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Réf. A. du 15-9-1993 (B.O.
spécial n°4 du 23-9-1993) mod. par arrêtés du 28-7-1995
(B.O. n° 33 du 14-9-1995) et du 13-3-1997 (B.O. n° 16 du 17-4-1997)
; A. du 1-8-1997 (B.O. n° 33 du 25-9-1997) mod. par A. du 8-6-1998
(B.O. n° xx du xx1998).
(a) L'horaire entre parenthèses
correspond à des travaux pratiques.
(b) L'horaire de 1 + (4) en étude
des constructions est destiné aux élèves n'ayant pas
suivi l'option "technologie des systèmes automatisés"en classe
de Seconde.
(c) En analyse et mise en oeuvre
de systèmes optiques, l'horaire entre parenthèses correspond
à des activités technologiques (enseignement par groupes
d'atelier). Il se répartit de la manière qui est indiquée
ci-après :
en classe de première, les
six heures entre parenthèses se répartissent ainsi :
- 3 h. de système optique,
- 1 h. 30 de production mécanique,
- 1 h. 30 de production optique.
En classe terminale, les sept heures
entre parenthèses se répartissent ainsi :
- 3 h. de système optique
- 2 h. de production mécanique,
- 2 h. de production optique.
(d) L'horaire en parenthèses
correspond à des travaux dirigés
(e) Module portant sur les mathématiques
à raison d'une heure hebdomadaire. Le choix du ou des enseignements
obligatoires sur lesquels porte la seconde heure est laissé à
l'initiative de l'établissement dans les conditions prévues
à l'article 5 de l'arrêté du 15 septembre 1993 modifié,
susvisé.
Le tableau horaire qui figure pour
mémoire page 41 du B.O. n° 8 hors série du 2 octobre
1997 est caduque.
CLASSE DE
PREMIERE D'ADAPTATION
(PROPOSITIONS D'AMÉNAGEMENT
DES HORAIRES PAR RAPPORT À LA CLASSE DE PREMIÈRE)
Réf. Circulaire n°
94-165 du 25-5-1994 (B.O. n° 22 du 2-6-1994 : paragraphe 5 du chapitre
I)
- Circulaire n° 97-197 du
11-9-1997 (B.O. n° 33 du 25-9-1997) mod. par la circulaire n° 98-137
du 1-7-1998 (B.O. n° 28 du 9-7-1998)
Remarques :
(a) Cf. arrêté du
1er août 1997 modifié par l'arrêté du 8 juin
1998, relatif aux horaires des enseignements des classes de première
et terminale dans la spécialité génie optique de la
série STI. (B.O. N° 33 du 25 septembre 1997 et B.O. n°28
du 9-7-1998).
(b) Pour les autres matières
enseignées en classe de première STI, spécialité
génie optique, les horaires fixés par l'arrêté
du 1er août 1997 modifié, précité, restent inchangés
pour la classe de première d'adaptation de la spécialité.
(c) La première heure de
module est attribuée aux mathématiques. L'horaire restant
est à partager durant l'année, également ou inégalement
entre les autres matières. Une attention toute particulière
doit être portée au traitement des besoins des élèves
en expressions écrite et orale.
NB
TD : enseignement sous forme de
travaux dirigés
TP : enseignement sous forme de
travaux pratiques
AT : enseignement sous forme d'activités
technologiques (enseignement par groupes d'atelier)
Le tableau horaire qui figure pour
mémoire page 43 du B.O. n° 8 hors série du 2 octobre
1997 est caduque.
PROGRAMMES
DES CLASSES DE PREMIERE ET TERMINALE
Mathématiques
Arrêté du 1er août
1997 (Voir B.O. n° 8 hors série du 2 octobre 1997)
Sciences physiques appliquées
Arrêté du 1er août
1997 (Voir B.O. n° 8 hors série du 2 octobre 1997)
PROGRAMMES
SÉRIE STI, SPÉCIALITÉ
GÉNIE OPTIQUE
ÉTUDE DES CONSTRUCTIONS
ÉTUDE DES SYSTÈMES
TECHNIQUES INDUSTRIELS
CLASSES DE PREMIÈRE ET
TERMINALE
A. du 8 -6-
1998 ; JO du 19-6-1998
NOR : MENE9801577A
RLR : 524-0e ; 524-0f
MEN - DESCO A3
Vu Code de l'ens. tech. ; L.
n° 71-577 du 16-7-1971 ; L. n° 75-620 du 11-7-1975 ; L. n°
83-663 du 22-7-1983, compl. L. n° 83-8 du 7-1-1983 mod. et compl. par
L. n° 85-97 du 25-1-1985 ; L. de progr. n° 85-1371 du 25-12-1985
; L. n° 88-20 du 6-1-1988 ; L. d'orient. n° 89-486 du 10-7-1989
mod. ; D. n° 59-57 du 6-1-1959 mod. not. par D. n° 65-438 du 10-6-1965
et n° 68-639 du 9 -7-1968 ; D. n° 76-1304 du 28-12-1976 mod. not.
par D. n° 92-57 du 17-1-1992 ; D. n° 77-521 du 18-5-1977 mod. portant
applic. de L. n° 75-620 du 11-7-1975 ; D. n° 85-924 du 30-8-1985
modi. par D. n° 90-978 du 31-10-1990 ; D. n° 90-484 du 14-6-1990
mod. ; D. n° 93-1093 du 15-9-1993 mod. ; A. du 17-1-1992 mod. not.
par A. du 13-3-1997 ; A. du 17-1-1992 mod. ; A. du 17-1-1992 mod. not.
par A. du 13-3-1997 ; A. du 15-9-1993 mod. par arrêtés du
13-3-1997 et du 1-8-1997 ; A. du 15-9-1993 mod. ; A. du 10-7-1992 mod.
; Arrêtés du 1-8-1997 ; Avis de la CPC compétente des
27-5-1997 et 4-12-1997 ; Avis du CNP des 2-7-1997 et 29-1-1998 ; Avis du
CSE du 5-3-1998
Article 1 - Le programme d'enseignement en étude des constructions et en étude des systèmes techniques industriels des classes de première et terminale préparant la spécialité génie optique de la série "sciences et technologies industrielles (STI)", est fixé en annexe du présent arrêté.
Article 2 - Les dispositions du présent arrêté entrent en application à compter :
- de l'année scolaire 1997-1998,
en ce qui concerne la classe de première ;
- de la rentrée de l'année
scolaire 1998-1999, en ce qui concerne la classe terminale.
Article 3 - Le directeur de l'enseignement scolaire est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 8 juin 1998
Pour le ministre de l'éducation
nationale,
de la recherche et de la technologie
et par délégation,
Le directeur de l'enseignement
scolaire
Bernard TOULEMONDE
A - ÉTUDE DES CONSTRUCTIONS
A.1 - Mécanique
A. Objectifs du programme
B. Programme
C. Aspects méthodologiques
D. Compétences attendues
E. Spécification des niveaux
d'acquisition
F. Commentaires
A.2 - Construction
A. Objectifs du programme
B. Programme
C. Aspects méthodologiques
D. Compétences attendues
E. Spécification des niveaux
d'acquisition
F. Commentaires
B - ÉTUDE DES SYSTÈMES TECHNIQUES INDUSTRIELS
B.1 - Automatique, Informatique Industrielle, Électronique
A. Objectifs du programme
B. Programme
C. Aspects méthodologiques
D. Compétences générales
attendues
E. Spécification des niveaux
d'acquisition
F. Commentaires
B.2 - Analyse et mise en œuvre de systèmes optiques (AMOSO)
Partition horaire
A. Objectifs du programme
B. Programme
C. Aspects méthodologiques
D. Compétences générales
attendues
E. Spécification des niveaux
d'acquisition
F. Commentaires
CONNAISSANCES ASSOCIÉES (Étude
des systèmes techniques industriels/Sciences physiques appliquées)
PRÉAMBULE AUX CONTENUS D'ENSEIGNEMENT
Écoles d'été
systèmes optiques
(1/13 juillet 1991)
Institut d'Études Scientifiques
de Cargèse (France)
Meysonnette (IOTA-ESO, Orsay)
Évolution de l'optique instrumentale
L'optique instrumentale s'ouvre actuellement à un nombre de plus en plus important d'applications dans lesquelles l'oeil de l'observateur humain n'est plus directement associé à l'appareil et la conception des systèmes optiques actuels (ou optroniques). Elle fait intervenir, en plus des considérations essentielles en optique et en mécanique, des parts grandissantes d'électronique, d'informatique, et de visualisation. Le schéma de la figure 1, représentatif de l'optique instrumentale dans le spatial ou le militaire, permet d'identifier certains des composants de base entrant dans la constitution de nombreux systèmes optiques.
De façon générale,
on peut dire que la conception de tout système optique s'articule
autour de quatre fonctions :
- l'émission du signal lumineux,
- sa transmission,
- sa réception
- et son mode d'exploitation,
avec le souci d'optimiser l'ensemble
de la chaîne .
Suivant la mission imposée au système sous forme d'un ensemble de spécifications, on s'attachera à définir, entre autres choses, les propriétés spatiales, spectrales et temporelles de la source, les caractéristiques des milieux et surfaces rencontrés par la lumière et leurs effets sur le signal lumineux à détecter, de même que les paramètres de l'optique (champs, ouverture, qualité...) en relation avec le détecteur associé.
Suivant le mode d'exploitation utilisé,
on peut distinguer trois classes de systèmes optiques :
- Les systèmes visuels,
au travers desquels un observateur humain regarde la scène (jumelles,
périscopes ...).
- Les systèmes automatiques,
traitant l'information par eux-mêmes, sans intervention humaine (systèmes
d'observation de la terre, instrumentation, télécommunications...).
- Les systèmes dits à
"visualisation" (imagerie télévision de jour et de nuit,
imagerie infrarouge ...).
Le bloc diagramme de la figure
2 montre les éléments essentiels de ces différents
types de systèmes
Les enseignements dispensés pendant les deux années de formation doivent permettre aux élèves d'acquérir l'ensemble des compétences définies dans le programme ; mais aussi, et en complémentarité, de se situer dans une logique de formation personnelle les conduisant à envisager, analyser, puis choisir des perspectives professionnelles.
Dans cet esprit, les équipes
pédagogiques responsables des enseignements veilleront avec un soin
particulier à :
- Choisir, sur l'ensemble des deux
années de formation, des supports techniques représentatifs
des différentes applications de l'optique dans l'environnement industriel
de notre société (éclairage, contrôle industriel,
signalétique, médical, optronique, industries mécaniques,
communication, spectacles....).
- Situer socialement et historiquement
les évolutions des principales applications présentées
en analysant les causes et les effets caractéristiques de celles-ci
(première application industrielle des lasers, incidence du développement
des fibres optiques, évolution des matériels photo-cinéma,
....).
- Favoriser auprès des élèves
une première approche des milieux industriels à l'occasion
de visites d'entreprises et d'interventions dans le cadre de la formation,
de professionnels reconnus pour leurs compétences ; cette stratégie
s'appuyant sur des thèmes retenus pour leur pertinence dans le cadre
des enseignements dispensés.
Le texte des pages suivantes, caractérise l'évolution de l'optique instrumentale par la mise en évidence de la dimension pluri-technologique des systèmes optiques modernes. Il est donc indispensable qu'au delà de la transmission des contenus de la formation ce caractère soit fortement marqué par la mise en place de stratégies pédagogiques clairement perçues par les élèves comme une réelle synergie des équipes enseignantes autour d'un projet global de formation.
Dans cette optique, à des périodes privilégiées des deux années de formation, la cohérence et la nécessaire complémentarité des enseignements doivent être affirmées par l'étude commune, d'un même support technique, s'articulant de manière disciplinaire dans une dynamique de projet.
De plus, dépassant la liaison
sciences-technologies, l'interdisciplinarité nécessaire à
une formation complète peut s'appuyer, par exemple, sur :
- l'identification, le choix et
l'utilisation de manière pertinente des outils de calcul nécessaires
à la résolution de problèmes techniques ;
- l'utilisation de documents techniques,
en langues étrangères, traduit en fonction des besoins au
cours de la formation ;
- la mise en évidence de
l'origine et des caractéristiques étymologiques des termes
techniques et professionnels utilisés ;
- la définition commune
de méthode d'analyse, de travail et de procédures d'évaluation
;
- l'utilisation, à des fins
différenciées de matériels et outils communs (informatiques
essentiellement) ;
- la prise en compte du respect
des consignes de sécurité (courant électrique, rayonnement
lasers....) et d'un comportement respectant l'environnement (rejet de produit
de polissage, de manipulation de matériaux du domaine de l'infrarouge...).
La prise en compte des exigences de la formation au regard des capacités acquises par les élèves, et des possibilités offertes par cet outil, implique que l'utilisation des moyens informatiques sera privilégiée et notamment dans les activités relevant de l'analyse, de la modélisation, et bien évidemment de la résolution.
D'autre part, les enseignants responsables de cette formation veilleront à développer et prendre en compte l'autonomie des élèves lors de la réalisation des activités demandées et plus particulièrement à promouvoir une démarche de travail personnel (et de groupe) dans le cadre d'acquisition de connaissances, de réflexion sur les contenus dispensés, par la demande de recherches documentaires sur un thème ou un produit donné (utilisation de cédéroms, réseaux informatiques locaux, nationaux et internationaux).
Dans cet esprit, une attention particulière
sera portée sur la nécessité de donner aux élèves,
lors de la présentation de leurs recherches par exemple, les premières
bases des techniques de communication écrites et orales enfin, à
l'entrée dans cette formation, nos élèves sont en
possession d'un ensemble de compétences (Collège, classe
de seconde). Il importe que les professeurs s'informent de l'ensemble des
contenus préalablement dispensés afin de construire leurs
stratégies pédagogiques en s'appuyant sur les connaissances
déjà acquises, reconnaissant ainsi à leurs élèves,
dans une démarche valorisante, les compétences dont ils sont
déjà porteurs.
A - ÉTUDE DES CONSTRUCTIONS - PREMIÈRE ET TERMINALE
S'appuyant sur l 'étude générale
des constructions, de la mécanique et de l'optique, l'enseignement
de la construction des systèmes optiques permet d'aborder les problèmes
liés à l'optique dans les systèmes techniques. Lors
de l'analyse des solutions industrielles, l'accent sera mis tout particulièrement
sur les solutions constructives spécifiques aux systèmes
optiques.
Le développement des différents
chapitres qui figurent aux programmes d'étude des constructions
tiendra compte des besoins spécifiques à l'optique. Ce souci
implique un choix attentif des supports d'enseignement, pour la construction
comme pour la mécanique, qui permettront de mettre en évidence
les solutions à privilégier.
Ce programme d'étude des
constructions nécessite une association forte des enseignements
de la mécanique et de la construction qui ne peut s'obtenir que
si ces enseignements sont confiés à un même professeur.
Le programme doit être développé
en étroite collaboration avec les professeurs d'Étude des
systèmes techniques industriels (ESTI) et les professeurs de physique
et de sciences physiques appliquées.
A.1 - Mécanique
A - OBJECTIFS DU PROGRAMME DE MÉCANIQUE
La mécanique est la science
des lois du mouvement et de l'équilibre. Elle est la base du dimensionnement
des mécanismes, des structures et ouvrages.
L'enseignement de la mécanique
vise à donner aux élèves, à travers l'étude
de systèmes réels, les connaissances et les méthodes
leur permettant :
- la compréhension du comportement
de tout ou partie du système ;
- le développement de capacités
transversales (méthode, rigueur, analyse du réel et modélisation,
validation expérimentale).
