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[archive] Allocution de Luc Chatel à l'occasion du séminaire sur la formation des professeurs à la tenue de classe
Discours - Luc Chatel - 27/09/2010

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Luc Chatel présente le dispositif national de formation des enseignants à la prévention de la violence
Communiqué de presse du 27 septembre 2010

"Tenue de classe" : un espace en ligne pour la formation des enseignants
Brève du 26 août 2010

Le programme Collèges et lycées pour l'innovation, l'ambition et la réussite
Des innovations pédagogiques, de vie scolaire et dans les ressources humaines
Le programme Clair

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États généraux de la sécurité à l'École
Lien vers le site des états généraux de la sécurité à l'ecole

 


Présentation, déroulement, vidéos, documents de référence, etc.
Le site des états généraux de la sécurité à l'École

Luc Chatel s'est exprimé à l'occasion du séminaire sur la formation des professeurs à la tenue de classe. Il a présenté le dispositif de formation destiné aux enseignants : DVD et portail de ressources "Tenue de classe, la classe côté professeur", déploiement de modules de formation dans les académies.
Le séminaire s'est tenu à l'École nationale de chimie, physique et biologie (Paris 13e), le lundi 27 septembre 2010.

 

Seul le prononcé fait foi,

Monsieur le recteur de l’académie de Paris,
Monsieur le président du conseil scientifique des États généraux de la sécurité à l’École,
Monsieur le directeur général de l’enseignement scolaire,
Monsieur le directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle,
Madame la directrice générale des ressources humaines,
Mesdames et Messieurs les recteurs,
Mesdames et Messieurs les inspecteurs,
Mesdames et Messieurs,

La réunion de ce matin est inédite par son ambition. En effet, pour la première fois de son histoire, notre ministère va déployer une politique de formation scientifiquement fondée et, surtout, véritablement nationale pour assurer la sécurité à l’École. Vous le savez, cette ambition est directement issue des États généraux de la sécurité à l’École que j’ai organisés en Sorbonne les 7 et 8 avril derniers. Certains d’entre vous le savent car ils étaient présents, mon objectif était alors de rassembler les chercheurs et les praticiens, les professionnels de l’Éducation nationale et les partenaires de l’École pour un exercice inédit de confrontation d’expériences et d’idées sur une question majeure pour le système éducatif comme pour la Nation : la sérénité des apprentissages pour préparer la réussite de chacun de nos élèves.

Pour assurer la sérénité des apprentissages, les séances plénières, les discussions en ateliers et la contribution du conseil scientifique ont révélé la nécessité d’une action multiforme, simultanée et de long terme dans cinq directions principales qui constituent le cadre général de votre action.
Vous allez être les pivots de notre politique de formation en académie et, ce matin, avant de tracer votre feuille de route, je voudrais vous rappeler les étapes qui ont été franchies depuis le mois d’avril dernier pour chacun de ces axes stratégiques.

 

Perfectionnement de nos outils de mesure

Le premier axe est le perfectionnement de nos outils de mesure de la violence et du climat scolaire. L’enquête SIVIS (système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire) nous permet de disposer d’une photographie de la situation d’un point de vue objectif et statistique. Mais, elle était encore insuffisante pour connaître avec précision les phénomènes auxquels nous sommes confrontés. Nous avons amélioré cet outil statistique dès cette rentrée :

  • l’enquête SIVIS intègre désormais de nouveaux indicateurs (intrusions, faits relatifs à l’alcool, incidents survenant dans le cadre des réseaux sociaux, etc.)
  • elle est déclinée à l’échelle départementale et publiée chaque trimestre pour un meilleur pilotage local et national

Achèvement du plan de sécurisation des établissements scolaires

Le deuxième axe est l’achèvement du plan de sécurisation des établissements scolaires. Présenté en septembre 2009 avec Brice Hortefeux, ce plan a été accéléré au début de l’année 2010. Il s’appuie, vous le savez, sur quatre types d’actions :

