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10 mesures pour relancer l’utilisation des technologies de l’information et de la communication à l’école
Dossier de presse 13/05/2003


10 mesures pour relancer l'utilisation des technologies de l'information et de la communication à l'école


Le Ministère de la Jeunesse, de l'Education Nationale et de la Recherche s'engage pour le développement de l'usage éducatif des technologies de l'information et de la communication.

Après plusieurs phases successives d'expérimentation, il faut désormais se diriger vers une généralisation de l'utilisation des technologies innovantes, répondant aux attentes des enseignants, des élèves et des parents. Cette nouvelle étape répond à trois mots d'ordre :équiper, organiser et former et se décline en 10 mesures.

I - Apporter aux utilisateurs scolaires des matériels informatiques, une assistance et des services qui facilitent l'utilisation des technologies.

La décentralisationL'informatisation des établissements scolaires est aux frontières des compétences de l'Etat et des collectivités territoriales. La coopération dans ce domaine doit être renforcée et mieux organisée.

La future loi de décentralisation créera un Conseil territorial de l'éducation qui sera le lieu d'un dialogue à haut niveau entre l'Etat et les représentants des collectivités territoriales.

Cette même loi facilitera la constitution de partenariats entre les académies et les collectivités territoriales, notamment pour faire aboutir des actions communes dans le domaine des nouvelles technologies.

Les équipementsL'équipement est, avant tout, l'affaire des collectivités territoriales. Des efforts considérables ont été accomplis ces dernières années.

Cependant il faut poursuivre cette dynamique afin d'atteindre l'objectif d'un ordinateur pour 3 élèves, fixé par le plan RESO 2007 présenté par le Premier Ministre. Le Ministère s'inscrit dans cette démarche et renforce le dispositif par des mesures nouvelles concernant les premières installations des écoles et les enfants handicapés ou malades.

Mesure n°1 : L'effort est à porter, en priorité, sur les écoles primaires qui sont peu équipées

3 millions d'euros sont engagés dès cette année pour améliorer l'équipement et la diffusion des nouvelles technologies dans les écoles primaires. Ce budget sert avant tout à aider les communes qui ont peu de moyens financiers.

Mesure n°2 : Prêt de matériel informatique aux enfants malades ou handicapés pour garder un lien numérique avec la classe, etc.

Nous souhaitons, en lien avec les collectivités territoriales, favoriser l'équipement des dispositifs départementaux d'assistance pédagogique et des centres scolaires hospitaliers. Ces centres bénéficieront des mêmes conditions d'équipement, de maintenance et d'assistance que nos établissements scolaires traditionnels et seront connectés grâce aux Espaces Numériques de Travail.

Point de situation des équipements informatiques dans le scolaire - avril 2003

Nombre d'élèves par ordinateur

Taux d'accès Internet

2000

2003

2000

2003

Maternelles

25

25

14 %

Cf. tableau ci-après

Primaires

25

20

40 %

Collèges

14

12

90 %

100

Lycées

6,4

6

98 %

100

Lycées professionnels

5,1

4

94 %

100



Taux d'accès Internet des écoles maternelles et primaires fin 2002

Nombre de départements

Taux de connexion des écoles

12

0 à 25%

33

26% à 50%

31

51% à 75%

20

76% à 100%

7

100%

Moyenne générale : 50 %

La maintenance

Pour que les matériels soient réellement utilisés, il faut qu'ils soient entretenus et que les enseignants puissent être assistés s'ils rencontrent des difficultés.

Mesure n°3 : Mettre en place des dispositifs d'assistance au service des utilisateurs scolaires.

1 million d'euros seront consacrés à créer des centres d'appels et de support académiques. Grâce aux technologies, ils pourront résoudre les problèmes à distance.

L'Assistance aux utilisateurs

L'objectif :
l'assistance, doit apporter des réponses aux difficultés rencontrées dans les usages des TIC, quelle qu'en soit l'origine : matériels et réseaux, logiciels et services multimédias, usages….

