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Discours de la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche prononcé lors des Journées nationales portes ouvertes des lycées professionnels au Lycée professionnel Marcel-Deprez
Discours - Najat Vallaud-Belkacem - 29/01/2016

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Najat Vallaud-Belkacem s'est exprimée lors des Journées nationales portes ouvertes des lycées professionnels au Lycée professionnel Marcel-Deprez, à Paris le 29 janvier 2016.

Seul le prononcé fait foi,

Monsieur le député, cher Patrick,
Mesdames et messieurs les élus,
Monsieur le recteur, cher François Weil,
Monsieur le doyen de l’inspection générale, cher Jean-Yves Daniel,
Mesdames et messieurs les inspecteurs,
Mesdames et messieurs les proviseurs des lycées professionnels parisiens,
Mesdames et messieurs les enseignants en lycée professionnel,
Mesdames et messieurs les membres des équipes de vie scolaire,
Mesdames et messieurs les chefs d’entreprises et DRH, qui avez accepté de vous libérer ce matin,
Et surtout chers élèves,


Célébrer les 30 ans du bac pro et partager avec vous ces journées nationales portes ouvertes des lycées professionnels n’est pas anodin : c’est le caractère festif qui reprend ses droits, aujourd’hui, dans un lieu si proche de ceux qui ont été frappés par les attentats en novembre dernier.

Je tiens donc à vous dire, et en particulier à l’ensemble du personnel et des élèves de ce lycée, à quel point je vous remercie, pour votre engagement, votre mobilisation, et votre attitude exemplaires au cours des épreuves que nous avons traversées.
Vous avez échangé, au sein des classes, avec vos professeurs. C’était essentiel. Comme était essentiel ce discours de votre chef d’établissement qui a rappelé, et il ne faut jamais cesser de le faire, l’importance des valeurs qui fondent notre République. Ce qui s’est passé en novembre dernier ne sera pas oublié. Mais au cœur de la période troublée que nous traversons, il faut continuer aussi à mener une vie normale, une vie heureuse, une vie épanouie.

N’oublions donc jamais que Paris est une fête.

Et c’est une fête aussi que nous célébrons aujourd’hui, avec ces journées nationales portes ouvertes, qui s’inscrivent dans la célébration des trente ans du bac professionnel.

Je tiens à remercier les proviseurs, les équipes de vie scolaire, et les enseignants qui se mobilisent pour faire de ces deux journées un succès. Je sais que cela a changé les habitudes. Je sais que tenir ces journées le même jour dans la plupart des lycées professionnels du pays a constitué un travail supplémentaire important.

Mais je crois vraiment que nous avons tout intérêt, si nous voulons être visibles auprès du grand public et valoriser l’enseignement professionnel, à communiquer tous en même temps sur ce sujet, et non pas de manière isolée. Merci donc aux établissements qui se sont mobilisés.

Au lycée Marcel-Deprez, vous tiendrez ces portes ouvertes demain matin et je souhaite que les gens du quartier viennent nombreux à votre rencontre. La visite que nous venons de faire montre, en effet, à quel point les métiers que l'on apprend en lycée professionnel offrent de beaux parcours de réussite aux jeunes et sont directement connectés aux besoins des entreprises et, plus généralement, à ceux de notre pays. Et si l’expression "journée portes ouvertes" est largement répandue, cette expression résonne avec force dans un moment comme celui-ci, et dans un lieu comme le lycée Marcel-Deprez.

En effet, la création, durant l’année scolaire 1985-1986, du bac professionnel, sous la présidence de François Mitterrand, a ouvert bien des portes. Elle a répondu à une prise de conscience collective d’un enjeu fondamental : la relation entre l’école et le monde professionnel. A ces milliers d’élèves qui cherchaient à s’insérer rapidement sur le marché du travail, mais qui n’avaient pas une qualification suffisante. Aux entreprises qui recherchaient des jeunes de mieux en mieux formés, en alternance. À notre pays, qui avait besoin, et il en va de même aujourd’hui, de professionnels qualifiés, À tous, le bac professionnel a apporté une solution. Aux portes qui se refermaient, le gouvernement socialiste de l’époque a répondu par l’ouverture.  Une ouverture qui a permis d’élever le niveau de formation de l’enseignement professionnel, assurant une qualification qui repose à la fois sur des compétences techniques et une formation générale solide. Une ouverture qui a permis à de nombreux jeunes d’accéder à un parcours conduisant à un baccalauréat.
Une ouverture dont nous célébrons les trente ans, non seulement à travers ces journées, mais aussi avec un concours de photographie que nous avons lancé, "Vive le bac pro !".

