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[archive] Développement de l'enseignement du chinois
discours - 01/03/2006

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Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Ministre, cher collègue,
Monsieur l'Ambassadeur,
Monsieur le Secrétaire général du Quai d'orsay,
Monsieur le Doyen de l'Inspection générale,
Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de vous annoncer la nomination, pour la première fois dans l'histoire de notre ministère, d'un Inspecteur général de l'Éducation nationale de chinois. Le décret sera publié dans les tous prochains jours.

Cet événement témoigne de l'importance qu'a acquise l'enseignement du chinois dans le système éducatif français. Il s'inscrit dans la tradition intellectuelle de notre pays, puisque c'est au Collège de France que fut créée, il y a presque deux siècles maintenant, la première chaire de chinois dans le monde, confiée au professeur Jean-Pierre Abel-Rémusat.



© Philippe Devernay

Il s'inscrit surtout dans le contexte de coopérations éducatives et culturelles toujours plus riches entre la France et la Chine.
Personne ici n'a oublié ses manifestations récentes les plus marquantes dans le cadre des « années croisées » : l'année de la France en Chine, puis - avec l'inoubliable éclairage en rouge de la tour Eiffel - l'année de la Chine en France.

Ces coopérations se sont traduites par de fortes réalisations. Et je voudrais citer quelques exemples dans le domaine éducatif :

- la création du Collège doctoral franco-chinois , dont j'ouvrirai les travaux, le 23 mars prochain et dont l'élaboration a associé, en France, mon ministère et le ministère des Affaires étrangères (et je tiens à saluer la présence de Jean-Pierre Lafon, son secrétaire général, ancien ambassadeur de France à Pékin) ;
- un important programme d'accueil en France d'étudiants chinois en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques ;
- l'implantation en Chine de grandes écoles, comme l'Ecole centrale dont un campus vient d'être inauguré à Pékin à la rentrée 2005 ;
- ou encore le Centre franco-chinois pour la science, la technologie et l'innovation de Tongji, dont le président de la République a posé la première pierre en octobre 2004.

La poursuite de cette dynamique de coopération franco-chinoise trouve naturellement des racines dans l'enseignement de la langue auprès des jeunes élèves.

La nomination d'un inspecteur général de chinois prend tout son sens dans ce contexte, et je suis heureux d'avoir choisi pour cette fonction le professeur Joël Bel Lassen qui œuvre depuis plus de vingt ans, dans les établissements scolaires comme à l'université, à la connaissance de la langue et de la culture de ce grand pays. Professeur à Langues O, il en est un promoteur inlassable et enthousiaste.

Mais, ce n'est pas seulement cet enthousiasme, ce n'est pas ce seul mérite qui m'ont déterminé à créer ce nouveau poste d'inspecteur général.

La place prise aujourd'hui en France par l'apprentissage du chinois illustre aussi le développement de la relation bilatérale entre la France et la Chine.

La Chine est un pays d'un milliard trois cents millions d'habitants dont l'intégration à l'économie mondiale est l'un des faits majeurs du début de ce XXI e siècle.
L'embauche dans les entreprises implantées en Chine exige désormais la connaissance de la langue chinoise là où l'anglais suffisait il y a peu.

Mais l'ouverture récente de la Chine à la scène économique mondiale est aussi une formidable occasion de renouer, par-delà le cercle des spécialistes, le dialogue des cultures entre les grandes civilisations occidentales et orientales.

Car la Chine - nul l'ignore - est porteuse d'un héritage dont la connaissance mérite d'être développée dans notre enseignement scolaire.

Comme il a été souvent le cas dans l'histoire des civilisations, les échanges économiques sont appelés à déboucher sur un enrichissement mutuel des cultures et sur une vision du monde élargie.

La France, qui est porteuse de diversité culturelle et linguistique, s'en réjouit tout particulièrement.

Et d'ailleurs, les jeunes et leurs parents, les responsables éducatifs, recteurs, inspecteurs d'académie, chefs d'établissement, prennent la mesure de ce phénomène et de ces enjeux, car je constate que l'étude du chinois se développe à un rythme accéléré.

Près de 12 000 élèves apprennent aujourd'hui le chinois, dont 10 000 dans le second degré. Ils étaient seulement 2 500 il y a dix ans.

Le chinois est ainsi sur le point d'accéder à la 5 e place des langues étudiées dans notre pays.

L'essor du chinois se produit à un tournant important de la politique d'enseignement des langues qui constitue un axe fort de la politique éducative que je mène au sein de ce ministère.

Les missions du nouvel inspecteur général consisteront, bien entendu, à veiller à la bonne formation, au suivi et au soutien des enseignants de chinois, dont le nombre est appelé à augmenter ; Monsieur Bel Lassen aura aussi la charge de veiller à la qualité des programmes d'enseignement ainsi qu'à la promotion de cette langue dans notre système éducatif. Il le fera sous l'autorité du doyen de l'Inspection générale, François Perret, et en étroite collaboration avec le doyen du groupe des langues vivantes, François Monnanteuil.

Il apportera son concours éclairé à mon administration pour l'aboutissement de plusieurs dossiers actuellement à l'étude :
- augmentation du nombre des assistants de chinois dans les collèges et lycées (et je salue le dévouement de ceux d'entre eux présents ici ce matin) ;
- projet d'ouverture d'un enseignement international de chinois ;
- coopération avec la Direction nationale de l'enseignement du chinois langue étrangère, le « HANBAN », pour l'accueil en France de jeunes « volontaires de l'enseignement du chinois langue étrangère» ;
- ou encore la création d'une épreuve de chinois au prestigieux Concours général des lycées à la session de l'an prochain .

Mais, parmi ses missions, il en est une que je souhaite mettre en relief.

C'est le rôle moteur qu'il devra jouer pour mettre en œuvre la décision du Gouvernement d'implanter l'enseignement de cette langue dans les établissements de l'éducation prioritaire, et notamment dans les collèges « ambition réussite ».
Sur ce point, je sais que mon collègue Azouz Begag souhaite vous en dire plus.



voir aussi
le dossier de presse



Last updated : mars 1, 2006

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