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Baccalauréat 2015 : l'essentiel

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684 734 candidats ont passé le baccalauréat cette année. Les épreuves écrites des baccalauréats général, technologique et professionnel ont débuté le mercredi 17 juin 2015. Les résultats seront disponibles à partir du mardi 7 juillet sur education.gouv.fr

 

Innovante en matière de calendrier, d’organisation des épreuves ou encore de modalités de correction, la session 2015 du baccalauréat marque également un double anniversaire.

D’abord celui du célèbre objectif fixé en 1985 par le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, Jean-Pierre Chevènement : porter 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Dépassée depuis 2012, cette avancée démontre pleinement la qualité du travail et de l’engagement de tous ceux qui œuvrent quotidiennement à la réussite de nos élèves. Songeons qu’en 1945, le taux de bacheliers était de 3 %, et encore de 30 % seulement au début des années 1980 ! En dépit des critiques et des anathèmes, l’École de la République fait progresser le niveau d’instruction en France ainsi que l’égalité d’accès à la connaissance.

Les élèves seront cette année presque 685 000 (contre... 31 en 1808, au moment de la création de l’examen), de tous âges (de 13 à... 93 ans !) à attester des connaissances acquises pendant tout l’enseignement secondaire et à s’ouvrir ainsi les portes de l’enseignement supérieur.

Environ un tiers d’entre eux se présentera au baccalauréat professionnel, qui fête lui aussi cette année ses trente ans. Afin de faciliter, pour les bacheliers professionnels qui le souhaitent, la poursuite d’études avant leur insertion dans le monde du travail, nous leur garantissons, au travers d’une politique volontariste menée à l’échelle des rectorats, un pourcentage minimum de places en sections de techniciens supérieurs, tout comme aux élèves des filières technologiques un meilleur accès aux IUT.

Dans un monde où l’exigence de compétences et de connaissances est en croissance permanente, nous savons que le niveau de diplôme et de formation constitue le meilleur atout pour l’avenir professionnel de nos jeunes. Pour permettre à l’École de tenir toujours plus largement sa promesse, nous fixons ainsi à notre enseignement supérieur un objectif de 50 % d’une classe d’âge au niveau licence et de 25 % au niveau master.

Nous voulons une École qui offre une véritable égalité des chances et ne distingue que le mérite. C’est aussi pour cela que nous renforçons cette année le dispositif qui, dans chaque lycée, propose aux 10 % des meilleurs bacheliers de chacune des trois filières une poursuite d’études en filière sélective. L’accès à ces filières ne doit pas être réservé aux mieux informés, mais seulement aux plus méritants. C’est ça l’École républicaine !

Formant le vœu que l’effort et la réussite soient au rendez-vous, je souhaite à chacun de nos élèves le meilleur pour ce moment important qu’est le baccalauréat, et remercie tous ceux qui, correcteurs, examinateurs, surveillants, personnels des centres d’examen, rendent possible son organisation en France et à l’étranger.

 

Najat Vallaud-Belkacem,
ministre de l'Éducation nationale,
de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche

 

 

 

[En vidéo] Baccalauréat : présentation de la session 2015 par Florence Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire

L’essentiel

Les chiffres-clés

Le baccalauréat à l'heure du numérique

Des possibilités de visioconférence et de webconférence

Certains candidats peuvent désormais passer à distance leurs épreuves orales obligatoires grâce à des visioconférences ou des webconférences. Ce dispositif s’adresse à des candidats au profil très spécifique : géographiquement éloignés des centres d’examen, handicapés, hospitalisés, incarcérés, dans l’impossibilité de se déplacer jusqu’au centre d’examen. Ces candidats sont avertis par le recteur de leur académie, garant du principe d’égalité entre tous les candidats à l’examen. Le recteur s’assure de la qualité, de la sécurité et de la confidentialité des échanges entre le candidat et l’examinateur. Un surveillant est présent auprès du candidat pour contrôler le bon déroulement de l’épreuve. Par ailleurs, des réunions de jury peuvent également se tenir en visioconférence ou en webconférence.

La dématérialisation du livret scolaire

Entreprise en série ST2S dans quatre académies (Besançon, Rennes, Reims, Toulouse), l’expérimentation du livret scolaire numérique (LSL) va donner lieu cette année aux premières délibérations de jury dématérialisées et anonymes.

