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Les publications du ministère présentent des données complètes et actualisées sur le système éducatif français. Elles sont l'aboutissement d'enquêtes systématiques ; elles comportent aussi des séries d'indicateurs analytiques, des études ciblées ou des réflexions méthodologiques.


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résultats : Revue Éducation et formations

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  • Impact du contexte scolaire dans l'élaboration des choix d'études supérieures des élèves de terminale Revue Éducation et formations Nadia Nakhili N° 72 Si, à l'issue de la classe de terminale générale et technologique, les projets d'études supérieures des jeunes varient selon le degré de réussite, la série du baccalauréat, le milieu social ou le genre, ils ne sont pas non plus indépendants des caractéristiques de l'établissement dans lequel ils sont scolarisés. Les souhaits d'orientation en C.P.G.E. sont toujours plus fréquents quand l'élève est scolarisé dans un lycée à recrutement social favorisé ou ayant une offre de classe préparatoire dans l'établissement. D'une manière plus générale, c'est l'ensemble des projets d'études supérieures des jeunes qui apparaissent sensibles à la composition sociale de l'établissement : à résultats scolaires et milieu social équivalents, les élèves de terminale générale ou technologique envisagent des études supérieures d'autant plus longues que leurs condisciples sont d'origine sociale favorisée. Mais l'ampleur des effets mis en évidence reste modeste, comparativement au rôle prépondérant joué par les résultats scolaires et la série du baccalauréat. septembre 2005
  • Influence des caractéristiques du groupe des pairs sur la scolarité élémentaire Revue Éducation et formations Laurent Davezies N° 72 Dans l'enseignement élémentaire, le fait d'être scolarisé dans une école fréquentée par des élèves de milieux sociaux favorisés ou d'être dans une classe de bon niveau scolaire joue positivement sur les acquis scolaires d'un élève. Les caractéristiques des pairs ont d'autant plus d'influence que le niveau de l'élève est faible. Bien que les professeurs les moins expérimentés enseignent plus souvent dans des classes de faible niveau scolaire et dans des écoles à recrutement social défavorisé, la moindre ancienneté des enseignants n'explique pas la moindre réussite des élèves qui fréquentent ces écoles et ces classes. Tout se passe comme si l'enseignant adaptait ses exigences à sa classe. Le niveau des camarades de classe influencerait ainsi la progression d'un élève. Hors thème - septembre 2005
  • Estime de soi et réussite scolaire sept ans après l'entrée en sixième Revue Éducation et formations Jean-Paul Caille et Sophie O’Prey N° 72 Sept ans après l'entrée en sixième, l'estime de soi des jeunes dans les domaines physique, social et de la confiance en soi apparaît relativement affranchie des différences de réussite scolaire et de milieu social. En revanche, les filles présentent une estime de soi nettement plus faible que celle des garçons. L'image que le jeune a de lui-même est aussi sensible à la qualité relationnelle de son environnement : elle est plus forte quand il communique fréquemment avec ses parents ou juge positivement son lycée, notamment en matière de relations entre élèves. Si l'image de soi du jeune est peu influencée par son passé scolaire, sa réussite ultérieure ne semble en revanche pas indépendante de son degré d'estime de soi. Les candidats au baccalauréat général présentent une réussite et une ambition d'autant plus élevées que leur confiance en eux est forte. Une relation inverse apparaît avec l'image de soi sociale, comme si une forte estime de soi dans ce domaine se forgeait essentiellement dans des expériences peu complémentaires avec les exigences de la scolarité. septembre 2005
  • D'une génération à l'autre, les aspirations éducatives des familles immigrées : ambition et persévérance Revue Éducation et formations Yaël Brinbaum et Annick Kieffer N° 72

    Les aspirations des parents immigrés, comme celles de leurs enfants, apparaissent plus élevées que celles des Français d'origine de même milieu social. Les Portugais privilégient les filières professionnelles tandis que les Maghrébins aspirent aux études longues générales. Ces ambitions élevées favoriseraient la réussite scolaire des enfants. Le dispositif du panel 95 permet aussi de mettre au jour des ruptures et des continuités entre les générations et d'appréhender la façon dont sont vécus les parcours. En effet, des décalages apparaissent entre les aspirations des parents, celles de leurs enfants et les scolarités effectives de ces derniers.