Il prend en compte le programme
de physique de la classe de seconde.
B - PROGRAMME DE MÉCANIQUE
Le programme de mécanique
décrit ci-dessous est présenté dans un ordre qui ne
doit pas être nécessairement traduit par un déroulement
chronologique.
Malgré tout, le chapitre
1. "Modélisation des liaisons et des actions mécaniques"
parait être un préalable nécessaire.
1. Modélisation des liaisons et des actions mécaniques (25 heures environ)
1.1 Modélisation des liaisons
1.1.1 Solide
- Définition : solide -
systèmes de solides.
- Repérage d'un solide par
rapport à un autre solide.
1.1.2 Cinématique des liaisons
entre solides dans le cas de liaisons sans jeu
- Cinématique du contact
:
. contact ponctuel, contact linéique,
contact surfacique ;
. surfaces en contact, repères
locaux associés ;
. degrés de liberté
- paramétrage des mouvements possibles.
- Liaisons élémentaires
:
. définition, centre de
liaison et repères locaux associés ;
. déplacements possibles
et paramétrage ;
. schématisation normalisée
(plane et spatiale).
1.2 Modélisation des actions
mécaniques
1.2.1 Actions mécaniques
sur un solide
- Notion de force :
. caractérisation d'une
force ;
. moment en un point, calcul vectoriel
du moment ;
. variation du moment d'un point
à un autre.
- Système de forces :
. torseur associé ;
. éléments de réduction
du torseur en un point.
- Actions mécaniques à
distance :
. champs de forces volumiques ;
. effet de gravitation ;
. effets magnétiques et
électromagnétiques,
modélisation par un torseur
des actions à distance.
- Actions mécaniques de
contact :
. champs de forces surfaciques
;
. actions d'un fluide sur la surface
d'un solide ;
. actions d'un solide sur un autre
solide :
actions ponctuelles : hypothèses
simplificatrices, modélisation par un torseur, loi du frottement
actions linéiques et surfaciques.
1.2.2 Actions mécaniques
dans les liaisons entre solides :
- Liaisons parfaites.
- Action mécanique transmissible
par une liaison élémentaire parfaite :
. modélisation : torseur
mécanique de liaison
. application aux liaisons : ponctuelle,
plane, pivot, glissière, linéaire, pivot glissant, rotule
;
. composantes du torseur dans le
repère local associé ;
. réciprocité avec
les mouvements possibles.
1.2.3 Principe des actions mutuelles
1.3 Isolement d'un système
de solides
- Graphe des liaisons.
- Frontière d'isolement.
- Identification des actions extérieures
s'exerçant sur le système.
- Identification des actions intérieures
au système par déplacement de la
frontière d'isolement.
* Remarque : l'analyse ne portera
pas uniquement sur des mécanismes conduisant à une résolution
par glisseurs coplanaires.
2 - Cinématique (30 heures environ)
2. Mouvement relatif de deux
solides en liaison glissière ou pivot
2.1 Rappels
- définition de mouvements
(rotation et translation) ;
- repère fixe, repère
mobile ;
- paramétrage ;
- points coïncidants à
un instant donné ;
- trajectoire des points d'un solide
par rapport à un repère donné.
2.2 Caractérisation du mouvement
d'un point d'un solide par rapport à un repère donné
- représentants vectoriels
de la position, de la vitesse et de l'accélération ;
- champ des vecteurs vitesse d'un
solide :
. en mouvement de translation,
. en mouvement de rotation autour
d'un axe fixe ;
- pour un mouvement résultant
de l'association de mouvements uniformes et uniformément variés
;
- représentation graphique
(graphe des déplacements et des vitesses) ;
- expression analytique (relations
entre déplacement, vitesse et accélération).
3 - Statique (25 heures environ)
3.1 Principe fondamental de la statique
- Traduction vectorielle du principe
fondamental de la statique :
. théorème de la
résultante ;
. théorème du moment.
3.2 Résolution d'un problème
de statique
3.2.1 Hypothèses sur :
- le mécanisme ou la structure
;
- le mouvement ;
- les liaisons (géométriquement
parfaites sans prise en compte du frottement).
3.2.2 Algorithme de résolution
- identification des inconnues
;
- ordonnancement des isolements
;
- possibilité de résolution
du problème (isostatisme) ;
- choix d'une méthode de
résolution (analytique ou graphique) et des moyens de calcul (assistance
informatique ou non).
3.2.3 Méthode analytique
de résolution
- avec ou sans assistance informatique.
3.2.4 Méthode graphique
de résolution
- traduction graphique du principe
fondamental dans le cas d'un solide soumis à deux ou trois actions
modélisées par des glisseurs.
4. Cinématique optique (60 heures environ)
Ce chapitre sera traité en parallèle avec le cours d'optique géométrique et physique. Les résultats du cours d'optique géométrique et physique (réfraction, réflexion, association réfraction-réflexion) seront directement exploités dans ce chapitre.
4.1 Analyse et modélisation
des systèmes optiques
- composants ;
- systèmes, systèmes
centrés (dioptriques et catadioptriques) ;
- chéma optique ;
- marche des faisceaux ;
- diaphragme d'ouverture, pupille
d'entrée et de sortie du système ;
- champs ;
- repère objet, repère
image ;
- grandissement, nombres de réflexions.
4.2 Cinématique optique
4.2.1 Vecteur position
- liaison position objet-image.
4.2.2 Torseur cinématique
- caractérisation d'un petit
déplacement.
4.2.3 Relations de bases
- entre le déplacement du
plan objet et du plan image ;
- entre le déplacement du
système optique et le déplacement du plan image.
4.2.4 Relations générales
- relation entre le déplacement
du plan objet et du plan image pour le
déplacement d'un élément
optique suivant un axe quelconque.
5 - Résistance des matériaux (10 heures environ)
5.1 Hypothèses de la Rdm
- sur le solide déformable
;
- sur les actions exercées.
5.2 Étude d'une poutre
- coupure, isolement d'un tronçon
de poutre :
. torseur des efforts extérieurs
sur le tronçon isolé,
. torseur des efforts de cohésion
au barycentre de la coupure,
. relation entre le torseur des
efforts extérieurs et le torseur des efforts de cohésion
sur un tronçon de poutre isolé,
. dénomination des projections
de la résultante et du moment ;
- actions locales dans une coupure,
vecteur contrainte, projections du vecteur contrainte (contrainte normale
et tangentielle).
5.3 Identification de la nature
des sollicitations
- traction - compression.
5.4 Étude des sollicitations
simples (traction - compression)
Exploitation et interprétation
des résultats d'un essai de traction
(réalisé en construction)
:
- Relation entre effort et déformation
: loi de Hooke.
- Notion de contrainte.
- Module d'élasticité
longitudinale (E).
- Limites élastique et de
rupture.
6. Dynamique (10 heures environ)
Les études en dynamique se
limiteront au cas des solides en mouvement uniforme ou uniformément
varié dans le cas d'une translation rectiligne.
Expression vectorielle du principe
fondamental de la dynamique dans le cas d'un solide en translation
C - ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
L'enseignement de la mécanique
repose sur :
- l'analyse détaillée
du comportement d'un solide ou d'un système de solides face à
un ensemble de facteurs favorisant ou modifiant :
. son équilibre (statique),
. son mouvement (cinématique
et dynamique),
. sa forme (résistance des
matériaux) ;
- le passage de la réalité
physique à la modélisation vectorielle par une utilisation
progressive d'outils mathématiques communs à l'ensemble du
cycle de formation et permettant une conceptualisation et une quantification
fine des phénomènes qui interviennent dans les mécanismes,
structures et ouvrages ;
- la résolution des modèles
vectoriels (analytique ou graphique) ;
- l'interprétation des résultats
mathématiques obtenus, et leur confrontation avec la réalité
technologique ;
- la maîtrise du système
international d'unités ;
- l'approche expérimentale
de phénomènes permettant aux élèves une concrétisation
des connaissances et concepts mis en évidence (approche de découverte
et de validation) ;
- l'utilisation de moyens modernes
de traitement des données (logiciels de calcul et de simulation)
;
- la rigueur dans la saisie des
données et l'analyse méthodique des résultats issus
d'un calculateur.
L'enseignement de la mécanique
et de l'optique se doit :
- de ne pas dissocier aspects technologiques
et résolution des problèmes ;
- de développer chez les
élèves l'aptitude à :
. analyser les données disponibles,
. comprendre et interpréter
les phénomènes observés,
. modéliser à partir
d'hypothèses justifiées,
. choisir la méthode de
résolution la plus adaptée,
. choisir les moyens de calcul
ou d'assistance au calcul,
. interpréter les résultats
obtenus ;
- d'être rigoureux quelle
que soit la complexité du système étudié ;
- enfin le bachelier technologique
doit au cours de sa formation bénéficier d'une synergie des
enseignements de construction, de mécanique, d'optique, d'étude
des systèmes techniques industriels (ESTI), de sciences physiques
appliquées et prendre conscience de cette nécessaire complémentarité.
D - COMPÉTENCES ATTENDUES
On trouvera dans ce chapitre, pour chacun des paragraphes du programme, la compétence que l'on attend des élèves à l'issue du cycle de formation de première et terminale préparant au baccalauréat technologique STI, spécialité "Génie Optique".
1. Modélisation des liaisons et des actions mécaniques
En possession de :
- dessins d'ensembles ou/et de
schémas,
- catalogues ou notices techniques,
- structures et/ou mécanismes
réels :
. isoler un système ;
. dresser le bilan des actions
mécaniques extérieures qui s'exercent sur le système
matériel isolé (caractère plan ou spatial) ;
. modéliser les actions
mécaniques subies par le système (hypothèses fournies).
2. Cinématique
À partir d'un dessin de mécanisme
et/ou de fiches techniques :
a) un solide étant lié
à un autre solide par une liaison glissière ou pivot parfaitement
définie, l'un des solides étant fixe :
- le graphe des vitesses étant
donné :
. établir la loi du mouvement,
. déterminer les caractéristiques
de ce mouvement ;
- une loi de mouvement étant
donnée, et une caractéristique spécifiée (course,
Vmax) :
. établir les expressions
algébriques du mouvement ;
. tracer les graphes associés.
b) un mécanisme dont le
traitement peut être effectué au moyen d'une projection sur
un plan défini :
- construire le graphe des liaisons
;
- le paramétrage étant
donné, déterminer graphiquement (ou analytiquement) les champs
des vecteurs vitesse des solides et les relations entre les mouvements.
3. Statique
À partir d'un système
réel ou des dessins et notices le définissant :
- justifier les hypothèses
simplificatrices (données) au niveau des liaisons ;
- vérifier que le problème
est résoluble ;
- élaborer un ordonnancement
des isolements ;
- déterminer analytiquement
ou graphiquement les actions de liaison ;
- interpréter les résultats
obtenus par un retour à la technologie mise en œuvre : performances,
validation de solutions constructives.
4. Cinématique optique
À partir d'un système réel ou et des dessins, des schémas et notices le définissant :
4.1 Analyse et modélisation
des systèmes optiques (dioptriques et catadioptriques)
- modéliser le système
optique par ses éléments cardinaux et les pupilles d'entrée
et de sortie (cas limité à un système comportant un
seul diaphragme identifié comme diaphragme d'ouverture) ;
- déterminer les conjugués
du plan image ou objet ;
- déterminer la position
et la nature des pupilles ;
- rechercher la position, la nature
et le sens des images ;
- construire la marche d'un rayon
qui traverse le système :
. en marche réelle,
. en marche paraxiale ;
- tracer la marche d'un faisceau
qui traverse le système ;
- déterminer le grandissement
;
- déterminer le champs.
4.2 Cinématique optique
- écrire les relations de
base pour un élément optique du système centré
;
- analyser et exploiter les relations
générales pour un défaut de centrage, de focalisation,
de basculement ;
- interpréter les résultats
obtenus sur la nécessité ou non d'un réglage usine.
5. Résistance des matériaux
Connaissant les actions mécaniques
exercées sur un solide :
- déterminer le torseur
de cohésion au barycentre d'une coupure
- en déduire :
. la nature des sollicitations,
. la valeur des contraintes et
de la déformation dans le cas de poutres sollicitées en traction,
ou en compression,
. la valeur de la déformation
en traction ou compression.
6. Dynamique
Pour un élément d'actionneur
ou d'un mécanisme entièrement défini (dessins, fiches
techniques, ...), en mouvement de translation :
- dentifier et analyser :
. les actions extérieures
ou de liaison permettant d'obtenir une vitesse spécifiée
;
. les actions de liaison et la
vitesse de déplacement pour une action extérieure imposée.
* Remarques :
En classe de première et
de terminale, des logiciels de calcul assisté par Ordinateur devront
permettre de traiter les applications concernées par l'ensemble
des chapitres précédents. Et tout particulièrement
pour les notions définies ci-dessous qui ne donneront pas lieu à
des compétences exigibles, mais dont l'approche permettra de compléter
utilement l'étude d'un système.
Transmission de l'énergie
lumineuse :
· évaluation de l'évolution
du flux lumineux à travers un système optique ;
· notion de quantité
d'énergie lumineuse nécessaire.
E - SPÉCIFICATION DES NIVEAUX D'ACQUISITION
Afin de préciser le niveau
des différentes questions à traiter dans le programme, en
relation avec les compétences attendues, le tableau ci-après
spécifie les niveaux d'acquisition à attendre à l'issue
de la classe de terminale.
Il doit permettre de guider le
professeur dans le développement de son enseignement. À chaque
point du programme est associé un niveau repéré de
1 à 4.
| 1 | 2 | 3 | 4 | ||||
| 1. | Modélisation des liaisons et des actions mécaniques | ||||||
| 1.1. Modélisation des liaisons. | * | ||||||
| 1.2. Modélisation des actions mécaniques. | * | ||||||
| 1.3. Isolement d'un système de solides. | * | ||||||
| 2. | Cinématique | ||||||
| 2. Mouvement relatif de deux solides en liaison glissière ou pivot. | * | ||||||
| 3. | Statique | ||||||
| 3.1. Principe fondamental de la statique. | * | ||||||
| 3.2. Résolution d'un problème de statique. | * | ||||||
| 4. | Cinématique optique | ||||||
| 4.1. Analyse et modélisation des systèmes optiques. | * | ||||||
| 4.2. Cinématique optique. | |||||||
| 4.2.1. Vecteur position. | * | ||||||
| 4.2.2. Torseur cinématique. | * | ||||||
| 4.2.3. Relations de base. | * | ||||||
| 5. | Résistance des matériaux | ||||||
| 5.1. Hypothèses de la Rdm. | * | ||||||
| 5.2. Étude d'une poutre. | * | ||||||
| 5.3. Identification de la nature des sollicitations. | * | ||||||
| 5.4. Étude des sollicitations simples (traction-compression). | * | ||||||
| 6. | Dynamique | ||||||
| 6. Expression vectorielle
du principe fondamental de la dynamique
dans le cas d'un solide en translation. |
* | ||||||
Chapitre 1 - Modélisation des liaisons et des actions mécaniques
L'expérience de l'enseignement
dans les classes de BTS a permis de constater que les élèves
de terminale avaient dans le domaine de la mécanique acquis des
connaissances et des méthodes qui privilégient le procédé
de résolution aux dépends de démarches structurées
d'analyse.
L'ambition de ce chapitre est d'obtenir
très tôt une grande rigueur dans la démarche de modélisation.
