L'IGEN remet chaque année au Ministre des rapports dont beaucoup sont élaborés conjointement avec I.G.A.E.N.R.
Conformément au Programme de travail fixé chaque année, ces rapports ont pour objet l'étude des thèmes prioritaires retenus par le Ministre ainsi que le suivi permanent de la mise en oeuvre de la politique éducative.
Cette expertise a pour but de contribuer à la prise de décisions des responsables concernés.
Il est possible de télécharger l'intégralité des rapports dont les titres apparaissent ci-dessous ainsi que ceux accessibles à partir de la rubrique "rechercher" en bas de page.
Expérimentation d’une épreuve pratique au baccalauréat de la série S
[novembre 2009]
Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire
[juillet 2009]
La rénovation de la voie professionnelle
[juillet 2009]
L’expérimentation d’une épreuve pratique de mathématiques au
baccalauréat de la série S a été initiée à la rentrée scolaire 2005, à
l’image des épreuves expérimentales existant en sciences physiques et
chimiques et en sciences de la vie et de la Terre. Elle s’est élargie
au cours des deux années suivantes et a concerné plus de 50 000 élèves
en 2008-2009.
À l’heure où se conduit une réflexion sur le futur
lycée général et technologique, le moment a semblé particulièrement
favorable pour porter un regard sur cette épreuve d’un type nouveau,
qui permet de valoriser et d’évaluer des compétences mathématiques ne
relevant pas seulement de l’écrit, comme la capacité à conjecturer, à
prendre des initiatives, à utiliser les TICE et à communiquer des
résultats.
Le bilan présenté dans cette note a été réalisé à partir
des réponses apportées à un questionnaire soumis aux professeurs
participant à l’expérimentation. Au-delà des aspects quantitatifs, il a
semblé opportun d’étudier comment la mise en place de cette
expérimentation a permis de développer une pédagogie nouvelle, tant au
niveau de la formation que de l’évaluation des élèves, et par là-même
de participer au renouvellement de l’enseignement des mathématiques,
dans la continuité de ce qui a déjà été instauré au collège
Si le
choix est fait d’une future organisation du lycée général et
technologique englobant la prise en compte des TICE dans l’enseignement
des mathématiques, la réflexion qui s’en suivra pourra s’appuyer sur
les apports de cette expérimentation.
Ce rapport présente les constats effectués par l'I.G.A.E.N.R. et l'I.G.E.N. dans un échantillon de quatre académies sur la préparation de la mise en œuvre de la rénovation de la voie professionnelle à la rentrée 2009, rénovation se caractérisant principalement par une réduction du cursus menant au baccalauréat professionnel, la recherche d'une plus grande flexibilité des parcours et une autonomie nettement renforcée des lycées professionnels. Il montre que cette réforme est portée par une dynamique positive et que les structures et les moyens nécessaires ont été globalement mis en place dans les établissements. Néanmoins, la mission a relevé des interrogations ou des difficultés sur lesquelles elle appelle l'attention.
En premier lieu, dans le contexte d'une réforme qui vise la réussite du maximum de jeunes, grâce notamment à une reconfiguration de la carte des formations autour du BAC pro trois ans et d'une offre de C.A.P. renforcée, on doit s'assurer qu'une solution a été trouvée pour le plus grand nombre. Il convient donc d'être attentif dès cette rentrée à l'impact de la rénovation sur l'accueil et les parcours des élèves au L.P. . Des enjeux importants sont en cause : l'équilibre entre les voies de formation, la prise en charge des élèves les plus fragiles, la continuité des parcours.
La seconde priorité est d'accompagner les établissements pour qu'ils utilisent les nouvelles marges de manœuvre dont ils disposent pour organiser les enseignements et mettre en place l'accompagnement personnalisé des élèves, ce qui appelle un nouveau mode de pilotage, notamment de la part des corps d'inspection. En outre, les établissements rencontrent dans l'organisation du cycle BAC pro trois ans des difficultés auxquelles il faut apporter rapidement des réponses, principalement en ce qui concerne la place de la certification intermédiaire.
