La scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers
Le droit à l'éducation pour tous les enfants, quels que soient leurs besoins, est un droit fondamental. L'École inclusive vise à assurer une scolarisation de qualité pour tous les élèves de la maternelle au lycée par la prise en compte de leurs besoins partagés pour apprendre et des besoins spécifiques de certains d’entre eux.
L'École pour tous aujourd'hui
Une ambition réaffirmée
L’École a pour ambition de garantir à tous les élèves la continuité de leur parcours scolaire et les conditions de leur réussite. L’École pour tous repose sur une conviction : tous les élèves sont capables d’apprendre et de progresser, dès lors que les conditions d’accessibilité aux apprentissages sont réunies.
Pour garantir l’équité entre les élèves, l’École pour tous doit prendre en compte leurs besoins, qu’ils soient ou non en situation de handicap : les besoins partagés par tous comme les besoins plus spécifiques de certains. Les professeurs jouent un rôle essentiel dans cette démarche en veillant à rendre les apprentissages accessibles à chacun.
La Conférence nationale du handicap (CNH) : de nouvelles mesures effectives
Le 26 avril 2023 s’est tenue la Conférence nationale du handicap (CNH). À cette occasion, le président de la République a présenté le bilan des politiques engagées et fixé de nouvelles perspectives pour les trois années suivantes. Les mesures annoncées visaient notamment à améliorer les conditions de scolarisation et le suivi des élèves en situation de handicap, à mieux accompagner leurs familles, à renforcer la coopération entre l’École et le secteur médico-social et à développer la formation des professionnels.
Certaines mesures sont déjà opérationnelles :
- 7 000 ordinateurs avaient été livrés aux départements au printemps 2024 pour raccourcir les délais de délivrance de matériel pédagogique adapté ;
- Des équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation (EMAS) ont été déployées sur tous les départements ;
- De nouveaux dispositifs intégrés médico-sociaux peuvent aujourd’hui intervenir directement au sein des établissements scolaires ;
- L’État prend désormais en charge l’accompagnement sur la pause méridienne des élèves en situation de handicap nécessitant la présence d’un AESH pour répondre à des besoins soutenus et continus ;
- Un programme national de formation en lien avec les Écoles académiques de formation continue de chaque rectorat, à destination de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, a été déployé.
D’autres sont en cours de mise en œuvre :
- Un numéro d’identifiant national élève (INE) est progressivement attribué à tous les enfants, notamment scolarisés dans les établissements médico-sociaux ;
- Les pôles d’appui à la scolarité (PAS), expérimentés dans quatre départements à la rentrée 2024, étaient déployés dans toutes les académies en 2025 et généralisés dans cinq nouveaux départements. Cette dynamique se poursuit à la rentrée 2026, avec une consolidation de leur déploiement. Chaque PAS est animé par un binôme composé d’un enseignant coordonnateur et d’un éducateur du secteur médico-social.
- Un plan métier pour les AESH est en cours d’élaboration, qui s’ajoute à la possibilité de passer en CDI après trois ans ;
De nouvelles conditions de coopération avec les plateaux de services médico-sociaux sont en cours d’expérimentation.
Alors que ces mesures arrivent à échéance, la prochaine CNH de 2026 sera l’occasion de dresser un nouveau bilan et de définir de nouvelles mesures au service de l’école pour tous.
La stratégie pour les troubles du neurodéveloppement (TND) : un élan national renouvelé
Le 14 novembre 2023, le président de la République avait annoncé de nouveaux engagements pris dans le cadre de la Stratégie nationale 2023-2027 pour les TND réunissant les élèves avec :
- Trouble dys
- Trouble du développement intellectuel (TDI)
- Trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
- Trouble du spectre de l’autisme (TSA)
La stratégie nationale pour les TND se traduit à la rentrée 2026 par le déploiement de 69 nouveaux dispositifs pour les troubles du neurodéveloppement (TND) : 16 unités d’enseignement en maternelle autisme (UEMA), 29 écoles d’autorégulation ou unités d’enseignement élémentaire autisme (UEEA) dans le premier degré et 24 établissements d’autorégulation dans le second degré.
Les personnes-ressources sont des enseignants spécialisés qui ont pour mission d’accompagner et de conseiller les professeurs qui enseignent à des élèves présentant des troubles du neurodéveloppement. Leur intervention vient compéter et soutenir les actions déjà engagées. Leur déploiement se poursuit, avec 25 nouveaux postes à la rentrée 2026, pour atteindre l’objectif de 100 postes d’ici 2027.
