Pratiques de lecture et maîtrise de la littératie
IGÉSR
Les évaluations nationales et internationales montrent un écart persistant entre les compétences en lecture des filles et des garçons, au détriment de ces derniers. Comment expliquer ce phénomène ? Sur quels leviers agir pour réactiver le livre et la lecture comme voie d’excellence possible pour tous ?
Le contenu du rapport
La lecture, un enjeu scolaire, mais aussi professionnel et culturel
De la maternelle au lycée, les résultats en littératie, aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, sont fortement différenciés selon les genres. Les garçons réussissent nettement moins bien que les filles les tests de déchiffrage et de compréhension de l’écrit. Leurs pratiques de lecture sont moindres dans l’enfance et l’adolescence.
Les conséquences de ce décrochage sont d’abord scolaires, mais elles sont aussi culturelles et sociales : les difficultés de lecture vécues par certains jeunes hommes dans leur vie professionnelle peuvent aussi affecter négativement leur vie de citoyens et d’adultes.
Les facteurs explicatifs sont historiques et sociologiques
Le rapport note la perte progressive de prestige des humanités dans l’échelle de valeurs de nos sociétés, la voie de la réussite apparaissant comme plus scientifique ou technologique que littéraire.
Les stéréotypes de genre joueraient aussi : la lecture serait ressentie comme une activité féminine, par ses caractéristiques propres et parce qu’elle serait représentée essentiellement par des femmes, à l’école et plus largement dans la sphère culturelle.
Des pistes pour transformer la relation des garçons et des hommes avec la lecture
Le rapport invite à sensibiliser les acteurs de l’éducation à ces écarts de performance et leurs conséquences. Il recommande une réflexion didactique sur l’enseignement de la lecture : la diversité des propositions de lectures doit impliquer chaque lecteur, en fonction de ses goûts et centres d’intérêt, pour qu’il se sente invité à lire.
Enfin, le rapport attire l’attention sur la nécessité de renforcer le capital symbolique et social des parcours littéraires.
Les auteurs :
- Renaud Ferreira de Oliveira, Catherine Mottet, pilotes
- Pascal-Raphaël Ambrogi, Christine Darnault, Isabelle Duquenne, Nicolas Idier, Marc Montoussé
Télécharger le rapport
Pratiques de lecture et maîtrise de la littératie : quelles différences entre les filles et les garçons depuis l’école primaire jusqu’au lycée ?
Rapport 23-24-001A, octobre 2025
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