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[archive] Discours de Gilles de Robien lors de la conférence de presse sur le Socle commun
Discours - 10/05/2006

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Seul le prononcé fait foi,

Le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a présenté le mercredi 10 mai le projet de décret sur le socle commun des connaissances prévu par la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'Ecole. Tenant largement compte des recommandations transmises le 23 mars dernier par le Haut conseil de l'éducation (HCE), Gilles de Robien a défini les sept piliers constitutifs du socle que le système éducatif a désormais l'obligation absolue de transmettre à tous les élèves avant 16 ans.

Mesdames et Messieurs,

Le 23 mars dernier, le Haut conseil de l'Education m'a remis ses recommandations sur le socle commun. Je tiens à le remercier publiquement pour sa précieuse contribution : j'en ai largement tenu compte pour rédiger le projet que je suis heureux de vous présenter aujourd'hui.

La définition du socle commun des connaissances et des compétences prend également appui sur la proposition de recommandation du Parlement européen et du Conseil de l'Union européenne en matière de « compétences-clés pour l'éducation et l'apprentissage tout au long de la vie ».

J'ai tenu à présenter le projet de décret ce matin aux représentants des parents et des personnels.
Je l'ai transmis hier au HCE, qui me rendra son avis d'ici quelques semaines.
Fort de cet avis, je poursuivrai la concertation jusqu'à la présentation en Conseil Supérieur de l'Education. Je présenterai également ce projet, qui engage la Nation, à la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale.
Je voudrais, pour commencer, vous dire deux choses.

La première, c'est qu'il s'agit là d'un acte refondateur.
Pour la première fois depuis les lois scolaires de Jules Ferry, en 1882, la République va indiquer clairement le contenu impératif de la scolarité obligatoire.

Cet acte est devenu nécessaire, car au fil des temps, les programmes ont connu tellement de modifications que l'ensemble de la communauté nationale a fini par ne plus y voir très clair ! Les parents d'élèves en particulier ne distinguent plus très bien, dans le fourmillement d'activités, de matières, d'apprentissages, la cohérence, la logique, la finalité de l'ensemble.
Or, la moindre des choses lorsque l'on s'engage à être jugé sur ses performances -comme c'est le cas de l'ensemble des services publics- c'est de définir clairement la nature des engagements que l'on prend !

Il y va de la formation intellectuelle de nos enfants ; de leur accession à la liberté et à la responsabilité ; de leur capacité aussi à s'insérer dans le monde du travail, et à se former tout au long de la vie !
Enfin, cette redéfinition permettra à l'institution elle-même, mais aussi aux élèves, de se fixer des objectifs et d'être évalués en conséquence. Identifier clairement ce que l'on doit savoir de manière impérative, c'est une manière de structurer son esprit et de mobiliser sa volonté.

La seconde chose que je tiens à souligner, et c'est une conséquence de la première, c'est que le socle commun n'est pas un point d'aboutissement final, mais un tremplin.

Il ne décrit pas l'ambition maximale de notre système éducatif ; il décrit ce qu'il a l'obligation absolue de transmettre à tous les adolescents avant 16 ans, quel que soit le parcours de l'élève, y compris l'apprentissage.
Et quand je dis obligation, je veux dire obligation de résultat, dont le ministre de l'Education nationale sera directement comptable ! C'est cela, la nouvelle gestion publique !

Il ne s'agit ni d'établir une hiérarchie entre les disciplines, ni de limiter l'enseignement à un « minimum vital » ! Il s'agit plutôt d'établir (au sein d'un enseignement aussi riche qu'on le voudra) un lien logique entre la base et les constructions. On construit une maison en commençant par la base !
Cela ne signifie pas que le toit vaille moins que les fondations ! Ce n'est pas une question de valeur, c'est une question de logique.

Cela signifie en clair que tant qu'un pilier du socle n'est pas acquis, il n'est pas raisonnable de vouloir construire autre chose, car ce serait bâtir sur du sable ! Le socle fournit donc aussi un principe d'organisation des enseignements, non un principe de limitation.
Le socle, c'est la culture commune qui permet de partir dans la vie avec les outils nécessaires.