Il vise à partir d'assemblages réels à :
- identifier la liaison, le modèle
cinématique de l'assemblage ;
- modéliser les actions
mécaniques par le torseur des actions mécaniques.
Les conditions et hypothèses
conduisant à ces modélisations seront toujours fournies aux
élèves.
Dans le cas où la modélisation
présente des difficultés, le modèle mathématique
représentant l'action mécanique devra lui aussi être
fourni. Ce qui importe et paraît prépondérant c'est
que la démarche de modélisation soit explicite pour l'élève.
D'autre part, sur des exemples
soigneusement choisis, il sera intéressant de faire percevoir et
donc d'analyser avec les élèves l'incidence du choix du modèle
sur les résultats obtenus.
En ce qui concerne le torseur mécanique
de liaison, il s'agit exclusivement de définir, et cela procède
de la rigueur du vocabulaire, un modèle mathématique caractérisé
par une résultante et un moment sans entrer dans les propriétés
de ce modèle (au sens des mathématiques). Aucune représentation
de ce modèle (vectorielle, coordonnées dans une base de donnée)
n'est à privilégier.
Par contre, l'utilisation du produit
vectoriel nécessitera une aide du professeur de mathématiques
(cf. BO Spécial n°2 du 2 novembre 1991, page 15).
En ce qui concerne les compétences
attendues, si les deux premiers alinéas ne posent pas de problème
particulier, la modélisation des actions subies par le système
impose :
- que cette exigence ne concerne
que les cas ou la modélisation est simple (glisseur) compte tenu
des hypothèses qui seront toujours fournies ;
- que les modèles dont l'écriture
est difficile soient fournis.
Des travaux pratiques illustrant
les phénomènes de contact entre surfaces (frottement, adhérence,...),
la géométrie des liaisons et la dualité entre mouvement
possible et efforts transmissibles, devront être mis en place.
Chapitre 2 - Cinématique
Ce chapitre s'appuie sur des connaissances
acquises en seconde.
Il appelle peu de commentaires
dans la mesure où il reprend les grandes lignes des programmes antérieurs.
Il convient de préciser
que comme toute représentation schématique, le graphe des
liaisons n'a de raison d'être que s'il apporte une aide à
la compréhension du système ou si son exploitation est de
nature à aider à la résolution.
Les supports d'étude seront
choisis de manière à lier l'étude cinématique
à des caractéristiques de fonctionnement de systèmes
optiques (par exemple : commande d'objectif à focale variable).
Il est important de noter que pour
certains exemples l'utilisation de logiciels de simulation peut s'avérer
particulièrement judicieuse (recherche de positions particulières,
visualisation de trajectoires, ...).
Chapitre 3 - Statique
Les connaissances identifiées
dans ce chapitre appellent quelques commentaires :
- Le théorème de
la résultante et celui du moment doivent être présentés
comme la traduction vectorielle du principe fondamental afin que les élèves
n'associent pas, comme c'est le cas très souvent, le seul théorème
de la résultante à une situation d'équilibre du système
isolé.
- La démarche proposée
dans le paragraphe 3.2.2. (Algorithme de résolution) doit permettre
d'effectuer, pour la résolution, un choix raisonné entre
la méthode graphique et la méthode analytique.
- Dans le cadre de l'utilisation
d'une méthode analytique de résolution, l'aide informatique
doit trouver la place qui lui revient. Cet outil doit être privilégié
dès lors que le nombre des actions est important et obligatoirement
utilisé si les modèles associés aux actions mécaniques
ne sont pas des glisseurs coplanaires.
- Les supports d'étude seront
choisis de manière à lier l'étude statique à
des caractéristiques de fonctionnement de systèmes optiques
(par exemple : compensateur de niveau utilisé en topographie).
Chapitre 4 - Cinématique Optique
L'expérience de l'enseignement
dans les classes de BTS a permis de constater que les élèves
de terminale avaient dans le domaine de l'optique acquis des connaissances
et des méthodes qui privilégient le procédé
de résolution aux dépends de démarches structurées
d'analyse.
L'ambition de ce chapitre est d'obtenir
très tôt une grande rigueur dans la démarche de modélisation.
Il vise à partir de réalisations
industrielles à :
- identifier la fonction optique
;
- modéliser les composants
;
- modéliser le système
étudié.
Les conditions et hypothèses
conduisant à ces modélisations seront toujours fournies aux
élèves.
Dans le cas où la modélisation
présente des difficultés, le modèle mathématique
représentant les relations générales devra lui aussi
être fourni. Ce qui importe et paraît prépondérant
c'est que la démarche de modélisation soit explicite pour
l'élève.
En ce qui concerne le torseur cinématique,
il s'agit exclusivement de définir, et cela procède de la
rigueur du vocabulaire, un modèle mathématique caractérisé
par une résultante et un moment sans entrer dans les propriétés
de ce modèle (au sens des mathématiques). Aucune représentation
de ce modèle (vectorielle, coordonnées dans une base de donnée)
n'est à privilégier.
Par contre l'utilisation du produit
vectoriel nécessitera une aide du professeur de mathématiques
(cf. BOEN Spécial n° 2 du 2 novembre 1991, page 15).
Il est important de noter que pour
certains exemples l'utilisation de logiciels de simulation peut s'avérer
tout a fait judicieuse (recherche de positions particulières, visualisation
de la marche des rayons optiques, détermination des caractéristiques
optiques du système.....) et notamment dans le cas d'application
visant des études à caractère photométrique.
Chapitre 5 - Résistance des matériaux
Le programme de Résistance
des matériaux porte essentiellement sur l'étude d'une sollicitation
et l'identification des autres sollicitations simples.
Cette identification passe par
la définition du torseur représentant les actions de cohésion.
Ainsi une coupure réalisée
dans une poutre dont la ligne moyenne est préalablement orientée
(O, x), par exemple, permet d'isoler le tronçon de poutre de gauche
(noté 1) et d'identifier les actions du tronçon de droite
(noté 2) sur le tronçon de gauche. Ces actions représentent
les actions de cohésion.
On note :
L'étude de la sollicitation
de traction sera assez complète avec une étude expérimentale
indispensable.
Chapitre 6 - Dynamique
Ce chapitre dont les ambitions sont
particulièrement modestes est limité à l'étude
de solides en mouvement de translation.
Il importe que l'écriture
vectorielle du principe fondamental de la dynamique se traduise effectivement
par deux relations même si la résolution du problème
n'exige que l'exploitation d'une seule des deux relations. De la même
façon le cas des mouvements uniformes permettra de montrer de manière
cohérente la relation entre principe fondamental de la dynamique
et principe fondamental de la statique.
A.2 - Construction
A. OBJECTIFS DU PROGRAMME DE CONSTRUCTION
La construction est l'art d'appliquer
de manière pondérée les connaissances fondamentales
de mécanique d'optique et de physique à la réalisation
de systèmes optiques, de mécanismes et d'ouvrages, répondant
à un cahier des charges fonctionnel.
Le programme de construction s'inscrit
dans le prolongement de l'enseignement de Technologie des Systèmes
Automatisés (TSA) de la classe de seconde.
A travers l'étude de produits
industriels réels et actuels, l'enseignement de la construction
vise à faire acquérir aux élèves les connaissances,
les méthodes et les démarches leur permettant :
- l'analyse des fonctions, la compréhension
de leur agencement et leurs solutions technologiques dans un contexte industriel
précis (marchés, performances, coûts), de tout ou partie
d'un système ;
- l'appréhension avec rigueur
et méthode des problèmes à variables et critères
multiples caractéristiques d'un domaine industriel fortement évolutif
et créatif ;
- la découverte, à
travers la diversité historique et actuelle des solutions et des
moyens, de la permanence des fonctions à assurer ;
- l'utilisation des moyens modernes
de la communication technique (méthodes de description et de représentation)
;
- une approche rigoureuse des problèmes
de qualité et de maîtrise de la valeur ;
- l'appréhension, à
travers la continuité historique du développement technologique,
des facteurs susceptibles de provoquer des évolutions ou des ruptures.
Le développement des différents
chapitres qui figurent dans le programme tiendra compte des besoins spécifiques
de l'optique. Ce souci implique un choix attentif des supports d'enseignement,
pour la construction comme pour la mécanique, qui permettront de
mettre en évidence les solutions à privilégier.
La cohérence et la progressivité
des apprentissages imposent que les programmes d'optique, de construction
et de mécanique soient enseignés par le même professeur.
B - PROGRAMME DE CONSTRUCTION
1. Compétitivité
des produits industriels (12 heures environ)
Ce chapitre a pour objet d'intégrer
l'analyse technologique des produits à une évolution historique
et économique marquée par des ruptures (innovations), des
changements de contexte, par la prise en compte de besoins nouveaux (personnalisation
des produits) par l'interdépendance des techniques (micro-électronique,
informatique...).
D'un point de vue méthodologique,
on pourra préciser pour chaque produit étudié les
éléments caractéristiques de cette approche (date
de mise sur le marché, prix de vente, quantités, brevets...).
1.1 Typologie des marchés
de produits industriels
1.2 Famille de produits
- nécessité (vis
à vis du marché, de l'entreprise ...) ;
- incidence sur la conception,
la production, la distribution, la maintenance.
1.3 Cycle de vie d'un produit
- étapes du cycle, durée
;
- fonctions associées au
cycle de vie :
. conception et production,
. commercialisation,
. utilisation (fonctions techniques
et fonctions d'estime),
. maintenance,
. destruction.
1.4 Composantes de la compétitivité
des produits
- les coûts :
. typologie,
. notion de "Conception pour un
Coût Objectif" ;
- la qualité :
. définition,
. les performances techniques et
les indicateurs de performance,
. fiabilité,
. maintenabilité,
. compromis fiabilité-maintenabilité
(cas limites : produits jetables),
. coût de la non qualité
;
- disponibilité du produit
pour le client :
. standardisation et personnalisation
des produits,
. normalisation ;
- l'innovation :
. les sources de l'innovation,
. les méthodes de l'innovation
:
approche systémique,
information et documentation industrielles
;
. la protection industrielle :
brevets : objets et méthodes,
l'Institut National de la Propriété
Industrielle.
1.5 Méthodes associées
à la recherche de la compétitivité
- l'analyse de la valeur en conception
:
. démarche fonctionnelle
:
besoins, fonctions, contraintes,
Cahier des Charges Fonctionnel
(NF 50-150 et 50-151),
analyse de la répartition
des coûts par fonction ;
. moyens et outils (notions),
. l'analyse fonctionnelle (voir
chapitre 2).
* Remarques :
D'un point de vue méthodologique,
les concepts contenus dans ce premier chapitre pourront être introduits
selon deux approches :
- une approche systématique,
consistant à indiquer pour chaque produit les
composantes de sa compétitivité
;
- une approche comparative permettant
d'apprécier ce produit par l'étude :
. d'une famille de produits de
même type et de même génération
. des générations
successives d'un produit chez un constructeur.
Dans ce contexte il est indispensable
que les supports techniques utilisés pour la formation des élèves
soient représentatifs de produits industriels compétitifs
et modernes.
2. Analyse fonctionnelle des produits industriels (15 heures environ)
2.1 Identification des fonctions
- milieu environnant le produit
;
- désignation des fonctions,
fonctions de service, fonction technique.
2.2 Caractérisation et
hiérarchisation des fonctions
- flux de matière d'oeuvre,
énergie d'information ;
- informations nécessaires
à l'activité ;
- relations entre fonction de service
- fonction technique et solutions.
2.3 Outils de l'analyse fonctionnelle
et temporelle
2.3.1 Utilisation d'outil pour
définir une organisation fonctionnelle
- blocs fonctionnels, entrées/sorties,
données de contrôle ;
- décomposition de fonctions
en sous fonctions ;
- analyse descendante, notion de
niveau d'analyse ;
- arbres de fonctions : FAST.
2.3.2 Utilisation d'outils pour
définir l'évolution temporelle
- diagrammes de tâches ;
- chronogrammes ;
- graphes.
2.3.3 Cahier des charges fonctionnel
d'un produit industriel (cf.normes)
- but ;
- présentation.
3 - Les outils de communication technique
Cet enseignement ne donnera pas
lieu à un développement spécifique mais sera naturellement
intégré à l'ensemble des autres chapitres.
3.1 Outils d'analyse et de description
fonctionnelle des systèmes
- voir chapitre 2. analyse fonctionnelle
des produits industriels.
3.2 Outils de représentation
des solutions matérielles
- dessin de projet au crayon et
assisté par ordinateur :
. représentation des formes
géométriques simples et de leurs combinaisons sur plusieurs
vues,
. vues locales,
. représentation conventionnelle
des composants et constituants de liaison, normalisation ;
- nomenclature et légendes
;
- notices de montage.
4 - Étude des liaisons mécaniques (50 heures environ)
Le développement de ce chapitre
devra tenir compte des spécificités technologiques des systèmes
optiques ce qui implique un choix attentif des supports de formation.
4.1 Analyse de la valeur des
liaisons
- critères de réalisation
;
- critères d'utilisation
;
- critères de durée
de vie ;
- critères de maintenabilité.
4.2 Caractère d'une liaison
réelle simple entre solides
- cinématique (mobilité,
voir cours de mécanique) ;
- indicateurs de qualité
de la liaison.
4.3 Chaînes de liaisons
entre solides
- graphe des liaisons ;
- applications du graphe des liaisons
à la détermination d'une chaîne de cotes (unidirectionnelle)
relative à une condition de fonctionnement.
4.4 Liaisons complètes
: solutions constructives
- assemblage par éléments
filetés :
. typologie,
. dimensionnent ;
- assemblage par déformation
:
. frettage,
. clipsage ;
- assemblage avec élément
d'apport :
. collage.
4.5 Guidages en rotation et
en translation
- typologie des liaisons par composants
à éléments roulants (roulements, butées) ;
- liaisons par paliers lisses ;
- conditions de fonctionnement
de ces liaisons.
4.6 Étanchéité
et protection des liaisons
- étanchéité
entre pièces mobiles ou taxes ;
- applications : joints composites
;
- protection contre l'introduction
de corps étrangers.
5 - Chaînes cinématiques (30 heures environ)
Le développement de ce chapitre
devra également tenir compte des spécificités technologiques
des systèmes optiques ce qui impliquent un choix attentif des supports
de formation.
5.1 Constituants des chaînes
cinématiques
- actionneurs moteurs électriques
et micromoteurs :
. description et applications,
en liaison avec les cours d'Analyse et de mise en oeuvre de systèmes
optiques (AMOSO) et d'Automatique, d'informatique industrielle et d'électronique
(AIIE) ;
. caractéristiques principales
(action mécanique développée, vitesse...) ;
- transmetteurs de puissance pour
mouvements de rotation :
. transmissions par courroies à
rapport constant ;
. réducteurs à engrenages
à trains simples ;
- transmetteurs de puissance avec
conversion de rotation en translation et réciproquement :
. mécanismes vis-écrou,
. pignon-crémaillère,
. cames ;
- constituants industriels modulaires
à guidage intégré.
6 - Les matériaux (15 heures environ)
6.1 Relation produit-fonctions-procédé-matériau
- critères de choix d'un
matériau liés à 1'environnement du produit, aux fonctions
à assurer, au procédé d'élaboration.
6.2 Étude des matériaux
- matériaux optiques : propriétés
fondamentales ;
- matériaux métalliques
: acier, fontes, aluminium et ses alliages, cuivre et ses principaux alliages
;
- matériaux plastiques et
élastomères : propriétés fondamentales ;
- matériaux composites :
notions.