    Plus prononcés dans les familles immigrées, leur nature diffère selon l'origine nationale. Ainsi, les projets et les scolarités effectives des élèves d'origine portugaise marquent une certaine rupture avec les attentes de leurs parents, avec une translation vers les filières du supérieur. Les jeunes d'origine maghrébine en revanche, s'approprient les ambitions de leurs parents, mais les réajustent en fonction de leurs scolarités effectives, dominées par les filières professionnelles et technologiques. Ces décalages, au niveau des parcours, peuvent engendrer chez certains des frustrations.

    septembre 2005
  • Projections des effectifs des principales filières de l'enseignement supérieur de 2004 à 2013 Revue Éducation et formations B. Leseur N° 71 À la rentrée 2003, le nombre d'étudiants inscrits dans les quatre principales formations de l'enseignement supérieur a augmenté de 1,9 %. Dans un cadre tendanciel qui prolonge les évolutions actuelles, cette hausse devrait continuer mais en s'atténuant jusqu'en 2009. Puis, pour des raisons démographiques, ces effectifs se stabiliseraient l'année suivante avant de diminuer. Dans ce premier scénario tendanciel, on aboutirait, dans dix ans, à une hausse de 2,1% d' étudiants des principales filières de l'enseignement supérieur. En université hors I.U.T., on compterait, en 2013, 1 389 900 étudiants, soit 43 500 étudiants de plus qu'en 2003. Un second scénario de projection a été construit à l'horizon 2013 : volontariste, il s'inscrit dans la perspective d'une forte poursuite des étudiants d'I.U.T. en deuxième cycle universitaire (filières hors santé) et principalement au niveau bac + 3. Cette hausse serait liée à la mise en place dans l'enseignement supérieur du cursus européen L.M.D. (Licence, Master, Doctorat). Au terme de cette projection du scénario volontariste, on compterait 1 424 800 étudiants à l'université hors I.U.T.. Au total, les effectifs des quatre principales filières de l'enseignement supérieur seraient en hausse de 4,1 % dans dix ans. juin 2005
  • 2004-2013 : une décroissance des effectifs du second degré est prévue jusqu'en 2010 Revue Éducation et formations L. Ferrait N° 71

    Dans le second degré, les effectifs sont actuellement plus sensibles aux variations de taille des générations qu'à la politique éducative, qui influence cependant le type de parcours de l'élève. En particulier, chaque collégien est appelé à suivre le cursus complet du premier cycle, une très large majorité d'entre eux atteignant le niveau V de formation1. Un scénario unique de projection est étudié ici à l'horizon 2013. Il reprend et prolonge de façon amortie les principales hypothèses d'évolution retenues pour les prévisions à court terme2. Au cours des dix prochaines années, dans les établissements scolaires publics et privés relevant de l'Éducation nationale, les effectifs d'élèves devraient connaître une baisse estimée à - 73 300 élèves. Plus précisément, les effectifs devraient diminuer jusqu'à la rentrée 2010 avant d'augmenter. Plus de 63 % d'une génération entrée en sixième en 2004 accèderaient à terme au niveau du baccalauréat, en empruntant les itinéraires de formation scolaire proposés par le ministère, et plus de 70 % en tenant compte de l'ensemble des formations du système éducatif (éducation nationale, agriculture et apprentissage).

    1.Sont considérés comme accédant au niveau V les élèves inscrits en début d'année scolaire en seconde de détermination ou en dernière année de C.A.P. ou de B.E.P., soit en 2003 93,5 % d'une génération.

