Pour l’année scolaire 2006-2007, tous mois et types de collèges et lycées confondus, 5 % des élèves sont absents quatre demi-journées ou plus par mois, sans qu’il y ait « régularisation ». Comme tous les ans, la proportion moyenne par établissement d’élèves absentéistes croît tout au long de l’année et varie fortement d’un établissement à l’autre. En effet, l’absentéisme touche moins de 2 % des élèves dans la moitié des établissements, alors qu’il atteint 15 % dans un sur dix.
Les collèges connaissent presque deux fois moins d’absentéisme que les lycées d’enseignement général et technologique, et quatre fois moins que les lycées professionnels. Cependant, en prenant en compte toutes les absences (y compris justifiées) et leur durée, les élèves de collège perdent seulement deux fois moins de temps d’enseignement que ceux des lycées professionnels.
Ce sont les lycées d’enseignement général et technologique qui signalent le moins d’élèves pour absentéisme à l’inspection académique, et leur part d’élèves signalés représente moins d’un élève absentéiste sur dix.
En 2007 la France a consacré 125,3 milliards d’euros à son système éducatif, soit 6,6 % de son PIB et 1 970 euros par habitant. En 2005, la France se situe un peu au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (5,8 %) avec 6% de son PIB consacré à l’éducation, hors formation continue.
La dépense moyenne par élève ou étudiant est de 7 470 euros : 5 350 euros pour un écolier (4 970 euros dans le préélémentaire, 5 440 euros dans l’élémentaire) ; 8 870 euros pour un élève du secondaire, soit 7 930 euros pour un collégien, 10 240 euros et 10 740 euros, respectivement, pour un lycéen général et technologique ou professionnel, 10 150 euros pour un étudiant, dont 8 970 euros en université (hors IUT) après prise en compte de la recherche universitaire, 9 020 euros en IUT, 13 360 euros en STS et 13 880 euros en CPGE.
La part du secondaire (42,7 %) tend à décroître, celle du supérieur (19 %) progresse de 4,3 points depuis 1980. L’État reste le premier financeur initial * de l’éducation (62 %), devant les collectivités territoriales dont la part (22,8 %) a augmenté de 8,6 points depuis 1980.
En 2007, 22 073 dossiers déclarés recevables et déposés par des candidats à l’obtention d’un diplôme de l’enseignement professionnel ou technologique de l’Éducation nationale par la validation des acquis de leur expérience (VAE) ont été examinés par un jury, 1% de moins qu’en 2006.
13 750 candidats ont obtenu un diplôme complet, soit plus de six candidats sur dix. Un candidat sur trois recherche un BTS et l’obtient en entier dans 59 % des cas. Les diplômes de niveau V (CAP-BEP) occupent une place moins importante (26 % des dossiers examinés) mais plus de sept candidats sur dix à un CAP par la VAE ont obtenu le diplôme complet.
Quatre diplômes regroupent plus de 40 % des demandes de VAE, parmi lesquels le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) « petite enfance » qui représente à lui seul 14,5 % des candidats.
En 2007, 14 084 postes ont été ouverts aux concours de recrutement de professeurs des écoles publiques. 56 556 candidats se sont présentés et 26 394 ont été déclarés admissibles. Le nombre total d’admis s’élève à 13 591 hors liste complémentaire. Si l’on ajoute les candidats admis sur liste complémentaire et finalement recrutés (au nombre de 2 794 pour la session 2007), le total s’établit à 16 385.
Le nombre de femmes est toujours très élevé parmi les candidats et les admis (huit sur dix). Le pourcentage de candidats âgés de plus de 31 ans a augmenté de 5 points aux concours externes en cinq années. Seul un candidat présent sur cinq a bénéficié d’une préparation en institut universitaire de formation des maîtres (IUFM). Pour les admis, la part s’élève à un sur deux.
De même, la réussite aux concours augmente avec le niveau du diplôme possédé ; elle est plus élevée pour les diplômés en sciences ou en langues.
Avec 622 000 candidats et 519 000 lauréats, le taux de réussite à la session 2008 du baccalauréat atteint 83,5 %. Ce taux est supérieur à ceux de toutes les sessions précédentes. Tous baccalauréats confondus, les candidats, commeles bacheliers, sont moins nombreux qu’en 2007.
Dans la voie générale, la réussite atteint 87,9 % (+ 0,2 point par rapport à 2007). Le nombre de candidats et de lauréats y est globalement en baisse, à l’exception des séries scientifiques. Une baisse conjointe de présentés et d’admis se produit aussi pour le baccalauréat technologique où, pourtant, la réussite augmente et atteint pour la première fois un niveau supérieur à 80% (+ 1 point par rapport à 2007). La réussite au baccalauréat professionnel perd 1,5 point : les admis y sont moins nombreux alors que le contingent de candidats est stable par rapport à 2007. La proportion de bacheliers dans une génération fléchit légèrement.
