Évaluation et statistiques

Forte baisse du redoublement : un impact positif sur la réussite des élèves
Parcours scolaires, diplômes, insertion  - Note d'information - DEPP - N° 36 - novembre 2014

Partager cet article
  • Envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
Note d'information

Forte baisse du redoublement : un impact positif sur la réussite des élèves 

Forte baisse du redoublement : un impact positif sur la réussite des élèves

Télécharger la version imprimable

Télécharger les données (tableaux et graphiques au format Excel)

Qu'est-ce qu'une Note d'information ?

Chaque Note d’information présente les résultats les plus récents issus des exploitations d’enquêtes et d’études statistiques. Cette publication apporte l’éclairage de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance à la compréhension et à l’analyse du système éducatif français.

Consulter la liste des titres parus

La pratique du redoublement a considérablement diminué au cours des vingt dernières années. La baisse concerne tous les niveaux et résulte d’une politique mise en œuvre dans toutes les académies. Cette politique a eu un effet positif sur la fluidité des parcours des élèves et leur réussite aux examens, mais cette évolution profite davantage aux milieux favorisés. À l’échelle internationale, la France demeure l’un des pays où le retard est le plus important et où la discrimination en fonction de l’origine sociale est la plus forte.

Auteurs : Xavier Sorbe, Jean-Pierre Mattenet, DEPP-B

L’infographie

Élèves de troisième en retard de 1993 à 2013

Alors qu’en 1993, 46 % des élèves de troisième présentaient un retard scolaire d’un an ou plus, ils n’étaient que 24 % dans ce cas à la rentrée 2013. En particulier, moins de 2 % des élèves ont cumulé deux ans de retard, alors qu’ils étaient plus de 15 % il y a vingt ans.

L’essentiel

En 1960, plus d’un élève sur deux quittait l’école primaire avec au moins un an de retard. Encore près de 21 % en 2004, ils sont aujourd’hui moins de 14 %. Les évolutions engagées à l’école primaire se prolongent au collège : la classe de troisième est désormais celle où l’on redouble le plus (3,6 % des élèves en 2013), notamment en vue d’obtenir le passage en classe de seconde générale ou technologique.

Le pourcentage d’élèves « à l’heure » reçus au diplôme national du brevet (DNB) est resté constant sur les six dernières années. Sur la même période, le passage en seconde générale et technologique des élèves de troisième « à l’heure » s’est légèrement amélioré. La proportion d’élèves de seconde « à l’heure » obtenant le baccalauréat « à l’heure » a connu une importante progression. Enfin le taux de réussite au baccalauréat général et technologique, quel que soit l’âge des candidats, est en constante progression.

La baisse du redoublement est contrastée selon les catégories socioprofessionnelles des familles : la part d’élèves en retard en fin de collège chez les enfants d’ouvriers non qualifiés a diminué d’un tiers en dix ans, pendant qu’elle a été divisée par deux chez les enfants de cadres.

Selon l’enquête PISA 2012, à niveau de compétence égal en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences, un élève issu d’un milieu défavorisé est deux fois plus susceptible d’avoir redoublé qu’un élève de milieu favorisé.

Chiffres-clés

28,4 %
C‘est la part des élèves français de 15 ans qui ont déjà redoublé au moins une fois (PISA 2012)

12,4 %
C’est la part moyenne d’élèves de 15 ans qui ont déjà redoublé au moins une fois dans l’ensemble des pays de l’OCDE (PISA 2012)

Repères

Que signifie être en avance, « à l’heure » ou en retard dans sa scolarité ?
Dans leur scolarité, l’âge des élèves est considéré comme égal au nombre d’années révolues au 31 décembre de la rentrée scolaire considérée. Ainsi, les élèves âgés de 11 ans à la rentrée 1993 sont nés durant l’année 1982. Les indicateurs d’âge en avance, « à l’heure », en retard sont calculés par rapport à l’âge théorique de référence pour chaque niveau, soit 11 ans en sixième, 12 ans en cinquième, 13 ans en quatrième et 14 ans en troisième. L’âge théorique fait référence à un cursus scolaire commencé à 6 ans (âge de début de la scolarité obligatoire) et effectué sans redoublement, ni interruption ni saut de classe. L’indicateur « taux de retard des élèves entrant en sixième » reflète la politique menée dans le premier degré en matière de redoublement, le « taux de retard des élèves en troisième » étant une bonne approximation de celle menée dans le premier cycle.

Approfondissement

Télécharger la Note d’information

Forte baisse du redoublement : un impact positif sur la réussite des élèves
Note d’information n° 36, novembre 2014

Consulter sur le même thème

Orientation : les trois quarts des élèves de seconde générale et technologique souhaitent préparer un baccalauréat général
Note d’information n° 31, septembre 2014

Orientation en fin de troisième : une procédure marquée par de fortes disparités scolaires et sociales
Note d’information n° 13.24, novembre 2013

Le redoublement au cours de la scolarité obligatoire : nouvelles analyses, mêmes constats
Les dossiers évaluations et statistiques n°166, mai 2005

Le redoublement au cours de la scolarité obligatoire : nouvelles analyses, mêmes constats
Education et formations n° 70, décembre 2004

Le redoublement à l’école élémentaire et dans l’enseignement secondaire : évolution des redoublements et parcours scolaires des redoublants au cours des années 1990-2000
Education et formations n° 69, juillet 2004

Mise à jour : février 2016

Partager cet article
  • Envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
  • Imprimer
  • Agrandir / réduire la police

C'est officiel

Consultez les dates des vacances scolaires

Les dates des vacances scolaires


Consultez les textes réglementaires publiés chaque jeudi
Le Bulletin officiel
Le Bulletin officiel (Le B.O.)


Découvrez les services en ligne de l'Éducation nationale

Une sélection de services répondant aux besoins des élèves, des parents et des enseignants

Découvrez les services en ligne de l'Éducation nationale

saisir les services de l'État

Saisir les services de l'État



LABEL RESPECT ZONE CONTRE LA CYBERVIOLENCE