Mission d’évaluation sur les effets de levier des subventions d’équipement du CNDS

IGJS

La mission estime que, quelques soient les hypothèses de changement, tant externes qu’internes (CNDS), le débat en cours dépasse la question du rétablissement ou non des enveloppes régionales en investissement et doit conduire à recentrer les cibles de l’opérateur en cette matière.

Au terme de cette période de transition, ainsi mise activement au service d’un processus de changement, les crédits d’investissement du CNDS auront pour seule et unique vocation d’être le levier privilégié, conforté et re-légitimé de mise en œuvre des stratégies sportives, dans un contexte nouveau où les compétences d’intervention de l’opérateur auront été clarifiées. 

Cela étant, l’originalité de l’opérateur et sa force de frappe tiennent de sa capacité financière d’intervention  -non négligeable, pour peu qu’on ne lui fasse faire un métier qui n’est pas le sien-   à la fois, en matière d’investissement et de soutien aux projets. La mission fait volontiers sienne, en conclusion de son rapport, cette idée, souvent exprimée par ses interlocuteurs, que les effets de levier du CNDS jouent bien au-delà des seules dépenses d’investissements et qu’il demeure essentiel aux stratégies de développement sportif porté par le mouvement sportif. 

De plus, au stade final de son rapport, et bien que la question ne figure pas dans le champ de l’étude, le rapporteur considère que l’achèvement de l’Euro 2016 -et la libération des prélèvements qui ont permis d’en financer pour partie les stades, pourrait être l’occasion de remettre en débat la question du financement des très grandes infrastructures sportives structurantes (TGIS) dont la France a besoin.  

Un pays ne peut plus aujourd’hui, comme par défi, prétendre se porter candidat à l’accueil de grandes compétitions sportives internationales ou, qui plus est, olympiques, sans avoir, bien en amont, non seulement rêvé et pensé le dossier, mais surtout commencé à modeler le paysage. Se mettre en situation de devoir faire en quelques courtes années ce qu’on aurait probablement mieux réussi en anticipant, n’est-ce pas le plus sûr moyen de perdre la bataille de l’opinion ? 

La problématique des TGIS ne se confond pas, et ne recouvre pas substantiellement, la question60 du financement sur des fonds publics des « outils de travail » des clubs professionnels, qui est un tout autre sujet. 

Mais, une part de l’ADN du CNDS, que la mission s’est efforcé de ne pas perdre de vue, se retrouve là, aussi. 

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