Le projet:
Il concourt au plan RE/SO 2007 dont l'un des axes est de former tous les Français à l'usage des TIC. Dans un souci d'efficacité, les ressources nécessaires, en particulier les ressources humaines, doivent être mutualisées, tout en laissant au plan local ce qu'il est indispensable d'effectuer à ce niveau.
Les services d'assistance technique et fonctionnelle pourront être externalisés auprès d'entreprises spécialisées dans ce domaine. Ce type d'organisation répond à la forte évolution des technologies et des usages. Cette externalisation peut s'appliquer à plusieurs des services constitutifs des dispositifs d'assistance et notamment aux plates-formes d'accueil et de premier niveau d'assistance.Le calendrier :
Après une phase d'expérimentation sur 4 académies en 2000, le but est maintenant de généraliser ces projets. D'ici la fin de l'année plus de 20 académies seront engagées dans un projet structuré d'assistance aux utilisateurs, avec un début de mise en œuvre effective pour une quinzaine d'entre elles.
Un chantier de fiabilisation des infrastructures réseaux, des serveurs, des postes de travail, des applications et services mis à la disposition des utilisateurs doit être mené parallèlement en lien avec les collectivités locales.

Les espaces numériques de travail

Le matériel n'est rien sans des services adaptés.

Mesure n°4 : La création de plates formes de travail collaboratives organisées pour les enseignants et les élèves. Dénommées « Espace Numérique de travail », elles permettent la communication à des fins pédagogiques et l'information des élèves, des enseignants et des parents.
Un million d'euros seront consacrés cette année, avec l'appui financier de la Caisse des Dépôts et Consignations, pour développer ces espaces numériques de travail. Chaque élève, enseignant et parent devra pouvoir, d'ici 2007, accéder à son espace personnel d'information et de travail.

l'Espace Numérique de Travail
Grâce aux nouvelles technologies, chaque élève, chaque enseignant et chaque parent doit pouvoir accéder plus facilement aux informations sur la vie scolaire. A partir d'une connexion sur Internet, les élèves pourront accéder à leurs cartables sur le web - avec leur agenda, leur cahier de texte, leur manuel scolaire électronique -, les enseignants pourront consulter les dossiers individuels des élèves, créer des groupes de travail par niveaux, les parents suivront mieux la scolarité de leur enfant - en ayant accès au carnet de notes et au carnet de correspondance.


II - la diffusion des contenus numériques et des usages pédagogiques

les contenus numériques : Les contenus sont éparpillés et paradoxalement trop peu d'entre eux sont réellement adaptés aux usages pédagogiques.

Mesure n°5 : Créer en ligne un « Espace Numérique des Savoirs » avec les éditeurs publics et privés.

1.5 million d'euros seront consacré en 2003 pour ouvrir l'accès des établissements scolaires à l'Espace Numérique des Savoirs.

L'Espace Numérique des Savoirs

L'objectif : Mettre à disposition des enseignants, des élèves et des étudiants, au sein de leur établissement, un socle commun de contenus numériques libres de droits pour une utilisation à des fins pédagogiques.

Le projet : - élaboration d'une offre riche et variée, en partenariat avec des éditeurs publics et privés : encyclopédies, dictionnaires, presse, audiovisuels, données littéraires, artistiques, statistiques, économiques, scientifiques, patrimoniales et autres, exploitant au mieux les technologies du multimédia ; - construction d'un portail d'accès sécurisé vers les ressources sélectionnées dont l'ergonomie simplifie au maximum l'utilisation pour l'usager.

Le calendrier :
- une première phase d'expérimentation, menée jusqu'à la fin de l'année scolaire 2003-2004, sur un panel composé de 1500 établissements (530 écoles, 370 lycées d'enseignement général, 300 lycées d'enseignement professionnel, 170 centres de documentation pédagogique du réseau du Scéren et les 130 antennes IUFM) ;
- une seconde phase de généralisation, tirant partie des résultats de l'étude pour le choix du modèle économique, les choix éditoriaux, les choix techniques sera mise en œuvre à partir de l'année scolaire 2004/2005.

Mesure n°6 : La création d'un pôle national des contenus numériques pour l'enseignement scolaire au Centre National de Documentation Pédagogique.