  • le déploiement des équipes mobiles de sécurité qui sont en place dans toutes les académies depuis le début de l’année 2010 et déjà intervenues à 7 600 reprises. Depuis la rentrée, leur champ d’intervention est renforcé et elles sont désormais spécifiquement formées pour mener des enquêtes de victimation dans les établissements les plus sensibles
  • la formation des 14 000 personnels de direction à la gestion de crise et à l’exercice de l’autorité se déploie sous l’autorité de l’ESEN et l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de justice). Nous aurons achevé d’ici décembre 2010 la formation des personnels de direction prioritaires, dans 184 établissements les plus exposés. Et, grâce à un effort sans précédent, nous aurons formé, d’ici 2012, l’ensemble des personnels de direction de notre pays
  • le partenariat institutionnel avec les forces de police et de gendarmerie a également été renforcé. Tous les établissements disposent désormais d’un correspondant sécurité-école (policiers et gendarmes référents). En outre, j’ai personnellement installé lundi dernier, en compagnie de Brice Hortefeux, le premier des 53 policiers ou gendarmes référents qui tiendront des permanences plusieurs fois par semaine au sein même de l’établissement et qui y mèneront des actions de prévention
  • enfin, la prévention situationnelle (diagnostics de sécurité) est en voie d’achèvement. Au 31 août 2010, le diagnostic de sécurité était réalisé ou en cours de réalisation dans 98 % des 7 936 EPLE (réalisé dans 83 %; en cours de réalisation dans 15 %).

Des sanctions et procédures disciplinaires

Le troisième axe de travail défini à l’issue des États généraux de la sécurité à l’École est la rénovation des sanctions et procédures disciplinaires. Des évolutions réglementaires seront présentées au Conseil supérieur de l’Éducation dans trois jours. Notre ambition est de donner tout leur sens aux sanctions scolaires. Pour cela, je veux d’abord réaffirmer les principes généraux du droit, redonner une dimension éducative à la sanction, mieux responsabiliser les élèves et limiter les exclusions hors de la classe ou de l’établissement afin de leur rendre toute leur solennité.

Lancement d’un programme expérimental baptisé CLAIR

Le quatrième axe est le lancement d’un programme expérimental baptisé CLAIR pour "collège, lycée, ambition, innovation, réussite". Depuis la rentrée, ce programme est en œuvre dans 105 collèges et lycées répartis dans 10 académies avec 3 objectifs principaux :

  • innovation d’abord dans le champ pédagogique pour assurer la réussite scolaire de chaque élève. Le recours à l’expérimentation est encouragé et les équipes ont toute latitude pour atteindre les objectifs qu’elles se fixent
  • innovation aussi dans le champ des ressources humaines pour assurer la cohésion et la stabilité des équipes. Désormais les chefs d’établissement recrutent leurs personnels sur profil et ils bénéficient d’indemnités spécifiques
  • innovation enfin dans le champ de la vie scolaire pour améliorer le climat scolaire. Pour lutter contre les microviolences qui plombent la vie d’un établissement, un préfet des études est désigné pour chaque niveau d’enseignement. Des règles de vie commune sont instaurées. Le recours aux mesures d’utilité collective est encouragé pour ceux qui ne respectent pas ces règles.

Ce programme a été conçu pour proposer des réponses innovantes aux établissements qui concentrent le plus de difficultés. Il sera évalué au terme de cette année expérimentale et il a vocation, si les résultats sont positifs, à se substituer à l’ensemble des dispositifs d’éducation prioritaire qui ont trop longtemps fait primer la zone sur l’établissement et l’élève, les moyens sur les résultats.