L’autorégulation au collège : rencontre avec Ethan et Thiméo, deux élèves avec un TND
Des réponses différenciées pour une école inclusive
Les réponses de droit commun
Différents programmes et plans peuvent être mis en place pour répondre aux besoins des élèves :
- L’accessibilité des situations d’enseignement apprentissages ;
- le Programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), permet de coordonner des actions pour apporter une réponse efficace à la prise en charge de difficultés rencontrées par les élèves dans l'acquisition des connaissances et des compétences du socle commun ;
- le Plan d’accompagnement personnalisé (PAP), permet de répondre aux besoins des élèves qui connaissent des difficultés scolaires durables ayant pour origine un ou plusieurs troubles spécifiques du langage et des apprentissages ;
- le Projet d’accueil individualisé (PAI), vise à garantir un accueil et un accompagnement individualisés des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période nécessitant des aménagements.
L’accompagnement pédagogique à domicile à l’hôpital ou à l’école
L'accompagnement pédagogique à domicile, à l'hôpital ou à l'école (Apadhe) est mis en place lorsque l'élève, compte tenu de son état de santé, ne peut se rendre dans son établissement scolaire ou ne peut s'y rendre que partiellement. Ce dispositif est chargé d’assurer un accompagnement pédagogique à domicile, en établissement de santé, à l’école ou si nécessaire, dans un lieu public de proximité où l’élève est capable de bénéficier d’un apprentissage.
L’Apadhe a pour objectifs principaux :
- de garantir à l’enfant ou l’adolescent empêché pour raison de santé la poursuite de sa scolarité, dans son lieu de vie, à domicile, à l’école ou en établissement de santé ;
- de limiter les ruptures dans les parcours de scolarisation des élèves ;
- d’optimiser les liens entre la famille, l’élève les professionnels de l’école et les acteurs du soin ;
- de permettre à l’élève de bénéficier d’adaptations pédagogiques adaptées à ses besoins tout en maintenant le lien social avec sa classe.
Durant l’année scolaire 2025-2026, ce sont 11 000 élèves qui ont pu bénéficier de l’Apadhe. Le premier motif de saisie de l’APADHE est le refus scolaire anxieux, soit environ 25% des demandes.
Le déploiement des dispositifs de télé présence complète l’offre d’accompagnement proposé.
L’accompagnement des pôles d’appui à la scolarité (PAS)
Le pôle d’appui à la scolarité (PAS) a vocation à apporter, de manière souple et réactive, aide et soutien à tout élève qui rencontre une difficulté dans les apprentissages ou son parcours scolaire. Le PAS peut être saisi par les responsables légaux de l’élève, par l’élève majeur, par un professeur, un directeur d’école ou un chef d’établissement scolaire.
À la rentrée 2026, près de 1 500 pôles d’appui à la scolarité sont déployés (56 % du territoire national couvert) pour développer l’accessibilité pédagogique.
Le PAS est coordonné par un personnel de l’éducation nationale, bénéficie d’un éducateur spécialisé à temps plein et d’un plateau technique médico-social.
La réponse apportée peut être pédagogique, définie et mise en œuvre par le professeur dans sa classe. Elle peut aussi être de l’ordre d’un premier accompagnement humain, exercé par un professionnel (éducateur spécialisé, assistant d’éducation (AED), professeur ressource, réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), professionnels médico-sociaux, etc.) identifié par le pôle d’appui à la scolarité. Un soutien ou un accompagnement spécifique par des professionnels de l’éducation nationale et/ou du secteur médico-social peut ainsi être mobilisé.
Les réponses nécessitant de recourir à la Maison Départementale des personnes handicapées (MDPH)
Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) concerne tout élève reconnu en situation de handicap dont la situation nécessite une compensation et des aménagements relevant d’une décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).
La procédure de saisine de la MDPH
C'est la famille (ou le représentant légal de l'élève) qui saisit la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Cette saisine permet aux représentants légaux de faire part de ses demandes et souhaits relatifs au parcours de formation de leur enfant. Ce formulaire de demande est complété par un certificat médical récent, de moins de 12 mois, le GEVA-Sco ainsi que tout document jugé utile.
Une fois le dossier transmis, une équipe pluridisciplinaire est chargée de l’évaluation des besoins et de l’élaboration au besoin du projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l’élève, en tenant compte de ses souhaits ou de ceux de ses parents. C’est sur la base de ce projet que la CDAPH décide de :
- l’orientation et des modalités de scolarisation ;
- l’attribution ou non d’une aide humaine ;
- le maintien éventuel à l’école maternelle ;
- les mesures de compensation susceptibles de favoriser la scolarité de l’élève, dont l’attribution de matériel pédagogique adapté.