En 2008, 63,6 % des jeunes d’une génération obtiennent le baccalauréat : 34,4% dans une série générale, 16,6% dans une série technologique, 12,6 % dans une série professionnelle.
En 2007, les groupements d’établissements du second degré public (GRETA) ont accueilli environ 456 500 stagiaires (+ 4 % par rapport à 2006) dont la formation est financée sur fonds publics dans plus de la moitié des cas et par leur employeur dans plus d’un tiers des cas. Le chiffre d’affaires dépasse les 400 millions d’euros, en augmentation par rapport à 2006 (+ 0,9 %) alors que le nombre d’heures-stagiaires correspondant diminue de 4,2 %.
Les formations dispensées dans les GRETA sont, dans un cas sur deux, de niveau V (CAP, BEP) et s’adressent majoritairement à des ouvriers et des employés. Près d’un stagiaire sur deux est demandeur d’emploi. Le nombre des stagiaires préparant un diplôme (près de 19 000) connaît un tassement (- 7 %) ; le taux de réussite se maintient (plus de 78 %) et dépasse 86 % pour le CAP.
À la rentrée 2008, les établissements du second degré de France métropolitaine et des DOM accueillent 5 339 700 élèves, soit 31 600 élèves de moins qu’en 2007. La baisse de 0,6% des effectifs, enregistrée cette année, est moins prononcée que celle observée lors des trois précédentes rentrées. Cette diminution, essentiellement centrée sur les classes de collège jusqu’en 2007, touche actuellement uniquement les classes des lycées. Le lycée professionnel perd 10300 élèves contre 6300 à la rentrée précédente et la baisse des effectifs des lycées généraux et technologiques se stabilise : pour 1 446 900 élèves, la diminution est de 1,6% contre 1,4% les deux années précédentes.
À l’inverse, lors de cette rentrée, le nombre de collégiens augmente très légèrement (+ 0,1%). Le secteur privé accueille un peu plus d’un élève sur cinq (soit 21%). À l’entrée au collège, la part de cet enseignement diminue alors qu’il était en légère augmentation les deux années précédentes.
La baisse des effectifs touche toutes les académies de métropole et des départements d’outre-mer dans les secteurs public et privé, à l’exception des académies de Bordeaux, Grenoble, Montpellier, Nantes, Rennes, Toulouse et de la Guyane.
La relance de la politique de l’éducation prioritaire, en septembre 2006, s’est notamment traduite par la création de 249 réseaux « ambition réussite » (RAR) dans le secteur public en France métropolitaine et dans les DOM.
Trois quarts des élèves des collèges RAR sont issus des catégories sociales défavorisées et un tiers a un fort retard scolaire en début de sixième. Ces collégiens maîtrisent moins bien les compétences de base, en sixième comme en troisième. Leurs résultats au brevet sont, en moyenne, plus faibles que dans les collèges situés hors éducation prioritaire.
À la fin du collège, ils sont plus souvent orientés vers les filières professionnelles : 44 % des collégiens de RAR poursuivent leurs études en seconde professionnelle, contre 24 %, en moyenne, ailleurs.
À la rentrée 2006, les collèges RAR se sont vus attribuer près de 23 % d’heures d’enseignement par élève en plus par rapport aux autres collèges. On y compte, en moyenne, quatre collégiens de moins par classe.
Le nombre de dispositifs relais en 2006-2007 est de 373 contre 366 l’année précédente. Après une baisse en 2005-2006, le nombre des classes relais a à nouveau augmenté, passant de 248 à 255, tandis que le nombre d’ateliers est resté stable à 118. C’est donc surtout l’augmentation du nombre d’élèves accueillis par dispositif qui explique que l’on compte environ 500 élèves de plus qu’en 2005-2006, soit quelque 7 000 élèves au total.
Les classes relais, en prenant plutôt en charge des élèves ayant de grandes difficultés sociales et scolaires, semblent assurer leur fonction initiale de resocialisation et de rescolarisation. La tendance des ateliers relais à accueillir
des élèves jeunes, qui perturbent sensiblement le déroulement des cours, semble se confirmer.
Les candidats des séries L et ES sont issus demilieux sociaux plus diversifiés que ceux de la série S*. Ils sont plus âgés : un tiers a au moins un an de retard contre un quart en série S. En séries L et ES, les filles sont largement majoritaires, mais leur taux de réussite est analogue à celui des garçons. L’obtention du baccalauréat général au premier groupe d’épreuves est fortement liée à l’âge.
À caractéristiques des élèves identiques, il existe de fortes disparités entre les académies, plus marquées en série ES qu’en séries L ou S. Quatre notes au maximum sont nécessaires pour expliquer le succès ou l’échec au premier groupe de 90% des candidats en série ES, et cinq notes le sont en série L.
À l’inverse, trois notes suffisent en série S. Les épreuves à plus fort coefficient se classent toujours parmi les épreuves les plus discriminantes.
liste thématique des notes de la D.E.P.P. : Information, Évaluation, Recherche de 2003 à 2007
Retrouvez les notes d'information de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur le site du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr