Filles et garçons sur le chemin de l'égalité, de l'école à l'enseignement supérieur, édition 2020
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À l’occasion du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, « Filles et garçons sur le chemin de l'égalité, de l'école à l'enseignement supérieur » réunit une série de données statistiques sur la réussite comparée des filles et des garçons depuis l’école jusqu’à l’entrée dans la vie active.
La publication met en évidence des différences selon les sexes en matière de parcours et de réussite des jeunes, de choix d’orientation et de poursuite d’études entre filles et garçons, qui auront des incidences ultérieures sur l'insertion dans l'emploi ainsi que sur les inégalités professionnelles et salariales entre les femmes et les hommes.
L'essentiel
Les données statistiques montrent que les filles réussissent mieux à l’école. Par exemple, ces dernières ont de meilleurs résultats en français. L’évaluation internationale PISA de 2018 témoigne qu’en France comme ailleurs, les filles de 15 ans sont plus nombreuses en proportion à maîtriser l’écrit. Elles sont également plus nombreuses à accéder au baccalauréat. En 2018, la proportion de bachelières dans une génération s’élève à 85,9 %, celle des bacheliers à 75,8 %, soit un écart de 10,1 points en faveur des filles.
D’un meilleur niveau scolaire, les filles s’orientent davantage vers l’enseignement général et technologique que les garçons. Pour autant, elles sont moins nombreuses en proportion à s’orienter dans les filières scientifiques. En 2018, 41,9 % des terminales scientifiques (S, ST2ID et STL) sont des filles. Ce n’était le cas que de 33,0 % d’entre eux en 1994. Dans l’enseignement supérieur, les différences sont plus nettes parmi les diplômés scientifiques. En 2017, 28,1 % des ingénieurs sont des femmes et ce taux est de 40,6 % parmi les docteurs en sciences.
Dans l’enseignement professionnel, la mixité est rarement atteinte, tant dans les domaines de la production – où 15 % des élèves ou apprentis sont des filles – que dans les domaines des services où les filles y sont majoritaires (65 %).
La réussite scolaire des filles ne se traduit pas systématiquement par une meilleure insertion professionnelle. En effet, si à la sortie des formations professionnelles, les filles s'insèrent aussi bien en emploi dans les domaines des services, ce n’est pas le cas dans les domaines de la production. À la sortie de l’université, les filles s’insèrent aussi bien dans le marché du travail que leurs homologues masculins, mais n’ont ni le même niveau de qualification, ni le même salaire.
Cette publication reflète l’engagement du système éducatif dans les objectifs de mixité et d’égalité. Elle constitue un état de situation national, que les acteurs locaux peuvent décliner au niveau académique et au niveau des établissements scolaires.
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