L’extension de ce dispositif va être progressive jusqu’en 2020 avec la généralisation dans les séries technologiques et générales et le déploiement dans la voie professionnelle à partir de 2017.

Parallèlement, la connexion avec le portail admission post-bac (APB) sera réalisée d’ici 2017.

La correction des copies des centres à l'étranger dématérialisée

Mise en place dans la zone Asie-Pacifique par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et l’académie de Montpellier lors de la session de 2011, la dématérialisation des épreuves écrites du baccalauréat offre la possibilité aux correcteurs de corriger les copies directement sur ordinateur. Ce dispositif dont le déploiement est opéré par l’AEFE en liaison avec les services académiques permet de sécuriser le déroulement des épreuves écrites, de maîtriser les coûts inhérents aux frais de déplacement des correcteurs et d’optimiser le traitement des informations (remontée automatique des notes, accès aux moyennes en temps réel, etc.).

À la session 2015, les zones du monde concernées par ce dispositif sont l’Asie, le Pacifique, l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, le Moyen-Orient, l’Europe du Sud-Est et du Nord-Ouest. Ainsi, sur les 33 757 candidats au baccalauréat inscrits dans les établissements de l’étranger, 11 772 élèves de classes de terminale et 12 920 élèves de classes de première bénéficient de ce dispositif.

En 2016, la dématérialisation sera étendue à l’ensemble du réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger.

Les nouveautés de la session 2015

Un nouveau calendrier pour les épreuves écrites, du mercredi au mercredi
  • Les avantages pour les candidats sont de plusieurs ordres : la "reconquête du mois de juin", la création d’une respiration au milieu de la semaine des épreuves écrites, une plus grande égalité des candidats avec l’alignement des épreuves entre les différentes séries, une meilleure organisation des épreuves avec les matières obligatoires en première partie de session et les épreuves de spécialité en seconde partie de session.
  • Quel impact sur les correcteurs ? Le temps de correction est variable selon les disciplines. Néanmoins, le délai global de correction a été augmenté de deux jours pour cette session.
Des places réservées pour les meilleurs bacheliers

La loi relative à l’enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013 s’est donnée pour objectif de faciliter l’admission des bacheliers professionnels en STS (sections de techniciens supérieurs) et des bacheliers technologiques en IUT (instituts universitaires de technologie). Dans ce but, le recteur d’académie, après consultation de la commission académique des formations post-baccalauréat, fixe un pourcentage minimal de titulaires de ces baccalauréats dans les formations concernées en prenant en compte la spécialité de chaque diplôme.

Par ailleurs, sur la base de leurs résultats au baccalauréat, les meilleurs élèves de chaque lycée se voient proposer des places en filières sélectives publiques (classes préparatoires aux grandes écoles, sections de technicien supérieur, instituts universitaires de technologie, instituts d’études politiques, certaines écoles d’ingénieurs dont les Insa.). Le pourcentage d’élèves bénéficiant, au sein de chaque filière de chaque lycée de ce droit d’accès est fixé par décret. Pour l’année 2015, il est de 10 %. Cette année, le portail admission post-bac permettra aux candidats meilleurs bacheliers qui le souhaitent de bénéficier de cette mesure et de recevoir via la plateforme une proposition d’admission sur une filière sélective.

Des séries technologiques rénovées

Des ajustements sont apportés à certaines épreuves de la série STI2D

Les principaux ajustements portent sur les modalités de l’épreuve de projet, notamment en cours d’année, et sur ses nouvelles grilles d’évaluation qui sont rationalisées. Une nouvelle définition d’épreuve relative aux enseignements technologiques transversaux a été publiée et est applicable à compter de la session 2015. Elle concerne l’épreuve de projet en enseignement spécifique à la spécialité ainsi que l’épreuve d’enseignement technologique en langue vivante 1 en série STI2D.

Les évolutions du baccalauréat professionnel
Une épreuve facultative de "mobilité" est créée

Les candidats au baccalauréat professionnel, quelle qu’en soit la spécialité, qui ont au cours de leur cursus effectué une mobilité dans un pays européen, pourront désormais la valoriser à l’examen : une nouvelle épreuve facultative dite de "mobilité", créée à titre expérimental pour une durée de trois années, permet en effet de valider des acquis généraux et professionnels évalués dans le cadre d’une période de formation dans un pays appartenant à l’Union européenne, l’Espace économique européen ou l’Association européenne de libre-échange.

