Évaluation et statistiques

[archive] Les filières scientifiques et l'emploi
Les dossiers évaluations et statistiques - Jean-François Giret et Stéphanie Moullet, CEREQCatherine Béduwé (coordinatrice) et Bernard Fourcade, LIRHE - N°177 - septembre 2006

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Cette étude a été réalisée par le LIRHE (laboratoire de l'université Toulouse 1) et le CEREQ à la demande de la D.E.P.P.
Il existe en effet un débat récurrent sur la crise des sciences et sur la désaffection des étudiants pour les formations scientifiques, phénomène commun à la plupart des pays de l'O.C.D.E. Est-ce par manque d'information sur les métiers scientifiques ou lié à leur mauvaise image ? Il est donc nécessaire d'apporter dans le débat des éléments d'observation récents. C'est ce que fait ce dossier.

La première partie de cette étude pose une distinction importante entre « sciences fondamentales » et « sciences appliquées ». Elle fait ensuite le bilan de l'évolution des effectifs dans les différentes filières scientifiques. C'est dans les premiers cycles des sciences fondamentales que se manifeste la « désaffection ». C'est beaucoup moins net dans les autres filières et dans les autres cycles. L'étude de l'insertion permet ensuite de connaître les débouchés et les véritables emplois cibles. Elle propose deux approches des métiers scientifiques : l'une normative qui définit a priori  la liste des métiers scientifiques, l'autre statistique tenant compte de la réalité des recrutements observés.

À partir de l'analyse de l'insertion des jeunes scientifiques et du rendement des études scientifiques, on trouve alors plusieurs constats inquiétants :
- l'insertion des scientifiques est très sensible à la conjoncture. Lorsque celle-ci est mauvaise, les étudiants de deuxième cycle en sciences ont un taux de chômage supérieur à ceux de droit-sciences économiques et même supérieur à ceux de lettres-sciences humaines et sociales ;
- le coeur de métiers de l'emploi scientifique (recherche, enseignement) n'est plus accessible qu'aux docteurs et aux lauréats des concours d'enseignement passés par les IUFM qui accèdent à ce type de métiers.

Pour les bac + 5 aujourd'hui, la relation formation-emploi est plus floue et ce sont plutôt des métiers « technologiques » qui sont occupés par les diplômés de D.E.S.S. ou de D.E.A.
En deçà de bac + 5, les diplômés en sciences occupent dans une forte proportion des emplois non scientifiques.

Enfin, il apparaît un avantage salarial net en faveur des diplômés en sciences appliquées qui bénéficient des préférences des employeurs. Quelques pistes de réflexion se dégagent. Pour lutter contre la désaffection pour les sciences fondamentales, il est nécessaire de redynamiser l'emploi scientifique lui-même et, en particulier, le coeur de cet emploi : la recherche et l'enseignement.

Les formations en sciences fondamentales doivent demeurer des formations d'excellence assurant le renouvellement des enseignants et des chercheurs. Les sciences appliquées qui facilitent l'insertion vers les emplois technologiques doivent continuer à se développer. Assurer de bonnes perspectives d'insertion nécessite une amélioration de l'orientation tout au long des cursus et le développement des passerelles entre sciences fondamentales et sciences appliquées. Ce sont incontestablement des défis à relever en France mais également en Europe.

Les filières scientifiques et l'emploi télécharger (1.39 Mo, pdf)[archive]

Mise à jour : mai 2007

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