6.3 Étude expérimentale
du comportement d'un matériau sous l'effet d'actions mécaniques
- essais de traction ;
- caractéristiques mécaniques
principales d'un matériau :
. nature,
. ordre de grandeur pour quelques
matériaux (acier, fonte, alliages légers, plastiques, composites
et verre).
7 - Conception des systèmes optiques (70 heures environ)
Ce chapitre, en plus des connaissances
spécifique abordées, doit conduire à un enseignement
de synthèse de l'ensemble du domaine de la construction.
7.1 Principales fonctions optiques
- former une image (objectif) ;
- dévier un faisceau (prismes,
miroirs) ;
- filtrer un faisceau ;
- polariser un faisceau ;
- diaphragmer un faisceau ;
- comparer (réticule), mesurer
(micromètre) ;
- séparer un faisceau (lames
traitées, prismes) ;
- recevoir une image (écran,
cellule, dépoli, oeil) ;
- transporter, redresser une image
(véhicule, prismes) ;
- observer une image (oculaire,
loupe) ;
- traiter une image ;
- transmettre une information (fibre
optique...).
7.2 Schéma optique
- transmission optique.
7.3 Structure des systèmes
optiques
Les dispositifs de réglages
optiques seront traités en parallèle avec le cours de
cinématique optique.
L'accent sera mis sur la différence
entre les réglages usine et utilisateur :
- montage et réglage radial
(centrage des réticules et des lentilles) ;
- montage et réglage en
focalisation (objectifs, oculaires) ;
- montage et réglage en
déversement, basculement ;
- montage et réglage en
position, orientation (prismes, capteurs, ...).
7.4 Montage des composants optiques
- montage des lentilles ;
- montage des prismes ;
- montage des miroirs ;
- montage des lames à faces
parallèles ;
- montage isostatique de composants
optiques.
7.5 Incidence des procédés
d'obtention et d'assemblage sur les caractéristiques optiques
- moulage ;
- usinage.
7.6 Définition des composants
optiques et mécaniques
- cotation dimensionnelle ;
- tolérancement ;
- états de surface.
C - ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
La démarche
L'enseignement de la construction,
destiné aux élèves de première et terminale
qui préparent un baccalauréat technologique STI, "Génie
Optique" vise à leur faire acquérir une démarche analytique
qui prend appui sur des produits ou systèmes réels intégrant
des fonctions optiques.
Cette analyse doit permettre aux
élèves :
- d'appréhender d'une manière
non exhaustive les solutions constructives les plus couramment utilisées
;
- de développer leur sens
critique et leur jugement, par exemple en comparant diverses solutions
en présence du cahier des charges fonctionnel.
La communication technique
Il s'agit de développer chez
l'élève sa capacité de communication et en particulier
ses aptitudes :
- à présenter par
écrit, sous la forme la plus appropriée, le résultat
de ses travaux, de ses analyses, de ses recherches ou de ses réflexions
(textes, schémas, dessins, croquis...) ;
- à s'exprimer avec rigueur
en veillant à l'exactitude du vocabulaire utilisé ;
- à effectuer avec goût
un travail bien fait dans le respect des contraintes fixées.
Conséquences sur l'enseignement de la construction
Ainsi, l'enseignement de la construction
repose sur la connaissance :
- des concepts et du vocabulaire
technique de base ;
- des outils de description et
de communication :
. pour analyser des produits ou
des systèmes industriels,
. pour élaborer un document
de qualité, conforme aux règles de normalisation ;
- de la manière d'exploiter
des documentations industrielles.
D - COMPÉTENCES ATTENDUES
On trouvera dans ce chapitre, pour chacun des paragraphes du programme, la compétence que l'on attend des élèves à l'issue du cycle de formation de première et terminale préparant au baccalauréat technologique STI, "Génie Optique".
1. Compétitivité des produits industriels
3. Outils de la communication technique
À partir : - d'un schéma
technologique, du cahier des charges fonctionnel, de documents relatifs
aux composants et constituants nécessaires :
- représenter sous forme
d'un ensemble de dessins, croquis, une solution constructive pour une liaison
(complète, pivot. glissière). L'élève devra
pouvoir préciser les critères du cahier des charges exploités
ou privilégiés.
À partir d'un plan d'ensemble
d'un appareil d'optique :
- représenter un schéma
cinématique ;
- représenter un schéma
optique.
4. Étude des liaisons mécaniques
Un ouvrage ou un mécanisme
industriel actuel étant défini par tout ou partie de son
Cahier des Charges Fonctionnel, un ensemble de plans et documents du constructeur,
les données nécessaires sur les performances, étant
fournis, on demande :
- pour une chaîne de composants
et de liaisons relative à une fonction technique spécifiée
(et comportant au plus 5 liaisons), de :
. construire le graphe des liaisons
associé à cette fonction technique,
. caractériser les surfaces
fonctionnelles de chacune des liaisons (nature des liaisons composantes,
axes des liaisons, repérage),
. identifier au moins une condition
fonctionnelle relative à la fonction technique,
. construire une chaîne de
cotes unidirectionnelle associée à une condition fonctionnelle
précise (4 à 5 composantes au maximum),
. construire le graphe de montage
ou de démontage associé à cette fonction technique
;
- pour un guidage en translation
ou en rotation :
. construire le graphe des liaisons
composant le guidage,
. caractériser les éléments
et les surfaces fonctionnelles du guidage,
. identifier les conditions fonctionnelles
relatives à la fonction de guidage.
5. Chaines cinématiques
Une chaîne de commande, réelle
ou définie par un plan ou un schéma cinématique accompagnée
de données, étant fournie :
- déterminer ses caractéristiques
cinématiques.
6. Les matériaux
Étude des matériaux
:
En présence :
. d'un produit défini par
un dessin de projet,
. d'une nomenclature,
. de tout ou partie d'un Cahier
des Charges Fonctionnel,
. des normes de désignation
des matériaux :
- identifier et caractériser
le (s) matériau (x) utilisé (s).
Pour le produit précédemment
défini et connaissant :
. les fonctions techniques à
assurer,
. les caractéristiques attendues
des liaisons,
. les contraintes de réalisation
(techniques et économiques) :
- justifier le choix de la classe
du matériaux du matériau.
7. Conception des systèmes optiques
À partir d'un produit défini
par :
. un dossier de plans,
. des schémas,
. une nomenclature,
. tout ou partie d'un Cahier des
Charges Fonctionnel,
. des normes de désignation
des matériaux,
. des caractéristiques des
composants optiques :
- identifier les fonctions optiques
et les composants associés ;
- construire tout ou partie du
schéma optique ;
- identifier les relations fonctionnelles
entre les composants ;
- identifier le type de réglage
nécessaire ;
- agencer des solutions constructives
répondant aux besoins des réglages ;
- concevoir des éléments
porteurs pour guider et implanter les composants optiques dans des conditions
optimales ;
- analyser et comparer l'incidence
des moyens d'obtention ;
- compléter ou établir
un dessin de définition d'un composant optique ou mécanique.
E - SPÉCIFICATION DES NIVEAUX D'ACQUISITION
Afin de préciser le niveau
des différentes questions à traiter dans le programme, en
relation avec les compétences attendues, le tableau ci-après
spécifie les niveaux d'acquisition à attendre à l'issue
de la classe de terminale.
Il doit permettre de guider le
professeur dans le développement de son enseignement. À chaque
point du programme est associé un niveau repéré de
1 à 4.
| 1 | 2 | 3 | 4 | ||||
| 1. | Compétitivité des produits industriels | ||||||
| 1.1 Typologie des marchés des produits industriels. | * | ||||||
| 1.2 Famille de produits | * | ||||||
| 1.3 Cycle de vie d'un produit. | * | ||||||
| 1.4 Composantes de la compétitivité des produits. | * | ||||||
| 1.5 Méthodes associées à la recherche de la compétitivité. | * | ||||||
| 3. | Les outils de communication technique | ||||||
| 3.1 Outils d'analyse et de description fonctionnelle des systèmes. | * | ||||||
| 3.2 Outils de représentation des solutions matérielles. | * | ||||||
| 4. | Étude des liaisons mécaniques | ||||||
| 4.2 Caractère d'une liaison réelle simple entre solides. | * | ||||||
| 4.3 Chaînes de liaison entre solides. | * | ||||||
| 4.4 Liaisons complètes : solutions constructives. | * | ||||||
| 4.5 Guidages en rotation et en translation. | * | ||||||
| 4.6 Étanchéité et protection des liaisons. | * | ||||||
| 5. | Chaînes cinématiques | ||||||
| 5.1 Constituants des chaînes cinématiques. | * | ||||||
| 6. | Les matériaux | ||||||
| 6.1. Relation produit-fonctions-procédé-matériau. | * | ||||||
| 6.2. Étude des matériaux : | |||||||
| - matériaux métalliques ; | * | ||||||
| - matériaux plastiques et élastomères ; | * | ||||||
| - matériaux composites : notions. | * | ||||||
| 7. | Conception des systèmes
optiques
et analyse fonctionnelle des produits industriels |
||||||
| 7.1 Principales fonctions optiques. | * | ||||||
| 7.2 Schéma optique. | * | ||||||
| 7.3 Structure des systèmes optiques. | * | ||||||
| 7.4 Montage des composants optiques. | * | ||||||
| 7.5 Incidence des procédés
d'obtention et d'assemblage
sur les caractéristiques optiques. |
* | ||||||
| 7.6 Définition des composants optiques et mécaniques. | * | ||||||
La conception des produits industriels résulte d'un compromis entre des contraintes fonctionnelles et économiques. La compétitivité des produits industriels modernes a pris sa place dans les programmes. Dans ce contexte, il est indispensable que les supports techniques destinés à la formation des élèves soient constitués par des produits industriels compétitifs et modernes répondant à des besoins spécifiés.
Chapitre 1 : Compétitivité des produits industriels
Ce premier chapitre qui fait appel
à des concepts nouveaux amène à quelques commentaires.
Aucune compétence associée aux informations et connaissances
qu'il contient n'est demandée aux élèves.
Cette remarque fondamentale conduit
à ne pas faire un cours magistral relatif aux connaissances et concepts
listés dans le programme, mais d'intégrer, lors de l'étude
de systèmes techniques, à l'analyse technologique des produits,
une approche des éléments participant à la compétitivité.
À cet effet, l'étude
comparative :
- d'une famille de produits d'une
même génération ;
- de générations
successives d'un produit chez un constructeur ;
- de produits de même fonction
réalisés dans des matériaux différents, devra
être privilégiée.
Elle devra permettre d'intégrer
aux études techniques, les évolutions historiques, économiques,
écologiques, mettant en évidence les innovations, la prise
en compte des besoins nouveaux...
Ces études comparatives
permettent souvent d'illustrer sur des exemples simples :
- la qualité (avec quelques
indicateurs précis comme la fiabilité ou la maintenabilité)
;
- la disponibilité (avec
l'importance de la standardisation des composants et la modularité
des constituants).
Les problèmes soulevés
par la fin de vie d'un produit doivent être abordés tout au
long de l'enseignement en "Étude des Constructions". L'importance
économique et écologique de cette étape du cycle de
vie d'un produit doit être présentée dans toutes les
études.
Les solutions proposées
devront être recherchées, par les professeurs, auprès
des organismes et des industriels du domaine et présentés
de manière critique.
L'ensemble du chapitre peut également
être illustré par l'étude locale d'une entreprise :
exemple de son adaptation au marché et évolution des méthodes
de conception et d'élaboration des produits qu'elle fabrique.
Chapitre 3 - Les outils de la communication technique
L'enseignement de ce chapitre nécessite
une bonne connaissance des acquis des élèves ayant suivi
l'option "TSA".
Il doit conduire à l'élaboration
de schémas et de dessin dans les limites précisées
dans le chapitre : "D. Compétences attendues".
Pour cette élaboration,
l'outil informatique doit être privilégié en étant
attentif au fait que son introduction modifie non seulement l'outillage
disponible pour la réalisation des représentations graphiques,
mais aussi l'approche de la conception par une utilisation d'entités
paramétrables (composants standards, bibliothèques de pièces).
En ce qui concerne le dessin de
définition du produit, la liaison évidente avec l'enseignement
de la métrologie doit conduire à une coordination entre les
enseignants concernés afin que les connaissances à acquérir
soient abordées dans une même période, avec la même
rigueur et avec le souci de montrer que la cotation et la mesure sont associées
dans la définition et le contrôle des produits.
Chapitre 4 - Étude des liaisons mécaniques
Ce chapitre aborde les solutions
classiques d'assemblage ou de guidage dont la modélisation cinématique
est traitée en cours de mécanique.
Au plan méthodologique,
il paraît préférable de dégager à partir
d'étude de cas suffisamment nombreuses les règles et conditions
d'emploi des diverses solutions et d'organiser à partir de ces études
de cas des leçons de synthèse qui permettront aux élèves
de dégager les connaissances fondamentales et les règles
à retenir.
L'utilisation de documents industriels
et la validation des solutions proposées à l'aide de logiciels
industriels devront être privilégiées.
L'approche concrète dans
le cas de travaux pratiques est indispensable.
Chapitre 5 - Chaînes cinématiques
Dans ce chapitre qui aborde les
solutions constructives générales, le professeur s'attachera
également à mettre en évidence : leurs spécificités
dans le domaine des systèmes optiques et l'incidence de la précision
des mouvements (espace, temps) en fonction des performances optiques attendues.
Il sera également nécessaire
de bien différencier les dispositifs conduisant à des mouvements
fonctionnels des dispositifs statiques de réglage.
Chapitre 6 - Les matériaux
L'étude de la relation Matériau
- Procédé - Fonction est un ensemble trop vaste pour envisager
une étude exhaustive. Il n'y a d'ailleurs pas de compétence
exigée dans ce domaine.
Il conviendra de profiter des différentes
études de produits pour mettre en évidence :
- les noyaux de propriétés
de diverses familles de matériaux ;
- l'importance du choix du matériau
en relation avec son procédé d'élaboration et particulièrement
lorsqu'il conduit à l'intégration de différentes fonctions.
Chapitre 7 - Conception des systèmes optiques et Analyse fonctionnelle des produits industriels
Il importe dans ce chapitre de bien
distinguer les connaissances abordées des compétences attendues.
En particulier l'aptitude à identifier une fonction par :
- sa situation ;
- les données qui agissent
sur la fonction ;
- le moyen technique qui la réalise
requiert des capacités de lecture, et non d'écriture.
En conséquence, la représentation
analytique structurée sera fournie aux élèves afin
d'aider par une description rigoureuse de l'agencement des fonctions à
une identification de celle sur laquelle portera l'étude.
On devra donc s'interdire l'écriture
avec les élèves de ce type de description.
Le contenu du programme d'étude
des constructions" demande aux professeurs de construction de travailler
en étroite collaboration avec les professeurs d'ESTI, de physique
appliquée, de façon à s'assurer que le programme est
intégralement traité et sans redondance. En particulier,
lorsque cela est possible, il est judicieux de procéder à
l'analyse fonctionnelle des systèmes optiques en construction en
liaison avec les nseignements de travaux pratiques (ESTI).
L'enseignement de la construction
se fera à partir de supports optiques permettant d'aborder de manière
homogène les différentes parties du programme.
7.1 Principales fonctions optiques
Cette partie du programme invite
particulièrement à étudier des systèmes pluritechnologiques.
Un développement judicieux
et cohérent implique une liaison très étroite entre
le cours et les travaux pratiques (ESTI).