Cinq piliers ont déjà été fixés par le législateur :

1. La maîtrise de la langue française
2. La connaissance des principaux éléments des mathématiques et la maîtrise d'une culture scientifique
3. La possession d'une culture humaniste
4. La pratique d'une langue vivante étrangère
5. La maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication.

J'ai souhaité y ajouter, sur la recommandation du Haut Conseil de l'Education, deux piliers complémentaires :

6. L'acquisition de compétences sociales et civiques
7. L'accession à l'autonomie et l'acquisition de l'esprit d'initiative.

Chaque pilier décline des connaissances, des capacités et des attitudes. Le lien entre les trois est tout à fait logique : les connaissances rendent possibles les capacités et, ensemble, elles développent un certain nombre d'attitudes intellectuelles.

Je prends un exemple : la connaissance parfaite des quatre opérations et de la règle de trois rend possible la résolution de problèmes et l'exercice du raisonnement.
De manière générale, cela développe chez l'enfant l'esprit de méthode, la capacité d'abstraction et le souci d'exactitude.

Autre point très important : le parcours des élèves vers la maîtrise du socle sera périodiquement évalué ; des paliers seront définis.

Les objectifs de fin de cycle seront évalués à l'école élémentaire :

- un premier palier, à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux, correspondra notamment à l'acquisition de la lecture courante et de l'écriture ;
- un deuxième palier, à la fin de l'école primaire, validera en particulier l'acquisition des règles fondamentales de la grammaire, de la conjugaison, du calcul élémentaire et des quatre opérations.

Enfin, je précise que chaque discipline contribuera à l'acquisition du socle, y compris l'éducation artistique, y compris l'éducation physique et sportive.
Nous trouvons par exemple, dans les capacités nécessaires à la constitution d'une culture scientifique, la maîtrise des connaissances sur l'Homme :
- l'organisation et le fonctionnement du corps humain,
- le corps humain et ses possibilités.

Pourrions-nous penser que les sciences de la vie et de la terre suffisent et que l'on n'a pas besoin de l'éducation physique et sportive pour atteindre l'objectif ?
Je pourrais faire la même démonstration avec les « compétences sociales et civiques » et l'apport de la pratique sportive à la notion de règles, d'arbitre, de droit !

Je voudrais m'arrêter brièvement sur chacun de ces piliers :

1. LA MAÎTRISE DE LA LANGUE FRANCAISE

D'abord, évidemment, le français ! C'est, si je puis dire, « le socle du socle ». Son apprentissage conditionne tous les autres !

A son propos je tiens à souligner trois points très importants, particulièrement mis en relief par le HCE dans ses recommandations.

Le premier effort doit porter sur la lecture, qui en tout état de cause, doit être maîtrisée à la fin du CP, au plus tard au CE1. Il ne saurait être question de sortir du CE1 sans savoir lire ! Tout doit être fait, absolument tout, pour que cet impératif soit respecté. C'est le sens des mesures que j'ai prises cette année sur les méthodes. A mon sens, aucun tabou, aucun préjugé ne doit tenir contre cet impératif ! Sans la lecture, l'égalité des chances n'est plus qu'un slogan.

Le deuxième point, très clair dans le socle, c'est l'apprentissage de l'orthographe et de la grammaire.
L'orthographe est une question de respect de la langue et de précision de la pensée. Quant à la grammaire, c'est la structure même de la pensée.
Par exemple : si l'on ne maîtrise pas bien les conjonctions de coordination, si l'on n'en connaît pas le sens, il y a fort à parier que l'on aura du mal à développer des raisonnements logiques les plus courants. Une carence en grammaire a donc des conséquences sur l'ensemble des activités intellectuelles, y compris les mathématiques.

C'est pourquoi le HCE insiste sur l'utilité de la dictée pour l'orthographe, et sur la nécessité des leçons spécifiques pour la grammaire. Ses recommandations sur cette question ont été particulièrement nettes : l'apprentissage de la grammaire, je cite, « se fera d'une manière systématique et suppose que lui soient consacrées des leçons distinctes de l'observation des textes, en évitant d'utiliser un vocabulaire technique qui relève de l'enseignement supérieur. » Bref, il faut apprendre les règles au cours de leçons, pratiquer des exercices et consacrer à cela des séquences particulières.