    2. Pour les hypothèses, cf.[1].

    juin 2005
  • Les sorties précoces au collège dans l'académie de Bordeaux Revue Éducation et formations J.-M. Duval N° 71 Les sorties précoces (cinquième, quatrième) d'un collège public sans poursuite d'études dans un autre collège public ou privé (sous contrat) constituent une présomption de la difficulté à traiter l'échec scolaire au sein de l'établissement. Or, à Bordeaux, par comparaison avec la moyenne nationale, davantage d'élèves quittent les collèges publics à ces niveaux. La typologie nationale des collèges publics, appliquée à l'académie, fournit un outil utile à l'étude de « l'effet établissement ». Dans deux classes, regroupant la moitié des collèges et plus de 40 % des effectifs de l'académie de Bordeaux, on observe des taux de sortie plus importants : dans la classe des « petits » collèges de communes rurales ou de petites villes, en fin de cinquième d'une part et, d'autre part, dans la classe des collèges « mixtes socialement, plutôt favorisés », en fin de quatrième. Une analyse à partir de données individuelles (cohortes) permet d'affiner mais aussi de nuancer ces résultats sur certains points : les élèves quittant les collèges publics à la fin de classes qui ne sont pas paliers d'orientation (avant la troisième) sont les élèves les plus en retard. Elle montre également que les établissements en ZEP (zone d'éducation prioritaire) paraissent lutter plus efficacement contre les sorties en cours de cycle, compte tenu de la population qu'ils accueillent. juin 2005
  • Les départs des personnels des établissements publics de recherche Revue Éducation et formations F. Évain N° 71 Sur la période 2004-2013, environ 36 % des 43 000 personnels titulaires, chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs des établissements à caractère scientifique et technologique (E.P.S.T.) et 28 % des 21 000 personnels titulaires des établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) en activité en décembre 2002, partiront définitivement. Cela correspond en moyenne à 590 départs par an dans les EPIC, dont 85 % environ auraient lieu à 55 ans et plus, et à 1 565 départs par an dans les E.P.S.T., dont 89 % à 55 ans et plus. juin 2005
  • Des collèges publics divers Revue Éducation et formations F. Thomas N° 71 La diversité du paysage des collèges publics de France métropolitaine et des DOM a été étudiée à partir des données 2003-2004 au regard, d'une part des caractéristiques sociales et scolaires des élèves accueillis en sixième générale, et d'autre part de l'offre pédagogique et de la politique d'accompagnement. Ces deux thèmes sont liés entre eux. Ainsi, les sections d'enseignement général et professionnel adapté (dans 28 % des collèges) et les différentes sections spécifiques du traitement de la grande difficulté au collège (33 %) sont plus souvent offertes dans des établissements accueillant une population d'origine sociale plutôt défavorisée. Des sections « d'excellence » (39 %), telles que des sections internationales ou musique, peuvent également y être implantées dans le but de valoriser leur image. À l'opposé, les collèges accueillant une population d'origine sociale plutôt favorisée proposent essentiellement des sections « d'excellence » ou élargissent leur palette de langues vivantes. juin 2005
  • La sectorisation, l'affectation et l'évitement scolaire dans les classes de sixième à Paris en 2003 Revue Éducation et formations O. Gilotte et P. Girard N° 71 La typologie nationale des collèges publics, réalisée à partir d'une série de variables sociodémographiques, scolaires, d'offre pédagogique et de politique d'accompagnement, est en grande partie déterminée par l'origine sociale et les résultats aux évaluations à l'entrée en sixième. Cette typologie confirme que Paris est le lieu où se côtoient les extrêmes. Si le principe de sectorisation est globalement bien respecté à Paris, on peut toutefois constater qu'un millier de dérogations, soit 8 %, s'apparentent à de l'évitement. Ces pratiques de contournement scolaire des familles consistent à scolariser leurs enfants dans un collège du groupe « urbain favorisé » alors que leur collège de secteur appartient au groupe « urbain défavorisé » ou « mixte socialement plutôt défavorisé ». L'évitement scolaire affecterait particulièrement vingt collèges publics. À cela vient s'ajouter ce que l'on peut qualifier d'évitement vers le privé, qui concerne plusieurs centaines d'élèves. Ces élèves qui contournent la carte scolaire pour rejoindre le secteur privé sont de milieu social favorisé, rarement de nationalité étrangère, et ont des résultats aux évaluations moyens. La fuite des meilleurs vers le privé est une idée reçue. Ce départ vers le privé peut prendre deux formes. D'une part il concerne les familles résidant dans les secteurs de collèges du groupe plutôt favorisé. D'autre part, il concerne des familles des secteurs défavorisés du nord et de l'est de Paris. juin 2005