C'est à partir d'étude
de cas que certains aspects de la construction optique, abordés
par ailleurs, seront approfondis et que sera mis en place la connaissance
des principales fonctions optiques.
7.2 Schéma optique
Pour établir les relations
entre les informations d'entrée et de sortie, l'appareil d'optique
est en général une association de composants optiques, mécaniques,
électroniques. La connaissance technologique de ces différents
domaines est donc nécessaire.
L'étude des tracés
de rayons dans un système optique se fera en liaison avec le cours
de sciences optiques.
Les épures et les calculs
optiques simples ont pour but d'expliciter les idées et les principes
généraux et de mettre en évidence les particularités
du problème de construction posé.
Cet enseignement utilisera avec
profit les possibilités des logiciels spécialisés
permettant de s'affranchir de connaissances mathématiques et physiques
non abordées dans les programmes concernés.
7.3 Structure des systèmes
optiques
L'enseignement sera construit à
partir d'exemples industriels caractéristiques de l'optique.
Pour aborder l'étude, le
professeur, à partir du cahier des charges du produit s'attachera
à :
- clarifier :
. les notions de performances (relations
objet-image, champ, qualité de l'image, rendement photométrique),
. les critères technologiques
(milieu physique, milieu humain, milieu économique, milieu technique)
;
- montrer ultérieurement
la relation qui existe entre les caractéristiques d'une solution
technologique et son contexte donné.
En effet, il est important de mettre
en évidence les problèmes relatifs aux tolérances
de position des composants et leur impact sur les phénomènes
optiques. C'est essentiellement le compromis optique-mécanique qui
oriente l'organisation de la construction mécanique et le choix
du principe de réglage retenu. À ce niveau il y a imbrication
des connaissances liées aux activités théoriques (optique,
mécanique, construction) et pratiques (production).
7.4 Montage des composants optiques
Les particularités liées
à l'intégration des composants optiques seront développées
en cohérence avec le chapitre Etude des liaisons mécaniques.
7.5 Incidence des procédés
d'obtention et d'assemblage sur les caractéristiques optiques
7.6 Définition des composants
La détermination des volumes
élémentaires constituant les pièces nécessite
la prise en compte d'un certain nombre de facteurs notamment des procédés
d'obtention et d'assemblage. Il est indispensable que les élèves
puissent faire appel à des données acquises en travaux pratiques
de fabrication. Il est souhaitable de conduire l'étude de dimensionnement
et de tolérancement des composants optiques avec le cours de fabrication
optique.
La liaison des activités
de réalisation et de contrôle doit faciliter l'approche des
problèmes de définition de produit. L'objectif est d'aboutir
à des documents rigoureux et respectant la normalisation.
B - ÉTUDE DES SYSTÈMES TECHNIQUES INDUSTRIELS - PREMIÈRE ET TERMINALE
B.1 - Automatique, informatique industrielle, électronique
A - OBJECTIFS DU PROGRAMME
Les systèmes techniques industriels
pluritechnologiques à dominante optique font appels à des
sous ensembles électroniques et/ou informatiques dans un but d'automatisation
et d'amélioration des performances et/ou de la convivialité.
Si l'électronique permet
sa détection ou son émission, l'information lumineuse peut
circuler en amont et en aval du sous ensemble optique sous une forme électrique
(analogique ou numérique) pour subir différents traitements
électroniques (convertir, comparer, transmettre, amplifier, mémoriser,
etc ...).
Cet enseignement privilégie
l'aspect "système" dans les démarches qu'il utilise. Il impose
de s'intéresser aux fonctions des objets qui constituent :
- les parties commandes ;
- les parties opératives
;
- les interfaces de commande, de
dialogue et de puissance, et aux contraintes physiques, économiques
et humaines de l'environnement.
L'informatique industrielle est
étroitement associée à l'enseignement de l'électronique
dans la réalisation des fonctions de commande et de traitement.
L'enseignement de l'automatique,
de l'informatique industrielle et de l'électronique vise essentiellement
à faire acquérir aux élèves, par l'assimilation
des principaux concepts de base, une formation d'esprit leur permettant
de bien appréhender le fonctionnement des systèmes optiques.
Il doit en particulier leur permettre
de décrire avec une précision suffisante les relations et
les interactions entre le système et le milieu extérieur
d'une part, entre les constituants de ce système d'autre part.
Il s'intéresse aux modèles
qui décrivent :
- l'évolution temporelle
du fonctionnement en réponse aux informations, consignes
qu'il reçoit et aux perturbations
qu'il subit ;
- l'organisation structurelle et
fonctionnelle du système.
Le bachelier technologique STI,
en génie optique doit donc acquérir des savoirs et savoir
faire en automatique, informatique industrielle, electronique afin d'être
capable dans le cadre de l'analyse et mise en œuvre de systèmes
optiques :
- de comprendre le fonctionnement
de ces sous-ensembles ;
- de comprendre les relations et
interactions entre ces sous-ensembles ;
- de localiser un dysfonctionnement
;
- de communiquer oralement ou par
écrit avec les spécialistes ;
- de définir fonctionnellement
un besoin électronique ou informatique.
B - PROGRAMME
1. Automatique (62 heures environ)
L'enseignement de l'automatique
permet d'acquérir les méthodes et les démarches concernées
par l'étude et la réalisation des systèmes optiques
automatisés.
1.1 Objectifs de l'automatisation
des systèmes
- Coûts et qualité.
- Critères d'exploitation
(sécurité, disponibilité, maintenance).
- Flexibilité et évolutivité.
1.2 Structure d'un système
automatisé
1.2.1 Décomposition organisationnelle
et temporelle d'un système
concept de tâche ;
définition ;
flux associés ;
contraintes ;
moyen (s) associé (s) à
une tâche.
1.2.2 Structuration en fonction
principale d'automatisme
- fonctions et relations internes
aux systèmes automatisés :
fonction "acquérir des informations",
fonction "traiter des informations",
fonction "commander la puissance"
;
- relations entre le système
automatisé et son environnement.
1.3 Outils de description du
fonctionnement d'un automatisme
1.3.1 Représentation binaire
des informations
- Algèbre de Boole :
- Représentation des fonctions
logiques (expression algébrique, table de vérité,
logigramme, chronogramme).
1.3.2. Concepts de base
- bloc ;
- alternative ;
- répétition ;
- parallélisme.
1.3.3 Représentations littérales
structurées
- structure de base :
SI.....ALORS.....SINON
FAIRE...........JUSQU'À
TANT QUE........FAIRE
POUR..................FAIRE
1.3.4 GRAFCET
Concepts et structures de base
:
- trois première règles
d'évolution ;
- étapes :
. ordres associés à
une étape ,
. variables associées à
l'état d'une étape ;
- transition et réceptivité
associées :
. variables associées :
niveau logique, front ;
- structures de base : aiguillage,
parallélisme structural ;
- prise en compte du temps, explicite
(t/étape/durée) ou implicite ;
- macro-étape.
* Remarque : on montrera la correspondance
entre les concepts GRAFCET et la représentation littérale
structurée.
1.3.5 Représentation temporelle
- Chronogrammes :
. exploitation d'un chronogramme.
1.4 Description du fonctionnement
des systèmes automatisés
- Description fonctionnelle :
. éléments du Cahier
des Charges Fonctionnel.
1.5 Réalisations technologiques
- Fonction dialogue :
. nécessité du dialogue
homme/machine : de conduite, de réglage, de maintenance ;
. moyens techniques associés.
1.6 Comportements des systèmes
réels
- Comportements des constituants
:
. temps de réponses ;
. défaillance des constituants.
2. Informatique industrielle (30 heures environ)
Il s'agit d'aborder l'analyse tant
du point de vue logiciel que matériel du traitement numérique
de l'information dans les systèmes opto/électroniques.
L'enseignement de l'Informatique
industrielle est lié aux contenus définis dans les paragraphes
du programme comme suit :
2.1 Organisation fonctionnelle
des systèmes de traitement de l'information
- Architecture fonctionnelle d'un
dispositif utilisant la logique programmée.
- Séquencement, mémorisation
et transmission de l'information.
2.2 Organisation structurelle
des systèmes de traitement de l'information
2.2.1 Unité centrale (processeur)
Description d'une documentation
constructeur.
2.2.2 Mémoires
Mémoires volatiles, mémoires
permanentes.
2.2.3 Interfaçage
Interfaces d'entrées/sorties
(séries, parallèles).
2.2.4 Liaisons
Bus de données, bus d'adresses,
bus de contrôle.
2.2.5 Périphériques
Interfaçage homme/machine
: clavier, écran, souris.
Mémoire de masse.
Transmetteur, modem, imprimante,
traceur.
2.3 Organisation logicielle
2.3.1 Les instructions
Structure générale
d'une instruction : Opération, opérande, commentaire.
2.3.2 Les langages
Les niveaux de langage (machine,
utilisateur).
2.3.3 Les structures algorithmiques
de base
Linéaire, itérative,
alternative, sous programme, saut.
3. Électronique (100 heures environ)
L'enseignement de l'électronique
est lié aux contenus définis dans les paragraphes du programme
comme suit :
3.1 Représentation conventionnelle
des systèmes électroniques
- Représentation par schémas
fonctionnels et structurels
- Règles de représentation
symbolique.
3.2 Traitement des signaux électroniques
3.2.1 Caractérisation des
signaux
- Signaux analogiques.
- Définition, valeur moyenne,
valeur efficace, valeur de crête.
- Signaux binaires.
3.2.2 Traitement des signaux numériques
- Fonctions commutation :
. Dispositifs de commutation électronique
de signaux.
. Dispositifs de commutation de
puissance.
- Fonctions logiques combinatoires
:
. Définition des fonctions
combinatoires.
. Opérateurs logiques combinatoires
usuels.
. Fonctions complexes : multiplexeur,
démultiplexeur, opérateur arithmétique.
- Fonctions logiques séquentielles
:
. Définition des fonctions
séquentielles.
. Fonctions séquentielles
synchrones et asynchrones : Fonction mémoire élémentaire
"bascules D, RS, JK", association de mémoire "registre".
. Fonction comptage :
définition de la fonction
;
utilisation de documentation constructeur
des compteurs (binaire naturel ou codé décimal, prépositionnable
ou non).
3.2.3 Famille technologique
TTL, CMOS (caractéristiques
et comptabilité).
3.2.4 Traitement des signaux analogiques
- Fonction de transfert.
- Fonction filtrage :
. Notions de filtre.
. Fréquence de coupures.
. Classification et propriétés
des filtres : Passe haut, passe bas, actif du premier ordre.
- Fonction amplification (en tension,
en courant)
. Définitions :
Amplification, gain, bande passante.
. Amplificateur linéaire
intégré :
Caractéristiques technologiques,
lecture d'un document constructeur.
Applications aux opérations
algébriques (comparateur, additionneur, soustracteur).
- Fonction conformation de signaux
:
. Fonction Mise en forme "Trigger".
. Définition seuil haut,
seuil bas, hystéris.
- Fonction transmission de signaux
non galvanique
. Transformateur, relais, optocoupleurs.
3.3. Génération
de signaux électroniques
Production de signaux sinusoïdaux
:
- Oscillateur RC.
- Oscillateur utilisant des circuits
spécialisés.
3.4 Conversion de signaux électroniques
3.4.1 Organisation fonctionnelle
d'une chaîne de conversion
3.4.2 Conversion numérique/analogique
- Organisation fonctionnelle et
principes de fonctionnement.
- Caractéristiques d'un
convertisseur.
3.4.3 Conversion analogique/numérique
- Exploitation d'une documentation
constructeur.
- Définitions (précision,
temps de conversion).
3.5 Conversion et contrôle
de l'énergie électrique
3.5.1 Conversion électrique/mécanique
Principes et caractéristiques
des actionneurs :
- Moteurs à courant continu
à aimants permanents ;
- Moteurs pas à pas.
3.5.2 Conversion électrique/électrique
Transformateur.
3.6 Optoélectronique
(40 heures environ)
3.6.1 Étude fonctionnelle
générale des capteurs
3.6.2 Détecteurs optiques
dans les domaines du visible et l'infrarouge
Photodiode, phototransistors, vidicon,
Matrices CCD.
3.6.3 Transducteurs électriques
optiques
Diode Electro Luminescente (DEL),
à émission dans les domaines du
visible et de l'infra-rouge.
Afficheur sept segments à
DEL.
Afficheur sept segments à
cristaux liquides.
3.6.4 Transmissions optiques
Optocoupleur.
Fibres optiques.
3.6.5 Restitution d'images
Moniteurs TV.
Écrans plats.
3.7 Asservissement (systèmes
bouclés)
Représentation sous la forme
de schéma bloc
Cet enseignement, basé sur
l'étude de systèmes industriels, vise également à
l'acquisition de compétences propres au domaine de l'électronique
par une pratique essentiellement construite sur des activités de
travaux pratiques. Il est bien évidement dispensé en étroite
coordination avec les enseignements de physique appliquée concernés
et se caractérise par une approche technologique affirmée
de l'analyse du réel, la validation et/ou le choix des solutions
constructives relatives aux problèmes posés.
* Nota : L'étude du fonctionnement
d'ensemble de systèmes bouclés se fera essentiellement sous
l'aspect fonctionnel en mettant en évidence l'influence des divers
paramètres (gain, corrections, sensibilité aux perturbations...)
chaque fois que ce sera possible mais en excluant tout l'aspect mathématique
propre aux asservissements. L'ensemble pourra être validé
de façon expérimentale ou par l'intermédiaire de logiciels
de simulation.
C - ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
La mise en œuvre du programme implique
d'associer étroitement :
- l'observation et la mise en oeuvre
de systèmes optiques permettant l'analyse fonctionnelle, la prise
en compte des facteurs influents sur le fonctionnement d'un système
optique et nécessaires à la conduite et à l'étude
du comportement des systèmes réels ;
- des activités pratiques
portant sur tout ou partie d'un système optique permettant pour
chacune des fonctions caractéristiques l'identification des paramètres
fonctionnels ;
- des travaux pratiques utilisant
des matériels spécifiques, des maquettes, etc., dédiés
à des apprentissages parfaitement identifiés ;
- des séquences permettant
:
la présentation et/ou l'approfondissement
des connaissances à acquérir,
des leçons de synthèse
;
- des évaluations s'appuyant
sur les compétences attendues ou sur les objectifs
intermédiaires que le professeur
aura définis.
L'enseignement visera à
respecter un équilibre entre les approches à caractère
systémique nécessaire à la compréhension des
relations internes et externes à un système et les activités
centrées sur des connaissances ou des concepts pour lesquels une
approche analytique et plus ponctuelle est une garantie d'efficacité.
L'ensemble des activités
devra se caractériser par une cohérence interne à
chaque cycle de travaux pratiques et par une relation étroite avec
le cours. Il peut être efficace de rattacher un cycle de travaux
pratiques à un centre d'intérêt à caractère
cognitif ou méthodologique, différent de ce que serait un
centre d'intérêt orienté sur le matériel ou
une famille de solutions techniques. A ce centre d'intérêt
s'attachent des éléments de réalisation permettant
la confrontation avec le réel.
D - COMPÉTENCES ATTENDUES
La liste des compétences terminales du bachelier technologique STI, en génie optique s'établit comme suit :
Analyser l'organisation fonctionnelle d'un système
- Vérifier que l'ensemble
des grandeurs d'entrée et sortie soient disponibles dans l'environnement.
- Identifier pour chaque fonction
la nature de la matière d'oeuvre.
- Caractériser les grandeurs
d'entrée et de sortie de chaque fonction.