Dès octobre 2003, il sera le maître d'oeuvre du ministère pour développer les coproductions public/privé et fournir aux enseignants des produits multimédia de qualité.. Il orientera également les enseignants dans leurs recherches de produits multimédia ou de sites Internet éducatifs.

les usages pédagogiques

Il faut organiser le bon usage des matériels et des contenus en mettant en place les conditions d'un travail collaboratif.

Mesure n°7 : La création au sein du CNDP d'une agence pour la promotion des usages éducatifs et du travail collaboratif...

Elle aura pour mission d'identifier et de faire partager les usages intéressants aussi bien pour les enseignants que les parents

Notre objectif est de créer un réseau équivalent à celui de nos amis Québécois avec le Réseau Education Québec qui mobilise l'ensemble des acteurs de la communauté éducative.


III - Former à l'usage des ordinateurs et de l'Internet

L'élève

A l'école, l'élève doit se familiariser avec l'environnement informatique et Internet, au collège, il doit apprendre à maîtriser ces outils, au lycée, il doit s'en servir au quotidien dans son travail. Nous souhaitons renforcer le contrôle des connaissances et les conditions de sécurité.

Mesure n°8 : Une validation des compétences relatives à l'usage des TIC est aujourd'hui obligatoire à l'école élémentaire, où existe le Brevet Informatique et Internet.

Dès l'année scolaire 2003/2004, la validation des compétences du B2i niveau 2 devra être mise en oeuvre pour tous les élèves du collège avec pour objectif de valider l'ensemble de ces compétences en classe de troisième.

Le Brevet Informatique et Internet de niveau 2 (B2i)
Il suppose une maîtrise des outils et l'acquisition d'un sens critique vis à vis des technologies.

Les domaines de compétences validés portent notamment sur les points suivants :
- Organiser des traitements numériques à l'aide d'un tableur
- Organiser des documents complexes
- S'informer et se documenter en utilisant un navigateur et un moteur de recherche
- Organiser son espace de travail en sachant gérer ses fichiers et dossiers
- Communiquer au moyen de messageries
- Percevoir les limites relatives à l'utilisation d'Internet

Mesure n°9 : Vigilance et traitement avec rigueur des questions de sécurité, notamment par la création d'un réseau de correspondants académiques.

Nous créons, avec l'aide du ministère de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, une cellule nationale chargée d'inscrire dans des listes noires les sites identifiés comme illicites. Ces listes seront envoyées aux académies et intégrées systématiquement aux systèmes de filtrage des établissements scolaires.

L'enseignant


En IUFM, l'enseignant doit avoir la possibilité d'un apprentissage en profondeur.

Mesure n° 10 : Pour la rentrée 2004, nous mettrons en place un certificat Informatique et Internet optionnel qui sera intégré à la 2e année d'IUFM.
Il devra former les enseignants à une connaissance générale de l'outil informatique mais aussi les aider à mieux l'utiliser dans leur discipline

Enfin, pendant toute sa vie professionnelle, l'enseignant doit avoir la possibilité de compléter sa formation. A cette fin, une concertation générale entre le secteur public et le secteur privé sera lancée afin de d'élargir significativement les offres de formation continue.

Communication en Conseil des Ministres du 14 mai 2003 sur les technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement scolaire

Le Gouvernement a fait du développement de la société de l'information un enjeu prioritaire pour la France. Plus d'un Français sur deux utilise quotidiennement l'informatique dans son activité professionnelle. Plus de 10 millions de nos concitoyens ont recours régulièrement à l'Internet comme outil d'information et d'échange. La France s'engage résolument dans le raccordement en haut débit des administrations, des hôpitaux, des écoles, des entreprises et des familles.

La construction et la consolidation de notre société de l'information concernent au premier chef l'école. C'est là que l'élève doit se former aux outils informatiques qui lui seront nécessaires dans sa vie professionnelle future. C'est là également qu'il importe de lutter avec efficacité contre la fracture numérique en proposant un accès au savoir pour tous.

