Évaluation et statistiques

Prospective emploi-formation 2015 : une nouvelle approche
Les dossiers évaluations et statistiques - Sylvère Chirache et Claude Sauvageot, DEPP Ahmed Ait-Kaci et Élisabeth Waelbroeck-Rocha, Bureau d'Informations et de Prévisions Economiques. - N°175 - juillet 2006

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Cet exercice de prospective, comme les précédents, a été réalisé en étroite collaboration avec le Bureau d'Informations et de Prévisions Economiques (BIPE). Il s'inscrit dans le prolongement de l'étude prospective précédente, réalisée en 2004 (les dossiers n° 155), mais il repose sur un seul scénario macro-économique et une approche différente pour la nomenclature des professions.

Les hypothèses économiques sont sensiblement les mêmes que celles du scénario tendanciel de l'étude faite en 2004 (notamment un taux de croissance moyen annuel du P.I.B. de 2 %), à l'exception de celle portant sur l'âge moyen de sortie de l'emploi qui, à l'instar d'autres travaux prospectifs, a été augmenté d'un an (à l'horizon 2015, il serait de 59 ans). L'innovation méthodologique a consisté à effectuer ce travail prospectif de l'emploi par domaine professionnel (D.P.) alors qu'auparavant il était uniquement réalisé par catégorie sociale (P.C.S.) et grands secteurs d'activité. Cette approche, centrée sur la profession, ignore les frontières des secteurs d'activité économiques.

En aval du scénario macro-économique, différentes hypothèses, ayant une incidence sur le niveau de formation et le volume des jeunes à recruter, ont été envisagées. Celles-ci concernent l'arbitrage « jeunes-chômeurs-personnes reprenant une activité » opéré par les entreprises pour denouveaux recrutements (effet volume) et les niveaux de diplômes requis par les employeurs selon les qualifications (effet niveau). Compte tenu des hypothèses relatives à l'évolution de la croissance économique et de la productivité des salariés, l'emploi progresse faiblement avec un taux moyen de croissance de 0,5 % sur la période 2002-2015 (99 000 créations par an).

Dans ce contexte, les sorties définitives de l'emploi des constituent le premier facteur explicatif des besoins de recrutements, en moyenne, 511 000 actifs devraient quitter définitivement l'emploi chaque année, au cours de la période 2002-2015.

Les recrutements de jeunes sortant du système éducatif pourraient représenter un flux annuel moyen d'entrées dans l'emploi se situant légèrement au-dessous de 600 000. Ces besoins seraient vraisemblablement inférieurs aux flux de sortie du système éducatif qui pourraient être, si l'on fait l'hypothèse d'un taux d'activité moyen des jeunes sortants de 92 %, d'environ 680 000.

Les domaines professionnels qui offriraient les débouchés les plus importants pour les jeunes, avec des niveaux de recrutement très diversifiés, seraientle commerce ; le domaine « santé-action sociale, culturelle et sportive » ; le B.T.P. ; les services aux particuliers ; l'enseignement ; l'hôtellerie-restauration, la gestion ; la fonction publique et banque-assurance. À l'horizon 2015, malgré des évolutions démographiques favorables à l'emploi, le risque majeur demeure celui d'une persistance de l'insuffisance globale dunombre d'emplois offerts aux jeunes et d'une vulnérabilité au chômage plusgrande pour les moins formés. À ce déséquilibre quantitatif, pourraient s'ajouter des difficultés d'ajustements qualitatifs liées à des pénuries de qualification.

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Mise à jour : mai 2007

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