- Montrer que l'agencement des
fonctions valide la fonction d'usage.
Analyser le processus de fonctionnement du système
- Caractériser les différentes
phases de fonctionnement.
- Représenter le processus
de fonctionnement en utilisant l'outil de description le plus pertinent
:
. chronogramme ;
. diagramme fonctionnel (GRAFCET,
algorigramme) ;
. équations ;
. procédure (textuelle,
algorithme).
Identifier les structures réalisant les fonctions représentées dans un schéma fonctionnel
- Repérer le composant ou l'ensemble des composants réalisant la structure associée à chacune des fonctions.
Analyser la réalisation d'une fonction
- Établir, compléter
la table de vérité ou les chronogrammes associant les grandeurs
d'entrée ou de sortie.
- Utiliser un logiciel de simulation
du fonctionnement de la structure.
- Utiliser les relations établies
pour choisir un composant, le dimensionner, mettre en évidence ses
limites d'emploi.
- Produire une modification partielle
du schéma structurel répondant à une évolution.
Produire un dispositif de mesurage et/ou de test
- Choisir une méthode de
mesurage et/ou de test et les appareils de mesure.
- Élaborer le mode opératoire
adéquat.
- Traduire sous la forme de tableau,
graphe... les résultats des mesures.
- Évaluer la précision
des mesures effectuées et l'influence des appareils de mesure.
- Éffectuer une maintenance
de niveau 1.
E - SPÉCIFICATION DES NIVEAUX D'ACQUISITION
Afin de préciser le niveau des différentes questions à traiter dans le programme, en relation avec les compétences attendues, le tableau ci-après spécifie les niveaux d'acquisition à attendre à l'issue de la classe de terminale. Il doit permettre de guider le professeur dans le développement de son enseignement. À chaque point du programme est associé un niveau de 1 à 4 correspondant au code suivant dans le domaine de la mise en œuvre :
Nota : les textes en caractères italiques sont des recommandations et commentaires.
1. Automatique
| FONCTIONS (Structures ou composants associés) | 1 | 2 | 3 | 4 |
| 1.1. Objectifs de l’automatisation des systèmes | * | |||
| 1.2. Structure d’un
système automatisé
1.2.1. Décomposition organisationnelle et temporelle
|
* |
|||
| 1.2.2. Structuration en fonction principale
d’automatisme. |
* | |||
| 1.3. Outils de description du fonctionnement d’un automatisme | ||||
| 1.3.1. Représentation binaire des informations. | * | |||
| 1.3.2. Concepts de base. | * | |||
| 1.3.3. Représentations littérales structurées. | * | |||
1.3.4. GRAFCET
Concepts et structures de base : |
* *
|
|||
- transition et réceptivité associée : |
* | |||
- structures de base : aiguillage, parallélisme structural ; |
*
* * |
|||
| 1.3.5. Représentation temporelle. | * | |||
| 1.4. Description du fonctionnement des systèmes automatisés | ||||
| - Description fonctionnelle. | * | |||
| 1.5. Réalisations technologiques
- Fonction dialogue. |
* | |||
| 1.6. Comportements des systèmes réels | * | |||
| - Comportements des constituants. |
2. Informatique industrielle
| FONCTIONS (STRUCTURES OU COMPOSANTS ASSOCIÉS) | 1 | 2 | 3 | 4 |
| 2.1 Organisation fonctionnelle des systèmes de traitement de l'information | ||||
| - Architecture fonctionnelle d'un dispositif utilisant la logique programmée. | * | |||
| - Séquencement, mémorisation et transmission de l'information. | * | |||
| 2.2 Organisation structurelle des systèmes de traitement de l'information | ||||
| 2.2.1 Unité centrale (processeur). | * | |||
| 2.2.2 Mémoires. | * | |||
| 2.2.3 Interfaçage. | * | |||
| 2.2.4 Liaisons. | * | |||
| 2.2.5 Périphériques. | * | |||
| 2.3 Organisation logicielle | ||||
| 2.3.1 Les instructions | * | |||
| Structure générale d'une instruction. | ||||
| 2.3.2 Les langages. | * | |||
| 2.3.3 Les structures algorithmiques de base. | * |
| 3. 3. ELECTRONIQUE |
| FONCTIONS (Structures ou composants associés) | 1 | 2 | 3 | 4 | ||||
| 3.1. Représentation conventionnelle des systèmes électroniques | * | |||||||
| 3.2. Traitement des signaux électroniques | ||||||||
3.2.1. Caractérisation des signaux. |
* | |||||||
3.2.2. Traitement des signaux numériques |
||||||||
- Fonctions commutation : |
* | * | ||||||
- Fonctions logiques combinatoires : |
* | * | * | |||||
- Fonctions logiques séquentielles : |
* | * | * | |||||
3.2.3. Famille technologique |
* | |||||||
3.2.4. Traitement des signaux analogiques |
* | |||||||
- Fonction de transfert. |
||||||||
- Fonction amplification (en tension, en courant) : |
* | * | ||||||
- Fonction conformation de signaux. |
* | |||||||
- Fonction transmission de signaux non galvanique. |
* | |||||||
| 3.3. Génération de signaux électroniques | ||||||||
- Production de signaux sinusoïdaux : |
* | * | ||||||
| 3.4. Conversion de signaux électroniques | ||||||||
3.4.1. Organisation fonctionnelle d’une chaîne de conversion. |
* | |||||||
3.4.2. Conversion numérique/analogique. |
* | |||||||
3.4.3. Conversion analogique/numérique. |
* | |||||||
3.5. Conversion et contrôle
de l’énergie électrique
3.5.1. Conversion électrique/mécanique. |
* | |||||||
3.5.2. Conversion électrique/électrique. |
* | |||||||
| 3.6. Optoélectronique | ||||||||
3.6.1. Etude fonctionnelle générale des capteurs. |
* | |||||||
3.6.2. Détecteurs optiques dans les domaines du visible et l’infra-rouge. |
* | |||||||
3.6.3. Transducteurs électriques optiques. |
* | |||||||
3.6.4. Transmissions optiques. |
* | |||||||
3.6.5. Restitution d’images. |
* | |||||||
| 3.7. Asservissement (systèmes bouclés) | * | |||||||
Il est important d'observer que
ce programme s'inscrit dans la continuité de celui de l'option "TSA".
L'enseignement en classe de première
implique donc la prise en compte des connaissances et des compétences
acquises en classe de seconde.
Comme cela est précisé
dans le paragraphe traitant des aspects méthodologiques, l'aspect
"travaux pratiques" sera privilégié. À cet effet les
élèves devront disposer d'un ensemble de systèmes
automatisés industriels, maquettes, platines didactiques, simulateurs
et composants permettant d'illustrer les différents chapitres du
programme. Ces ensembles doivent être caractéristiques du
domaine des systèmes optiques (technologie électronique).
Ces différents supports
de travaux pratiques sont susceptibles d'une utilisation différente
selon les objectifs fixés à la manipulation ou à l'évaluation.
Cet enseignement a pour objectif,
partant de l'étude de systèmes optiques automatisés,
de faire acquérir aux élèves de façon globale
suivant les chapitres concernés les compétences définies
en :
- automatique ;
- informatique industrielle ;
- électronique.
1. Automatique
1.1 Objectifs de l'automatisation
des systèmes
Il s'agit de montrer que l'automatisation
des systèmes répond à des objectifs précis,
en prenant en compte un grand nombre de contraintes (sociales, financières,
techniques ...).
1.2 Structure d'un système
automatisé
Ce chapitre se propose d'aborder
un système automatisé suivant deux approches :
a) une approche basée sur
la description des tâches et sur l'analyse structurée descendante
;
b) une approche basée sur
la description des fonctions principales d'un système automatisé.
Le paragraphe des "compétences
attendues" précise que ces approches doivent se faire en présence
d'un système automatisé en situation de fonctionnement.
1.3 Outils de description du
fonctionnement d'un automatisme
1.4 Description du fonctionnement
des systèmes automatisés
Ces chapitres visent à la
connaissance d'outils de description et tout particulièrement du
grafcet. Il convient de rappeler que seules les trois premières
règles d'évolution du grafcet seront traitées.
1.6 Comportement des systèmes
réels
Il s'agit de faire prendre conscience
aux élèves, dans des cas simples et sur des systèmes
en fonctionnement, des éventuelles discordances qui peuvent exister
entre la situation de la partie commande et l'état de la partie
opérative (par exemple le signal délivré par une cellule
inhibition utilisée comme capteur de fin de course n'indique pas
"à coup sûr" que le vérin a terminé son déplacement).
2. Informatique industrielle
2.1 Organisation fonctionnelle
des systèmes de traitement de l'information
2.2 Organisation structurelle
des systèmes de traitement de l'information
2.3 Organisation logicielle
Ces chapitres imposent de bien
discriminer les trois modes de commande proposés en identifiant
ce qui caractérise chacun d'entre-eux.
En particulier le phénomène
de sensibilité des ordres aux entrées pour le traitement
combinatoire et la notion d'état réceptif à une entrée
(réceptivité) pour le traitement séquentiel devront
faire l'objet d'une étude très rigoureuse.
La fonction acquisition de données
sera traitée de telle sorte qu'une relation étroite s'établisse
entre l'information à acquérir et son exploitation. En particulier
la dualité entre : ordre et effet d'une part, compte rendu et état
d'autre part, devra être mise en évidence.
3. Électronique
3.1 Représentation conventionnelle
des systèmes électroniques
3.2 Traitement des signaux électroniques
3.3 Génération
des signaux électroniques
3.4 Conversion des signaux électroniques
Ces chapitres classiques n'appellent
que quelques commentaires :
- Il s'agit de bien faire comprendre
à l'élève, et cette notion est fondamentale, la différence
qui existe entre le phénomène physique et l'image informationnelle
que l'on va utiliser.
- L'ensemble des chapitres font
appel à des connaissances fondamentales qui doivent être bien
identifiées par les élèves.
3.7 Asservissements (systèmes
bouclés)
En ce qui concerne la commande
en boucle fermée, que l'on rencontre dans de nombreux systèmes
industriels, l'approche s'organisera autour de travaux pratiques et ne
fera pas appel aux outils mathématiques normalement utilisés
pour l'étude des asservissements.
Le schéma fonctionnel du
système sera fourni et la manipulation devra permettre d'apprécier
les performances globales en relation avec des modifications de paramètres,
faisant ainsi apparaître les qualités d'un asservissement.
B.2 - Analyse et mise en œuvre
de systèmes optiques (AMOSO)
PARTITION HORAIRE DE L'ENSEIGNEMENT
EN AMOSO
Classe de Première
Durée : (1 + 6) h
Technologie Système Optique
et Synthèse : 1 h. Classe entière.
Système optique : 3 h.
Production mécanique : 1,5
h.
Production optique : 1,5 h.
Classe de Terminale
Durée : (1 + 7) h.
Technologie Système Optique
et Synthèse : 1 h. Classe entière
Système optique : 3 h.
Production mécanique : 2
h.
Production optique : 2 h.
Formation globale
Durée : (2 + 13) h.
| Technologie Système Optique et Synthèse | 2 h. Classe entière | 64 h. |
| Système optique | 6 h. | 192 h. |
| Production mécanique | 3,5h. | 112 h. |
| Production optique | 3,5 h. | 112 h. |
A - OBJECTIFS DU PROGRAMME DE L'AMOSO
L'AMOSO désigne les méthodes
et techniques d'analyse, de réalisation, de réglage, de contrôle,
de maintenance et de caractérisation des systèmes dont le
fonctionnement utilise les lois et principes de l'optique.
Les systèmes optiques produits
par l'industrie sont caractérisés par leur pluritechnologie.
Ils exploitent indifféremment et souvent en complémentarité,
des solutions optiques, mécaniques, électriques, opto-électroniques,
acousto-optiques... Ils peuvent être "entièrement autonomes",
répondant ainsi à un besoin identifié, ou être
"composant" ou "constituant" d'ensembles complexes.
Leur industrialisation et leur
utilisation mettent en oeuvre des méthodes, moyens, procédés
et processus nécessitant la maîtrise de phénomènes
et d'opérations spécifiques à l'optique.
L'enseignement de l'AMOSO, qui s'inscrit
dans le prolongement des options de technologie des systèmes automatisés
et de productique de la classe de seconde, a pour objet de faire acquérir
les connaissances, méthodes et techniques permettant de :
- comprendre le fonctionnement
des systèmes optiques ;
- identifier les principes mis
en jeu, tant dans le système que dans son environnement ;
- analyser les solutions technologiques
et leur agencement en tenant compte des contraintes économiques
et techniques propres aux systèmes optiques ;
- lire et décoder les documents
des bureaux du service "Études" et du service "Méthodes"
;
- rédiger des documents
de fabrication, de montage, de réglage, de maintenance et de contrôle
de conformité au cahier des charges fonctionnel ;
- mettre en œuvre des procédés
de fabrications et de contrôle des composants (optiques et mécaniques)
;
- monter, contrôler, régler,
assurer la maintenance et caractériser des systèmes optiques
;
- identifier les conditions de
la compétitivité des produits optiques.
B - PROGRAMME
La construction, la fabrication
et la caractérisation de systèmes optiques nécessitent
d'avoir recours fréquemment à l'analyse des systèmes
existants.
Cette activité d'analyse
amène l'élève à acquérir les méthodes
et les connaissances nécessaires à la compréhension
du fonctionnement, de la conception, de la fabrication, de la mise en oeuvre
et de la maintenance des appareils et systèmes optiques.
Elle vise aussi à faire
acquérir aux élèves les savoir-faire de base nécessaires
à des opérations de contrôle de conformité,
de montage, de réglage et de mise en oeuvre des systèmes
optiques.
À l'étude de ces
systèmes sont associées des interventions spécifiques
nécessitant un environnement de travail adapté (salles blanches).
PROGRAMME - SAVOIRS ET SAVOIR-FAIRE
1. Compétitivité des entreprises et des produits (20 heures environ)
1.1 L'entreprise industrielle
de production
Étude structurelle et fonctionnelle
de l'entreprise : Décrire les fonctions de l'entreprise et les principaux
services (d'une grande
entreprise).
- l'entreprise, système
de production de biens et de services.
1.2 La démarche qualité
1.2.1 Les conséquences de
la non-qualité.
Défaillances internes (rebuts,
retouches, réparations). Donner un exemple de non qualité.
Défaillances externes
(garantie, retours, pénalités
de retard).
1.2.2 La gestion de la qualité
(NFX50-110-122).
Outils et Technique : Interpréter
un diagramme simple de causes-effets. Construire
un histogramme. Interpréter un diagramme de Pareto.
- diagramme causes-effets ;
- histogrammes ;
- principe de Pareto.
2. Technologie des systèmes optiques (44 heures environ)
2.1 L'oeil, le système visuel
Anatomie :
- Structure. Identifier les différents
éléments constitutifs de l'oeil.
- Liaisons (rétine, nerf
optique, chiasma, voies optiques, cortex). Identifier les composants et
la structure de la transmission des informations
visuelles.
Physiologie :
- Propriétés optiques.
- Propriétés sensorielles
:
photosensibilité ;
traitement de l'information visuelle.
Optique oculaire : Identifier et
exploiter les caractéristiques du système visuel en
relation avec un système optique.
- formation des images ;
- défauts de l'oeil.
Perception visuelle :
- luminance ;
- contraste ;
- acuité visuelle ;
- vision nocturne ;
- perception du relief ;
- fusionnement en vision binoculaire.