Malgré des efforts importants engagés avec les collectivités territoriales pour l'informatisation des établissements scolaires, les nouvelles technologies restent inégalement employées par les élèves et les enseignants. Près de deux tiers des enseignants n'utilisent pas les outils informatiques dans leurs pratiques pédagogiques avec les élèves. 80% des jeunes pensent que l'école est en décalage par rapport à leur utilisation quotidienne des ordinateurs et de l'Internet. Les initiatives locales foisonnent, sous l'impulsion d'équipes éducatives motivées, mais se développent de manière peu structurée, faute d'un pilotage d'ensemble.

Il est donc aujourd'hui nécessaire de concentrer l'action du ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche autour de deux objectifs fondamentaux : d'une part, permettre à tous les élèves, tous les enseignants et tous les parents de bénéficier des apports des technologies innovantes dans le domaine éducatif ; d'autre part, contribuer, au travers de l'École, à la construction de la « République numérique ».

Pour y parvenir, il convient de faire porter nos efforts dans les trois domaines suivants :

Un plan d'ensemble cohérent pour l'équipement, la maintenance et l'utilisation des matériels informatiques, en coopération avec les collectivités territoriales
En parallèle à la poursuite de l'effort d'équipement, il faut franchir une étape qualitative en améliorant la disponibilité et la simplicité d'utilisation des outils informatiques, et en offrant de nouveaux services à l'ensemble de la communauté éducative.

La mise en place d'un pôle national des contenus numériques et des usages pédagogiques pour l'enseignement
L'utilisation des technologies de l'information et de la communication doit servir la réussite scolaire grâce à une nouvelle politique centrée, d'une part, sur la qualité et la cohérence de supports pédagogiques numériques et, d'autre part, sur la mise en commun des pratiques des enseignants sur les réseaux.

Pour une éducation à l'usage des ordinateurs et de l'Internet
Notre action portera sur la sécurisation des utilisations de l'Internet en milieu scolaire, sur la formation de l'élève et de l'enseignant et sur l'éducation à un usage critique des technologies de l'information et de la communication.

I - un plan d'ensemble cohérent pour l'équipement, la maintenance et l'utilisation des matériels informatiques, en coopération avec les collectivités territoriales :

La mise en place des outils informatiques doit être homogène et concertée avec les collectivités locales.

L'équipement des établissements scolaires reste la première condition d'un accès équitable aux technologies innovantes. L'Etat et les collectivités territoriales sont aujourd'hui très engagés pour fournir des ordinateurs récents, les mettre en réseau et développer les connexions à l'Internet. Pourtant, ces équipements sont encore en nombre insuffisant. La présence d'un ordinateur pour 22 élèves, en moyenne, dans les établissements scolaires reste trop faible pour permettre un usage régulier par tous.

Comme l'a précisé le Premier ministre dans le plan RESO 2007, nous souhaitons atteindre le ratio d'un ordinateur pour 3 élèves dans les collèges et les lycées et d'un ordinateur pour 10 élèves dans les écoles maternelles et primaires. Parallèlement, l'ensemble des établissements scolaires devront être raccordés à l'Internet, dont au moins 50% en haut débit. Chaque année, un bilan de l'équipement des établissements sera réalisé, en liaison avec les collectivités territoriales.

Les efforts doivent porter, en priorité, sur les écoles primaires qui ne sont que 40% à être dotées de matériels informatiques et moins de 30% connectées à l'Internet. En milieu rural, la constitution de réseaux d'écoles, s'appuyant sur des structures intercommunales, sera un levier puissant pour développer la politique d'équipement.

L'installation dans les établissements scolaires de matériels informatiques doit s'appuyer sur la mise en place de dispositifs d'assistance et de maintenance performants. Ce chantier est une priorité du ministère de l'Education nationale. Plus d'un million d'euros seront consacrés, dès cette année, à la mise en place de centres académiques d'appels et de support. Grâce à la télé-maintenance et à l'intervention d'équipes de proximité, l'ensemble des établissements scolaires seront rattachés à un centre d'assistance capable d'intervenir dans les plus brefs délais.

