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Rencontres
régionales
Rennes 16 juin 1999 |
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| COMPTE RENDU DE LA RÉUNION AVEC LES SERVICES DE L'ÉTAT Présidence de l'Université Rennes 1 ÉTAIENT PRÉSENTS Marcel BARON (principal du collège des Hautes-Ourmes à Rennes), Joëlle BEAUCLAIR (Ministère de l'agriculture), Didier CARDUER (DDSIS du Finistère), Bernard COLINET (Inspecteur d'académie d'Ille et Vilaine), M. DANNENBERG (ADDECIV), M. DEMAROLLE (représentant l'I.A. du Morbihan), Hervé LELANN (DRAF-SRFD), Guy EON (DDSIS du Morbihan), René GARDAN (FEP-CFDT), Corinne GRAJEUL (PEEP), Rémi GRAMAIN (SDIS des Côtes d'Armor), Sylvain GRAVIOUS (DDEN du Morbihan), Marylène HÉNAFF (rectorat de Rennes), Patrick LAMÉ (rectorat de Rennes), André LE BOHEC (FEP-CFDT), Jacques LE GAC (DDSIS d'Ille et Vilaine), Danièle LE GUEVELLOU (rectorat de Rennes), Serge LE GOFFIC (SDIS des Côtes d'Armor), Michel LE MEITOUR (ITETSA du Morbihan), Léo LE PAN ( INSA Rennes), Christian MAINGUENÉ (DDE d'Ile et Vilaine), Claire MAITROT (rectorat de Rennes), Jean-Pierre MALENFANT (I.A. des Côtes d'Armor), Michel NOCTULLE (CROUS), J-Pierre NOUVIALE (URAPEL de Bretagne), Stanislas ORTAIS (conseil général du Morbihan), Dominique PAPIN (PEEP), François PORTZER (SNALC-CSEN), Zacharie RENAUT (rectorat de Rennes), Michèle ROBIC (préfecture d'Ile et Vilaine), M. RUAUD (DCCRF d'Ille et Vilaine), Philippe RUEZ (rectorat de Rennes), Flavien SORETTE (université de Rennes 2), |
Accidents scolaires :
Equipements sportifs :
Activités scientifiques, technologiques et professionnelles dans l'enseignement scolaire :
Activités scientifiques, technologiques et professionnelles dans l'enseignement supérieur :
Maintenance :
COMPTE RENDU DES
ATELIERS
Hôtel de la région
Hélène TANGUY et Gérard POURCHET, vice-présidents
du conseil régional de Bretagne, accueillent dans l'hémicycle
de l'assemblée régionale la délégation de l'Observatoire
et les participants aux travaux des ateliers.
Le président SCHLÉRET
remercie ses hôtes et tout particulièrement Gérard POURCHET
pour sa forte implication dans les travaux de l'Observatoire en tant que rapporteur
de la commission "ateliers" en 1996 et de la commission "maintenance" à
compter de janvier 1999. Il rappelle l'historique de la constitution de l'Observatoire,
les résultats des principales études menées , l'esprit
dans lequel se déroulent ses travaux suivant les principes de prévention
et de précaution et invite les participants à se rendre dans les
différents ateliers proposés.
ATELIER "ECOLE"
Animateurs : Martine DUVAL - Raymond LAFFOLEY
LES PARTICIPANTS :
Denis ALLIX (FCPE/membre de l'Observatoire), Lt-colonel Marc AUFFREDOU (expert
auprès de l'Observatoire),
Jacques BRILLET (SNIUPP), Yann BISCÉRÉ (FEN), Elisabeth BUREL
(mairie de Rennes), René COQUELIN (DDASS d'Ile et Vilaine), Rémi
GRAMAIN (SDIS des Côtes d'Armor), Sylvain GRAVIOU (DDEN du Morbihan),
Gérard LE BOUTEILLER (UDOGEC d'Ille et Vilaine), Danièle LE GUEVELLOU
(rectorat de Rennes), Dominique PAPIN (PEEP), Jean PODEVIN (FNOGEC/membre de
l'Observatoire), Gérard POURCHET (ARF, vice-président du conseil
régional de Bretagne, maire de LE RHEU, membre de l'Observatoire).
Nécessité d'une meilleure information
Lors des visites systématiques
des commissions de sécurité dans les écoles des Côtes
d'Armor, les pompiers ont constaté que les directeurs méconnaissent
bien souvent le rôle de la commission. Certains ignorent même l'existence
du " Guide du directeur d'école - sécurité contre l'incendie
".
