

Le nombre moyen d'élèves par enseignant (12) et le nombre d'élèves par division (24) ne sont pas les meilleurs indicateurs pour estimer les conditions d'accueil des élèves et les conditions de travail des enseignants dans les établissements du second degré public. Un tiers des enseignements est effectué en groupe et non en division, avec de grandes disparités selon les types de formation (19% en collège et 49% en second cycle général ou technologique).
Pour mieux rendre compte des conditions réelles d'encadrement, on peut calculer l'indicateur E./S. qui correspond au nombre d'élèves dont un enseignant a la charge en moyenne pendant une heure. Il est égal à 21 toutes formations confondues, à 16 pour l'enseignement professionnel, à 23 pour les formations de premier cycle et de second cycle général et technologique et à 28 en C.P.G.E.
Pour estimer les conditions d'accueil du point de vue de l'élève, on peut calculer l'indicateur E./C. qui correspond à la taille de la classe vue par l'élève. Il est égal à 24 pour l'ensemble des établissements du second degré public mais varie selon le type de formation ou la matière suivie par l'élève.
La taille moyenne des structures connaît de fortes disparités selon la discipline de poste de l'enseignant, c'est pourquoi elle est complétée par le nombre d'élèves vus par un enseignant en moyenne pendant une semaine.
Les 31 instituts universitaires de formation des maîtres (I.U.F.M.) accueillent, à la rentrée 2007, plus de 69 100 étudiants et professeurs stagiaires (44 780 sont inscrits en première année et 24 360 en seconde) et 1 490 professeurs titulaires qui se destinent à l'enseignement spécialisé.
La baisse des effectifs, amorcée en 2003, se poursuit à la rentrée 2007 (- 5%) mais dans une proportion plus faible qu'en 2006, année de la plus forte baisse enregistrée depuis la création des I.U.F.M. Elle concerne près de 9 I.U.F.M. sur 10. La baisse affecte, en 2007, la première année de formation en I.U.F.M. (- 8%) et, plus particulièrement, la première année du second degré (- 13%). Pour la première fois, le nombre d'étudiants inscrits en première année de CAPES est équivalent (près de 19 000) à celui des étudiants se destinant au professorat des écoles.
Les I.U.F.M. permettent à 860 étudiants bénéficiant d'une dispense et à 2 600 assistants d'éducation de préparer un concours d'enseignement. Parmi les étudiants préparant un concours d'enseignement en première année d'I.U.F.M., 52% étaient inscrits l'année précédente à l'université, essentiellement dans une formation de niveau bac + 3 ou bac + 4.
En 2007-2008, 1 368 540 étudiants sont inscrits dans les universités françaises. Le nombre d'étudiants à l'université diminue pour la deuxième année consécutive (- 2,5 % à la rentrée 2007 après - 1,6 % à la rentrée 2006). Cette baisse concerne les trois cursus. Elle est particulièrement marquée en cursus licence (- 3,4 %), notamment parmi les nouveaux bacheliers entrant à l'université (- 5 % par rapport à 2006-2007) et les étudiants étrangers (- 6 % par rapport à 2006-2007).
En cursus master, les effectifs diminuent légèrement (- 0,8 %) après être restés stables à la rentrée 2006 (- 0,1 %). Enfin, le nombre d'étudiants en cursus doctorat diminue de 2,7 %, il était resté stable en 2006-2007 (+ 0,1 %). Les filières générales à l'université sont les plus touchées par cette baisse. En particulier, les effectifs en sciences et techniques des activités physiques et sportives (S.T.A.P.S.) diminuent fortement en 2007 (- 12,3 %) après avoir déjà fortement baissé à la rentrée 2006 (- 11,7 %). En I.U.T. , le nombre d'étudiants augmente de 2,2 % en 2007-2008.
Pendant l'année universitaire 2007-2008, 90 000 enseignants ont été en fonction dans les établissements publics d'enseignement supérieur. Leur effectif global progresse constamment, avec 400 personnes de plus que l'année précédente. Parmi ces enseignants, 57 500 appartiennent aux corps des enseignants-chercheurs et assimilés dont les effectifs sont restés stables cette année, mais qui ont progressé de 16,4 % en dix ans. 13 700 enseignants du second degré et 22 000 enseignants non permanents participent à cet encadrement universitaire.
À la session de juin 2008, le taux de réussite global est identique à celui de la session 2007 avec 83,3 % d'admis. Il augmente au baccalauréat technologique (+ 0,7 point) et au baccalauréat général (+ 0,2 point). Dans la filière professionnelle, il est en baisse de - 1,3 point. La réussite augmente dans les séries générales L (+ 1,8 point) et S (+ 0,7 point) et dans les séries tertiaires du baccalauréat technologique (+ 2,4 points). Compte tenu des évolutions démographiques, 63,4 % d'une génération obtient le baccalauréat contre 63,6 % l'an dernier.