Fiche 1-1 : LIQUIDES ORGANIQUES
Codes possibles selon la nomenclature du
catalogue européen des déchets
- 14 06 XX / déchets de solvants
organiques, dagents réfrigérants et propulseurs
- 16 05 XX / gaz en récipients à pression
et produits chimiques mis au rebut
Exemples
- Hydrocarbures aliphatiques
(cyclohexane,
) et aromatiques (toluène,
)
- Solvants
chlorés (trichloroéthylène, dichlorométhane,
)
- Solvants oxygénés : alcools
(éthanol, méthanol,
), cétones (acétone,
), esters (acétate déthyle,
), esters
de glycol (acétate déthylglycol,
),
éthers-oxydes (éther diéthylique, tétrahydrofurane,
).
Textes de référence
- Les articles R. 231-58-1 à 231-58-3 du
Code du Travail précisent les concentrations en benzène
et en chlorure de vinyle à ne pas dépasser dans
l'atmosphère des lieux de travail.
- Consulter également les textes généraux
mentionnés dans l'introduction thématique et dans les
généralités de ce document.
Risques spécifiques
- Risques physico-chimiques : Les risques
présentés par les produits organiques sont dus à leur
volatilité, inflammabilité et à leur explosivité :
ils sont fonction du point déclair, de la
température dauto-inflammation, des limites
dinflammabilité ou dexplosivité. Les
produits organiques sont parfois instables (disulfure de
carbone), certains peuvent réagir avec le dioxygène de
lair en formant des peroxydes (éthers)
thermiquement instables et très déflagrants.
- Risques toxiques : Les
produits organiques peuvent provoquer des intoxications
aiguës ou à plus ou moins long terme (organes
cibles : le système nerveux central et
périphérique, le foie, les reins, le cur,
). Certains solvants sont reconnus comme cancérogènes
(benzène) ou cancérogènes probables chez l'homme
(trichloroéthylène) / Se reporter à la classification
de l'Union Européenne et, à défaut, à la
classification du Centre International de Recherche sur
le Cancer (CIRC-IARC). D'autres comme certains éthers de
glycol, le méthyléthylcétone, le formamide, le
N-méthylformamide, le diméthylformamide,
sont
toxiques pour la reproduction, ou présentent des
propriétés reprotoxiques en expérimentation animale
(chloroforme,
). Lors de la manipulation de
produits reprotoxiques, une information particulière sur
les risques et moyens de prévention doit être donnée
aux femmes en âge de procréer. Les femmes enceintes ou
qui allaitent ne peuvent être exposées à des produits
avérés toxiques pour la reproduction de Catégorie 1 et
2 / Se reporter à la classification de l'Union
Européenne et, à défaut, à la classification du CIRC
(IARC). Des phrases de risque très diverses sont
attribuées à ces produits.
Conditionnement et tri
- Exemples d'emballages : Conteneurs,
type bonbonnes de 5 à 10 litres en PolyEthylène Haute
Densité (PEHD) à usage unique, munis de bouchon à
surpression. Conteneurs stables, gerbables et identifiés
par un étiquetage "liquides organiques
halogénés" ou "non halogénés" et un
pictogramme " produit inflammable "
apposé sur lune des faces.
- Privilégier l'utilisation d'entonnoirs à
clapet pour le remplissage sur le lieu de production.
- Respecter le volume de garde des
conteneurs.
- Pour les produits extrêmement
inflammables (éthers), les liquides doivent être
stockés dans des récipients de sécurité pour des
liquides explosifs et inflammables.
Collecte du lieu de production au lieu de
stockage sur site
- Des mesures de prévention élémentaires
doivent être prises.
- Consulter les recommandations édictées
dans l'introduction thématique et notamment celles
concernant le transport.
Stockage sur site
- Consulter les consignes générales
précisées dans l'introduction thématique.
- Volumes maximaux : règlement de
sécurité contre les risques dincendie et de
panique dans les établissements recevant du public du 25
juin 1980 :
- Locaux à risques particuliers (Liquides
inflammables de 1ère catégorie)
- risques moyens de 150 à 400 litres
- risques importants de 400 à 1000 litres
- au-delà de 1000 litres : local isolé
- Durées maximales : outre les
consignes générales, les solvants peroxydables ne
doivent être stockés que pendant une durée très
limitée, et une vérification régulière à l'aide de
bandelettes amidon-iodurées spécifiques doit être
effectuée afin de contrôler la formation de peroxydes.
- Seuils ICPE :
- Rubriques 1430 et 1432/ Stockage de liquides
inflammables :
Les seuils de classement résultent d'un calcul défini
dans les rubriques 1430 et 1432, qui prend en compte la
présence dans un même local de liquides
d'inflammabilité différente. Par exemple, 100 litres de
liquides très inflammables associés à 900 litres de
liquides inflammables stockés dans une même cuvette de
rétention ou manipulés dans un même local nécessitent
une procédure de déclaration.
- Rubrique 1175 / Emploi de liquides organohalogénès :
200 litres < installation soumise à Déclaration =
1,5 tonne, installation soumise à Autorisation > 1,5
tonne
- Rubrique 1210 / Stockage de peroxydes organiques :
Le classement est effectué en fonction de l'instabilité
des produits. Ainsi, une procédure de déclaration est
nécessaire à partir de 30 kg.
- Rubrique 1419 / Stockage doxyde de
propylène :
500 kg < installation soumise à Déclaration
£ 5 tonnes, installation soumise à Autorisation > 5
tonnes.
Filières de traitement
Possibilités de prétraitement et de traitement interne
- La distillation des solvants présente des
risques importants dinflammabilité et
dexplosivité. Elle doit être en principe
proscrite.
Traitement externe
- Incinération des liquides organiques dans
un centre dincinération autorisé.
- Régénération industrielle possible
s'ils contiennent moins de 30 % d'impuretés et si les
quantités en jeu sont importantes.
Bordereau de suivi de déchet
- Voir introduction thématique
Aspect économique
- de 0,84 à 1,45 (de 5,50 à 9,50 F
HT) / kg avec fourniture des conteneurs
- de 0,23 à 0,84 (de 1,50 à 5,50 F
HT) / kg sans fourniture des conteneurs
Conseils
- Séparer les solvants chlorés des
solvants non chlorés, afin d'optimiser le traitement
ultérieur.
- Si des liquides organiques sont contenus
dans leurs flaconnages dorigine et doivent être
traités en déchets, il est conseillé de les traiter
comme des DTQD (cf. fiche n° 1-3) et non de les
transvaser dans des bonbonnes de récupération, ceci
afin de limiter les manipulations, et par conséquent les
risques dexposition.
- La palettisation de petits
conditionnements, type bonbonne, doit intégrer des
moyens de stabilisation pour éviter le basculement des
emballages lors des manutentions.
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