Quatre spécialités de baccalauréat professionnel ont leur première session
  • le baccalauréat gestion-administration remplace les spécialités comptabilité et secrétariat
  • le baccalauréat pilote de ligne de production, diplôme transversal à plusieurs secteurs professionnels, remplace les spécialités pilotage des systèmes de production automatisée, industrie des pâtes papiers et cartons, mise en oeuvre des matériaux option matériaux céramiques et mise en œuvre des matériaux option industries textiles
  • le baccalauréat procédés de la chimie, de l’eau et des papiers cartons remplace la spécialité industries de procédés
  • le baccalauréat photographie rénové succède à la spécialité de même intitulé

Le baccalauréat transport fluvial est créé (première session en 2016).

Le baccalauréat sur les sites du ministère

Bien se préparer au baccalauréat

Pour aider les candidats à se préparer aux épreuves du baccalauréat, un espace dédié leur propose des conseils pratiques en vidéos et en images, les principales dates du baccalauréat 2015 pour les voies générale, technologique et professionnelle, tout ce qu’il faut savoir avant d’entrer dans la salle d’examen, les réponses aux principales questions des élèves, etc. Autant d’éléments permettant aux élèves de se préparer sereinement dans la dernière ligne droite avant les épreuves.
education.gouv.fr/bac2015

Prep’Exam : la base de données des examens sur Eduscol

Depuis janvier 2013, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche propose un accès gratuit aux sujets des épreuves du baccalauréat des trois dernières années, sur son portail Éduscol :
eduscol.education.fr/base-examens

Ces annales regroupent gratuitement près de 1 200 sujets des séries générales. Elles s’adressent à la fois aux enseignants, qui peuvent les utiliser pour proposer des devoirs en cours d’année, et directement aux élèves qui souhaitent s’entraîner et bien cerner ce que l’on attend d’eux pour chaque épreuve.

Prep'Exam (Nouvelle fenêtre)

Consulter les résultats

Dès le mardi 7 juillet 2015, les résultats du baccalauréat seront disponibles sur la page d’accueil du site du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Une carte de France cliquable donnera accès à tous les résultats, dans l’ensemble des académies.

Les résultats du baccalauréat : education.gouv.fr/resultats-du-baccalaureat

Des épreuves aménagées pour les candidats en situation de handicap

Pour la session 2015, plus de 29 854 candidats sont concernés par des aménagements d’épreuves qui peuvent être de plusieurs ordres, parmi lesquels :

  • un temps d’épreuve majoré
  • une répartition des épreuves sur la session normale et la session de remplacement
  • pour les épreuves obligatoires de langue vivante, à l’oral, une possibilité de dispense
  • une assistance humaine ou l’utilisation d’outils informatiques adaptés
  • pour les candidats malvoyants, une transcription des sujets en braille ou en gros caractères avec fort contraste
  • des épreuves orales obligatoires par visioconférence ou webconférence

De plus, les candidats concernés peuvent demander la conservation pendant cinq ans des notes de leur choix obtenues à l’examen (quelle que soit leur valeur). Par ailleurs, les autorités académiques ont la possibilité d’ouvrir des centres d’examen adaptés si certains élèves, accueillis dans des établissements hospitaliers pour des séjours de longue durée ou recevant des soins en liaison avec ces établissements, ne peuvent aller composer dans des centres ouverts dans les établissements scolaires.

Pour bénéficier de ces mesures, les candidats doivent adresser une demande à l’un des médecins désignés à cet effet par la commission départementale des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Au vu de la situation particulière du candidat, le médecin rend un avis sur lequel s’appuie le rectorat pour décider des aménagements ou des adaptations d’épreuves. L’avis du médecin ne préjuge pas de la décision du recteur.

La dimension internationale du baccalauréat

85 pays organisateurs

À l’étranger, les baccalauréats général et technologique sont organisés dans 85 pays, pour un total de 16 485 candidats aux épreuves terminales.

Les épreuves se déroulent dans 141 centres d’examen ouverts dans les établissements de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et de la mission laïque française.