L’année scolaire 2008-2009 a été une année exceptionnelle de réforme de l’enseignement primaire, tant par le nombre des mesures nouvelles que par leur diversité. Le bilan de l’année, dressé par une importante mission d’inspection générale, est largement positif. Il est d’abord dû à la loyauté d’une grande majorité d’enseignants. Il est aussi le fruit de l’engagement de tout l’encadrement territorial de l’éducation nationale ; les recteurs, les I.A.-D.S.D.E.N. et surtout les I.E.N. et leurs collaborateurs.
Après l’adoption massive de la semaine scolaire sur quatre jours, la réflexion sur les rythmes scolaires devra être approfondie. Si le succès de l’aide personnalisée est réel, son effet sur les apprentissages et sur les acquis des élèves est plus difficile à mesurer. Toutefois, l’accord s’avère général sur l’intérêt de cette forme d’aide. Le défi des nouvelles évaluations des élèves de C.M.2 et de C.E.1 a été relevé et les stages de remise à niveau sont en forte progression cette année.
Il est nécessaire de poursuivre la mise en uvre de toutes ces réformes, d’approfondir les nouvelles démarches, en vue de consolider les progrès dans les pratiques et dans les mentalités, et de mettre en cohérence toutes les conséquences que les mesures prises induisent, notamment dans le domaine de l’aide aux élèves en difficultés et dans l’organisation générale de l’enseignement primaire.
Mise en place à la rentrée 2005, l’option de "découverte professionnelle 3 heures" vise à proposer aux élèves de troisième une approche du monde professionnel par la découverte des métiers, des milieux professionnels et de l’environnement économique et social. Il s’agit donc bien d’une démarche qui contribue à élargir et à compléter la culture générale des collégiens, participant ainsi à l’éducation à l’orientation et à la citoyenneté.
Réussite incontestable quant à sa diffusion (elle est proposée par près de 90 % des collèges et concerne aujourd’hui 12 % des élèves de troisième), la "DP3" est devenue l’option facultative la plus demandée par les élèves et leurs familles.
Le rapport analyse tout d’abord le contexte, historique et pédagogique, qui a présidé à la mise en place de cette option, puis dresse un bilan de la "DP3", dont la caractéristique essentielle est très certainement la grande diversité des situations observées sur le terrain. Sur la base de ces observations, les auteurs du rapport présentent, dans une troisième partie, un ensemble de propositions et quelques pistes de réflexion visant à développer le dispositif et à le rendre plus efficace, au regard des objectifs assignés au collège en matière de construction du projet personnel de l’élève.
À la fin des trois premières années de généralisation de l'éducation au développement durable (E.D.D.), il était souhaitable de dresser un premier bilan de l'investissement des sciences de la vie et de la Terre (S.V.T.) dans ce domaine.
Impliqués depuis longtemps dans l'éducation relative à l'environnement, les professeurs de S.V.T., ainsi que les corps d'inspection, sont maintenant engagés dans l'éducation au développement durable. Les programmes de collège les y invitent explicitement et les programmes de lycée le leur permettent. Aussi devient-il nécessaire de poser différemment les problématiques de la discipline. Ceci entraîne des évolutions didactiques et pédagogiques en cascade, qui renforcent l'acquisition de l'autonomie par les élèves ainsi que l'exercice des responsabilités. Une nouvelle dimension éducative des enseignements se développe, tout en donnant plus de sens aux contenus scientifiques abordés.
Dès à présent, les sciences de la vie et de la terre peuvent assumer leurs responsabilités dans l'E.D.D. Mais l'efficacité de cette contribution pourrait être améliorée par un certain nombre de modifications touchant les programmes, la formation des professeurs, la constitution de ressources adaptées à l'échelon national, académique ou local. De plus, les démarches d'éducation au développement durable amènent à ouvrir encore plus résolument les S.V.T. sur les autres disciplines pour mettre en place la transversalité constitutive de cette éducation.