  • Dans le premier degré, progression des effectifs attendue de 2004 à 2013 Revue Éducation et formations B. Hée N° 71 Les projections d'effectifs scolaires dans le premier degré dépendent essentiellement du facteur démographique, c'est-à-dire de l'estimation de la population par âge et des naissances à venir. Le second facteur, dont l'effet est beaucoup plus réduit, est l'évolution de la scolarisation à deux ans et des retards scolaires. L'évolution de la population de deux à dix ans, scolarisable dans le premier degré, est estimée à + 112 000 entre 2003 et 2013. En faisant l'hypothèse que la scolarisation à deux ans ainsi que les retards scolaires évoluent peu, le nombre d'élèves pourrait augmenter de 126 000 sur la même période. Cette hausse est du même ordre que la hausse démographique, et d'ampleur équivalente à la baisse enregistrée dans la décennie précédente. juin 2005
  • Les départs des enseignants du premier degré en 2006-2013 Revue Éducation et formations F.Évain N° 71 Au 31 janvier 2004, le premier degré compte 328 800 enseignants en activité dans le secteur public et 48 400 maîtres dans les classes sous contrat du secteur privé. Étant donné la structure par âge du corps enseignant, on s'attend à 16 800 départs en moyenne annuelle pour la période 2006 à 2010, et à 16 200 sur l'ensemble de la période 2006 à 2013. Le nombre de départs devrait diminuer progressivement dans l'enseignement public pour se stabiliser à partir de 2010. Dans l'enseignement privé, ces départs devraient rester élevés jusqu'en 2007 avant de fléchir progressivement. Au total, 45 % des enseignants présents en 2003-2004 vont partir durant la décennie. juin 2005
  • Typologie des collèges publics Revue Éducation et formations F. Thomas N° 71 Les collèges publics de France métropolitaine et des DOM sont étudiés du point de vue des caractéristiques sociodémographiques et scolaires de leurs élèves, de leur offre pédagogique et de leur politique d'accompagnement. Les collèges apparaissent ainsi fortement marqués par les caractéristiques de leur population et leur environnement plus ou moins urbain - ces deux éléments étant liés à la diversification de leur offre pédagogique. Les 5 150 collèges, analysés essentiellement à partir des données 2003-2004, sont ainsi regroupés en cinq classes : collèges « urbains favorisés » (21 %), collèges « urbains défavorisés » (18 %), « petits » collèges (18 %), collèges « mixtes socialement, plutôt défavorisés » (19 %), collèges « mixtes socialement, plutôt favorisés » (23 %). Les académies sont diverses au regard de leurs collèges. Certaines académies, comme celles du Nord et des DOM qui présentent des similitudes, se distinguent des autres. Il peut également exister des différences entre départements. juin 2005
  • Les départs des personnels administratifs, techniques et d'encadrement Revue Éducation et formations F. Évain N° 71 Sur la période 2004-2013, 40 % des 216 944 personnels titulaires administratifs, techniques, ouvriers, sociaux et de santé ; ingénieurs, personnels techniques et administratifs de recherche et de formation ; et de bibliothèque, payés sur le budget du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - section scolaire et supérieur - au cours de l'année scolaire 2003-2004 et en activité dans les établissements et les services du ministère, devraient partir définitivement. Cela correspond en moyenne à 8 730 départs par an, dont 81 % à 55 ans ou plus et 87 % à 50 ans ou plus. Sous la double hypothèse de recrutements compensant exactement les départs et de nouveaux recrutés ayant la même répartition par âge que les personnels recrutés actuellement, la répartition par âge de ces personnels serait plus équilibrée dans dix ans. Les personnels de direction et d'inspection en activité sont au nombre de 16 315. Les départs dans les dix prochaines années devraient concerner 64 % d'entre eux, soit une moyenne d'environ 1 040 départs par an. Les conditions de recrutement de ces personnels expliquent l'âge moyen élevé et, par conséquent, l'importance des départs, dont 96 % auraient lieu à 55 ans ou plus. juin 2005
  • Les départs des enseignants du second degré privé sous contrat - 2006-2013 Revue Éducation et formations F. Évain N° 71 Chaque année, de 2006 à 2013, environ 4 280 enseignants en moyenne quitteront les divisions sous contrat des établissements privés du second degré (97 000 y exerçaient leur activité au 31 janvier 2004). Ces départs, qui correspondent à des fins ou des changements d'activité, sont actuellement de l'ordre de 3 700 en moyenne par an. Leur nombre devrait augmenter pour atteindre un maximum en 2008 puis diminuer progressivement les années suivantes. juin 2005
  • Les besoins en personnels Revue Éducation et formations D. Aussant et T. Razafindranovon N° 71 Dans le second degré public, la projection à dix ans des besoins en nouveaux personnels titulaires d'enseignement, d'éducation et d'orientation constitue un exercice mené régulièrement par la DEP. Entre les rentrées scolaires 2006 et 2013, ces besoins s'élèvent à 17 330 dont 16 490 enseignants, 500 conseillers principaux d'éducation et 330 conseillers d'orientation-psychologues. Il s'agit de besoins ne relevant que des recrutements externes. Leur estimation, qui s'appuie sur le constat de la rentrée 2003, prend en compte les évolutions projetées des effectifs d'élèves (cf. pp. x-y) et des départs de personnels d'ici à 2013. juin 2005
  • Le choix des options en seconde générale et technologique : un choix anticipé de la série de première ? Revue Éducation et formations Florence Defresne et Fabienne Rosenwald N° 70