Les candidats se répartissent de la manière suivante :

  • 40 % sont de nationalité française
  • 50 % sont de la nationalité du pays d’accueil
  • 10 % sont d’une autre nationalité

Les calendriers des sessions à l’étranger s’échelonnent d’avril à novembre, selon les pays :

  • Pondichéry : du 13 au 29 avril 2015
  • Liban : du 26 au 29 mai 2015
  • Amérique du Nord : du 28 mai au 10 juin 2015
  • Pays étrangers du groupe 1* : du 8 au 12 juin 2015
  • Asie : du 15 au 19 juin 2015
  • Amérique du sud : du 16 au 25 novembre 2015

*Pays européens, pays d’Afrique et du Proche-Orient, Madagascar et Île Maurice.

Une ouverture à l'international

Le baccalauréat, c’est aussi une large ouverture à l’international, notamment à travers :

  • l’option internationale du baccalauréat (3 552 candidats)
  • les sections européennes ou de langue orientale (environ 40 000 candidats)
  • l’Abibac, le Bachibac et l’Esabac (respectivement 1 455, 823 et 589 candidats)
  • le baccalauréat franco-américain
  • le baccalauréat franco-allemand

Les actions de prévention des fraudes

Dispositif de lutte contre la fraude

Depuis 2013, toutes les académies sont équipées de détecteurs de téléphones portables dont le nombre et l’emplacement sont confidentiels. Les recteurs répartissent ces appareils de façon aléatoire et veillent à les faire circuler entre les centres d’examen, tout au long des épreuves. Ce dispositif a pour but de lutter préventivement contre l’utilisation frauduleuse des nouvelles technologies. En 2014, celle-ci a représenté près de 31 % des fraudes détectées lors des épreuves du baccalauréat.

Par ailleurs, tous les candidats sont informés des consignes à respecter et des sanctions encourues en cas de fraude ou de tentative de fraude, grâce à une notice d’information affichée à la porte de chaque salle d’examen et lue lors de la première épreuve écrite de la session.

Constitue une fraude :

  • toute communication entre les candidats pendant les épreuves
  • toute utilisation d’informations, de documents ou de matériels non autorisés par le sujet ou la réglementation
  • toute substitution de personne

Tous les appareils non autorisés doivent être impérativement éteints, puis rangés dans le sac du candidat. Les surveillants de salle doivent veiller à ce que les candidats ne puissent y avoir accès pendant la durée de l’épreuve.

Instruction d'une suspicion de fraude

En cas de flagrant délit de fraude ou de tentative de fraude, le surveillant responsable de la salle prend les mesures nécessaires pour y mettre fin. Le candidat pris en flagrant délit poursuit sa composition, sauf dans le cas précis de substitution de personne ou de trouble affectant le déroulement de l’épreuve. Un procès-verbal est dressé et contresigné par les autres surveillants et par l’auteur des faits.

Sur la base des faits constatés, le chef de centre adresse un procès-verbal de suspicion de fraude au recteur afin que ce dernier puisse saisir la commission académique de discipline du baccalauréat. Cette commission est présidée par un enseignant-chercheur, président de jury du baccalauréat, et composée de sept membres nommés par le recteur, dont un élève membre du conseil académique de la vie lycéenne et un étudiant élu au sein du conseil d’administration d’une université.

Le jury du baccalauréat délibère sur les résultats du candidat suspecté de fraude mais aucun certificat de réussite ou relevé de notes ne peut lui être délivré avant la décision de la commission académique. Le recteur d’académie engage ou non les poursuites devant la commission académique de discipline qui devra statuer dans un délai de deux mois après la proclamation des résultats. Le candidat peut contester la décision de cette commission devant le juge administratif territorialement compétent.

Sanctions encourues

Les sanctions encourues sont de deux ordres : administratives et/ou pénales.

En vertu de l’indépendance des procédures pénales et disciplinaires, un même acte de fraude peut faire l’objet d’une condamnation à une peine par le tribunal correctionnel et d’une sanction disciplinaire prononcée par la commission académique de discipline.

Néanmoins, les sanctions pénales concernent spécifiquement les cas de fraude les plus graves, tels que la divulgation de sujet et la substitution de personne.

