Toute l'actualité

[archive] Allocution à l'occasion de la signature de convention avec Schneider et le ministre haïtien de l'Éducation
Discours - Luc Chatel - 01/07/2010

Partager cet article
  • Envoyer à un ami

Luc Chatel s'est exprimé à l'occasion de la signature de convention avec l'entreprise Schneider Electric et le ministre haïtien de l'Éducation, le jeudi 1er juillet 2010. Suite au séisme qui a touché l'ïle d'Haïti le 12 janvier 2010, le ministère de l'Éducation nationale contribue à la reconstruction du pays dans le domaine éducatif. Aujourd'hui, un partenariat école-entreprise a été inauguré afin de soutenir l'effort de reconstruction de la formation professionnelle en Haïti. La convention prévoit la création et l'accompagnement de trois centres de formation aux métiers du bois, de l'électricté et du BTP.

 

 

Seul le prononcé fait foi

 

Monsieur le Ministre de l’Éducation, (Joël Desrosiers Jean-Pierre)
Messieurs les Présidents, (Jean-Pascal Tricoire, Président du Directoire de Schneider Electric ; Frédéric Naquet, Président de l’ONG Aide et Action)
Monsieur le Recteur, (Jacky Lumarque, recteur de l’université Quiqueya)
Monsieur le Recteur de Gaudemar,
Madame la Vice-Présidente (Simone Bonnafous, Vice-présidente de la Conférence des présidents d’université)
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Après le séisme qui a touché votre île le 12 janvier, après ce drame qui, pour reprendre les mots du Président de la République Nicolas Sarkozy, a "endeuillé l’humanité tout entière", la France a été parmi les premiers pays à s’engager pour Haïti.

Parce qu’au-delà de l’évidente et nécessaire réaction humanitaire pour aider un pays en détresse, nous avons une responsabilité historique et morale vis-à-vis d’Haïti :

  • nous n’oublions pas le lien fort, multiséculaire, qu’ont noué nos deux pays
  • nous n’oublions pas que c’est Haïti qui, en 1945, à la conférence de San Francisco, a imposé le français à l'ONU comme deuxième langue de travail
  • nous n’oublions pas avec quelle énergie, avec quelle fidélité vous soutenez toujours la langue et la culture françaises dans la région.

Pour la reconstruction d’Haïti, nous avons décidé d’apporter une contribution forte, globale et inscrite dans la durée. Sur deux ans, 326 millions d’euros sont débloqués. Cette contribution, nous l’avons voulue cohérente et coordonnée : c’est ce qui a motivé la création de la mission interministérielle pour la reconstruction de Haïti, à la disposition de laquelle nous avons mis un cadre supérieur de notre ministère.

Car l’Éducation nationale s’est fortement engagée dans cette reconstruction :

  • dès les premiers mois qui ont suivi le séisme, nous avons voulu répondre à la situation d’urgence éducative en envoyant des volontaires du service civique pour aider à la rescolarisation des enfants
  • sous votre direction, notre institut universitaire chargé de l’enseignement spécial et de l’intégration scolaire a mené des missions d’observation, afin de réfléchir à un enseignement adapté aux besoins éducatifs spéciaux et de répondre à la difficile question de la scolarisation des enfants handicapés, dont le nombre a malheureusement augmenté de façon dramatique après le séisme.

Mais, comme l’a dit le Président de la République, "c'est d'abord aux Haïtiens de définir un véritable projet national et ensuite de le conduire". C’est ce respect de votre autonomie, c’est cette logique d’accompagnement, pour répondre en permanence aux besoins de votre population, qui a guidé les autres actions que nous avons menées à vos côtés :

  • dans le développement des centres de formation des maîtres de l’enseignement fondamental, pour lequel nous mettrons à disposition deux maîtres-formateurs dès la rentrée prochaine ;
  • dans la création, enfin, d’un vaste système d’enseignement numérique et à distance, qui permettra le transfert de ressources et le développement de la coopération entre de nombreuses écoles haïtiennes et françaises.

Je remercie d’ailleurs toutes les instances, toutes les organisations qui sont venues travailler avec nous sur ces projets : l’Université numérique francophone mondiale, le Centre national d’études spatiales, le Conservatoire national des arts et métiers et l’Agence universitaire francophone. Cette synergie des initiatives, des talents, des énergies, portera, j’en suis sûr, ses fruits.

Dans le prolongement de ces actions, nous inaugurons aujourd’hui un partenariat école-entreprise, afin de soutenir plus efficacement l’effort de reconstruction de la formation professionnelle dans votre pays.
Je remercie l’entreprise Schneider Electric, qui est à l’origine de cette initiative. Monsieur le Président, en la matière, votre entreprise et mon ministère n’en sont pas à leur premier coup d’essai :

  • votre entreprise a acquis une grande expérience dans la formation professionnelle en Amérique latine et en Asie, dans les filières de l'électricité et des automatismes
  • le ministère de l’Éducation nationale a lui aussi désormais une grande expérience dans le soutien à la formation professionnelle dans les pays étrangers :
    - grâce à de multiples partenariats avec des entreprises qui proposent leur plateforme logistique, nous avons depuis dix ans aidé au développement de nombreux centres de formation aux métiers techniques en apportant notre expertise pédagogique ;
    - notre action se déploie d’ores et déjà dans neuf pays et va prochainement s’étendre encore, notamment en Russie, en Afrique du Sud, en Argentine et en Arabie Saoudite.
    Avec ce projet qui nous unit aujourd’hui – et  qui honore particulièrement votre entreprise, Monsieur le Président –, nous allons poursuivre notre soutien à la reconstruction d’Haïti en aidant ce pays à se munir de ses propres forces.

Grâce à ce partenariat, en effet, nous pourrons créer et accompagner trois centres de formation aux métiers du bois, de l’électricité et du BTP :

  • ces centres seront dotés en matériel pédagogique par les fondations
  • nous apporterons de notre côté notre expertise en mettant à disposition 3 enseignants du dispositif Jules Verne

Je remercie d’ailleurs à cette occasion le recteur de Gaudemar, qui s’est beaucoup investi dans la préparation du projet et les membres de l’ONG Aide et Action, qui nous apporteront tout leur savoir-faire dans cette belle initiative.

Les personnes qui sortiront formées de ces centres pourront ainsi se consacrer pleinement à la reconstruction de leur pays, en lui apportant toutes leurs compétences acquises et en intervenant par elles-mêmes au plus près du terrain et des attentes.
C’est là notre principal objectif dans ce partenariat : donner les moyens aux Haïtiens d’être autonomes, de travailler de leur propre initiative sur les projets qu’ils auront décidés.
Parce que, si le peuple haïtien a profondément souffert, il est aujourd’hui debout et entend construire son propre avenir.
La France est fière d'avoir toujours entretenu une relation particulière avec Haïti. Je peux vous assurer, monsieur le Ministre, qu'elle sera toujours à votre côté.

Je vous remercie.

Mise à jour : juillet 2010

Partager cet article
  • Envoyer à un ami
  • Imprimer
  • Agrandir / réduire la police

C'est pratique

Handicap, tous concernés

Le handicap


calendrier
 
 
     





DISPOSITIF VIGIPIRATE

Consignes de sécurité

Nous suivre

Facebook Twitter LinkedIn Snapchat Youtube lettres d'information

Nous contacter



picto accessibilité sourds et malentendants