2.2 Analyse fonctionnelle et structurelle d'un système Les fonctions et les constituants
Identification des ensembles, sous-ensemble et composants optiques et de leur (s) fonction (s) : Identifier les fonctions des ensembles, sous-ensembles ou composants optiques.
Alimenter en énergie électrique
: Différencier les principaux modes d'alimentation et identifier
leurs domaines d'applications.
- Piles, accumulateurs.
- Secteur.
- Alimentations spécifiques.
Capter, détecter et mesurer
: Identifier la grandeur à mesurer.
- Déplacement. Justifier
le besoin du capteur dans une application optique.
- Énergie lumineuse.
- Éclairement.
Transmettre :
- Transmissions mécaniques
:
Déplacer les composants optiques
:
- Chaîne de positionnement
optique (mouvement fonctionnel). Identifier
les actionneurs de la chaîne cinématique.
- Dispositifs de réglage
optique. Identifier les éléments de réglage.
| - Transmissions électriques.
- Transmissions optiques (fibres optiques...). - Connexions (électriques, optiques...) : |
Justifier le
procédé, le support de transmission, les formes et le
choix des matériaux
(par rapport aux phénomènes physiques mis en oeuvre, aux moyens de fabrication, à la maintenance...). Identifier les principaux types et caractériser les performances attendues. |
3. Mise en œuvre des systèmes optiques (192 heures environ)
Préparation - Réalisation -Contrôle - Réglages - Mise en service
3.1 Caractéristiques et
qualité de l'image
- Notions sur les différentes
aberrations (aberrations de chromatisme, et géométriques
du 3 ème ordre). Identifier
les types d'images (droites, inverses, renversées...).
Distinguer des images aberrantes.
- Critères de qualité d'une image. Caractériser la qualité d'une image
- Transposition d'un système simple sur un logiciel spécialisé. Mettre en œuvre une partie d'un logiciel d'optique ; interpréter les résultats.
3.2 Procédures et moyens
de mesurage : Identifier la grandeur à
mesurer.
. mesurage d'une grandeur (unité,
principe de mesure) ; Effectuer des mesures simples selon des procédures
données.
. caractéristiques des instruments
- mesures des grandeurs optiques
(distance focale, grossissement, grandissement, indice, déversement
des images, défauts de collimation,
pouvoir séparateur, champ,
facteur de transmission ; pupilles, lucarnes, diaphragmes
de champ ; lumière et image parasite). Établir
un compte rendu de mesures avec les incertitudes.
3.3 Définition des réglages
et contrôles optiques : Identifier
le réglage à réaliser afin de répondre au cahier
des charges fonctionnel.
- Les focalisations.
- Les collimations (centrage, direction
de pointage).
- Les orientations.
- Les centrages (diaphragmation).
Les outillages de contrôle,
de mesurage et de réglage optique : Identifier et choisir les outillages
de contrôle ou de réglage.
- les collimateurs,
- les lunettes,
- les viseurs,
- les autocollimateurs,
- les outillages spécifiques
(lunette dioptrique, bancs
spécifiques, goniomètre...).
Procédures de réglage
et de contrôle avec outillage optique étalonné : Décrire
les procédures, les caractéristiques des réglages
obtenus, le domaine d'emploi.
- par comparaison ;
- par autocollimation ;
- par retournement (rotation de
180 ° de l'appareil
à régler par rapport à un axe perpendiculaire
à l'axe optique) ;
- par défilement ;
- par tourillonnement (rotation
autour d'un axe mécanique
parallèle à l'axe optique).
3.4 Analyse des contrôles
et des réglages : Établir
une procédure de contrôle.
- Chronologie des opérations.
Établir une gamme des réglages (dans un cas simple) comprenant
les charges, les éléments
réglables, les effets de leurs déplacements.,
les procédures de réglage.
- Détermination du défaut
final résiduel. Calculer les tolérances de contrôle.
- Etablissement des documents de
réglage, de maintenance et de contrôle final. Établir
un compte rendu de tout ou partie des opérations effectuées.
3.5 Réalisation du contrôle
et des réglages :
- Choix du type d'outillage. Organiser
le poste de travail. Réaliser
les opérations de préréglage.
- Optimisation du poste adaptée
à une méthode de contrôle et de réglage. Mettre
en place les outillages nécessaires à une procédure
de contrôle et de réglage.
- Contrôle et réglage
de l'appareil par le moyen adapté. Réaliser les opérations
de contrôle et de réglage. Procéder aux
diverses opérations dans le
respect des règles de sécurité.
3.6 Mise en service
Procédures et réglementation.
Exploiter une procédure de mise en service. Rédiger
un compte rendu d'essai.
Documentation. Rédiger une
notice (ou partie) d'utilisation et de maintenance d'un
système.
Remarque : cet enseignement
vise à développer chez l'élève une méthodologie
rigoureuse de décomposition fonctionnelle d'un système optique
mettant en évidence (pour un niveau d'analyse limitée, du
point de vue du concepteur, de l'utilisateur ou du technicien de maintenance)
:
. les interactions du système
étudié avec l'extérieur ;
. les différents modules
fonctionnels ;
. les interactions qui relient
chacun de ces modules fonctionnels.
4. Production optique et mécanique (224 heures environ)
4.1 Préparation (50
heures environ)
La normalisation. Utiliser la normalisation
en vigueur dans les deux techniques.
La matière d'œuvre. Énoncer
les principaux modes d'obtention des bruts. Identifier
les principaux constituants et les caractéristiques
physiques des matériaux directement
liés à l'usinage. Utiliser
un catalogue des matériaux bruts. Justifier
le choix d'un matériau optique et mécanique à l'aide
d'un catalogue. Retrouver
dans une documentation les caractéristiques et
utilisations des différents matériaux.
Moulage des plastiques :
Connaissance des procédés
d'obtention, outillage
et machines associés : Décrire le procédé,
les caractéristiques des pièces obtenues, le
domaine d'emploi, les capacités de production.
- injection des thermoplastiques
;
- compression des thermodurcissables
;
- autres procédés.
Les machines, numérisées ou non, d'usinage des composants optiques (scies, carotteuse, fraiseuse, générateur sphérique, tour d'ébauchage et de surfaçage, machines à doucir et polir, centreuse-débordeuse) et mécaniques (scies, perceuse, tour,fraiseuse, rectifieuse). Utiliser le vocabulaire associé. Choisir en fonction du travail à réaliser et des caractéristiques de lamatière à usiner la machine adéquate. Choisir l'outil en fonction du travail à réaliser.
Étude de fabrication des
composants de systèmes optiques. Exploiter les dessins de définition.
Interpréter un dossier de fabrication.
Chronologie des opérations.
Identifier les éléments caractéristiques d'un outillage.
Participer à la conception d'un
outillage simple.
Établissement de documents
de fabrication. Élaborer une gamme d'usinage, un contrat de phase.
Les montages d'usinage. Exploiter des dessins de définitions et des documents émanant du bureau des méthodes. Identifier et utiliser les principes de mise en position de pièces (isostatisme) et de maintien en position (bridage, collage...). Participer à la conception d'un montage d'usinage.
Fabrications assistées par ordinateur. Mettre en œuvre un logiciel d'assistance pour établir des documents techniques.
Mesures et contrôles :
Principes généraux
: Exploiter des dessins de définitions
- mesure d'une grandeur, Identifier
la grandeur à mesurer, estimer l'ordre de grandeur de
l'unité de mesure
- propriétés des
instruments. Choisir l'instrument de mesure ou de contrôle et la
procédure à mettre
en œuvre.
4.2. Production (74
heures environ)
4.2.1. Réalisation des composants
optiques et mécaniques
- Débitage. Exploiter des
dessins de définitions et des documents émanant du
bureau des méthodes.
- Usinage sur machines conventionnelles
et numérisées. Réaliser ou utiliser des montages d'usinage
simples. Effectuer les
opérations de réglages des machines. Réaliser
la fabrication dans le respect des règles d'hygiène et de
sécurité.
Apporter les corrections nécessaires.
Rédiger un compte rendu d'activité.
4.3. Mesures et contrôles (40 heures environ)
Remarque : cet enseignement, après acquisition des concepts de base, trouvera naturellement ses applications à travers l'ensemble des activités de Production.
4.3.1. Métrologie commune
aux fabrications optique et
mécanique
Métrologie dimensionnelle
:
- modèle géométrique
des pièces :
. surfaces simples, spécifications
dimensionnelles, Exploiter les dessins de définition.
. spécification de position
et de forme.
| Moyens de mesurage :
- instruments traditionnels (calibres à coulisse, micromètre, comparateurs...) ; - piges et Vés de mesures ; - montage de contrôle ; - état de surfaces : contrôle des états de surface par comparaison viso-tactiles ; - mesures comparatives ou directes, de flèches (sphéromètres avec ou sans courbe étalon). |
Identifier les
surfaces de référence et les surfaces spécifiées,
en déduire une méthode de mesurage adaptée et définir pour des spécifications de position la nature de la grandeur à mesurer. |
| 4.3.3. Métrologie des Composants
mécaniques
- moyens opto-mécaniques (projecteur de profil) - machine à mesurer tri-dimensionnelle. |
Établir
un protocole de mesure en s'appuyant sur un modèle géométrique
de définition (pour une pièce simple).
Effectuer les mesures. Interpréter les résultats. Rendre compte des mesures réalisées. |
4.4.2. Réalisation
Productions de dépôts
de couches minces selon les fonctions suivantes : Utiliser le vocabulaire
associé. Choisir en fonction du travail à réaliser
et des caractéristiques à obtenir le ou les matériaux
à déposer. Réaliser des dépôts de couches
minces.
- réfléchissante
;
- antiréfléchissante
;
- séparatrice ;
- filtrante.
4.4.3. Mesures et contrôles
Caractérisation du produit
fini (spectrophotométrie). Choisir l'instrument de mesure ou de
contrôle et la procédure à mettre
en œuvre.
Analyse finale du produit et étude
des corrections éventuelles à apporter à la production.
Effectuer des mesures selon une procédure établie. Rédiger
un compte rendu.
4.5. Montage des composants (30heures
environ)
- Réalisation de doublets
de lentilles par collage.
- Montage sans contrainte des composants
(miroirs).
- Montage de prismes. Choisir et
utiliser les procédures et les outillages concernés.
- Contrôle des contraintes
(mesure du pouvoir séparateur). Réaliser les opérations
demandées en respectant le cahier des charges,
les règles d'hygiène et de sécurité.
- Contrôle de la stabilité
de l'assemblage opto-mécanique par vibrations et cycles thermiques.
Contrôler la conformité des réalisations.
- Réalisation de collage
(utilisation de colles usuelles).
- Nettoyage des surfaces optiques.
Remarque : cet enseignement
dispensé de manière à bien mettre en évidence
les relations fortes liant la conception et la fabrication des composants
optiques et mécaniques sur le coût des produits, s'attachera
également à identifier les liaisons fonctionnelles optique-mécanique
et à mettre en lumière l'incidence des caractéristiques
dimensionnelles et géométriques des composants sur les performances
et la capacité de réglage des produits.
C - ASPECTS MÉTHODOLOGIQUES
La mise en œuvre du programme implique
d'associer étroitement :
- l'observation et la mise en oeuvre
de systèmes optiques permettant l'analyse fonctionnelle, la prise
en compte des facteurs influents sur le fonctionnement d'un système
optique et nécessaires à la conduite et à l'étude
du comportement des systèmes réels ;
- des activités pratiques
portant sur tout ou partie d'un système optique permettant pour
chacune des fonctions caractéristiques, l'identification des paramètres
fonctionnels ;
- des travaux pratiques utilisant
des matériels spécifiques, des maquettes, etc., dédiés
à des apprentissages parfaitement identifiés ;
- des séquences permettant
:
. la présentation et/ou
l'approfondissement des connaissances à acquérir,
. des leçons de synthèse
;
- des évaluations s'appuyant
sur les compétences attendues ou sur les objectifs intermédiaires
que le professeur aura définis.
L'enseignement visera à respecter
un équilibre entre les approches à caractère systémique
nécessaire à la compréhension des relations internes
et externes à un système et les activités centrées
sur des connaissances ou des concepts pour lesquels une approche analytique
et plus ponctuelle est une garantie d'efficacité.
L'ensemble des activités
devra se caractériser par une cohérence interne à
chaque cycle de travaux pratiques et par une relation étroite avec
le cours. Il peut être efficace de rattacher un cycle de travaux
pratiques à un centre d'intérêt à caractère
cognitif ou méthodologique, différent de ce que serait un
centre d'intérêt orienté sur le matériel ou
une famille de solutions techniques. A ce centre d'intérêt
s'attachent des éléments de réalisation permettant
la confrontation avec le réel.
La réalisation, le contrôle,
la maintenance et le réglage des systèmes optiques se caractérisent
par un ensemble de procédés et de méthodes dont l'appropriation
par les élèves est l'un des objectifs fondamentaux de l'enseignement
en première et en terminale. L'essentiel de ces méthodes
et procédés constitue la démarche de production opto-mécanique
et opto-électronique.
La démarche qualité
possède un caractère transversal et fédérateur.
A tous les stades de l'industrialisation des produits optiques la recherche
de la qualité est une préoccupation permanente qui amène
à identifier les facteurs de maîtrise de la valeur des produits
et des procédés.
L'ESTI met en oeuvre les méthodes
d'analyse de la valeur pour optimiser les solutions constructives comme
les processus, les procédés et les procédures de montage,
de contrôle, de maintenance, de réglage et de production.
La démarche de production,
permet de comprendre et maîtriser à terme :
- l'organisation des moyens de
production des pièces optiques et mécaniques ;
- leur mise en œuvre ;
- la gestion de la production ;
- le contrôle de conformité
des produits.
L'organisation des activités
correspondant à l'enseignement de la mise en oeuvre s'appuie sur
ces démarches de manière cohérente afin de faire acquérir
aux élèves les connaissances et méthodes du domaine
des fabrications opto-mécaniques :
- les relations entre chaque élément
de la chaîne matière (pièce-porte pièce, machine-porte
outil, etc...) ;
- les difficultés induites
par les contraintes dimensionnelles des pièces d'optique et d'outillages
;
- les procédés d'usinage
et de montage, les machines et les outillages ;
- les techniques de préparation
du travail et des méthodes de fabrication ;
- la fabrication des pièces
et des outillages.
La formation relève d'une
démarche descendante passant progressivement de l'identification
globale de l'organisation, des procédés et procédures,
à l'exécution de tâches permettant de comprendre les
phénomènes fondamentaux de la fabrication des pièces
et l'industrialisation des produits. Elle relève, pour partie encore,
d'une démarche inductive s'appuyant sur un enchaînement logique
des activités autour de supports réels (du domaine du visible
et de l'infra-rouge), authentiques et stabilisés aux ambitions adaptées
aux moyens techniques disponibles.
L'organisation des activités
permet d'appréhender un ensemble d'opérations relatif à
la vérification de performance, au réglage, à la maintenance
et à la fabrication des composants optiques et mécaniques
des systèmes optiques.
La formation se caractérise
par une démarche descendante qui, à partir d'un système
optique et de son cahier des charges fonctionnel, permet :
- l'identification des fonctions
et phénomènes associés (étude des appareils)
;
- l'analyse des solutions constructives
retenues à la lumière des performances souhaitées
et des moyens de fabrication utilisés ;
- la mise en relation des interactions
entre les composants optiques et les composants mécaniques associés,
au niveau des performances globales du produit ;
- l'utilisation optimale de l'outillage
spécifique à l'optique.