Sanctions administratives

Les sanctions encourues par les fraudeurs sont les suivantes (article D. 334-32 du Code de l’éducation) :

  • 1° le blâme
  • 2° la privation de toute mention portée sur le diplôme délivré au candidat admis
  • 3° l’interdiction de subir tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans ou d’un titre ou diplôme délivré par un établissement public dispensant des formations postbaccalauréat pour une durée maximum de cinq ans. Cette sanction peut être prononcée avec sursis si l’interdiction n’excède pas deux ans
  • 4° l’interdiction de prendre toute inscription dans un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat pour une durée maximum de cinq ans
Sanctions pénales

Le délit de fraude aux examens et concours est réprimé par le juge pénal (article L. 331-3 du code de l’éducation) sur la base de la loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics.

Dans le cas d’une divulgation de sujets d’épreuves ou de substitution de personne, l’article 2 prévoit une condamnation à "un emprisonnement de trois ans et à une amende de 9 000 euros ou à l’une de ces peines seulement". L’article 3 prévoit que les mêmes peines sont prononcées contre les complices du délit.

Être réactif en cas d'incident : la procédure de veille et d'alerte

Le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche met en place un dispositif de veille et d’alerte tout au long des épreuves écrites des baccalauréats général, technologique et professionnel qui se déroulent à l’étranger, en métropole, dans les départements et régions d’outremer et dans les collectivités d’outre-mer.

Ce dispositif vise à permettre une gestion optimale des incidents qui pourraient se produire, grâce à une circulation des informations la plus rapide possible entre les centres d’examen, les services académiques concernés et le ministère.

Ainsi, une cellule de veille et d’alerte nationale mobilise la direction générale de l’enseignement scolaire et les inspecteurs généraux de l’Éducation nationale concernés pour traiter les incidents éventuels dans les meilleurs délais.

Les services des examens et concours de chaque académie sont, eux aussi, mobilisés avec les corps d’inspection concernés pour répondre aux diverses sollicitations émanant des centres d’examen.

Fraudes et sanctions à la session 2014

Concernant la fraude à la session 2014 du baccalauréat, plusieurs éléments sont à souligner :

  • le renforcement des mesures préventives et dissuasives engagé depuis trois ans a permis de détecter un nombre plus important de tentatives de fraudes en 2014 qu’en 2013 (515 vs 469, soit 9,81 % supplémentaires)
  • parallèlement, plus de sanctions ont été prononcées : sur 515 suspicions de fraudes, 385 ont été sanctionnées, contre 325 en 2013
  • dans le cadre des sanctions, les interdictions assorties de sursis connaissent une hausse de 31 % ; le nombre de blâmes augmente de 3 %
Cas de fraudes

Les grands types de fraudes.

On relève cinq grands groupes de fraudes :

  • utilisation de nouvelles technologies (téléphones portables, lecteur mp3, etc.) : 30,87 % des cas (en baisse par rapport à 2013 : 36,5 %)
  • antisèches : 27,57 % des cas (en légère baisse par rapport à 2013 : 28,6 %)
  • falsification de dossiers d’épreuves pratiques (notamment plagiat) : 11,26 % des cas (en hausse par rapport à 2013 : 10,4 %)
  • falsification de copies (plagiat de documents tel que copie du manuel, de copie, du cours ou Internet) : 6,6 % (en hausse par rapport à 2013 : 1,3 %)
  • communication entre candidats : 5,44 % des cas (en baisse par rapport à 2013 : 7,4 %)

Les autres motifs de fraudes relevés en 2014 : utilisation de brouillon ou copie non règlementaire, manuel ou texte annotés (oral de français ou de langues), substitution de personne, etc.

Sanctions prononcées

Pour la session 2014, 386 sanctions ont été prononcées :

  • le blâme représente 29,79 % des sanctions
  • 63,73 % des sanctions relèvent de l’interdiction de subir tout examen conduisant à l’obtention du baccalauréat ou d’un titre ou diplôme délivré par un établissement public dispensant des formations post-baccalauréat, pour une durée de 1 ou 2 ans (avec sursis : 50 %, sans sursis : 13,73 %)
  • 4,26 % de privation de mentions

Les sujets d'épreuves

Garantir la confidentialité des sujets

La confection et la diffusion des sujets sont soumises à un ensemble de règles strictes qui visent à garantir la confidentialité à chaque étape :