La politique d'équipement informatique des établissements scolaires se situe à la frontière des compétences de l'Etat et des collectivités territoriales. Pour assurer sa mise en œuvre de façon cohérente, elle doit faire l'objet d'un dialogue entre le ministère et les représentants des communes, des départements et des régions. Le Conseil territorial de l'éducation, qui sera mis en place par la future loi de décentralisation, sera, au plan national, le lieu privilégié de cette concertation. Au plan local, les dispositions législatives nouvelles permettront d'organiser de manière plus étroite la collaboration entre les académies et les collectivités territoriales.


b) Tous les membres de la communauté éducative bénéficieront d'un véritable Espace numérique de travail :

Les enseignants doivent être mis en confiance avec les technologies innovantes. Il faut désormais dépasser le stade des « expérimentations-vitrines » pour s'engager vers la mise en œuvre de solutions éprouvées, ergonomiques et pérennes. Pour cela, le dialogue avec les professionnels qui peuvent apporter leur expertise et leur savoir-faire sera renforcé.

Cette politique de partenariat public/privé permettra de proposer des services à valeur ajoutée aux élèves, aux enseignants et aux parents. Le ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche s'engage dès maintenant en ce sens, avec l'appui financier de la Caisse des Dépôts et Consignations, afin de développer des Espaces numériques de travail. L'objectif est de permettre à chaque élève, chaque enseignant et chaque parent d'accéder plus facilement aux informations qui lui seront nécessaires.

A partir d'une connexion personnalisée et sécurisée à l'Internet, les élèves pourront consulter leurs agendas, leurs cahiers de texte, leurs exercices ; les enseignants pourront accéder aux dossiers individuels des élèves, créer des groupes de travail par niveaux, suivre leurs dossiers de carrière ; les parents auront la possibilité de mieux suivre la scolarité de leur enfant et d'échanger des informations avec l'établissement.

Un million d'euros sera consacré dès cette année à la mise en œuvre de ces Espaces numériques de travail. D'ici 2007, chaque élève, chaque enseignant et chaque famille disposera d'un accès personnel à son espace d'information et de travail, conformément aux objectifs du plan RESO.

c) Des outils pour tous, au service de tous, quel que soit le lieu d'apprentissage de l'élève

Dans le cas des élèves en difficultés d'apprentissage, le soutien scolaire multimédia - si celui-ci est encadré par des enseignants - peut apporter un appui intéressant. Les parents les moins favorisés sont mal armés pour aider leurs enfants en fragilité scolaire. Les nouvelles technologies peuvent apporter une réponse à leurs attentes.

De nombreuses collectivités locales expérimentent des systèmes de soutien scolaire en ligne. Des efforts seront faits, en liaison avec le Centre National d'Enseignement à Distance, pour travailler en amont avec les éditeurs privés et mettre à disposition des services de qualité, conformes aux programmes scolaires et répondant aux objectifs de suivi individualisé de l'élève.

L'insertion des handicapés est une priorité de la Nation comme l'a rappelé le Président de la République. L'ensemble des services en ligne proposés par l'Education nationale seront conçus pour offrir une accessibilité adaptée aux handicapés. En ce qui concerne les enfants malades et/ou handicapés, les technologies de l'information et de la communication ouvrent une nouvelle voie pour maintenir la continuité scolaire.

S'agissant des élèves hospitalisés, plusieurs académies proposent le prêt d'ordinateurs portables aux enfants éloignés de l'établissement scolaire. Des centres hospitaliers créent des espaces d'animation multimédia. Avec un système d'accès à distance, les jeunes malades et/ou handicapés ont ainsi la possibilité de consulter les cours, de correspondre et d'échanger avec les enseignants et les élèves de la classe.

Nous souhaitons généraliser ces expériences en lien avec les collectivités territoriales, le milieu hospitalier et associatif, pour que chaque enfant malade et/ou handicapé puisse poursuivre sereinement sa scolarité. Un effort particulier sera fait pour équiper en ordinateurs portables les dispositifs départementaux d'assistance pédagogique ainsi que les centres scolaires hospitaliers. Ceux-ci bénéficieront désormais des mêmes conditions d'assistance et de maintenance que les établissements scolaires et pourront bénéficier des accès aux Espaces numériques de travail développés.