Renforcement de la formation des professeurs

Mais, ce qui nous réunit aujourd’hui, c’est le cinquième et dernier axe défini lors des États généraux de la sécurité à l’École : le renforcement de la formation des professeurs. La réforme du recrutement nous permet désormais de nous assurer du haut niveau de connaissances de nos jeunes professeurs. L’enjeu est désormais de donner à ces passionnés qui ont souhaité consacrer leur vie à la transmission des savoirs les instruments pratiques pour communiquer le goût de leurs disciplines à leurs élèves. Et cette formation par la pratique suppose aussi de les aider à faire face à toutes les situations auxquelles ils peuvent être confrontés, d’autant que certains ont du mal à évoquer leurs difficultés, voire leurs souffrances. J’ai souhaité que nous les aidions à incarner et à exercer l’autorité attachée à leur fonction et à leur mission.

Plus qu’un axe, je crois que la question de la formation a été le véritable fil rouge, le leitmotiv des États généraux de la sécurité à l’École. Aujourd’hui, la formation constitue un défi véritablement transversal pour assurer la sérénité des apprentissages. Elle traverse l’ensemble des actions que nous avons engagées et doit fédérer la totalité des acteurs de la sécurité à l’École. C’est dire l’importance que j’accorde à cette réunion et à la mission que je vous confie !

Et, dans ce domaine aussi, les choses sont en mouvement : le 8 avril dernier, j’avais pris l’engagement de définir et de mettre en œuvre une nouvelle politique de formation. Je veux ce matin dresser un point de situation de l’action engagée et vous dire ce que j’attends de vous pour l’année scolaire qui vient de s’ouvrir.

Dans le contexte de la réforme de la formation des maîtres, j’ai souhaité que les professeurs nouvellement recrutés bénéficient dès cette rentrée d’un accompagnement renforcé. Ils ont été accueillis avant leur prise de fonction.
Ils bénéficient d’un accompagnement constant au cours des premières semaines d’enseignement par un professeur confirmé. Ils bénéficient surtout de compléments de formation au plus près de leurs besoins.

Et quel besoin plus fort lorsque l’on débute dans le métier que de savoir comment tenir sa classe ? Quelle attente plus légitime que de demander à être aidé pour prévenir les situations de tensions et savoir réagir lorsqu’elles surviennent ? Quel enjeu plus actuel que d’acquérir l’assurance nécessaire pour exercer son autorité de professeur ?

Ces questions sont fondamentales pour les jeunes professeurs stagiaires que nous venons de recruter. Aussi, j’ai souhaité que le dispositif national d’accompagnement mis en place dans le cadre de la réforme des concours d’enseignement leur apporte toutes les réponses et les ressources nécessaires. Car nous avons le devoir d’être à leurs côtés pour les aider à réussir dans la voie qu’ils ont choisie, souvent par passion.

Le dispositif de formation par la pratique s’appuie donc sur plusieurs types de leviers.

Le DVD "Tenue de classe, la classe côté professeur"

Deux DVD sur la tenue de classe, dans le premier et le second degré, ont été réalisés par le Centre national de documentation pédagogique et viennent d’être distribués à l’ensemble de nos professeurs stagiaires. Ces 27 000 DVD ont été élaborés sur la base d’une expérience menée dans l’académie de Créteil en 2009. À partir de situations réelles commentées par des professeurs et d’autres membres des équipes pédagogiques et éducatives, ces DVD proposent des réponses concrètes aux besoins spécifiques des professeurs stagiaires du premier et du second degré.

Le portail de ressources "Tenue de classe, la classe côté professeur"

Parallèlement un espace de formation et de ressources destiné spécifiquement aux enseignants stagiaires vient d’être mis en ligne par le Centre national de documentation pédagogique (www.cndp.fr/tenue-de-classe) et 25 000 connexions ont été enregistrées en quinze jours.

Fondé sur une série de petits films pratiques, ce portail va guider l’enseignant tout au long de son année de stage. Ce dernier peut, en effet, identifier ses interlocuteurs, comprendre le rôle qu’ils vont jouer dans sa formation, dont les différentes volets sont précisés.

Des ressources en ligne sont également mises à la disposition du jeune professeur pour lui apporter une palette de réponses aux questions qu’il peut se poser : l’organisation et de l’espace et du temps de la classe, la construction d’une séquence d’enseignement, la communication avec les élèves, le respect des règles dans la classe et dans l’établissement. Au total, une dizaine d’heures de séquences vidéo sont proposées et peuvent être consultées individuellement ou collectivement.