Il paraît indispensable d'inclure une formation à la sécurité
dans la formation des enseignants et particulièrement lors de la formation
initiale des directeurs d'école ("Guide du directeur", exercices d'évacuation
obligatoires, circulaire du 15 novembre 1983 sur l'enseignement des règles
générales de sécurité ... ).
Le directeur d'école (qui est souvent chargé de classe) est désemparé
devant la multiplicité des interlocuteurs concernés par la sécurité
dans son ensemble. On pourrait peut-être envisager un correspondant polyvalent.
Celui-ci faciliterait également la tâche des maires.
Les délégués départementaux de l'éducation
nationale font un rapport de leurs visites dans les écoles. Une partie
concerne la sécurité. Ils souhaiteraient être destinataires
du " Guide du directeur d'école ".
Dans les écoles maternelles, un local devrait être prévu
pour stocker le matériel (carton, papier, colle, solvant ... ).
Aires de jeux
La nouvelle réglementation
est très stricte et s'applique, y compris pour les cours de récréation
dans les écoles. On estime à plus de 25 % les installations supprimées
ou neutralisées pour non conformité et non remplacées.
Ce qui est dommageable puisque l'on constate que les accidents sont plus nombreux
dans les cours non aménagées. Rappelons que 64 % des accidents
ont lieu dans les cours de récréation.
Le coût pour le remplacement et la mise en conformité est très
important. L'exemple de la ville de Rennes en est l'illustration. En 1986/87,
la ville avait prévu un aménagement systématique des cours
de maternelle. Après la sortie de la circulaire, elle a fait procéder
à un audit : 80 % des jeux ont été supprimés ! Elle
procède à leur remplacement progressif en raison de la masse financière
que cela représente (le même problème se pose pour les squares
et les bas d'immeubles). Dans 3 ans, il y aura un jeu remplacé pour trois
enlevés.
Une concertation avec les constructeurs pour que les jeux soient accessibles
à plusieurs âges est indispensable.
La sécurité : l'affaire de tous
Les participants ont insisté sur la nécessité de faire
de la prévention en partenariat basé sur la confiance. La sécurité
est l'affaire de tous et pas seulement du directeur. Un enseignement à
la sécurité pourrait être intégré au projet
d'école. En outre, il pourrait être envisagé d'organiser
une journée de la sécurité.
Le conseil d'école est un des lieux où les différents partenaires
peuvent traiter des problèmes de sécurité. En fin d'année,
un bilan des problèmes rencontrés et une évaluation pourraient
être établis. Cela permettrait aux communes d'avoir le temps de
réaliser les travaux nécessaires.
Dans le temps de la rentrée, une rencontre "obligée" devrait être
prévue entre le propriétaire et les responsables d'écoles.
Est également évoqué le problème de la maintenance.
"On ne voit pas que la situation se dégrade".
Les problèmes posés par les transports scolaires, notamment pour
ce qui concerne l'accompagnement pour la montée dans les cars et les
différents niveaux de responsabilité entre les communes et les
conseils généraux, ont juste été effleurés,
faute de temps. L'encombrement des parkings est un sujet préoccupant,
une solution pourrait être recherchée, avec tous les acteurs, au
moment de la rentrée ou juste avant.
En conclusion, le groupe de travail
estime que plutôt que de chercher des responsables, chacun, dans la concertation,
devrait se responsabiliser.
ATELIER "COLLÈGE"
Animateurs : Marcel BARON - Annick DESSAGNES
LES PARTICIPANTS :
Guy AUBERT (Collège du Sacré Cur à Saint-Malo), Agnès
COTEL (PEEP des Côtes d'Armor), M. DANNENBERG (ADDECIV), Marie-Hélène
DAUCÉ (Vice-présidente du conseil général d'Ille
et Vilaine), Annyvonne EHREL (SGEN CFDT), René GARDAN (FEP-CFDT), M.
HOMMEY (conseil général des Côtes d'Armor), Fabrice KAS
(FSU), Geneviève MASSON (FEN), André MOALIC (direction enseignement
catholique du Finistère), Christiane MELET (FEN), M. NICOLAS (SNEP-FSU),
J-Pierre NOVIALE (URAPEL de Bretagne), Stanislas ORTAIS (conseil général
du Morbihan)
François PORTZER (SNALC-CSEN), Jean-Pierre RIQUOIS (PEEP/membre de l'Observatoire),
Lt-colonel Alain TAILLANDIER (expert auprès de l'Observatoire) Michelle
THOMAS (conseil général du Finistère).
