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Bulletin Officiel 
de l'Education Nationale
 
 

N°35 du 7 octobre 

1999
www.education.gouv.fr/bo/1999/35/ensel.htm - [email protected]
ENSEIGNEMENTS
ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE
 
 

ACTIVITÉS ÉDUCATIVES
Initiatives citoyennes et Journées sans violence
NOR : SCOB9902142C
RLR : 554-9
CIRCULAIRE N°99-148 DU 4-10-1999
MEN
BDC
 

o La Semaine nationale des "Initiatives citoyennes" se déroulera du 18 au 23 octobre 1999 et s'articulera cette année avec les "Journées sans violence" des 22 et 23 octobre, initiées par plusieurs grandes organisations militantes des droits de la personne humaine (Croix-Rouge française, Secours Populaire français, Secours Catholique, Emmaüs France, ATD Quart Monde, Armée du Salut).

I - La Semaine des initiatives citoyennes du 18 au 23 octobre 1999
J'ai eu l'occasion de préciser le sens, les enjeux et les modalités possibles de ces initiatives citoyennes à l'occasion de leur lancement (note de service du 10 octobre 1997) et de la Semaine nationale de mai 1998 (circulaire du 23 mars 1998). La richesse et la variété des projets réalisés depuis deux ans témoignent d'une implication forte des équipes pédagogiques.
D'une manière générale, les actions menées durant cette Semaine, y compris avec les familles, avec des associations ou avec tout autre partenaire devront veiller à combiner étroitement les dimensions éducatives et cognitives des projets mis en œuvre afin que les réflexions, les débats, les rencontres et les réalisations contribuent à renforcer le sens des apprentissages scolaires tout en préparant à l'exercice de la citoyenneté et de la civilité.
Je vous rappelle que les CRDP et CDDP sont à la disposition des équipes pédagogiques qui peuvent y trouver une documentation adaptée à leurs choix.
La Semaine des initiatives citoyennes doit trouver, en fonction des thèmes retenus dans les établissements, un point d'appui dans les "Journées sans violence".

II - Les Journées sans violence des 22 et 23 octobre 1999
Des débats pour parler de la violence dans l'école ou dans l'établissement et des actions entreprises pour l'éliminer seront organisés.
Il sera possible d'inviter dans le cadre scolaire des représentants de diverses professions (policiers, gendarmes, pompiers et agents des transports publics, avocats et magistrats, personnels de la PJJ) prêts à dialoguer dans les classes.
Les établissements pourront organiser des visites de groupes d'élèves dans les tribunaux, les barreaux, les commissariats, les maisons de justice et du droit, afin de questionner les personnels qui y travaillent et de réaliser de la sorte des reportages.
L'accent sera également mis sur ce que les élèves eux-mêmes ressentent par rapport à la violence et ont à en dire, avec les modes d'expression de leur choix (dialogues, écrits, réalisations artistiques...), aux autres jeunes et aux adultes, en présence, le cas échéant, de parents et d'intervenants extérieurs associés à la réflexion.
En maternelle et à l'école élémentaire, on pourra en particulier traiter les problèmes d'agressivité et de conflits dans les cours de récréation. Dans les collèges et les lycées, les heures de vie de classe ainsi que les instances comme les comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté pourront constituer un cadre approprié pour réfléchir de manière plus globale à la prévention de la violence en milieu scolaire et aux abords des établissements. Le travail sur les chartes des droits et devoirs pourra être accéléré à cette occasion. Le guide pratique sur la violence diffusé aux chefs d'établissements le 2 octobre 1998 pourra être également utilisé pour la réflexion.
Ces journées s'inscrivent dans la droite ligne des dispositions prises en matière de mobilisation de tous les acteurs locaux contre les violences à l'école et peuvent cette année renforcer ou compléter de manière fructueuse les actions entreprises au titre des initiatives citoyennes.

Je vous remercie de la contribution que vous apporterez au succès de ces différentes manifestations. Je compte sur votre engagement pour que les élèves tirent pleinement parti d'initiatives citoyennes dont ils sont aussi les acteurs.
 

La ministre déléguée, chargée de l'enseignement scolaire
Ségolène ROYAL