II - La mise en place d'un pôle national des contenus numériques et des usages pédagogiques :

Tous les enseignants doivent avoir en main des outils efficaces et adaptés à leur discipline, qui les aident dans leur pédagogie. Là encore, il faut sortir d'une politique d'initiatives ponctuelles et d'expérimentations au coup par coup, pour entrer dans une phase de généralisation où nous devrons mieux organiser la demande et mieux canaliser l'offre.

a) Un pôle national des contenus numériques pour l'enseignement scolaire

Pour structurer notre politique et rationaliser l'action du ministère dans ce domaine, un pôle national des contenus numériques pour l'enseignement scolaire sera mis en place, dès octobre 2003, au sein du Centre national de documentation pédagogique (CNDP).

Ce pôle sera chargé de mettre en œuvre la politique des contenus numériques scolaires définie par le ministère de l'Education nationale. Il accueillera, à terme, la gestion des dispositifs de soutien à la production et à la diffusion, s'attachera à faire croître les coproductions public/privé et la diffusion des produits et des services numériques auprès des établissements scolaires.

Il travaillera également à développer l'Espace numérique des savoirs, que nous venons de lancer en février dernier. Ce service internet éducatif, expérimenté actuellement auprès de 1.500 établissements scolaires, offre la possibilité de consulter librement et d'utiliser en classe des dictionnaires, des encyclopédies en ligne, des fonds littéraires et iconographiques, d'accéder à des données économiques et statistiques, d'utiliser des animations scientifiques en trois dimensions.

Ce corpus varié d'un ensemble de « fondamentaux de la connaissance » vient, depuis quelques jours, de s'enrichir d'un service de vidéos éducatives à la demande. Cette télévision sur l'Internet, conjointement développée par France5, le ministère de la culture et de la communication, le CNDP et le ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, permettra d'accéder à des documents audiovisuels et traitera, toutes les semaines, de l'actualité de l'éducation. Ce service proposera des programmes courts, libres de droits, spécialement adaptés à un usage pédagogique.

1.5 millions d'euros seront consacrés en 2003, pour permettre l'accès des établissements scolaires à l'Espace numérique des savoirs et construire les conditions d'une généralisation à l'ensemble de nos écoles, collèges et lycées. L'effort sera également poursuivi en 2004.


b) Une agence pour la promotion des usages éducatifs et du travail collaboratif :

Dans le domaine de l'usage éducatif des technologies innovantes, trop d'initiatives remarquables développées, de manière isolée, par des élèves, des enseignants, des associations, des parents, demeurent peu connues. Il faut pourtant capitaliser sur ces bonnes expériences, faire connaître les réussites et stimuler les pratiques utiles à l'épanouissement de l'élève. Chaque enseignant - par exemple - doit pouvoir connaître, dans sa discipline, les avantages qu'il pourra retirer d'une utilisation du multimédia et être en mesure de pouvoir facilement échanger avec ses collègues sur ses pratiques.

Pour cela, il faut jeter les bases d'un véritable travail de collaboration dans la communauté éducative. Aux côtés du pôle national des contenus, une agence pour la promotion des usages éducatifs prendra place au sein du CNDP. Sous l'impulsion du ministère de l'éducation nationale qui veillera à la coordination avec les corps d'inspection, les académies et les collectivités territoriales, cette agence aura pour mission d'effectuer un recensement qualitatif des bonnes pratiques des technologies. Elle mettra en œuvre et animera un réseau d'échange et de partage de ces usages et fournira des conseils sur les bénéfices liés à l'utilisation des technologies de l'information et de la communication, aussi bien aux enseignants qu'aux parents.


III - Pour une education à l'usage des ordinateurs et de l'internet :

De même que l'école propose une éducation civique, une éducation à la santé, une éducation à la sécurité routière, elle doit apporter aux élèves les références pour une utilisation éclairée et responsable des technologies de l'information et leur apprendre à éviter les risques potentiels que véhicule le réseau.

a) Renforcer la sécurité de l'Internet dans les établissements scolaires :

En s'ouvrant sur la Toile et vers des richesses essentielles pour notre mission d'éducation, l'école prend également le risque de se confronter aux contenus parfois illicites que diffuse l'Internet.