Le portail permet enfin d’accéder à d’autres compléments de ressources

  • les modules de formation de l’Université de tous les savoirs (UTLS) animés par le philosophe Yves Michaud, et Sébastien Clerc, un jeune professeur de lycée professionnel. Ces séquences présentent à mes yeux l’intérêt notable de conjuguer une approche théorique et une approche pratique de la question de l’autorité
  • enfin, une plateforme de ressources (neo.inrp.fr) est proposée par l’Institut national de recherche pédagogique (INRP) à partir des travaux de recherche du professeur Luc Ria. Des outils vidéo et des témoignages sont ainsi proposés sur les thèmes de l’entrée en classe et de la mise au travail des élèves

Le déploiement de modules de formation dans les académies

Ces ressources sont, dès à présent, accessibles et constituent autant d’instruments à la disposition des professeurs pour les aider à exercer la mission que la Nation leur a confiée. Mais j’ai souhaité que nous allions plus loin dans la voie tracée en avril dernier et j’ai demandé au conseil scientifique des États généraux, conformément à sa lettre de mission, de nous apporter son expertise dans l’élaboration et la mise en œuvre des préconisations que nous avions alors formulées.

C’est ainsi qu’Éric Debarbieux et son équipe nous ont apporté une contribution tout à fait déterminante dans la rédaction du cahier des charges national de la formation en matière de sécurité. Je veux, dès à présent, saluer la qualité de ce travail et, pour rendre hommage à ses auteurs, je tiens à ce qu’il soit très prochainement publié dans son intégralité.

Premier temps : élaboration d’un cahier des charges de l’offre de formation

Le conseil scientifique nous a en effet indiqué quelles étaient les connaissances et compétences à acquérir pour prévenir la violence en milieu scolaire, mais aussi assurer la discipline dans les lieux scolaires et surtout améliorer le climat scolaire, condition préalable de toute prévention efficace.

Ainsi, le cahier des charges rédigé grâce au soutien du conseil scientifique s’articule autour de cinq thématiques que je tiens à citer brièvement.

  • Les connaissances fondamentales : définitions, mesures, causes et conséquences de la violence ; les modes de prévention et la gestion des émotions.
  • La gestion de classe : fonctionnement de la classe, direction de la classe et interactions sociales.
  • Le travail en groupes et en équipe : communication, techniques de groupe et techniques éducatives et collaboratives.
  • Les partenariats : avec les parents, avec la police et les services sociaux.
  • La gestion de crise dans la classe : phases du processus de crise, techniques d’apaisement, l’aide en situation de crise, l’après-crise.
Deuxième temps : constitution d’un réseau de formateurs et de référents académiques

La deuxième étape est franchie aujourd’hui avec vous, grâce à la création d’un véritable réseau national de formateurs et de référents chargés spécifiquement d’animer la formation des jeunes professeurs à la prévention de la violence. Car l’enjeu est bien de renforcer et d’élargir les formations de formateurs pour créer un groupe spécifique et soudé d’une soixantaine de personnes (deux par académies) partageant des références théoriques et des expériences communes. Des formateurs partageant surtout une mission commune : étendre la formation de nos personnels à la sécurité sur l’ensemble du territoire national, en relation constante avec le ministère.

Professeurs des écoles, de collèges ou de lycées, professeurs documentalistes, CPE, directeurs d’école ou chefs d’établissement, vous êtes tous des spécialistes de la formation en matière de prévention de la violence. C’est pour cette expérience et cette expertise que vous avez été choisis et que vous allez devenir les piliers du réseau que je mets en place. Pour cela, vous allez recevoir une formation spécifique, une formation qui doit s’inscrire dans la durée afin de produire tous ses effets. Une formation qui doit aussi se nourrir des acquis de la recherche, en France, comme à l’étranger. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu qu’Éric Debarbieux soit avec nous ce matin.