    Les orientations des élèves en première générale et technologique sont très différentes selon les options choisies en seconde. S'il existe des parcours fléchés vers certaines séries du baccalauréat, d'autres facteurs interviennent, comme les caractéristiques des élèves (sexe et origine sociale) ou la politique académique. De fait, l'accès à une série du baccalauréat général et technologique se fait-il selon un processus en plusieurs étapes à partir de l'entrée au lycée : choix d'options qui dépendent notamment des profils sociodémographiques des élèves et de l'académie de scolarisation, puis choix de la série en première, qui, même s'il apparaît lié aux options de seconde, reste en règle générale relativement ouvert et comporte une différenciation encore marquée selon le profil de l'élève.

    décembre 2004
  • Les trajectoires scolaires des enfants "pauvres" Revue Éducation et formations Alice Davaillon et Emmanuelle Nauze-Fichet N° 70

    Six ans après leur entrée au collège, un quart des enfants « pauvres » ont déjà quitté le système éducatif contre un dixième pour l'ensemble des jeunes. Seulement un tiers sont en second cycle général et technologique, soit deux fois moins qu'en moyenne. Même dans ce cas, les enfants « pauvres » sont surreprésentés parmi les redoublants et également au sein des formations technologiques. Ces différences de trajectoires sont encore plus marquées parmi les garçons. Il est difficile de séparer, dans ce constat, les effets financiers, sociaux, culturels, tant les caractéristiques des familles pauvres cumulent des spécificités sur tous ces plans. Toujours est-il que les inégalités de trajectoires apparaissent très largement jouées avant l'entrée au collège. Les différences continuent, dans une moindre mesure, à se creuser ensuite, notamment par le biais d'orientations moins ambitieuses à l'issue du collège. C'est cependant là une caractéristique générale des milieux populaires. Malgré tout, une partie des enfants « pauvres » connaît une scolarité sans heurt : les enfants des familles immigrées s'y distinguent plus souvent ; ceux ayant un aîné dans l'enseignement supérieur également, sachant que, dans leurs études, les enfants « pauvres » sont moins souvent aidés par leurs parents et plus souvent par leurs frères et soeurs.

    décembre 2004
  • Diversité des lycées d'enseignement professionnel de l'Éducation nationale Revue Éducation et formations Danièle Trancart N° 70

    Les lycées professionnels et polyvalents publics ou privés de la métropole et des DOM, au sein du ministère de l'Éducation nationale, scolarisent près des deux tiers des effectifs de l'enseignement professionnel du second degré. Ils présentent une très grande diversité dans l'offre de formation et une relative homogénéité dans la composition sociale de leur public. Malgré le caractère limité de cette étude, la typologie réalisée sur les données de l'année scolaire 2002-2003 permet de répartir 2 104 lycées en cinq groupes : un à majorité masculine de type « industriel » (27 %), deux à majorité féminine de type « services » (36 % ) où le privé est bien représenté, et deux de type « mixte » (37 % ).
    Près d'un élève sur deux, en moyenne par lycée, poursuit ses études vers une classe de première de l'Éducation nationale, mais moins d'un sur trois dans le même établissement. Dans les lycées de type « services », les taux de poursuite d'études après une terminale BEP sont plus élevés. Par ailleurs, la cohérence de l'offre de spécialités du BEP au baccalauréat professionnel peut expliquer, en partie, la variabilité des taux de poursuite d'études vers la classe de première.