La MDPH facilite les démarches des personnes en situation de handicap : elle offre un accès unifié aux droits et prestations prévus.
La mise en œuvre et le suivi du PPS
Il appartient à l’équipe pédagogique de mettre en œuvre le PPS rédigé par la MDPH en déterminant dans chaque domaine ou discipline les mesures pédagogiques qui découlent du PPS. Un document ministériel de mise en œuvre du PPS (MOPPS) est à compléter selon le niveau de scolarisation : maternelle, élémentaire ou 2nd degré.
La mise en œuvre du PPS est évaluée tous les ans par l’équipe de suivi de la scolarisation (ESS) réunie par l’enseignant référent. Le PPS est révisé au moins à chaque changement de cycle ou, à la demande de la famille, à chaque fois que la situation de l’élève le nécessite.
L'ESS est composée de toutes les personnes qui concourent directement à la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation de l'élève en situation de handicap.
La formalisation de ces plans : le livret de parcours inclusif (LPI)
Outil numérique, le LPI recense les réponses pédagogiques aux besoins éducatifs particuliers de tous les élèves, entre autres dans le cadre de la mise en œuvre d’un PPRE, d’un PAP ou d’un PPS. Pilier du suivi de l’élève, il est aujourd’hui accessible à une pluralité de professionnels, sous le pilotage des directeurs d’écoles et des chefs d’établissements scolaires.
Il vise :
- La dématérialisation et la formalisation de tous les documents et dispositifs ;
- La mise en place rapide et effective des aménagements et adaptations, dès l’identification d’un besoin par l’enseignant ;
- La simplification des procédures de renseignement et d’édition des plans et projets par l’équipe éducative ;
- Une meilleure circulation de l’information entre les professionnels de l’éducation nationale la famille et la MDPH.
Le LPI est accessible aux familles via leur espace dédié "Portail Scolarité Services" (Educonnect). Les parents d’élèves, dès lors qu’un aménagement ou un PPS, PAP, PPRE, GEVA-Sco a été mis en place dans le LPI par l’équipe pédagogique, peuvent accéder à une synthèse des informations saisies.
Le LPI intègre progressivement de nouveaux modules, notamment pour assurer le suivi des pôles d’appui à la scolarité, du matériel pédagogique adapté ou de l’accompagnement humain.
Tous les documents finalisés au sein de LPI sont téléchargeables au format PDF.
Le LPI se développe d'année en année. Près de 963 000 LPI ont été ouverts depuis leur création, avec une hausse de 88 % sur la seule année scolaire 2025-2026.
Ministère de l'Éducation nationale
Un parcours de scolarisation adapté aux besoins de chaque élève
Les aménagements pédagogiques
Les adaptations pédagogiques dont peut bénéficier l’élève au cours de sa scolarité sont formalisées dans son PPRE, son PAI, son PAP ou son PPS et consignés dans le livret de parcours inclusif (LPI). Selon ses besoins, l’enfant peut bénéficier :
- d’aménagements d’horaires ou d’un emploi du temps aménagé pour prendre en compte sa fatigabilité, ses périodes de soins et/ou de rééducation ;
- de dispenses de certaines activités incompatibles avec son état de santé ;
- d'activités de substitution ;
- d’un allègement du travail scolaire dans certaines matières ;
- de temps supplémentaire ;
- d’aménagements spatiaux et matériels ;
- d’adaptation des supports de cours (textes aérés, agrandis…) ;
- de la mise en place de méthodes adaptées (repères visuels, moyens mnémotechniques…) ;
- d’une adaptation des évaluations ;
- etc.
Quels que soient les adaptations ou aménagements décidés, il revient au directeur d’école ou au chef d’établissement de s’assurer de leur continuité tout au long de la scolarité de l’élève.
Un soutien pédagogique et éducatif peut également être dispensé par des personnels de l’Éducation nationale, individuellement ou dans le cadre d’un dispositif d’aide personnalisée (activités pédagogiques complémentaires, devoirs faits, etc.).
Scolarisation individuelle en classe ordinaire
Le matériel pédagogique adapté
La réussite du parcours scolaire d'un élève en situation de handicap peut être facilitée par le recours à du matériel pédagogique adapté.
Le matériel pédagogique adapté peut être attribué soit en compensation d’une situation de handicap, sur décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) relevant de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), soit comme un outil d’accessibilité proposé à la famille ou à l’élève majeur dans le cadre des pôles d’appui à la scolarité (PAS).