La démarche permet de comprendre
et maîtriser à terme :
- le choix du type d'outillage
de contrôle, de montage, de maintenance et de fabrication ;
- leur mise en œuvre ;
- le contrôle de la conformité
ou des performances des produits.
L'organisation des activités
correspondant à l'enseignement de l'analyse et mise en oeuvre de
systèmes optiques s'appuie sur ces démarches de manière
à faire acquérir aux élèves les connaissances
et méthodes du domaine de la spécialité :
- la représentation schématisée
du principe d'un système optique ;
- les relations fonctionnelles
entre les différents composants du produit ;
- les contraintes de fabrication
;
- le contrôle des performances
attendues du produit ;
- le montage, le contrôle,
le réglage et la maintenance des systèmes optiques.
D - COMPÉTENCES ATTENDUES
Dans ce chapitre, sont définies les compétences que l'on attend des élèves à l'issue des classes de première et terminale. Ces compétences procèdent des savoirs et des savoir-faire qui sont définis dans le chapitre B - Programme.
1. Compétitivité
des entreprises et des produits
À partir notamment :
- d'un appareil ou d'un système
optique et du cahier des charges fonctionnel correspondant ;
- des données relatives
:
. à ses performances techniques,
. à sa durée de vie
prévisionnelle et à son coût,
. à sa situation sur le
marché de la concurrence,
. aux méthodes de production,
. à l'entreprise productrice
;
- des rapports et procès
verbaux d'exploitation ;
- des informations concernant la
production d'un élément de l'ensemble ;
l'élève doit être
capable de :
- identifier les éléments
participant à la compétitivité du produit et à
son éventuelle amélioration.
2. Technologie des systèmes optiques
3. Mise en œuvre des systèmes
optiques
À partir notamment :
- d'un appareil optique et de la
documentation technique correspondante ;
- de l'outillage spécifique
et des moyens de mesures nécessaires ;
l'élève doit être
capable de :
- identifier les fonctions ;
- identifier pour tout ou partie
des fonctions, les grandeurs physiques associés ;
- analyser les solutions technologiques
retenues par le constructeur ;
- effectuer le contrôle de
conformité d'une caractéristique en référence
à la notice du
constructeur ;
- préparer et effectuer
les opérations de montage, contrôle, réglage et de
maintenance
d'un système optique ;
- effectuer s'il y a lieu les actions
correctives nécessaires ;
- rédiger tout ou partie
d'un compte rendu d'intervention, d'une notice d'utilisation ou
de maintenance ;
- identifier les solutions apportées
aux contraintes de :
- la sécurité,
- la réglementation,
- l'environnement.
4. Production optique et mécanique
À partir notamment :
- des éléments du
dossier de définition d'un système optique ;
- du système optique et
de ses composants standards ou non ;
- des éléments de
tout ou partie du dossier technico-économique de production ;
- des moyens techniques nécessaires
et de la documentation correspondante ;
l'élève doit être
capable de :
- décrire tout ou partie
du processus de production de l'ensemble, d'un sous-ensemble ou d'un élément
du système optique ;
- décrire le principe du
procédé d'obtention d'un élément ou d'un réglage
demandé ;
- proposer, pour une opération
élémentaire du processus de production, de contrôle
ou de réglage, une solution technique appropriée ;
- réaliser tout ou partie
du dessin de l'outillage de production, de contrôle ou de réglage
correspondant ;
- mettre en œuvre, dans le respect
des règles de sécurité :
. un moyen de production nécessaire
à la réalisation de pièces unitaires (prototypages
et outillages de production),
. un outillage stabilisé
de production (usinage, assemblage, contrôle), après avoir
fait les réglages nécessaires et introduit les paramètres
fournis,
. un outillage nécessaire
à la réalisation d'un contrôle ou d'un réglage
;
- effectuer, après analyse
d'une spécification imposée, tout ou partie d'un contrôle
de conformité de l'ensemble, du sous-ensemble ou de la pièce
produite ;
- effectuer les actions correctives
nécessaires sur les moyens de production ou de réglage ;
- rendre compte et commenter.
E - SPÉCIFICATION DES NIVEAUX D'ACQUISITION
Afin de préciser le niveau
des différentes questions à traiter dans le programme, en
relation avec les compétences attendues, le tableau ci-après
spécifie les niveaux d'acquisition à atteindre à l'issue
de la classe de terminale. Il doit permettre de guider le professeur dans
le développement de son enseignement. À chaque point du programme
est associé un niveau de 1 à 4 correspondant au code suivant
dans le domaine de la mise en oeuvre :
Nota : les textes en italique
sont des recommandations et des commentaires.
F - COMMENTAIRES
Le programme d'Analyse et de Mise
en Œuvre des Systèmes Optiques (AMOSO)
du baccalauréat technologique
STI, en Génie optique peut être décomposé en
trois parties :
1ère partie
La compétitivité
Cette partie du programme doit
permettre aux élèves d'exercer leur réflexion critique
sur les systèmes de production et la manière dont ils évoluent.
Il est nécessaire de montrer que les contraintes économiques
et humaines sont souvent plus importantes pour l'avenir d'une entreprise
que l'élégance des solutions techniques. On s'appuiera essentiellement
sur des situations réelles.
L'utilisation de banques de données
permettra de conduire des études comparatives.
À partir de cas concrets,
on analysera les causes de dysfonctionnement (non qualité) amenant
une prise de décision permettant de pallier à la situation
constatée. Les supports utilisés devront permettre de différencier
les différentes notions de qualité, par exemple :
. situer les incidences en matière
de production en fonction du choix de qualité ;
. diagnostiquer et analyser les
causes de non qualité ;
. exploiter des instructions relatives
aux contrôles ;
. participer à des interventions
de contrôle et mettre en oeuvre les prescriptions techniques ;
. apprécier l'efficacité
d'un contrôle au regard des spécifications.
Les enseignements définis
dans les deux parties suivantes reposent de manière générale
sur une stratégie de réflexion (préparation) et d'action
(réalisation) qui permet de mettre en place une définition
transversale des capacités à acquérir :
Pour une réalisation donnée,
l'élève doit pouvoir :
Notion d'analyse de la valeur :
- analyser, apprécier et
comparer des procédés proposés.
Normalisation et standardisation
:
- expliciter et utiliser des documents
standardisés et ou normalisés ;
- exploiter ces documents par transposition
des directives.
Organisation de la production :
- au cours des séances de
travaux pratiques, situer son action dans l'organisation générale
de la réalisation d'un produit.
Préparation :
- d'utiliser des banques de données
;
- de compléter les documents
techniques nécessaires ;
- de comprendre, d'analyser, de
chiffrer, de traduire graphiquement une opération de réalisation.
Réalisation :
- de caractériser l'outil
;
- d'exploiter une banque de données
;
- de respecter la procédure
concernée ;
- d'intégrer les règles
d'hygiène, d'ergonomie et de sécurité.
Mesurage, contrôle et mise
en service :
- de situer les contrôles
à effectuer ;
- de choisir pour tout ou partie
les instruments nécessaires ;
- de respecter la procédure
concernée ;
- de collecter et exploiter des
résultats.
2ème partie
Étude fonctionnelle et
structurelle des systèmes optiques
L'approche concrète sera
privilégiée. Les supports de formation sont des systèmes
réels, didactisés ou instrumentés (un soin particulier
sera apporté à la cohérence des objectifs de formation
visés en fonction de la nature des supports utilisés).
Cette partie du programme sera
traitée en étroite liaison avec les enseignements d'étude
des construction, d'automatique - informatique industrielle - électronique,
de physique et sciences physiques appliquées. En effet les savoirs
acquis à l'occasion de ces enseignements seront sans cesse utilisés
dans cette seconde partie.
Mise en œuvre de systèmes
optiques
- Préparation des interventions
- Réalisation des interventions
Les supports de formation sont
des systèmes réels, didactisés ou instrumentés.
Bien que l'acquisition de savoir-faire
ne soit pas le seul objectif de cette partie du programme, elle se traduit
par des activités concrètes réalisées autour
d'une réalité technologique particulièrement motivante
pour les élèves. Une véritable pédagogie de
l'action sera développée.
Il s'agit d'appliquer les méthodologies
et connaissances acquises à l'occasion de l'étude fonctionnelle
et structurelle des systèmes optiques.
Les interventions réalisées
par les élèves ont essentiellement pour objet la validation
de choix et de décisions résultant de l'approche méthodologique
d'un problème posé à partir de l'étude et l'analyse
de tout ou partie d'un système.
3ème partie
Production optique et mécanique
- Préparation
- Réalisation
La mise en œuvre des moyens et
procédés ne vise pas essentiellement à développer
un savoir-faire mais elle se traduit par des activités concrètes
réalisées autour d'une réalité technologique
particulièrement motivante pour les élèves. Une véritable
pédagogie de l'action sera développée.
Concernant l'étude des matériaux
l'élève doit être en mesure :
- de réaliser des expérimentations
dans le respect des moyens utilisés ;
- d'interpréter des résultats,
de les exploiter pour élaborer une gamme.
Les réalisations effectuées
par les élèves ont essentiellement pour objet la validation
de choix et de décisions résultant de l'approche méthodologique
d'un problème posé à partir de l'étude et l'analyse
de composants d'un système optique.
CONNAISSANCES ASSOCIÉES (ESTI/SCIENCES PHYSIQUES APPLIQUÉES)
PROGRAMME A.I.I.E.
Analyser la réalisation
d'une fonction.
Produire un dispositif de mesurage
et/ou de test.
CONNAISSANCES ASSOCIÉES
DE SCIENCES PHYSIQUES APPLIQUÉES
- Les lois générales
de l'électricité en courant continu.
- Les associations de dipôles.
- Les régimes variables.
- Les régimes transitoires.
- Comportement quantitatifs d'un
condensateur et d'une bobine en régime transitoire.
- Caractéristiques et modélisations
des composants.
- La génération de
signaux périodiques.
- Conversion de tension alternative
en tension continue.
- Fonction amplification.
- Fonction commutation.
- Transmission de signaux non galvanique.
- Fonctions liées au traitement
du signal (Filtrage,retard,
comparaison).
- Introduction à la conversion
numérique/analogique et analogique/numérique.
- L'adaptation d'impédance.
- La photométrie.
- Utilisation d'un multimètre
numérique.
- Utilisation d'un oscilloscope
bi courbes.
- Utilisation d'un générateur
basses fréquences.
- Utilisation d'une alimentation
stabilisée.
- Incertitude d'une mesure.
PROGRAMME AMOSO
2. Technologie des systèmes optiques
2.1. L'œil, le système
visuel
Reconnaissance des ensembles, sous-ensemble
ou composants optiques et leur (s)
fonction (s)
Alimenter en énergie électrique
:
- Piles, accumulateurs.
- Secteur.
Capter ou détecter :
- Déplacement.
- Énergie lumineuse.
Transmettre :
- Transmissions mécaniques.
- Transmissions électriques.
- Transmissions optiques (fibres
optiques...).
- Connexions (électriques,
optiques...).
- Émettre un flux lumineux
corps noir, plasmas (lasers), arc, phototransistors.
- Condenser un flux lumineux.
- Former une image (les objectifs
dioptriques et catadioptriques : lentilles et miroirs sphériques).
- Orienter un faisceau (prismes,
miroirs déviateurs...).
- Séparer un faisceau (lames
traitées, prismes).
- Filtrer un faisceau (lames colorées
ou traitées).
- Diaphragmer un faisceau.
- Comparer des positions d'images
ou des grandeurs d'images,
des orientations d'images (les réticules).
- Mesurer des images.
- Dimensionner un objet.
- Recevoir (capter) une image (l'œil,
écrans, films, cellules, dépolis).
- Observer une image (oculaire,
loupe : lentilles sphériques).
3. Mise en œuvre des systèmes optiques
3.1. Caractéristiques
et qualité de l'image
Notions sur les différentes
aberrations (aberrations de chromatisme, et géométriques
du 3 ème ordre).
- Transposition d'un système
simple sur un logiciel spécialisé.
3.2. Procédures et moyens
de mesurage :
. mesurage d'une grandeur (unité,
principe de mesure) ;
. caractéritiques des instruments
;
- mesures des grandeurs optiques
(distance focale, grossissement,
grandissement, indice, déversement
des images, défauts de collimation,
pouvoir séparateur...).
3.3.Définition des réglages
et contrôles optiques
- Les focalisations.
- Les collimations (centrage, direction
de pointage).
- Les orientations ;
Connaissance des outillages de
mesurage et de réglages
optiques :
- les collimateurs ;
- les lunettes ;
- les viseurs ;
- les autocollimateurs ;
- les outillages spécifiques
(lunette dioptrique, bancs
spécifiques, goniomètre...).
Procédures de réglage
et de contrôle avec outillage optique étalonné :
- par comparaison ;
- par autocollimation ;
- par retournement (rotation de
180 ° de l'appareil à régler par
rapport à un axe perpendiculaire à l'axe optique) ;
- par défilement ;
- par tourillonnement (rotation
autour d'un axe mécanique
parallèle à l'axe optique).
3.4. Analyse des contrôles
et des réglages
- Chronologie des opérations.
- Détermination du défaut
final résiduel.
- Établissement des documents
de réglage.
Réalisation du contrôle
et des réglages :
- Choix du type d'outillage.
4. Productions optique et mécanique
Métrologie des composants
optiques :
- mesure de rayons de courbure
(banc optique) ;
- mesures comparatives ou directes
d'angle par procédés
optiques ;
- métrologie interférentielle
: contrôle de planéité, sphéricité
et parallélisme à l'aide
de calibres étalons et interféroscopes.
Métrologie des composants
mécaniques :
- moyens opto-mécaniques
(projecteur de profil) ;
- machine à mesurer tri-dimensionnelle.
4.4. Traitements des surfaces optiques
4.4.1. Préparation
Modélisation, utilisation
d'un logiciel de CAO couches minces industriel.
Notions élémentaires
de technique du vide.
Principe des systèmes de
pompage.
Principe des appareillages de contrôle
des pressions.
Modes d'évaporation, contrôle
en cours d'élaboration.
4.4.2. Réalisation
Productions de dépôts
de couches minces selon les fonctions suivantes :
- réfléchissante
;
- antiréfléchissante
;
- séparatrice ;
- filtrante.
4.4.3. Mesures et contrôles
Caractérisation du produit
fini (spectrophotométrie).
Analyse finale du produit et étude
des corrections éventuelles
à apporter à la production.
CONNAISSANCES ASSOCIÉES DE SCIENCES PHYSIQUES APPLIQUÉES
Le modèle simple.
Les instruments d'optique.
Les courants continus et alternatifs.
Principe de base des photodétecteurs.
Réflexion.
Réfraction.
Aspect ondulatoire de la lumière.
Photométrie.
Optique géométrique
: système centré, association de système
centré dans les conditions de
gauss.
Photométrie.
Notions de longueur d'onde.
Les champs.
Optique géométrique
: lois de conjugaisons.
Image réelle.
Image virtuelle.
Notions sur les aberrations.
Indice, constringence.
Définition des grandeurs
optiques.
Incertitudes.
Lois de conjugaison en optique
géométrique.
Les instruments d'optique.
Grandeurs physiques des instruments.
Optique géométrique.
Les instruments d'optique (afocaux
et viseurs).
Lois de conjugaison
Les instruments optiques
Les miroirs sphériques.
Lois de la réflexion et
de la réfraction.
Les interférences lumineuses.
Notions d'optique physique, principes
des interférences dans une couche
mince
Définition : pression, unités
Notion de spectre lumineux.