Troisième point sur lequel je veux insister, et que vous trouverez dans le socle : L'enrichissement du vocabulaire.
Il importe en effet, et ce dès la maternelle, d'apprendre du vocabulaire aux enfants. Il faut le faire tous les jours, en donnant des listes de mots à apprendre et à employer couramment.
C'est une des clés non seulement pour l'apprentissage de la lecture, mais aussi pour l'accès au sens et l'enrichissement de la pensée.

2. PRINCIPAUX ELEMENTS DES MATHEMATIQUES ET CULTURE SCIENTIFIQUE

J'en viens aux mathématiques.

Sur ce sujet, quelques points essentiels :

D'abord, les quatre opérations doivent être maîtrisées le plus tôt possible, à l'école primaire.

Il faut ensuite faire pratiquer le calcul mental : c'est à la fois capital pour l'agilité intellectuelle, et important pour la vie pratique.
Certains ont dit à une époque que cela ne servait à rien puisque nous avions les calculatrices ! C'était une erreur !

Savoir calculer est une étape importante du développement des capacités intellectuelles, mais c'est aussi -pardonnez cette évidence- un atout dans la vie de tous les jours ! J'ajoute que les calculs sur les unités de mesures courantes doivent être pratiqués régulièrement à l'école primaire.
Il n'est pas concevable de devoir sortir une calculette pour calculer 8 x 9 ou calculer les proportions nécessaires pour faire un bon gâteau !

La règle de trois, les proportionnalités, les formules de calculs d'aires et de volumes, les théorèmes principaux de la géométrie plane, les équations du premier degré font également partie du socle.

De manière générale, l'objectif du socle en mathématique est de poser les bases du raisonnement mathématique, qui doit pouvoir conduire à la pratique de la démonstration. Ces compétences reposent nécessairement sur un apprentissage méthodique du calcul et sur la résolution de petits problèmes dès les premières années du primaire.

En lien avec le pilier « mathématiques », il convient de doter les élèves d'une bonne culture scientifique de base. Nous avons suivi sur ce sujet les recommandations de l'Académie des sciences, qui ont déjà inspiré les nouveaux programmes de sciences au collège.

Un mot d'abord sur l'objectif : il s'agit d'abord de donner aux enfants les rudiments de la vision scientifique de la réalité physique, tout en développant les capacités inductives et déductives de leur intelligence.
En outre, dans un monde dominé par des enjeux techniques et scientifiques, le choix éclairé du citoyen exige une connaissance à la fois élémentaire et solide de la réalité physique et de ses lois.
L'enjeu, c'est aussi de susciter des vocations de scientifiques. Or, pour cela, notre idée, c'est que la meilleure manière de passionner, c'est de donner des connaissances solides, et des méthodes de résolution des problèmes. Les jeunes esprits sont avides de connaissances ! Pour qu'une tête soit bien faite, encore faut-il qu'il y ait quelque chose dedans !

Tout élève doit savoir que l'Univers est structuré et comprendre son fonctionnement, savoir que la matière se présente sous une multitude de formes ou encore connaître les caractéristiques du vivant. Il doit aussi maîtriser les connaissances indispensables sur l'Homme afin, notamment, de saisir les principes d'unicité et de diversité des individus.

3. CULTURE HUMANISTE

Troisième pilier : la culture humaniste.
Le HCE l'a relevé : « L'une des principales lacunes constatées chez les élèves réside dans l'absence de repères. »
Repères historiques, géographiques, artistiques.

Dans la perspective du socle, il s'agit de donner ces repères, indispensables pour comprendre le monde actuel, et de former ainsi la sensibilité et d'éveiller chez les élèves le goût de la culture. De toute évidence, de nombreuses disciplines contribuent à les donner, notamment l'enseignement artistique, si possible nourri par la pratique.

Je m'arrêterai surtout sur la littérature, l'histoire et la géographie.
La fréquentation des grands textes de la littérature (y compris en ¿uvres complètes) fait partie du socle commun. Découvrir l'émotion face à la beauté littéraire, enrichir sa vision du monde, sortir de son milieu, ouvrir ses horizons, voilà ce que permet la littérature ! Voilà ce qu'il faut offrir à tous les élèves !

