Projet de programmes de mathématiques pour le cycle 2

CSP

Par lettre de saisine en date du 8 janvier 2024, la ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a demandé au Conseil supérieur des programmes de revoir les programmes de mathématiques pour le cycle 2.

Enseignement des mathématiques

Le projet de programmes de mathématiques pour le cycle 2 a été publié le 8 avril 2024 par le Conseil supérieur des programmes.

Le projet de programmes de mathématiques du cycle 2 a été élaboré par trois inspecteurs généraux de l’éducation, du sport et de la recherche, de deux inspecteurs de l’éducation nationale, d’une professeure enseignant à l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé) et de deux professeurs des écoles. Ce groupe a été piloté par Ollivier Hunault, inspecteur général de l’éducation, du sport et de la recherche et Armelle Poutrel, inspectrice générale de l’éducation, du sport et de la recherche.

Pour tous les élèves, les premières années de la scolarité sont déterminantes pour construire les éléments et les fondements nécessaires à la réussite de leur parcours. Par conséquent, le projet de programmes prend en compte les résultats de la recherche la plus récente, mais aussi des pratiques pédagogiques les plus éprouvées. Il s’appuie sur les différents guides, circulaires et recommandations pour l’enseignement des savoirs fondamentaux publiés sur le site Éduscol, dans un souci de cohérence entre les programmes et les outils à disposition des professeurs, des formateurs et des cadres de l’éducation nationale.

Conformément à la lettre de saisine, le projet de programmes de mathématiques du cycle 2 est organisé par année scolaire avec, pour certains apprentissages centraux, des repères de progression par période. Le programme est présenté en deux colonnes : la première indique les objectifs d’apprentissage en termes de savoirs et de savoir-faire et la seconde décline et illustre ces objectifs de façon explicite. La seconde colonne contient également des exemples de tâches que l’élève doit savoir effectuer.

La partie sur les nombres entiers ajoute, par rapport aux anciens programmes, des repères infra-annuels. Il est notamment attendu de traiter dès la rentrée scolaire le programme de l’année en cours sans refaire, à destination de toute la classe, des parties complètes du programme de l’année précédente. Au CP, le projet invite ainsi à aborder rapidement la notion de dizaine et, de la même façon, au CE1, à introduire les centaines dès la première période.

Parmi les nouveautés, les fractions sont introduites dès le CE1 afin de laisser quatre années (du CE1 au CM2) aux élèves pour se familiariser progressivement avec ces nombres d’un type nouveau. L’accroissement de ce temps de formation doit permettre d’améliorer la maîtrise des fractions avant l’entrée en classe de 6e.

Les nombres décimaux sont également introduits dès le CE1, dans le cadre d’un travail sur la monnaie, comme c’est le cas dans de nombreux pays. L’objectif est de manipuler l’écriture à virgule pendant deux années afin de permettre aux élèves d’être mieux préparés à l’introduction plus générale et abstraite des nombres décimaux menée au cycle 3.

Les quatre opérations continuent d’être travaillées dès le CP.

Une partie spécifique du programme est dédiée à l’enseignement explicite de la résolution de problèmes. Elle propose des repères précis sur les types de problèmes que les élèves doivent savoir résoudre à un niveau donné. Elle donne également des exemples de représentations à enseigner pour soutenir la modélisation mathématique des problèmes.

La partie calcul mental est profondément revisitée. Elle distingue les faits numériques à mémoriser des procédures de calcul mental à maîtriser. Les faits numériques à mémoriser (tables d’addition et de multiplication, doubles et moitiés de certains nombres, quelques multiples de 25, etc.) sont explicitement mentionnés pour chaque année. De la même façon, les procédures de calcul mental que les élèves doivent connaître sont indiquées. Retenues en raison de leur efficacité, ces procédures constituent un tronc commun exigible, s’enrichissant d’année en année. Néanmoins, leur mention dans le projet de programmes ne signifie pas qu’il est interdit d’utiliser des procédures plus personnelles. Afin d’assurer un renforcement indispensable des compétences en calcul des élèves, les calculatrices ne seront plus autorisées au cycle 2 et seront réservées aux élèves en situation de handicap ou à besoins éducatifs particuliers dans le cadre de compensations prescrites.

La partie organisation et gestion de données est développée afin de fournir aux enseignants des éléments plus explicites sur les attendus de chaque année du cycle 2.

Les autres parties du projet de programmes (Espace et géométrie, Grandeurs et mesures, Calcul posé) donnent lieu à des allègements permettant de libérer le temps nécessaire au traitement des nouveautés.

Le Conseil supérieur des programmes (CSP)

Le Conseil supérieur des programmes (CSP), sur saisine du ministre de l’Éducation nationale ou sur auto-saisine, émet des avis et formule des propositions notamment sur la conception générale des enseignements dispensés aux élèves des écoles, des collèges et des lycées, et l’introduction du numérique dans les méthodes pédagogiques et la construction des savoirs, le contenu du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, et des programmes scolaires, la nature et le contenu des épreuves des examens conduisant aux diplômes nationaux de l’enseignement du second degré et du baccalauréat, et la nature et le contenu des épreuves des concours de recrutement d’enseignants des premier et second degrés.

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