  • répartition confidentielle entre les académies pour l’élaboration des sujets de l’année suivante
  • signature d’une charte de déontologie pour tous les personnels impliqués
  • composition confidentielle des commissions d’élaboration des sujets
  • travail des commissions dans des conditions hautement sécurisées
  • transmission des sujets de façon dématérialisée par les académies conceptrices, grâce à un réseau hautement sécurisé, propre à l’éducation nationale
  • impression et mise sous pli des sujets dans des locaux académiques sécurisés
  • double conditionnement des sujets
  • diffusion des sujets au plus près possible, dans le temps des épreuves concernées
  • stockage sécurisé dans les centres d’examen avec accès limité au chef d’établissement et son adjoint
  • ouverture des enveloppes contenant les sujets uniquement avant l’épreuve concernée, en présence des candidats
2 900 sujets principaux et de secours

Lors de chaque session, environ 2 900 sujets d’épreuves de baccalauréat sont élaborés.

Pour chaque épreuve, un nombre de sujets est retenu en fonction des destinations concernées (métropole, Drom-Com, regroupements de pays à l’étranger).

À côté des sujets principaux, des sujets de secours sont élaborés afin de répondre à tout type d’incident qui nécessiterait de changer de sujet au cours de la session de baccalauréat. Ces sujets sont conçus de la même façon que les autres.

Ainsi, en philosophie, 80 sujets sont élaborés chaque année pour les baccalauréats général et technologique.

L’élaboration des sujets : un processus d'une année

Le choix des options

Enseignement de spécialité

Pour les séries générales, un enseignement de spécialité, doté d’un coefficient spécifique, est proposé :

  • langue vivante 1 ou 2 approfondie : série L
  • langue vivante 3 : série L
  • langues et cultures de l’Antiquité (latin, grec) : série L
  • droit et grands enjeux du monde contemporain : série L
  • arts : série L (au choix : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, arts du cirque, danse, histoire des arts, musique, théâtre)
  • mathématiques : séries S, ES, L
  • sciences sociales et politiques : série ES
  • économie approfondie : série ES
  • physique-chimie : série S
  • sciences de la vie et de la Terre : série S
  • informatique et sciences du numérique : série S
  • écologie, agronomie et territoires : série S (dans les lycées dépendant du ministère chargé de l’Agriculture)
Options facultatives, hors langues vivantes

Dans les séries générales et technologiques, l’élève peut choisir au maximum deux options facultatives parmi :

  • deux options de langues et cultures de l’Antiquité (latin, grec), pour les séries générales
  • six enseignements artistiques (au choix : arts plastiques, cinéma, danse, histoire des arts, musique, théâtre), pour les séries générales et technologiques
  • plusieurs disciplines en éducation physique et sportive, pour les séries générales et technologiques

Seuls comptent les points au-dessus de la moyenne. Pour la première option facultative choisie par l’élève, les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par deux. Si ce choix porte sur une langue ancienne (latin ou grec), les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par trois.

Langues vivantes
Séries générales et technologiques

58 langues vivantes étrangères, régionales ou des signes :

  • 22 langues vivantes étrangères pour les épreuves obligatoires et facultatives : allemand, anglais, arabe, arménien, cambodgien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien
  • 24 autres langues au titre des épreuves facultatives uniquement : albanais, amharique, bambara, berbère, bulgare, coréen, croate, estonien, haoussa, hindi, hongrois, indonésien-malais, laotien, lituanien, macédonien, malgache, peul, roumain, serbe, slovaque, slovène, swahili, tamoul, tchèque
  • 11 langues régionales : basque, breton, catalan, corse, créole, occitan-langue d’oc, tahitien, langues mélanésiennes, gallo, langues régionales d’Alsace, langues régionales des pays mosellans
  • langue des signes française (LSF) au titre des épreuves facultatives
Séries professionnelles

Les modalités d’évaluation des langues vivantes, obligatoires ou facultatives, ont été rénovées : c’est désormais une épreuve orale qui prend appui sur le contexte professionnel de la spécialité concernée.

