Réforme des lycées professionnels : des ajustements en terminale pour renforcer la réussite des élèves dès la rentrée 2026

Communiqué de presse

Dans la continuité de la transformation de la voie professionnelle engagée depuis 2018 et poursuivie en 2023, le ministère de l’Éducation nationale annonce des aménagements spécifiques concernant l'année de terminale professionnelle.

Ces mesures, décidées après consultation des organisations syndicales, visent à mieux accompagner les lycéens vers l'obtention de leur diplôme et leur insertion future.

Une attractivité retrouvée pour la voie professionnelle

Ces dernières années, l’orientation vers la voie professionnelle progresse : la part des vœux des familles en ce sens est passée de 32 % en 2019 à 36,2 % en 2025.

Si la réforme des lycées professionnels engagée en 2023 a déjà permis des avancées majeures – notamment la gratification des stages, l'installation de bureaux des entreprises dans chaque lycée professionnel et la mise en place de groupes à effectifs réduits en français et mathématiques – le comité national de suivi de la voie professionnelle, réuni en janvier 2026, a soulevé les difficultés dans la mise en œuvre du parcours personnalisé en classe de terminale.

Afin de conserver l'ambition d’un accompagnement plus personnalisé tout en répondant aux réalités du terrain, des ajustements entreront en vigueur pour les élèves de terminale à partir de l’année scolaire 2026-2027.

Deux ajustements pour la terminale professionnelle

Des examens positionnés à la mi-juin

Les épreuves écrites du baccalauréat professionnel seront repositionnées à la mi-juin, s'alignant ainsi sur le calendrier des voies générale et technologique. Après ces épreuves, les équipes pédagogiques organiseront la préparation à l'oral de projet et aux épreuves de contrôle et poursuivront l’accompagnement individuel. Les élèves disposeront ainsi de la plénitude de l’année scolaire pour se préparer.

Deux semaines dédiées à l’accompagnement personnalisé du lycéen avant la clôture des vœux Parcoursup

En complément des heures de soutien au parcours, une période de deux semaines sera spécifiquement consacrée à l'accompagnement personnalisé pour l'après-bac. L’établissement proposera ainsi aux élèves :

  • Soit deux semaines de formation en milieu professionnel. Ces deux semaines s'ajoutent aux périodes de formation en milieu professionnel obligatoires et sont gratifiées par l’État ;
  • Soit deux semaines de temps d’accompagnement préparant à la poursuite d’études.

L'organisation des deux semaines d’accompagnement personnalisé positionnées avant la période des vœux Parcoursup est confiée à chaque établissement. Il en est de même pour l’accompagnement des élèves qui sera mis en place à l’issue des épreuves écrites. Cette souplesse permet d'adapter les modalités de mise en œuvre au contexte local, au tissu économique territorial et aux partenariats existants.

Des dispositifs d’accompagnement vers l’insertion renforcés

Le ministère rappelle que l’accompagnement personnalisé s'articule avec les dispositifs existants pour sécuriser l'entrée dans la vie active :

  • AvenirPro : pour aider les élèves à valoriser leurs compétences, à mieux appréhender le marché du travail et à structurer leur démarche de recherche d’emploi, les équipes éducatives travaillent étroitement avec les conseillers de France Travail et des missions locales ;
  • AvenirPro + : qui offre un accompagnement pendant quatre mois après la sortie du lycée pour les jeunes sans solution : ateliers, formations complémentaires, aide à la recherche d'emploi.

Ces ajustements témoignent de la volonté du ministère de lutter contre le décrochage scolaire et de favoriser l'égalité des chances, tout en soutenant les besoins en compétences des secteurs porteurs d'innovation.

Une offre de formation redessinée pour les métiers de demain

Enfin, le ministre souligne la dynamique de transformation de l’offre de formation qui permet d'orienter les jeunes vers des métiers d'avenir. Depuis 2023, 23 000 places supplémentaires ont été ouvertes, ciblant majoritairement l’industrie (50 %) et les services à la personne (25 %). Comme l'illustrent les cartes ci-après, cet effort se déploie dans toutes les régions et met l'accent sur des compétences recherchées dans des filières stratégiques, avec notamment près de 4 000 places mobilisables dans le nucléaire (chaudronnerie, soudage, maintenance, environnements connectés).

Peut également vous intéresser