Le socle comprend aussi la connaissance des textes majeurs de l'Antiquité : l'Iliade, l'Odyssée, le récit de la fondation de Rome, la Bible, qui sont les fondements de l'art, de l'imaginaire, de la spiritualité en Europe.

S'agissant de l'histoire et de la géographie, les objectifs du socle sont également très clairs.

Il s'agit de donner des repères solides. Ce qui suppose évidemment un apprentissage de la chronologie en histoire et de la cartographie en géographie.
L'apprentissage de l'histoire en particulier doit impérativement, dès l'école primaire, s'appuyer sur la chronologie et le récit, et de ne pas se limiter à des aperçus, à des flashs qui ne donnent pas de repères.

Par ailleurs, l'enseignement de l'histoire est d'une importance capitale pour la construction de l'Europe : pour accomplir de nouveaux progrès, les générations futures devront s'appuyer sur la connaissance de notre histoire et de nos valeurs !

C'est pourquoi la France a proposé à ses partenaires d'enrichir le cadre de référence européen pour l'éducation sur ces deux points : l'histoire et les valeurs de l'Europe. Initiative qui sera officiellement approuvée lors du Conseil européen du 19 mai prochain.

4. LANGUE ETRANGERE

Le quatrième pilier, c'est la pratique d'une langue vivante étrangère : il s'agit d'atteindre le niveau de l'utilisateur élémentaire (dit « niveau A2 »), tel qu'il est défini par le Conseil de l'Europe dans le « cadre européen de référence pour les langues ».
Cette maîtrise doit favoriser l'ouverture d'esprit sur le monde et sur des cultures différentes.
Elle est aussi, il ne faut pas le négliger, un outil essentiel pour prendre pied dans le monde ouvert où nous vivons.
C'est pourquoi le socle donne une grande importance à la pratique orale intensive de la langue.

5. MAITRISE DES TIC

Le cinquième pilier, c'est la maîtrise des TIC.
Ces techniques, nous le savons tous, font souvent l'objet d'un apprentissage empirique hors de l'école. Mais il appartient à celle-ci de faire acquérir à chaque élève un ensemble de compétences qui lui permettent d'en faire un usage réfléchi, efficace et critique.
L'objectif du socle sera donc l'acquisition du Brevet informatique et internet (B2i).

Il suppose que l'élève sache :
- s'approprier un environnement de travail,
- produire, traiter, exploiter des données,
- s'informer de manière pertinente et ciblée,
- communiquer efficacement,
- enfin adopter une attitude responsable dans l'usage des outils de communication informatiques.

Cela ne passe pas par des cours spécialement consacrés à l'informatique, mais par un usage qui peut avoir lieu dans différentes disciplines.

6. COMPETENCES SOCIALES ET CIVIQUES

Le sixième pilier, que j'ai tenu à ajouter au socle, ce sont les compétences sociales et civiques.

De quoi s'agit-il ?
D'abord des règles élémentaires de la vie en société : le respect de la personne d'autrui, de son travail et de ses biens ; la distinction entre l'espace public et l'espace privé, l'égale dignité des personnes, quelles que soient leurs origines ou leur sexe.

Bref, il s'agit d'apprendre à bien vivre ensemble.

C'est ensuite l'instruction civique proprement dite, qui doit constituer un véritable « parcours civique », organisé de manière progressive et cohérente.
Les élèves doivent prendre conscience de leur statut de citoyen ; prendre conscience du lien indissociable qui existe entre les droits et les devoirs de tout membre d'une communauté humaine ; conscience enfin du lien qui existe entre la liberté et la responsabilité.

L'idée d'intérêt général, et la limitation des intérêts particuliers qu'elle implique, doivent être clairement exposées et intériorisées.
Les principes fondamentaux de l'Etat de droit et de la démocratie représentative doivent être compris, jusque dans leurs conséquences pratiques : respect de la loi, égalité de tous devant la loi, devoir civique de participer au suffrage.
Le sentiment d'appartenance nationale, fondé sur le respect des institutions républicaines et la connaissance des spécificités culturelles de la France, mais aussi le sentiment d'appartenance à l'Europe doivent être cultivés.