Le troisième temps du déploiement de ce plan de formation est, en effet, votre propre formation qui débute aujourd’hui

Cette première formation de formateurs, coordonnée par Éric Debarbieux, débute cet après-midi même avec la présentation de deux premières étapes de la session de formation.

  • Le premier module portera sur la compréhension des pratiques violentes afin d’avoir les clés pour mieux agir. Il vous sera présenté par Grégory Michel, professeur à l’université de à Bordeaux.
  • Le second module portera sur la gestion de classe afin d’identifier les pratiques qui garantissent le respect de chacun. Il vous sera présenté par Claire Beaumont, professeure agrégée à la faculté des sciences de l'éducation, de l’université Laval à Québec.

Cette formation de haut niveau se poursuivra durant la semaine du 11 au 15 octobre prochains. Vous pourrez alors bénéficier de l’éclairage des autres membres du conseil scientifique que je tiens une nouvelle fois à remercier pour leur engagement et leur fidélité à la cause que nous portons ensemble.

Le quatrième temps sera le déploiement opérationnel des principes et des techniques que vous aurez acquis ici.

Je compte sur vous pour accompagner dès à présent tous ceux qui ont besoin de votre soutien. Je pense en priorité aux enseignants stagiaires, mais je pense aussi aux équipes des établissements les plus sensibles, et, en particulier, ceux qui viennent d’intégrer le programme CLAIR.
Je vous demande d’aller dans ces collèges et ces lycées, pour proposer et réaliser des formations d’équipes sur mesure, adaptées au contexte singulier de chaque établissement.

Dans les prochains jours, j’adresserai aux recteurs d’académie des instructions précises pour que le plan de formation national conçu avec le conseil scientifique des États généraux de la sécurité à l’École soit déployé dans chacun des territoires éducatifs de la République. Je leur demanderai spécifiquement que les professeurs stagiaires bénéficient d’au moins trois journées de formation à la prévention de la violence avant la fin de l’année scolaire.

Mais vous le savez, je souhaite aussi travailler avec le ministère de l’Enseignement supérieur à la mise en place de modules dans le parcours universitaire des étudiants qui se destinent au métier de professeur. Je tiens donc tout particulièrement à remercier le directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, et j’ai le plaisir de vous annoncer que cinq universités pilotes sont dès à présent pressenties pour s’engager dans cette voie dès le premier semestre de l’année universitaire 2010-2011. À terme, je souhaite que cette expérience soit généralisée et que la formation à la prévention de la violence devienne un pré-requis pour accéder à la fonction de professeur.

Mesdames et Messieurs,

Vous l’avez compris, la tâche qui vous attend est immense, mais elle est exaltante. Nous n’avons pas le droit à l’échec car la sécurité à l’École et la sérénité dans les classes sont les premières préoccupations de nos concitoyens qui nous confient ce qu’ils ont de plus chers : leurs enfants.

Votre mission est désormais de mettre en œuvre le plan national de formation  que nous avons conçu avec Éric Debarbieux et le conseil scientifique pour prévenir la violence dans chaque école, chaque collège, chaque lycée.

Construire, étendre, généraliser, professionnaliser la formation des jeunes enseignants, voilà votre feuille de route pour les semaines et les mois à venir. Voilà la mission que je vous confie ce matin.

Ne vous méprenez pas sur la signification de votre rôle. L’enjeu est national : il s’agit bien de faire reculer la violence, toutes les formes de violences qui dégradent et qui minent le quotidien de nos établissements scolaires : les microviolences, les incivilités, les dégradations, mais aussi les discriminations, l’insécurité, les agressions.

Notre ambition est à la hauteur de l’enjeu : garantir la sérénité des apprentissages pour assurer la réussite de chacun de nos élèves. Nos concitoyens attendent beaucoup de vous. J’attends beaucoup de vous et je serai à vos côtés pour vous épauler dans la mission que je vous confie.

Je vous remercie.

Mise à jour : octobre 2010

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