marquées par le paradoxe de liens de plus en plus étroits avec les espaces urbains et l'affirmation de spécificités rurales (paysagères, économiques, voire socio-culturelles), impliquant des dynamiques contrastées de valorisation, de mise à l'écart ou de protection de la nature et du patrimoine. Globalement, la part des agriculteurs diminue au sein des populations rurales. Toutefois, l'agriculture reste structurante pour certains espaces ruraux, avec des débouchés de plus en plus variés, alimentaires et non alimentaires.

À l'échelle mondiale, la multifonctionnalité des espaces ruraux s'affirme de manière inégale par l'importance croissante, en plus de la fonction agricole, de fonctions résidentielle, industrielle, environnementale ou touristique, contribuant tout à la fois à diversifier et à fragiliser ces espaces. Cette multifonctionnalité et cette fragmentation expliquent en partie la conflictualité accrue dans ces espaces autour d'enjeux divers, notamment fonciers : accaparement des terres, conflits d'usage, etc. Elles posent la question de leur dépendance aux espaces urbains.

Études de cas possibles :

Les mutations des espaces ruraux de Toscane.

Les transformations paysagères des espaces ruraux d'une région française (métropolitaine ou ultramarine).

Mutations agricoles et recomposition des espaces ruraux en Inde.

Les espaces ruraux canadiens : une multifonctionnalité marquée.

Question spécifique sur les Pays-Bas

Les Pays Bas : des espaces ruraux réduits, multifonctionnels et très étroitement liés aux espaces urbains

Commentaire

Les espaces ruraux néerlandais, dont la définition doit être précisée, sont marqués par la densité du peuplement et le souci de limiter la croissance urbaine. Objets de politiques nationales et européennes spécifiques, ils évoluent sous l'effet d'une double influence.

  • le caractère intensif de l'agriculture ;
  • des espaces marqués par la gestion des eaux ;
  • la préservation des paysages à des fins patrimoniales, touristiques et récréatives.

Thème 4 conclusif : La Chine : des recompositions spatiales multiples (9-11 heures)

Questions

Développement et inégalités.

Des ressources et des environnements sous pression.

Recompositions spatiales : urbanisation, littoralisation, mutations des espaces ruraux.

Commentaire

La Chine est un pays où les évolutions démographiques et les transitions (urbaine, environnementale ou énergétique...) engendrent de nombreux paradoxes et suscitent des recompositions spatiales spectaculaires.

Les évolutions démographiques, les migrations des campagnes vers les villes, la surexploitation des ressources, la pollution, l'ouverture et l'insertion de plus en plus forte dans la mondialisation accentuent les contrastes territoriaux.

 

Pour le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, et par délégation,
Pour le directeur général de l'enseignement scolaire, et par délégation,
Le chef de service de l'accompagnement des politiques éducatives, adjoint au directeur général
Didier Lacroix