
L’éducation est une priorité pour le gouvernement. Pour la rentrée 2006, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dispose d’un budget, pour l’enseignement scolaire, en augmentation de 3,65% avec un montant qui s’élève à 58,5 milliards d’euros. Mille emplois d’enseignant dans le premier degré ont été créés alors que 1383 emplois du second degré ont été supprimés pour tenir compte des variations démographiques. Cinquante mille contrats d’avenir sont disponibles pour assister les directeurs d’école. La relance de l’éducation prioritaire et sa réorganisation constituent un des axes forts de la politique ministérielle. Il s’agit de donner plus de moyens aux élèves qui en ont vraiment besoin.
L’insertion, une vraie priorité
Le deuxième axe pour cette rentrée 2006 est l’amélioration des conditions de la réussite scolaire pour une meilleure insertion sociale et professionnelle des jeunes. Une attention particulière est portée à la maîtrise des savoirs fondamentaux, qui constitue le coeur de la mission de l’Éducation nationale. Conformément à la loi d’orientation et de programme pour
l’avenir de l’école, les mesures visant à renforcer les enseignements fondamentaux et à mieux vérifier leur acquisition s’appliquent pleinement dès cette rentrée. Des programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) sont progressivement généralisés. Par ailleurs, les dispositifs relais (classes et ateliers) accueillent de façon temporaire des élèves de collège, éventuellement de lycée professionnel, qui sont entrés dans un processus de déscolarisation et de désocialisation. Enfin, cette année encore, l’accueil des élèves handicapés dans le second degré est amélioré par la création en collège de 200 unités pédagogiques d’intégration supplémentaires. Troisième objectif, et non des moindres, c’est l’amélioration de la qualité et de la sérénité de la vie scolaire. Les résultats obtenus et l’engagement des équipes éducatives et de leurs partenaires ont permis de maintenir, dans la majorité des établissements, un climat propice à la bonne scolarité des élèves. Le ministère souhaite mettre en oeuvre un ensemble d’actions en interne et en partenariat visant à restaurer l’autorité des adultes, réaffirmer les droits et les devoirs de chacun au sein de la communauté éducative et contribuer ainsi à prévenir la violence en milieu scolaire. Il s’agit de mettre fin à la persistance d’incivilités et d’incidents touchant à l’intégrité physique et morale des enseignants, des élèves et plus généralement des membres de la communauté éducative. Enfin, les parents se voient garantir leur place et leur rôle au sein de l’École. Les mesures du nouveau décret les concernant s’appliquent dès la rentrée

Dossier de presse et discours
de Gilles de Robien du 31 août 2006
www.education.gouv.fr:
Lettre Flash du 6 juillet 2006
















Plus que les moyens, la réussite en ZEP dépend de la qualité
de l’accompagnement. L’objectif du ministère est très positif,
encore faut-il mettre en oeuvre ces moyens, notamment
accompagner les équipes sur le terrain. D’autre part, c’est bien
de donner plus de moyens aux 249 réseaux “Ambition réussite”,
mais le deuxième niveau EP2, c’est-à-dire celui des collèges et
écoles de ZEP en difficulté sensible, attend lui aussi un signe fort. »