

En 2007-2008, 1 368 540 étudiants sont inscrits dans les universités françaises. Le nombre d'étudiants à l'université diminue pour la deuxième année consécutive (- 2,5 % à la rentrée 2007 après - 1,6 % à la rentrée 2006). Cette baisse concerne les trois cursus. Elle est particulièrement marquée en cursus licence (- 3,4 %), notamment parmi les nouveaux bacheliers entrant à l'université (- 5 % par rapport à 2006-2007) et les étudiants étrangers (- 6 % par rapport à 2006-2007).
En cursus master, les effectifs diminuent légèrement (- 0,8 %) après être restés stables à la rentrée 2006 (- 0,1 %). Enfin, le nombre d'étudiants en cursus doctorat diminue de 2,7 %, il était resté stable en 2006-2007 (+ 0,1 %). Les filières générales à l'université sont les plus touchées par cette baisse. En particulier, les effectifs en sciences et techniques des activités physiques et sportives (S.T.A.P.S.) diminuent fortement en 2007 (- 12,3 %) après avoir déjà fortement baissé à la rentrée 2006 (- 11,7 %). En I.U.T. , le nombre d'étudiants augmente de 2,2 % en 2007-2008.
Pendant l'année universitaire 2007-2008, 90 000 enseignants ont été en fonction dans les établissements publics d'enseignement supérieur. Leur effectif global progresse constamment, avec 400 personnes de plus que l'année précédente. Parmi ces enseignants, 57 500 appartiennent aux corps des enseignants-chercheurs et assimilés dont les effectifs sont restés stables cette année, mais qui ont progressé de 16,4 % en dix ans. 13 700 enseignants du second degré et 22 000 enseignants non permanents participent à cet encadrement universitaire.
À la session de juin 2008, le taux de réussite global est identique à celui de la session 2007 avec 83,3 % d'admis. Il augmente au baccalauréat technologique (+ 0,7 point) et au baccalauréat général (+ 0,2 point). Dans la filière professionnelle, il est en baisse de - 1,3 point. La réussite augmente dans les séries générales L (+ 1,8 point) et S (+ 0,7 point) et dans les séries tertiaires du baccalauréat technologique (+ 2,4 points). Compte tenu des évolutions démographiques, 63,4 % d'une génération obtient le baccalauréat contre 63,6 % l'an dernier.
Les parcours qui mènent à la licence sont de plus en plus diversifiés : seuls six lauréats sur dix d'une licence générale ou professionnelle obtenue en trois ans s'étaient inscrits en licence à l'entrée dans le supérieur. Trois sur dix s'étaient orientés vers un I.U.T. ou une S.T.S. et ont poursuivi en licence après l'obtention de leur diplôme, et 7 % sont passés par une classe préparatoire aux grandes écoles. 39 % bacheliers 2002 qui ont suivi une première année de licence après leur baccalauréat ont obtenu leur diplôme en trois ans.
Le cursus antérieur des étudiants a une forte influence sur leur réussite : la moitié des bacheliers généraux « à l'heure » ont eu leur licence en trois ans, contre seulement 33 % des bacheliers généraux « en retard » et 15 % des bacheliers technologiques. La motivation à l'entrée à l'université joue également un rôle très important dans leur parcours. Une majorité de ceux qui s'étaient inscrits en licence après leur baccalauréat, mais qui n'ont pas obtenu de licence cinq ans plus tard, poursuivent toujours leur formation à l'université ou ailleurs. Seuls 13 % ont interrompu leurs études sans avoir obtenu de diplôme du supérieur.
Avec 150 700 candidats et 101 400 lauréats, le taux de réussite à l'examen du brevet de technicien supérieur (B.T.S.) atteint 67,3 % à la session 2007. Ce taux, jamais égalé depuis 1985, a gagné 1,5 point par rapport à la session 2006. Le nombre de candidats est en baisse depuis trois ans. Il en est de même pour les lauréats, mais dans une proportion moindre du fait de la hausse du taux de réussite. Les taux de succès sont plus élevés dans le domaine de la production que dans celui des services.
Les candidats scolaires réussissent toujours mieux que ceux issus de l'apprentissage et de la formation continue, et les bacheliers généraux mieux que les bacheliers technologiques et professionnels bien que les écarts se réduisent. Les disparités académiques subsistent : les meilleurs scores sont enregistrés dans les académies de Nantes, Rennes, Besançon, Caen et Grenoble et les plus faibles en Île-de-France, en Corse et dans les départements d'outre-mer.