C’est un concours ouvert pour vous, les lycéens.

Pour vous permettre de célébrer à votre manière les 30 ans du bac pro, par le biais de la photographie, que ce soit avec un appareil photo ou avec votre téléphone portable.


J’invite d’ailleurs tous les élèves présents aujourd’hui à y participer, sur internet et sur Facebook, non seulement car il y a des récompenses à gagner, en partenariat avec la Fnac, mais aussi et surtout pour témoigner de votre talent et pour rendre à nos lycées professionnels l’hommage qu’ils méritent.

Oui, 30 ans après, l’enseignement professionnel reste un levier essentiel pour l’économie de notre pays, et pour l’insertion professionnelle des jeunes.

Un levier essentiel, pour des groupes industriels français comme Safran, Peugeot, Renault, qui ne pourraient fonctionner sans tous ces jeunes professionnels qui ont été formés en alternance. Et je sais que sont aussi présents dans la salle les groupes Engie et McDonald’s, qui s’intéressent au vivier que représentent nos élèves, aussi bien pour des métiers techniques que pour des métiers de secrétariat, de commerce, de gestion. L’ouverture, c’est donc aussi, plus largement, celle de l’École sur le monde du travail. En effet, pour mieux insérer les jeunes sur le marché du travail, c’est tout le système d’alternance de notre pays qui doit être mobilisé : l’apprentissage, mais aussi tous les lycées professionnels du pays.

Chaque jeune qui souhaite se former en alternance en France doit pouvoir le faire, par l’une de ces modalités de formation.
Nous avons la chance, en France, d’avoir 1600 lycées professionnels qui forment, chaque année, près de 700 000 jeunes par alternance, avec des enseignements généraux et techniques en établissement scolaire, et 22 semaines en entreprise pour les jeunes, par exemple, qui passent un baccalauréat professionnel.

Vous, professionnels de l’Éducation nationale, enseignants, proviseurs, conseillers principaux d’éducation, inspecteurs, chefs d’entreprise qui accueillez ces jeunes en stage, vous formez ces jeunes à des métiers aussi cruciaux pour l’économie française que l’accompagnement et les soins à la personne, la sécurité, la mode, la restauration.

Vous leur enseignez les compétences professionnelles dont ils auront besoin, mais aussi le Français, l’Anglais, l’histoire-géographie, et toutes les compétences générales qui leur seront essentielles plus tard.

Car dans l’époque qui est la nôtre, il leur faudra savoir s’adapter sur le marché du travail et être capables, si nécessaire, d’évoluer dans leur métier et dans leur formation.

Vous répondez à un besoin vital pour le pays : vous formez les jeunes aux métiers d’ouvriers et de techniciens dont l’industrie française et le secteur tertiaire ont besoin pour fonctionner.

Vous contribuez, par votre travail, à élever le niveau de qualification en France : plus de 30% des bacheliers aujourd’hui le sont via le bac professionnel. Et vous permettez aussi à de nombreux jeunes de poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur.

Ce travail, il faut le poursuivre. Car si la vocation première du bac professionnel reste une insertion professionnelle rapide, il n’en demeure pas moins qu’il a, en trente ans, évolué. Et, vous en conviendrez, c’est bien normal. Ainsi, de plus en plus de bacheliers professionnels poursuivent leurs études, et j’ai tenu à ce que cette transition se fasse de la meilleure des façons, pour donner à chaque élève, les moyens de réussir. Les bacheliers professionnels demandent massivement à aller en STS. C’est, pour eux, un parcours de réussite. Nous devons donc les accompagner. La loi relative à l'enseignement supérieur de 2013 a ainsi prévu un accès prioritaire des bacheliers professionnels en STS. Si cette mesure a permis une réelle progression, celle-ci reste encore modeste. J’ai donc demandé à tous les recteurs de fixer par arrêté des quotas sur l'ensemble des filières qui traduisent un objectif ambitieux.

