Les travaux du CNP s'inscrivent dans une réflexion globale sur l'éducation
et ses grands objectifs, de la maternelle à l'université et dans
tous les ordres d'enseignement.
La mise en place d'une instance de ce type,
déjà souhaitée dans le rapport du Collège de France
au Président de la République (1985) et par la commission Bourdieu-Gros
(1989), répond à la nécessité de reformuler clairement
les objectifs éducatifs face aux bouleversements qu'ont connus la culture
et la demande sociale dans les dernières décennies. Il était
indispensable de définir un cadre et des finalités qui prennent
réellement en compte ces changements, l'enseignement ne pouvant continuer
à s'inspirer d'un modèle culturel encyclopédique qui ne correspondait
plus à l'évolution des disciplines sur lesquelles il s'appuyait.
Le décret du 23 février 1990,
qui institue le CNP, confirme le champ de ses compétences et définit
plus précisément son rôle dans la rénovation des programmes :
les projets de programmes sont élaborés par des GEPS (groupes d'experts
pour les programmes scolaires) et, en ce qui concerne l'enseignement technologique
et professionnel, par les commissions professionnelles consultatives (CPC), les
uns et les autres "placés auprès des directions compétentes".
Le CNP "est consulté sur les conclusions des travaux de ces groupes".
Il donne son avis sur la composition des GEPS.
Placé directement auprès du Ministre,
le CNP est un organisme indépendant dont les avis, déclarations
ou rapports sont rendus publics (article 6 de la loi du 10 juillet 1989).