Conçu d’abord pour répondre aux besoins spécifiques des élèves en situation de handicap, il peut désormais également être attribué en réponse de premier niveau, sur proposition du pôle d’appui à la scolarité (PAS), à tout élève.
L’attribution d’un matériel pédagogique adapté à un élève requiert un accompagnement de l’élève et de l’équipe pédagogique. Les professeurs responsables des élèves bénéficiant d’un matériel pédagogique adapté jouent un rôle essentiel dans leur accompagnement à la prise en main effective de ce matériel.
L'accompagnement des élèves
Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des personnels chargés de l’aide humaine. Ils ont pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève en situation de handicap, qu’ils interviennent au titre de l’aide humaine individuelle, de l’aide humaine mutualisée ou de l’accompagnement collectif.
Ils sont des acteurs-clés qui contribuent à la mise en place d’une École pleinement inclusive, pour offrir à chaque élève, de la maternelle au lycée : plus de 60 % des élèves en situation de handicap bénéficient d’une notification d’accompagnement par un accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH).
Les AESH bénéficient d’une formation initiale de 60 heures et peuvent participer aux plans de formation proposés par les académies, ainsi qu’aux formations nationales.
Au total, plus de 140 000 AESH accompagnent les élèves pour leur permettre de gagner en autonomie dans leurs apprentissages (dont le recrutement de 1 700 équivalents temps plein supplémentaires en 2026-2027).
Les dispositifs et établissements de scolarisation
Des dispositifs d’appui et d'accueil permettent de mieux répondre aux besoins particuliers de certains élèves.
- Les unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS), implantées à l’école élémentaire, au collège et au lycée, permettent aux élèves en situation de handicap de disposer de temps d’enseignement adapté au sein de regroupements. À la rentrée 2026, 225 dispositifs supplémentaires seront implantés. Au total, le réseau ULIS compte 11641 dispositifs, 5633 dans le premier degré et 6008 dans le second degré.
- De la même manière, 69 nouveaux dispositifs pour les troubles du neuro-développement (TND) seront déployés :
- 16 unités d’enseignement maternelle autisme (UEMA) ;
- 29 dispositifs TND dans le premier degré (UEEA ou autorégulation à l’école) ;
- 24 établissements d’autorégulation dans le second degré.
- Les pôles d’enseignement des jeunes sourds (PEJS) sont des dispositifs inclusifs et spécifiques au service des jeunes sourds ou malentendants scolarisés de la maternelle au lycée. Il propose deux parcours linguistiques selon les préférences familiales et les besoins de l’élève : parcours bilingue langue des signes française (LSF)/ français écrit et parcours en langue française orale et écrite.
- Les sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) sont des structures au sein des collèges mettant en œuvre une pédagogie adaptée aux besoins des élèves en difficulté scolaire grave et persistante. Elles leur permettent de préparer un projet professionnel.
- Les établissements régionaux d’enseignement adapté (EREA) et les lycées d’enseignement adapté (LEA) sont des établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) accueillant des élèves en grande difficulté scolaire et/ou sociale à partir de la 6e.
- Les unités d’enseignement (UE) constituent le dispositif de scolarisation des établissements médico-sociaux (EMS) pour les enfants ou adolescents qu’ils accueillent. Elle consiste en un ou plusieurs groupes d’élèves scolarisés dans un ou plusieurs lieux identifiés, à temps complet ou partagé avec une scolarisation en classe ordinaire.
En fonction des besoins des enfants ou adolescents qui y sont accueillis, l’unité d’enseignement peut être localisée pour tout ou partie au sein des établissements médico-sociaux ou des établissements scolaires (unité d’enseignement interne ou externe). L’unité d’enseignement bénéficie d’un ou plusieurs enseignants spécialisés.
L’externalisation des unités d’enseignement (UEE) dans les établissements scolaires se fait par transfert des unités localisées dans les établissements médico-sociaux vers l’école ordinaire. À chaque fois que cela est profitable aux élèves, les unités d’enseignement sont implantées dans les établissements scolaires plutôt que dans les établissements médicaux-sociaux. Les UEE permettent un partage des espaces de l’école, des temps de vie scolaire (récréation, cantine), des temps dans des classes et de participation aux projets de l’établissement.
Les unités d’enseignement externalisées sont plus nombreuses chaque année. En 2025-2026, plus de 27% des jeunes accompagnés dans les IME étaient scolarisés dans des unités d’enseignement externalisées. Depuis 2019, de nouvelles UEE ont également émergées avec le fonctionnement en dispositif intégré des établissements et services médico-sociaux.