Les équipements sportifs : Pierre FAYARD expose les travaux réalisés
au cours des quatre dernières années par la commission E.P.S.
qu'il anime. Il met en évidence les principales caractéristiques
du patrimoine : bâtiments construits dans les années 1970, appartenant
aux municipalités dans 85% des cas, le vieillissement du parc pose le
problème de la maintenance. Les problèmes apparaissent au niveau
des grilles d'aspiration des piscines, des locaux techniques, de la sécurité
de proximité : gardien, téléphone
Il fait remarquer que l'imprécision
des lois de décentralisation entraîne un laxisme de la part de
celui qui doit réaliser les travaux ; la rentabilisation des équipements
sportifs, les horaires sont autant d'éléments qui posent le problème
de l'enseignement de l'E.P.S. avec des installations inadaptées.
La discussion entre les différents
participants fait ressortir un certain nombre de points :
- la ville de Rennes facture aux collèges l'utilisation des équipements
sportifs, quant au conseil général de l'Ille et Vilaine il alloue
une dotation à un taux inférieur à celui de la ville ;
ce qui pose un problème évident pour les utilisations ;
- difficulté de faire l'inventaire du matériel sportif et de déterminer
le propriétaire ;
- problèmes annexes à l'E.P.S. : l'environnement (le chauffage,
l'humidité, l'hygiène) ;
- outre les problèmes d'équipement l'E.P.S doit permettre l'apprentissage
du risque en corrélation avec la maîtrise du corps, par conséquent
il convient d'avoir de l'espace et de pouvoir prendre son temps. Le comportement
des élèves est conditionné par ces deux paramètres.
Ceci implique des contraintes à faire prendre en compte par les professeurs.
La C.H.S. peut être un lieu privilégié pour faire évoluer
la pédagogie.
Sont aussi évoqués
:
- La conception des espaces, mais aussi les déplacements à l'intérieur
des bâtiments et entre les installations sportives et l'école effectués
dans la précipitation sont générateurs de fatigue et d'accidents.
A ce propos ont été soulevés les problèmes des transports
scolaires, de circulation et stationnement des deux roues dans l'établissement,
de l'apprentissage de la sécurité routière.
- Le suivi médical : une visite médicale devrait être obligatoire
pour tous les enfants entrant en 6°; les professeurs d'E.P.S. devraient
passer une radiographie régulièrement.
- L'interprétation des textes sur les stages : L'I.A.de l'Ille et Vilaine
refuse le stage d'observation en entreprise pour les élèves de
troisième et les élèves de S.E.G.P.A.
- La sécurité et matériel de technologie mis à la
disposition des élèves de collège.
- L'accueil des handicapés.
- Le coût des contrats d'entretien et des vérifications techniques
obligatoires qui ampute de façon importante les budgets des petits établissements.
- L'importance de la maintenance qui n'est pratiquement jamais prise en compte.
- La formation : les réflexions émergent lorsque des grosses difficultés
apparaissent et doivent être résolues dans l'urgence. Les enseignants
sont démunis ; il paraît indispensable de développer la
sécurité au cours des apprentissages fondamentaux chez les élèves,
ce qui passe par une formation à la sécurité des enseignants.
En conclusion :
La sensibilisation de l'ensemble des maillons de la communauté éducative
paraît incontournable, par exemple par l'intermédiaire d'une charte
de la sécurité. Personnels d'encadrement, personnels médicaux,
personnels A.T.O.S., enseignants, élèves, parents d'élèves,
C.H.S., doivent travailler ensemble pour contribuer au maintien des conditions
de sécurité satisfaisantes dans l'établissement.
QUELQUES MOTS-CLES à conjuguer
avec sécurité :
- conception des espaces : qualité de vie, qualité de l'environnement,
vigilance, surveillance, hygiène
- organisation des déplacements
- formation, éducation
- maintenance
ATELIER "LYCÉE"
Animateurs : Philippe BELLANGER - Daniel ROBIN
S'ETAIENT INSCRITS :
Danièle ASSENS (ministère de l'agriculture/membre de l'Observatoire),
Mme BIGOT (conseil régional de Bretagne),
Didier CARDUNER (DDSIS du Finistère), Yann CHEVER (SGEN CFDT), J-Jacques
CREAC'H (conseil régional de Bretagne), Yvon DANIEL (FEN), Mireille DEHOUX
(FEN), Michel DENIS (UROGEC), Christine DIMEGLIO (DRAF-SRFD), Guy EON (DDSIS
du Morbihan), René GRADAN (FEP-CFDT), Claude GRANDY (SGEN CFDT), Philippe
GREGOIRE (conseil régional de Bretagne), Patrick HELBERT (FEP-CFDT/membre
de l'Observatoire), Patrick LAMÉ (rectorat de Rennes, correspondant sécurité
de l'Observatoire), Adrien LANDAIS (fédération départementale
des maisons familiales rurales 35),André LE BOHEC (FEP-CFDT), Serge LE
GOFFIC (SDIS 22), Michel LE MEITOIR (ITETSA du Morbihan), Christian MAINGUENÉ
(DDE d'Ille et Vilaine), Claire MAITROT (rectorat de Rennes), Annie MARTEL (PEEP),
Christiane MELLET (FEN), René MICHELOT (SGEN CFDT), J-Pierre ORHAN (rectorat
de Rennes), Pierre RUELLAN (expert auprès de l'Observatoire), Philippe
RUEZ (rectorat de Rennes).
