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[archive] Musique à l'école - Rencontre avec les grands partenaires nationaux
Discours - Xavier Darcos - 15/09/2008

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Seul le prononcé fait foi


Madame la ministre,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,

L'Éducation nationale aime la musique. Elle aime toutes les musiques et se donne les moyens de les faire découvrir aux élèves qu'elle éduque. Elle le fera d'autant mieux à l'avenir, qu'elle pourra s'appuyer désormais sur la compétence et l'expertise de six institutions prestigieuses engagées au plus haut niveau dans la promotion de la musique auprès de nos concitoyens.

La signature de six conventions de partenariat est donc un moment important pour le ministère dont j'ai la charge. Elle l'est aussi, à titre plus personnel, pour le mélomane que je suis. Mais s'il nous est possible de signer aujourd'hui ces six conventions de partenariat, c'est avant tout grâce au processus de longue haleine qui a vu l'éducation musicale changer de nature pour défier aujourd'hui bien des idées reçues.

En effet, la musique à l'école ne se réduit pas à ces quelques concerts de flûte à bec plus ou moins dissonants qui hantent l'imaginaire collectif. Non, il s'agit d'une image d'Épinal qui appartient définitivement au passé. Aujourd'hui, grâce à l'engagement des enseignants, tous les écoliers et tous les collégiens apprennent à écouter, acquièrent des repères culturels et s'initient à la pratique d'un instrument.

En outre, au-delà de l'enseignement obligatoire, l'Éducation nationale offre à un nombre croissant d'élèves la possibilité d'approfondir et de prolonger leur parcours musical :

  • Les options « musique » des lycées attirent des élèves nombreux.
  • Près de 55 000 élèves sont inscrits dans des classes à projet artistique et culturel tournées vers la musique.
  • 57 000 élèves participent aux chorales scolaires.
  • Environ 2 000 classes à horaires aménagés musicales permettent à 15 000 écoliers et collégiens d'approfondir le chant ou la pratique instrumentale en partenariat avec un conservatoire ou une école de musique.

Aujourd'hui, j'ai la conviction que l'école peut être véritablement le théâtre de la démocratisation culturelle et un acteur central pour défendre la pluralité culturelle. Cela suppose d'aller encore plus loin et d'inciter nos élèves à tisser des liens solides, intimes et diversifiés avec la musique. Cela suppose donc de veiller à la rencontre avec des oeuvres et des formes d'expressions artistiques auxquelles les élèves n'ont pas accès chez eux.

C'est précisément pour offrir à nos élèves un accès privilégié à la culture que j'ai tenu à ce que, chaque jour, le créneau de 16 heures à 18 heures soit mis à profit pour pratiquer des activités artistiques et culturelles, et notamment musicales. En effet, le dispositif d'accompagnement éducatif né en novembre 2007 pour offrir un encadrement et un soutien aux élèves après les cours prévoit qu'à côté de l'aide aux devoirs, ils puissent pratiquer le chant, découvrir un instrument ou encore prendre place dans un atelier d'écoute musicale.

Introduit d'abord dans tous les collèges des ZEP , ce dispositif s'étend aujourd'hui à tous les collèges et aux écoles de l'éducation prioritaire.
C'est une opportunité à ne pas rater pour développer l'éducation musicale et j'entends veiller personnellement à ce que les activités culturelles montent en puissance.

Mais le ministère dont j'ai la charge a pleinement conscience qu'il ne saurait atteindre, seul, les objectifs qu'il s'est fixés. Il a pour cela besoin de partenaires solides désireux de mettre leur savoir-faire et leur expérience au service d'un projet commun : l'ouverture de la jeunesse à l'art et à la culture.

Dans le domaine musical, nous pouvons nous appuyer sur les liens noués avec les grands festivals comme le festival lyrique d'Aix-en Provence ou les Francofolies de La Rochelle, mais aussi sur ceux établis localement, avec l'Opéra national de Paris pour les académies d'Ile-de- France, avec les conservatoires et les écoles de musiques partout en France et qui mériteraient d'être développés. Enfin, je n'oublie pas tous les efforts consentis pour développer les orchestres scolaires.

Désormais, il faudra ajouter à ces liens déjà nombreux les six partenariats nationaux qui sont aujourd'hui à l'honneur et que je souhaite évoquer à présent.

  • Les Jeunesses musicales de France se sont données pour mission d'emmener les élèves au concert. Il s'agit de leur faire comprendre que la musique ne se résume pas au disque ou au M.P.3., mais qu'elle est un art vivant, qui ne saurait exister sans les artistes et ceux qui les entourent.
  • Avec la Cité de la musique et le Hall de la chanson, nous avons noué des partenariats destinés à accompagner les enseignants, en leur offrant des outils pédagogiques adaptés aux élèves qu'ils forment. C'est ainsi que la Cité de la musique réalise des guides d'écoute musicaux multimédia et que le Hall de la chanson propose une formidable anthologie de la chanson française et un site de téléchargement des chansons inscrites au baccalauréat 2009. Concernant les ressources numériques, il me semble nécessaire de préciser que si les outils en ligne sont amenés à se développer, il convient de trouver un juste équilibre entre la défense des droits d'auteur et les ressources nécessairement limitées du monde éducatif, afin de permettre une large diffusion de la musique en ligne dans le cadre des classes.
  • La nouvelle convention avec l'IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) va favoriser la circulation des logiciels MusicLab tournés vers la musique électro-acoustique.
  • Enfin, les radios invitent aujourd'hui nos élèves à participer à des émissions, voire à en réaliser eux-mêmes. Radio Classique a joué un rôle pionnier dans ce domaine et je suis heureux de pouvoir aujourd'hui signer une convention nouvelle avec Radio France.

Vous le voyez, à travers ces partenariats, c'est toute la diversité de la musique à l'école qui se dévoile : diversité des répertoires, diversité des formes musicales, diversité des supports mais aussi diversité des institutions avec lesquelles travaille l'Éducation nationale.

Cette diversité dont vous êtes les représentants est aujourd'hui décisive pour permettre aux enfants et aux jeunes d'accéder à l'extraordinaire richesse des formes d'expressions musicales.

Elle est d'autant plus nécessaire qu'au moment où la France préside l'Union européenne, il faut reconnaître que nous avons un réel retard sur nos voisins dans le domaine de la pratique et de la culture musicale. Il faut donc unir nos forces pour combler ce retard et je suis convaincu que les conventions que nous signons aujourd'hui vont y contribuer.

Si la musique est un métier pour certains, si elle est un loisir pour d'autres, elle peut être pour tous une formidable source d'émotion, de plaisir et de joie. Il nous appartient donc d'aider ensemble les jeunes générations à en prendre conscience.

Je vous remercie.

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Mise à jour : octobre 2008

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