De la même manière, en septembre 2026, 55 unités d’enseignement pour élèves polyhandicapées ont été déployées au sein des établissements scolaires avec l’objectif d’installation d’une UEE pour les élèves polyhandicapés par académie.
Les établissements et services médico-sociaux viennent en appui de la scolarisation des élèves en situation de handicap selon diverses modalités adaptées au parcours de l’élève.
En ce sens, le fonctionnement en dispositif intégré (DITEP, DIME et DAME) d’établissements sociaux et médico-sociaux accompagnant des enfants en situation de handicap apporte une réponse qualitative qui favorise un parcours scolaire fluide, adapté à l’évolution des besoins des enfants, en permettant de mobiliser différentes modalités d’accompagnement (ambulatoire, accueil de jour ou de nuit) de manière souple, sans nouvelle notification de la maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH) en cas de changement.
Les adaptations et aménagements d'épreuves des examens et des concours
Des dispositions particulières sont aussi prévues pour permettre aux candidats en situation de handicap de se présenter aux examens et concours organisés par l'Éducation nationale dans des conditions aménagées, garantissant l’égalité des chances.
Selon les besoins du candidat, des aménagements peuvent porter sur :
- les conditions de déroulement des épreuves : utilisation de machine ou de matériel technique ou numérique , recours à un secrétariat ou assistance, adaptation dans la présentation des sujets (braille, gros caractère) ;
- l’installation matérielle dans la salle d’examen ;
- une majoration du temps imparti pour une ou plusieurs épreuves;
- la prise en compte de temps de pause avec temps compensatoire ;
- des adaptations ou des dispenses d’épreuves.
Les candidats peuvent également être autorisés à conserver pendant cinq ans les notes obtenues et à étaler le passage des épreuves sur plusieurs sessions. Selon la réglementation propre à chaque examen, ils peuvent aussi bénéficier d’adaptations ou de dispenses d’épreuves. (Voir avec le service des examens)
Des outils et ressources en ligne pour vous aider
L'apport du numérique pour mieux répondre aux besoins spécifiques des élèves
Les outils numériques peuvent contribuer à répondre aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap. Ils peuvent notamment faciliter l’accès aux supports pédagogiques, la communication et la réalisation des activités scolaires.
Le développement des ressources pédagogiques accessibles aux élèves en situation de handicap est au cœur de la stratégie du ministère. Le dispositif Edu-Up soutient notamment la production de solutions numériques innovantes et adaptées.
Les opérateurs de l’éducation nationale (Canopé, Cned, Onisep) se sont également engagés dans une démarche visant à mieux prendre en compte l’exigence d’accessibilité dans la production de leurs documents et de leurs applications numériques.
La loi encadrant l’utilisation du téléphone portable prévoit des exceptions pour les équipements que les élèves en situation de handicap ou présentant un trouble de santé invalidant sont autorisés à utiliser.
La plateforme Mon Parcours Handicap
Les parents d'élèves en situation de handicap bénéficient d’un point d’entrée dédié d’information et d’orientation sur la scolarité de leur enfant : monparcourshandicap.gouv.fr
Cette plateforme numérique d'État propose des contenus pour répondre aux nombreuses questions que peuvent se poser les parents en matière de scolarisation et d’orientation scolaire de leur enfant en situation de handicap.
Elle s’adresse également aux élèves eux-mêmes, ainsi qu’à tous les relais d’information (MDPH, enseignants, associations, etc.).
Mon Parcours Handicap permet de gagner du temps dans la recherche d’informations et d’identifier rapidement les différents interlocuteurs. La plateforme fournit également des informations fiables et faciles à lire sur les aides, les accompagnements ou encore les démarches à effectuer.
Des ressources à destination des personnels éducatifs
Des plateformes numériques sont mises à disposition de tous les enseignants du premier ou du second degré notamment, la plateforme nationale CAP École Inclusive ainsi qu’un portail Éducation inclusive sur éduscol.
À votre écoute
0 805 805 110 : Information école inclusive
Un numéro vert unique pour vous accompagner dans la scolarisation de votre enfant en situation de handicap
Contactez, grâce à un serveur interactif et selon votre besoin, soit la cellule départementale, soit la cellule nationale Aide handicap École. Vous pouvez également contacter la cellule Aide handicap École par formulaire.
Vous êtes sourd ou malentendant ? Composez le 0 800 730 123 du lundi au vendredi de 9h à 17h.
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