Les principaux point évoqués
:
ATELIER "ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR"
Animateurs : J-Jacques BIGER - Michel AUGRIS
S'ÉTAIENT INSCRITS :
Joëlle BEAUCLAIR (ministère de l'agriculture), ), Valérie
BOURGHOUD (ministère de l'éducation nationale), Joël DROUIN
(FERC-CGT), Colonel Yves DUCAT (expert auprès de l'Observatoire), Marie-France
KERLAN (FEN), Léo LE PAN (INSA de Rennes), Nicolas MARQUÉ (université
de Bretagne occidentale), Marie-Thérèse MLEKUZ (IUFM de Bretagne),
Michel NOCTULLE (CROUS de Rennes), Henri PATIN (école nationale de chimie
de Rennes), Marc PICARD (université de Bretagne occidentale), Zacharie
RENAUD (Rectorat de Rennes), Patrick ROGER (expert auprès de l'Observatoire),
Flavien SORETTE (université Rennes 2), Jean TORTOSA (ministère
de l'éducation nationale), Pierre VAGNE (expert auprès de l'Observatoire),
Fabrice WIITKAR (université Rennes 1)
Sujets abordés :
L'ensemble des intervenants ont
apprécié cette réunion qui permet à tous les interlocuteurs
du supérieur de la région de se réunir et d'échanger
sur leurs problèmes communs. Ils aimeraient que le correspondant de l'Observatoire
(qu'ils ne connaissent pas) continue ce genre de coordination.
Ils pensent que le travail de l'Observatoire est bénéfique pour
leur action de prévention sur le terrain.
Remarques :
Les représentants des universités
ont d'abord une démarche vis à vis des personnels qui sont dans
des situations plus à risques que les étudiants ; cependant ils
classent les étudiants du 3ème cycle comme des personnels. Cette
démarche explique l'importance de la présence d'un médecin
de prévention. Ils souhaiteraient que l'Observatoire étudie ce
problème.
Si les acteurs apprécient le rôle de l'Observatoire, il semblerait
cependant qu'ils n'ont pas vraiment lu le rapport et tous les renseignements
qu'ils pourraient en tirer, par exemple, la documentation sur les murs d'escalade.
Les acteurs de la maintenance et de l'entretien des universités n'étaient
pas présents (excepté Brest).
Certaines personnes présentes le matin et l'après-midi ont entendu
deux fois la présentation.
L'échange en atelier n'a pas été assez long.
L'université de Bretagne Sud (Vannes) n'était pas représentée.
CONCLUSION
Voilà déjà cinq ans qu'au niveau national l'ensemble des
composantes de la sécurité -collectivités, maîtres
d'ouvrage, organisations syndicales et usagers, ministères concernés-
associent leurs efforts pour rassembler et actualiser les éléments
de diagnostic afin de mieux orienter les réponses adaptées. Il
est apparu qu'une culture de la sécurité, même si elle passe
par une réflexion coordonnée à l'échelon national,
ne sera partagée qu'à la condition de se nourrir d'un dialogue
régulier avec tous les acteurs sur le terrain des établissements,
dans les académies, les régions, les départements et les
communes.
La rencontre de Rennes aura eu le
mérite d'engager ce type de démarche dans lequel l'Observatoire
doit pouvoir confronter ses analyses aux expériences et réactions
de terrain à l'échelle de territoires pertinents. Grâce
à la forte implication des autorités académiques et régionales,
cette expérience initiale va nous permettre de mieux adapter nos travaux
aux attentes et aux besoins. L'Observatoire est un outil que toutes ses composantes
ont investi. Il nous faut maintenant, à la lumière de l'expérience
de Rennes, dégager de nouvelles démarches méthodologiques
qui permettront à leur tour à l'ensemble des acteurs régionaux
et locaux d'en tirer le meilleur parti.
| © Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche |
http://www.education.gouv.fr/syst/ons/rennes.htm
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