Mais plus encore nous avons besoin d’une meilleure cohérence de l’offre de formation professionnelle au niveau bac et au bac+2 sur chaque académie.
Comment en effet espérer proposer des STS à des Bac Pro, si elles n’existent pas sur le territoire ? C’est le sens du chantier que j’ai ouvert, en lien avec l'inspection générale pour travailler sur les évolutions à venir de la carte des STS.

Enfin, une réflexion est menée pour développer une pédagogie différenciée afin de mieux prendre en compte les acquis des différents publics accueillis : la pédagogie en STS en particulier doit tenir compte de la diversité des publics et savoir valoriser les compétences des bacheliers professionnels. Vous le voyez, les enjeux et les défis de l’enseignement professionnel sont nombreux et enthousiasmant. C’est surtout parce que son importance est immense.

C’est la raison pour laquelle le président de la République a annoncé le 18 janvier dernier, lors de son discours aux acteurs économiques, qu’il souhaitait que soient créées de nouvelles formations en alternance dans l’enseignement professionnel.

Elles seront ciblées sur les métiers pour lesquels nous savons qu’il va y avoir de forts besoin en emploi dans les années à venir. Ces métiers, nous les connaissons ; ils ont été bien identifiés par France Stratégie dans ses travaux sur "les métiers en 2022", et les Régions contribuent également à les identifier au niveau territorial.

Ces nouvelles formations correspondent à 1 000 nouveaux postes d’enseignants, que j’ai décidé d’affecter à ces formations en alternance dès 2017. Ces 1000 postes sont la preuve de l’importance de l’enseignement professionnel en France. C’est un geste fort, à la hauteur de ce qui se joue dans des lycées comme le vôtre, au quotidien : l’avenir de notre pays. Son futur.

Je crois également beaucoup aux 37 campus des métiers et des qualifications, ces pôles d’excellence en matière de formation en alternance, que nous avons créés en 2013 et qui suscitent l’intérêt croissant des entreprises et des territoires. Ces campus font travailler ensemble centres d’apprentissage, lycées professionnels, laboratoires de recherche, établissements d’enseignement supérieur et centres de formation continue.

Ils créent des viviers de recrutement stables et de qualité pour des secteurs vitaux pour la compétitivité française. Je pense au secteur de l’aéronautique, de l’automobile ou du numérique.

Je souhaite que nous en développions davantage, et que dès à présent soit lancé un nouvel appel à projets pour permettre aux Régions et à leurs partenaires de proposer de nouveaux campus. Je sais par ailleurs que 10 nouveaux campus des métiers et des labellisations viennent de recevoir l’avis favorable du Conseil National Éducation Économie (CNEE) présidé par Pierre Ferracci que je salue. Je suis par conséquent heureuse de vous annoncer aujourd’hui que compte tenu de cet avis favorable, j’ai accepté de labelliser ces nouveaux campus des métiers et des qualifications, qui vont pouvoir démarrer leurs travaux dans des secteurs aussi variés que la production agroalimentaire, le design ou encore l’habitat.

Si j’ai tenu à être parmi vous aujourd’hui, c’est non seulement pour rappeler la contribution qui est la vôtre à l’insertion professionnelle des jeunes et à l’économie française, mais c’est aussi parce que nous avons ensemble d’importants défis à relever, et ce dès la rentrée 2016.


En septembre dernier, en même temps que je lançais officiellement « l’année des 30 ans du bac pro », j’ai ouvert 5 chantiers sur l’enseignement professionnel. Depuis, un important travail a été accompli pour améliorer le système actuel dès la rentrée 2016. Ce travail, nous l’avons mené ensemble, et je remercie vraiment les organisations syndicales, qui se sont mobilisées pour réfléchir avec nous. C’est ce travail collectif qui permet aujourd’hui de clore plusieurs de ces chantiers, seulement quelques mois plus tard, s’agissant notamment de la seconde professionnelle, et de l’orientation progressive au lycée professionnel. Je suis donc heureuse de vous annoncer aujourd’hui les principales mesures de la rentrée 2016.