Nous serons très vigilants, en liaison avec le ministère de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, pour lutter contre la propagation des contenus illicites et éviter que les élèves y soient exposés. Le ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche se portera, si nécessaire, partie civile devant les tribunaux pour poursuivre les délinquants.

Pour protéger les élèves, nous répondrons aux risques auxquels ils peuvent être confrontés sur l'Internet par une stratégie en réseau. Un correspondant, chargé de collecter les signalements de sites dangereux, sera clairement identifié dans chaque académie. Ce réseau s'appuiera sur une cellule nationale qui inscrira, avec l'aide du ministère de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, les sites identifiés comme illicites dans des listes noires, qui seront elles-mêmes intégrées aux logiciels de filtrage des académies. Cette initiative s'inscrit dans le plan national de sécurité informatique qui sera renforcé dès l'automne 2003.


b) Former les enseignants, dès l'IUFM, aux outils informatiques. Créer des outils d'apprentissage individuel pour une formation continue.

Les futurs enseignants qui entrent aujourd'hui dans les IUFM sont de plus en plus sensibilisés à l'usage des technologies de l'information et de la communication. Au delà de la connaissance générale des technologies, l'enseignant devra également être en mesure de maîtriser l'utilisation des outils informatiques dans sa discipline.

Nous mettrons en place, pour la rentrée 2004, un Certificat Informatique et Internet optionnel, qui sera intégré à la 2ème année de formation en IUFM. L'objectif est d'apporter aux enseignants les connaissances nécessaires pour s'engager - de façon pertinente et professionnelle - dans une démarche de formation et d'action pédagogique autour des technologies et des réseaux.

De la même manière, chaque enseignant, s'il le souhaite, doit pouvoir bénéficier - tout au long de sa carrière professionnelle - d'un support de formation aux outils informatiques. Nous privilégierons la formation aux technologies par les technologies, notamment par la création de cours en auto-apprentissage.

Le Ministère ouvrira très prochainement une large concertation avec les partenaires publics et privés, ayant pour but de favoriser la mise en place d'une offre de formation initiale et continue cohérente.

c) Former graduellement un élève citoyen de la République numérique :

Notre objectif est de construire un parcours pour l'éducation à l'utilisation des technologies de l'information et de la communication. Les élèves, d'abord familiarisés avec les outils, doivent aussi faire l'apprentissage des règles propres à la société de l'information et comprendre que tout ce qui est techniquement possible n'est pas forcément autorisé. Enfin, après avoir appris à développer un esprit critique vis à vis des informations disponibles sur le réseau, ils seront en mesure de produire eux-mêmes des contenus, passant du statut d'utilisateur à celui d'acteur. C'est un chantier commun que nous avons engagé avec Claudie Haigneré et Christian Jacob pour renforcer l'éducation à la civilité de l'Internet dans les écoles et les familles.

Une formation est aujourd'hui obligatoire à l'école primaire avec la mise en place du Brevet Informatique Internet (B2i). Nous souhaitons étendre et renforcer cette formation au niveau du collège. Dès la rentrée 2003, cette formation sera également obligatoire en classe de 3ème. Chaque élève devra savoir, avant d'entrer au lycée, maîtriser l'outil informatique et utiliser - de manière civique - l'Internet.

Au collège et au lycée, les itinéraires de découverte, les travaux personnels encadrés et les projets pluridisciplinaires à caractère professionnel se prêtent particulièrement à l'utilisation des technologies innovantes. La production de sites web par les élèves et le jumelage scolaire par l'Internet seront particulièrement encouragés dans le cadre des projets d'établissements.

C'est aussi au travers de la réalisation de projets collectifs de grande ampleur que se développera une culture civique de l'Internet. L'agence pour la promotion des usages éducatifs aura pour mission de fédérer et de tisser ce réseau entre les acteurs de la communauté éducative.

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