Cela se fonde bien sûr sur la connaissance des symboles, des principes, mais aussi sur une connaissance élémentaire, mais solide, du fonctionnement des institutions, de l'Etat, de l'Union européenne. S'agissant des systèmes sociaux, il importe de montrer qu'ils ne sont pas « gratuits », mais qu'ils reposent sur le travail et la contribution de chacun.

7. AUTONOMIE ET INITIATIVE

Enfin, le septième pilier « autonomie et initiative », qui est aussi une recommandation du Haut Conseil de l'éducation, regroupe les compétences et connaissances nécessaires à une bonne orientation de l'élève.

Leur acquisition découle en réalité de l'ensemble des apprentissages, et de la multitude des activités scolaires.
L'objectif général pour les élèves est de passer des idées aux actes, ce qui suppose de savoir :

  • imaginer et définir une démarche adaptée à un projet,
  • prendre l'avis des autres,
  • trouver et contacter des partenaires, consulter des personnes ressources,
  • établir des priorités,
  • faire des choix, prendre des décisions, prendre des risques en conséquence.

Bref, c'est d'une certaine manière la formation de la personnalité qui se trouve mise en jeu. Toutes les disciplines y concourent, toutes les activités.


* *
*


Mesdames et Messieurs,

Vous l'aurez compris, la définition du socle commun est un acte capital pour l'avenir de notre système éducatif !

Ce socle sera la base culturelle commune à tous les Français, en même temps que la première étape du processus de formation tout au long de la vie.
Il engagera très fortement l'Education nationale, à commencer par le ministre.
Car il lui imposera une véritable obligation de résultat. Il engagera toute notre administration, à commencer par les inspections générales qui ont en charge les enseignements mais qui contribuent aussi à l'évaluation des performances du système éducatif.

Au lendemain de la Journée de l'Europe, je veux aussi rappeler que nos voisins procèdent à des réformes du même type.
Ce faisant, nous travaillons à l'harmonisation progressive de nos formations - avec un objectif très clair : donner à notre jeunesse tous les moyens d'entrer dans la « société de la connaissance » !


* *
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Voilà pour le socle. Un mot enfin sur le protocole de mesures pour les directeurs d'école, que j'ai signé ce matin avec le SE-UNSA.

Les directeurs d'école incarnent l'Ecole de la République : ils sont des enseignants, ils sont aussi des animateurs pédagogiques de leur école, ils coordonnent les enseignements, ils sont les interlocuteurs des parents et des municipalités.

Depuis ma prise de fonction, je souhaite leur apporter de meilleures conditions pour exercer ces missions essentielles et apporter une réponse à leur mobilisation, alors que leur mouvement de grève dite « administrative » dure depuis six ans.

A l'issue de concertations régulières avec les partenaires sociaux, menées tant au niveau des directions du ministère qu'avec les membres de mon cabinet, j'ai décidé le 13 avril de proposer 7 nouvelles mesures pour la rentrée 2006 aux syndicats représentatifs, à savoir le SNU-IPP, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le SNUDI-FO.

Les trois membres de l'Intersyndicale, le SNU-IPP, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, ont tous reconnu que nos propositions allaient dans le sens des revendications des directeurs d'école. C'est un premier point positif de l'actuel dialogue social auquel je suis attentif.

J'avais proposé que les avancées que constituent nos propositions fassent l'objet d'une signature commune. L'accord du SE-UNSA, qui était à l'origine du mouvement, a permis cette signature. Je m'en réjouis.

Je tiens à dire à toutes les organisations consultées que j'ai pris aussi bonne note de leurs attentes. Je souhaite que le dialogue social nous permette ensemble de continuer à progresser en préférant le pas à pas à la succession de conflits sociaux. Je m'engage à la mise en oeuvre des mesures signées de manière à permettre aux directeurs d'école la reprise effective à la rentrée 2006 de l'exercice plein et régulier de leurs fonctions.

Vous le voyez, avec le projet de socle et le protocole sur les directeurs d'école, c'est aussi l'importance de l'école primaire, base de la scolarité obligatoire que je veux souligner.


Je vous remercie.

Voir aussi :
dossier de presse

Mise à jour : décembre 2006

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