Nous allons ainsi créer, dès la rentrée prochaine et pour tous les lycées professionnels, la possibilité pour les jeunes qui ont choisi la seconde professionnelle de changer d’orientation jusqu’aux vacances de la Toussaint pour être sûrs d’avoir bien choisi le secteur professionnel dans lequel ils vont se former. Non pas parce qu’ils pourraient être déçus par l’enseignement professionnel –nous avons vu lors de la visite de ce matin les métiers passionnants auxquels il forme - mais parce que les élèves peuvent tout simplement avoir besoin d’un peu de temps pour affiner leur choix.

Il peut arriver, en effet, qu’un élève de troisième rêve de faire de la mécanique mais réalise ensuite, après quelques semaines en lycée professionnel, qu’il ne souhaite pas en faire son métier ou qu’il est plus attiré par un autre métier. Cet élève doit pouvoir se réorienter sans attendre la fin de la seconde, voire la fin de sa scolarité au lycée. Cette mesure constitue une innovation importante. Elle permettra d’accroître la réussite de nos élèves dans la voie professionnelle, en évitant les effets souvent délétères d’une orientation non choisie. J’apporte ainsi une réponse à la hauteur des attentes qui se sont exprimées dans ce domaine.
Car ce que craignent les parents d’élèves, ce que craignent les jeunes, ce n’est pas tant de se diriger vers l’enseignement professionnel que de se dire que ce choix est irréversible et qu’ils ne pourront pas changer d’avis s’ils se sont trompés. Et lorsqu’un jeune subit son orientation, nous le retrouvons quelques années plus tard, en décrochage scolaire, et quelques années plus tard encore, au sein d’une mission locale, en garantie jeunes. C’est cela que nous devons éviter, même si cela implique de changer notre manière de nous organiser. Nous devons accompagner les jeunes dans leur projet, et leur donner le droit à l’erreur.
Enseignants, équipes de vie scolaire, conseillers d’orientation-psychologues,  tous, je le sais, vous avez à cœur d’avoir devant vous des élèves motivés, heureux de la voie qu’ils ont choisie. Cette "période de consolidation et de confirmation de l’orientation" en début de seconde doit vous y aider, et aider les élèves à trouver leur voie.

Pour choisir le lycée professionnel en toute connaissance de cause, les élèves ont aussi besoin de mieux connaître cette modalité de formation dès le collège, au moment où se forgent les choix d’orientation.
Le président de la République l’a annoncé la semaine passée, des jumelages entre collèges, lycées professionnels et centres de formation d’apprentis vont être mis en place. Cela permettra aux équipes enseignantes, également, de mieux se connaître et, parfois, de lever les a priori. Nous savons aussi que les tous premiers jours de lycée professionnel sont déterminants, pour les élèves, pour se sentir bien ou pas. Pour se sentir à leur place, dans la bonne formation. Pour s’apercevoir qu’ils ont bien fait de choisir une formation en alternance. Certains établissements scolaires ont mis en place des moments d’accueil spécifiques, au moment de la rentrée, pour créer de la convivialité et permettre aux élèves et aux équipes pédagogiques de créer des liens forts, dès le début de l’année scolaire. Ces premières expériences sont encourageantes et je souhaite qu’elles soient généralisées. Nous allons pour ce faire créer, à partir de la rentrée prochaine et dans tous les lycées professionnels, les journées d’accueil et d’intégration, pour favoriser la réussite de nos élèves.

Et parce que l’enseignement professionnel est au cœur de la politique d’alternance, de l’insertion professionnelle des jeunes et de l’économie de ce pays, parce que les jeunes doivent arriver en entreprise les mieux préparés possibles, désormais, les élèves de seconde professionnelle bénéficieront d’une "semaine de préparation à l’arrivée en entreprise", avant le début de leur premier stage en alternance. Ils pourront ainsi se préparer aussi bien à ce que le monde professionnel attend d’eux qu’aux règles de santé et de sécurité indispensables dont ils auront besoin sur des métiers techniques, pour bien débuter dans leur métier.

