


En 2002, le président de la République inscrivait l’insertion des personnes handicapées au programme des grands chantiers de son quinquennat. Aujourd’hui en vigueur depuis plus d’un an, la loi handicap du 11 février 2005 promeut « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées». C’est pourquoi la scolarisation de ces élèves “différents” est, cette année, une des missions prioritaires de l’Éducation nationale. Pour que, à la difficulté du handicap, ne s’ajoute pas celle de l’exclusion scolaire.
Chaque établissement a pour vocation de scolariser les enfants relevant de son secteur de recrutement. La loi du 11 février reconnaît à tout enfant ou adolescent handicapé le droit d’être inscrit, lui aussi, à proximité de son domicile. Désormais, l’école, le collège ou le lycée de quartier devient pour l’élève porteur de handicap son “établissement de référence”. Au besoin, les parents peuvent demander le concours d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS). Cette inscription en milieu ordinaire est confortée par la présence de CLIS dans le premier degré et par le plan de développement des UPI dans les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur
Comment organiser au mieux le parcours scolaire de l’enfant ou adolescent handicapé ? La loi handicap est claire : le système éducatif doit se porter garant de la continuité du parcours pédagogique de chacun. Depuis la rentrée 2006, un “enseignant référent” est appelé à suivre chaque élève handicapé tout aulong de sa formation. Cet enseignant spécialisé, du premier ou second degré, sert de lien entre les divers acteurs responsables de la scolarisation. De leur côté, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et le Comité des droits et de l’autonomie (CDA) concourent à améliorer l’orientation des enfants ou adolescents handicapés. Une équipe pluridisciplinaire, appelée à se réunir au moins une fois l’an, sera tenue d’établir un projet personna
personnalisé de scolarisation (PPS). Ce dernier a pour fonction de vérifier la cohérence et la continuité du parcours scolaire de la primaire au lycée, ainsi que la pertinence des accompagnements psychologiques, sociaux ou médicaux.
La scolarisation des élèves handicapés a progressé : 153 000 étant inscrits dans un établissement scolaire en 2006. Le chemin vers une réelle égalité des chances est encore long. Ce chiffre montre clairement que tout professeur sera amené au cours de sa carrière à prendre en charge un ou plusieurs élèves handicapés. C’est pourquoi, pendant l’année scolaire 2006- 2007, l’accent sera mis sur cette nouvelle priorité dans les actions de formation continue prévues auprès des professeurs du premier ou du second degré. De plus, la loi du 11 février a réaffirmé la nécessité d’aménager les conditions de concours ou d’examen pour les personnes handicapées. Enfin, depuis septembre 2006, un enseignement de la langue des signes française est proposé dans certains lycées pour les élèves entendants qui le désirent. Toutes ces mesures visent à fonder l’école de l’avenir, à laquelle la majorité des élèves handicapés pourront accéder. Une école enfin respectueuse de la diversité

www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?
www.education.gouv.fr/cid207/
www.handicap.gouv.fr