    décembre 2004
  • Le redoublement au cours de la scolarité obligatoire : nouvelles analyses, mêmes constats Revue Éducation et formations Olivier Cosnefroy et Thierry Rocher N° 70

    Cet article synthétise un ensemble d'analyses effectuées sur la question du redoublement au cours de la scolarité obligatoire. Fondées sur des données actuelles, issues des panels d'élèves et des évaluations nationales et internationales de leurs acquis et de leurs attitudes, ces nouvelles analyses confirment ce que rapporte la littérature disponible sur le sujet, tant au plan national qu'international. Ces nouvelles analyses prennent notamment en compte les enquêtes récentes de la Direction de l'évaluation et de la prospective, qui ont élargi le domaine de l'évaluation des acquis cognitifs à celui des aspects liés à la motivation ou bien encore l'estime de soi.
    En règle générale, à l'école et au collège, le redoublement s'avère inefficace et peu équitable du point de vue des progrès individuels des élèves. Il affecte négativement la motivation, le sentiment de performance et les comportements d'apprentissage de ceux-ci et les stigmatise : à niveau égal en fin de troisième, les élèves en retard obtiennent de moins bonnes notes que les élèves « à l'heure », sont moins ambitieux que ceux-ci et sont plus souvent orientés en filière professionnelle. En outre, les comparaisons internationales montrent que le redoublement est inefficace du point de vue des résultats d'ensemble des systèmes éducatifs.

    décembre 2004
  • Les indicateurs de performance des lycées, une analyse critique Revue Éducation et formations Georges Felouzis N° 70

    Le calcul des indicateurs de performance des lycées publiés chaque année par la D.E.P. vise à tenir compte des caractéristiques scolaires et sociales des élèves entrés dans le lycée (âge et milieu social d'origine). Toutefois l'âge n'est qu'une mesure indirecte et imparfaite du niveau scolaire. Si l'on introduit dans le calcul, un indice direct du niveau scolaire de départ des élèves (mesuré par les notes obtenues aux épreuves terminales du brevet des collèges), on observe dans l'académie de Bordeaux, sur laquelle porte l'étude, que des établissements censés être comparables du point de vue de la nature de leur public scolarisent en fait des élèves dont le niveau scolaire peut être très différent, ce qui modifie la mesure de la « valeur ajoutée ». De plus, ce biais est systématique et conduit à une sous-évaluation de la valeur ajoutée d'établissements parmi les plus populaires et à une surévaluation de celle de lycées parmi les plus favorisés par leur recrutement social, ce qui conforte encore plus l'image de ceux-ci dans un contexte de marché scolaire.Cette étude a conduit à engager une discussion avec la D.E.P. qui va disposer des résultats détaillés des élèves au brevet et peut donc maintenant travailler à une amélioration de ces indicateurs. Cette discussion fait ressortir que le phénomène était connu et avait été étudié dès l'origine, mais que la publication d'indicateurs, même imparfaits, a eu l'intérêt de faire pièce aux « palmarès » qui assimilent taux de réussite au baccalauréat et performance des établissements.

    décembre 2004
  • Évolution de la concentration de la dépense publique d'éducation en France : 1900-2000 Revue Éducation et formations Stéphane Zuber N° 70

    La concentration de la dépense éducative s'est considérablement réduite au cours du XXe siècle. Dans les générations nées à la fin du XIXe siècle, 1 % des enfants les mieux lotis recevaient au cours de leur scolarité 21 % de la dépense publique d'éducation. Si l'on considère les personnes nées en 1976, ces 1 % les mieux lotis ont reçu 3 % de la dépense générationnelle. L'ampleur de cette diminution est impressionnante au regard de l'évolution de la concentration des salaires, qui a diminué sur la même période mais relativement moins que celle des dépenses d'éducation. Cependant, on peut observer un maintien d'une concentration importante de la dépense dans l'enseignement supérieur. Elle est compensée sur le reste des parcours scolaires par l'effet égalisateur de la scolarité obligatoire, d'autant plus fort que le différentiel de dépense par élève entre le secondaire et le supérieur est faible. Trois phénomènes expliquent en effet la réduction de la concentration de la dépense éducative : l'unification des scolarités primaire et secondaire, l'allongement de la durée des études et la convergence des dépenses entre le primaire, le secondaire et le supérieur.

    décembre 2004
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