Enfin, pour mieux réussir en lycée professionnel et recentrer la classe de seconde sur les apprentissages, les épreuves de certification seront davantage concentrées sur les classes de première et de terminale, pour vous laisser plus de temps, à vous enseignants, et à vous élèves, pour aborder sereinement la classe de seconde. En parlant des enseignants, je sais enfin que l’une de vos préoccupations concerne plus directement les personnels, et notamment les mutations des contractuels de l’enseignement professionnel. Ceux-ci réussissent le concours, deviennent titulaires et sont parfois nommés très loin de chez eux, à l’autre bout de la France. Et ce, alors que leur vie était parfois établie depuis 15 ans dans une ville. Et alors que le métier qu’ils enseignent, par exemple la maintenance nautique ou l’électricité, comme ici, requièrent des compétences très techniques, très spécifiques, pour lesquelles nous avons parfois du mal à trouver des professeurs. Je sais que c’est un sujet complexe, mais je souhaite qu’il soit regardé de près pour répondre à cette difficulté. Les équipes du ministère vont y travailler.
L’ensemble de ces mesures sera mis en œuvre dès la rentrée 2016 pour poursuivre le travail que nous avons engagé pour valoriser et faciliter la formation en alternance auprès des jeunes.

Ce travail de valorisation, il faut aussi le conduire à une plus grande échelle.
Il existe en effet une réelle méconnaissance de l’enseignement professionnel, à laquelle doit succéder une reconnaissance, et ce, non seulement au sein de notre pays, mais, plus largement, à l’international.
Et puisque votre lycée porte le nom d’un ingénieur français, Marcel Deprez, dont le premier succès a eu lieu en 1882, en Allemagne, avec la distribution de l’électricité en courant continu entre Miesbach et Munich, j’évoquerai en particulier mon action pour que nos lycées professionnels soient reconnus en Allemagne. J’ai ainsi tenu, la semaine passée, à ce que la journée de l’amitié franco-allemande soit célébrée dans un lycée des métiers. Et je sais que le plénipotentiaire de la RFA, monsieur Olaf Scholz, a ensuite visité un autre lycée professionnel dans l’après-midi.
Et lorsque je me suis rendue à Berlin, lundi dernier, pour le congrès sur l’Éducation du SPD, de quoi leur ai-je parlé à votre avis ? De nos lycées professionnels. De vous.
Ainsi, plus d’un siècle après Marcel Deprez, j’espère contribuer à rétablir le courant entre nos deux pays, à propos de la formation en alternance.

Parce que vous jouez un rôle essentiel, et que votre spécificité reste trop souvent méconnue. Aussi, c’est non seulement pour moi un plaisir que d’être avec vous aujourd’hui, mais c’est aussi une réelle fierté, en tant que ministre de l’Éducation nationale, d’avoir, au sein de notre système scolaire, des lycées comme le vôtre, comme les vôtres, mesdames et messieurs les proviseurs de lycées professionnels parisiens présents aujourd’hui, et une réelle fierté de savoir qu’il existe en France un enseignement professionnel d’une telle qualité.
Et je conclurai simplement en vous souhaitant, à vous et à vos proches, une très belle année 2016 ! Je vous remercie.


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Développer la formation en alternance avec les lycées professionnels
L'enseignement professionnel contribue à pourvoir notre pays en métiers professionnels dont il a besoin. 30,5 % des bacheliers le sont aujourd'hui via le baccalauréat professionnel (bac pro). L'année scolaire 2015-2016 est celle des 30 ans du baccalauréat professionnel. Cet anniversaire donne lieu à des manifestations tout au long de l'année avec les établissements et les partenaires. Les journées nationales portes ouvertes des lycées professionnels sont organisées le vendredi 29 et le samedi 30 janvier 2016.
Développer la formation en alternance avec les lycées professionnels - dossier du 29 janvier 2016

Mise à jour : février 2016

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