  • Langue vivante 1 obligatoire pour toutes les spécialités : allemand, anglais, arabe, arménien, cambodgien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien.
  • Langue vivante 2 obligatoire pour certaines spécialités : allemand, anglais, arabe littéraire, arménien, cambodgien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec, hébreu, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien, basque, breton, catalan, corse, créoles (guadeloupéen, guyanais, martiniquais, réunionnais), langues mélanésiennes, langues d’oc (auvergnat, gascon, languedocien, limousin, nissart, provençal, vivaro-alpin), tahitien.
  • Épreuve facultative orale : allemand, amharique, anglais, arabe, arménien, berbère, bulgare, cambodgien, chinois, croate, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu, hongrois, islandais, italien, japonais, laotien, malgache, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, roumain, russe, serbe, suédois, tchèque, turc, vietnamien, basque, breton, catalan, corse, créole, gallo, occitan, tahitien, langues régionales d’Alsace, langues régionales des pays mosellans, langues mélanésiennes, langue des signes française.

Les effectifs

Effectifs académiques

Candidats aux épreuves anticipées

Séries générales

Séries technologiques

Séries professionnelles

Les calendriers des épreuves

Séries générales et technologiques

Session de juin
Épreuves écrites

Métropole : 17, 18, 19, 22, 23 et 24 juin 2015.

Départements d’outre-mer :

  • Guadeloupe-Guyane-Martinique : 16, 17, 18, 19, 22, 23 et 24 juin 2015
  • La Réunion-Mayotte : 17, 18, 19, 22, 23 et 24 juin 2015

Collectivités d’outre-mer :

  • Polynésie française
    Baccalauréat général : 8, 9, 10, 11 et 12 juin 2015
    Baccalauréat technologique : 8, 9, 10, 11, 12 et 13 juin 2015
  • Saint-Pierre-et-Miquelon
    Baccalauréat général : 28, 29 mai, 1, 2, 3, 4 et 5 juin 2015
  • Nouvelle-Calédonie : la session a lieu en novembre.
Épreuves orales et pratiques

Les dates sont fixées par les recteurs dans chaque académie.

Résultats du premier groupe d'épreuves

Les résultats du premier groupe d’épreuves sont connus à partir du mardi 7 juillet 2015 (métropole) pour toutes les séries.

Oraux de rattrapage

Organisées immédiatement après la communication des résultats du premier groupe, les épreuves orales du deuxième groupe se déroulent jusqu’au vendredi 10 juillet 2015.

Session de remplacement

Cette session est réservée aux candidats inscrits qui, pour des raisons dûment justifiées, n’ont pu se présenter à la session de juin.

Épreuves écrites terminales : 4, 7, 8, 9, 10 et 11 septembre 2015 (métropole).

Épreuves écrites de français et de français et littérature : 8 septembre 2015 (métropole).

Épreuves anticipées en première

Épreuves écrites du baccalauréat général

Épreuves écrites du baccalauréat technologique

Épreuves écrites du baccalauréat professionnel

Les résultats de la session 2014

Note d'information - N° 29 - juillet 2014
Résultats du baccalauréat, session de juin 2014
Avec 87,9 % d’admis à la session de juin 2014, le taux de réussite global au baccalauréat augmente de 1,1 point par rapport à 2013. Le pourcentage de bacheliers dans une génération atteint le niveau inégalé de 77,3 %.
Consulter la note d'information n°29 - Juillet 2014 "Résultats du baccalauréat, session de juin 2014"

 

 

Calendrier Admission Post-Bac 2015 : ouverture de la procédure complémentaire à partir du vendredi 26 juin

Ouverture de la procédure complémentaire pour les candidats sans proposition ou n'ayant effectué aucune candidature avant le 20 mars (formulation des vœux, proposition, réponse).

Le vendredi 26 juin 14h, début des vœux de la procédure d’admission complémentaire

  • Lors de l’inscription administrative des élèves 
  • Saisie des inscriptions administratives

Le 15 septembre : fin de la procédure complémentaire et de la gestion des listes d’attente

Délai de réponse

Jusqu’au 20 août le délai de réponse est d’une semaine

  • 72 heures du 20 août au 31 août 
  • À partir du 1er septembre le délai de réponse est de 24 heures
  • Pour l'académie de la Réunion, le délai de réponse passe à 24 heures dès le 18 août.

 

 

 

 

Baccalauréat 2015 : le dossier de presse

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Dossier de presse - Najat Vallaud-Belkacem - 12/06/2015
Mise à jour : juin 2015
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