


C’EST UNE VASTE MODERNISATION DES SERVICES DES ENSEIGNANTS QUE PRÉVOIENT LES NOUVEAUX AMÉNAGEMENTS PRIS PAR DÉCRET. DES ORGANISATIONS PLUS JUSTES, MIEUX ADAPTÉES ET UNE INÉDITE VALORISATION DES FONCTIONS TRANSVERSALES DES PROFESSEURS DU SECOND DEGRÉ. REVUE DE DÉTAIL.

Rien n’avait changé depuis plus d’un demi-siècle. Les décrets qui régissaient les obligations de service des enseignants du second degré, datés de 1950 et fondés sur des conceptions périmées, « ne correspondent plus aux réalités de l’enseignement scolaire contemporain », explique Pierre-Yves Duwoye, à la tête de la direction générale des ressources humaines (DGRH) au ministère de l’Éducation nationale. Ce qui justifie la nécessité de mieux définir ces obligations pour que « la fluidité et la diversité des modalités de service favorisent la réussite des élèves », dans l’esprit des projets du réseau « Ambition Réussite », c’est-à-dire autour de l’excellence au service des élèves. Ainsi, de nouveaux textes actualisent les réglementations quinquagénaires. Publiées le 13 février dernier, ces dispositions définissent notamment une nouvelle nomenclature – on ne parle plus de « classes », mais de « divisions » et de « groupes » – et initient diverses évolutions destinées à « actualiser, recaler, rationaliser et reconnaître » les fonctions des enseignants.