Rapport d'activité 2013-2015 du Conseil supérieur des programmes (CSP)
CSP
Le Conseil supérieur des programmes remet aux ministres chargés de l'éducation nationale et de l'agriculture un rapport sur ses travaux et les suites qui leur ont été données. Ce rapport est transmis au Parlement et au Conseil économique, social et environnemental.
Le mot du président
Un peu plus de deux ans se sont écoulés depuis l’installation du Conseil supérieur des programmes, créé par la loi de refondation de l’École de la République, et le début de ses travaux. Deux années denses, durant lesquelles le Conseil a su répondre aux espoirs placés en lui et faire face aux lourdes tâches qu’on lui a confiées en proposant un cadre renouvelé de textes pour la scolarité primaire et le collège, allant du socle commun de connaissances, de compétences et de culture aux programmes de l’école maternelle, de l’école élémentaire et du collège et aux référentiels des parcours éducatifs transversaux. Un ensemble cohérent de textes non pas additifs mais complémentaires et en étroite convergence, pour contribuer à la refondation pédagogique de l’École. Il s’agit ainsi de donner aux équipes éducatives un projet de formation lisible et progressif, favorisant la continuité dans les apprentissages du plus jeune âge à la fin de la scolarité obligatoire. Un ensemble fidèle aux grands principes de la loi de refondation. Un ensemble, enfin, élaboré en toute transparence, conformément au souhait du législateur, dans une grande liberté intellectuelle.
La loi a confié au Conseil une mission particulièrement importante pour le système éducatif français : émettre des avis et formuler des propositions à la fois sur la conception générale des enseignements dispensés, le contenu du socle commun et des programmes scolaires, la nature et le contenu des épreuves des examens nationaux et des concours de recrutement des enseignants. C’est pourquoi dans la conduite de ses travaux, le Conseil a tenu à consulter régulièrement les différents acteurs et partenaires de l’École, – enseignants, corps d’inspection, personnels de direction, services de l’administration centrale, universitaires, grandes institutions, organisations syndicales, sociétés savantes, milieu associatif, collectivités territoriales… -, à entretenir un dialogue nourri avec eux et à bénéficier de leurs apports et de leur expertise pour formuler des propositions à la fois ambitieuses et réalistes, adaptées à l’École telle qu’elle est aujourd’hui pour bâtir l’École de demain.
Instance nouvelle, inédite par l’étendue du champ d’action et les compétences que lui confère la loi, particulièrement le pilotage effectif de l’élaboration des projets de programmes proposés au ministre, originale par sa composition, notamment par la place qu’y occupe la représentation nationale, le Conseil a dû inventer de nouvelles procédures de travail et trouver sa place dans le système scolaire.
Face aux positions et conceptions divergentes voire antagonistes qu’il a parfois rencontrées chez les spécialistes et les membres de la communauté éducative consultés à l’occasion de ses travaux, le Conseil a systématiquement cherché à en cerner les fondements, à susciter un débat contradictoire, à dégager les points de convergence entre les différentes positions en présence, à favoriser le consensus, à proposer in fine des solutions permettant de dépasser les clivages. Pour nourrir sa réflexion et renouveler les points de vue, il a régulièrement observé le fonctionnement et les orientations récentes d’autres systèmes éducatifs, notamment européens ou francophones.
Fort de l’expérience acquise au cours des premiers chantiers qu’il vient de mener à terme, désormais bien implanté, connu et reconnu dans l’institution scolaire, le Conseil est prêt à s’engager résolument dans d’autres tâches au service de la réussite de tous les élèves. Prêt notamment à aider tous les acteurs concernés à mieux comprendre, s’approprier et faire vivre l’esprit du nouvel ensemble constitué. Prêt aussi à réfléchir à la formation dispensée au lycée, général, technologique et professionnel, en lien avec les premières années des études supérieures, et en tenant compte d’un socle commun réécrit et des nouvelles orientations des programmes de la scolarité obligatoire. Prêt encore à réfléchir à la formation des maitres, initiale et continue, notamment dans la perspective d’une meilleure appropriation des changements en matière de programmes scolaires. Voilà des chantiers ambitieux, complexes assurément, particulièrement stimulants ; le Conseil supérieur des programmes, aujourd’hui comme demain, répondra présent.
Michel Lussault
Président du Conseil supérieur des programmes (2014 - 2017)
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- Présentation du Conseil supérieur des programmes
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