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Salon européen de l'Éducation : intervention de Najat Vallaud-Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem - 28/11/2014

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Discours pronconcé par Najat Vallaud-Belkacem le vendredi 28 novembre 2014 à l'occasion du Salon européen de l'Éducation.

 

Seul le prononcé fait foi

J’ai pris, il y a trois mois, la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. La tête du ministère qui doit offrir à tous les élèves, quels que soient leur milieu d’origine et leurs conditions de vie quotidiennes, les mêmes chances de réussite scolaire et d’insertion professionnelle. Or cette promesse qui est au cœur même de l’idéal républicain, malgré l’engagement des équipes pédagogiques et éducatives sur le terrain, l’éducation nationale ne la tient pas.

L’enquête PISA 2012 (Ce que les élèves de 15 ans savent et ce qu’ils peuvent faire avec ce qu’ils savent) l’a montré : les chances de réussite pour les élèves défavorisés sont moins grandes en France qu’en moyenne dans les pays de l’OCDE.
96% des enfants issus d’un milieu très favorisé réussissent l’examen du diplôme national du brevet quant 75% des enfants issus d’un milieu défavorisé obtiennent ce diplôme.

Un enfant d’ouvrier et d’employé a deux fois moins de chances qu’un enfant de cadre d’obtenir un baccalauréat général.

Un enfant d’ouvrier et d’employé a deux fois moins de chances qu’un enfant de cadre d’obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur.

Seul un redoublant de CP sur dix aura la chance d’obtenir un baccalauréat général ou technologique, comme si le destin scolaire s’écrivait à l’âge de six ans.

Je pourrai continuer à égrener ces statistiques terribles. Mais je veux passer des constats aux actes. Car, et je me permettrai ici de citer Jules Ferry qui, en instaurant en France l’instruction gratuite, laïque et obligatoire, a mis l’éducation au service de l’idéal républicain, "avec l’inégalité d’éducation, je vous défie d’avoir jamais l’égalité des droits, non l’égalité théorique, mais l’égalité réelle, et l’égalité des droits est pourtant le fond même et l’essence de la démocratie."

L’objectif que je me suis fixée est à la fois extrêmement simple et profondément ambitieux : faire reculer les déterminismes sociaux dans l’École. C’est la condition indispensable pour que l’École offre enfin à tous les mêmes chances de réussite. C’est une condition indispensable à la confiance que les citoyens peuvent accorder aux institutions de la République. C’est une condition indispensable à la force du lien social.

Je suis la ministre des 12,3 millions d’écoliers, de collégiens et de lycéens. Je serai tout particulièrement celle, aux côtés des équipes pédagogiques et éducatives, des 20% d’élèves en grande difficulté dès la fin de l’école élémentaire et de tous ceux qui subissent le poids des déterminismes sociaux.

Enfin, je suis la ministre qui poursuit la mise en oeuvre des engagements du Président de la République en matière de créations de postes. Je veux le dire ici : l'engagement des 60 000 postes - dont 54 000 dans l'Éducation nationale - sur la durée du quinquennat sera tenu, pour donner à l'École tous les moyens qu'elle mérite.

Notre École exacerbe aujourd’hui les inégalités sociales alors même qu’elle a pour mission d’offrir à tous les mêmes chances de réussite. Comment pourrons-nous construire la République de demain si nous donnons aux jeunes générations l’image d’une société qui, non seulement ne leur donne pas les mêmes chances, mais accroît les désavantages initiaux ?

Je veux mobiliser la Nation autour d’une priorité : plus d’égalité pour la jeunesse. Je veux faire de ma politique éducative une politique publique ‎au service de l’égalité et de la solidarité. Une politique publique qui assume de donner plus à ceux qui ont moins. C’est le sens de mon action à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

C’est pourquoi j’ai décidé, à peine arrivée au ministère, de réformer le système de répartition des moyens d’enseignement entre les écoles et établissements scolaires. Le système actuel est largement aveugle aux différences de situation économique et sociale des élèves, alors même que l’on sait que les inégalités économiques et sociales sont le premier déterminant de la réussite scolaire. Dès janvier, les écoles, les collèges et les lycées recevront des moyens proportionnés non seulement à la démographie, mais aussi aux difficultés sociales et scolaires de leurs élèves. C’est une exigence de justice. C’est aussi une condition d’efficacité et d’excellence. Car l’excellence et la justice ne sont en rien contradictoires. Bien au contraire. Plus la base de ceux qui réussissent est large et diverse, meilleure est l’élite. Encore faut-il que l’accès à cette élite ne soit pas verrouillé par des considérations sociales. C’est pourquoi j’attache une importance toute particulière à la mise en œuvre du droit d’accès privilégié des 10% des meilleurs bacheliers de chaque filière de chaque lycée dans les formations sélectives de l’enseignement supérieur (classes préparatoires aux grandes écoles, sections de techniciens supérieurs, instituts universitaires de technologie, etc.).

C’est parce que je veux faire de ma politique éducative une politique publique au service de l’égalité et de la solidarité que j’ai également décidé de proposer une réponse innovante aux territoires ruraux les plus isolés. L’école rurale est fragile quand les écoles sont de petite taille et dispersées. Mais l’école rurale est indispensable pour assurer un service public de proximité sur l’ensemble du territoire. Je suis prête à garantir le maintien de tout ou partie des postes, même en cas de diminution du nombre des élèves, aux territoires ruraux souhaitant s’engager dans une démarche de réorganisation de leurs réseaux d’école. Les regroupements pédagogiques intercommunaux permettent non seulement un maillage important du territoire, mais surtout une plus grande qualité des apprentissages des élèves, grâce à leur rassemblement dans des groupes d’âges plus homogènes. Ces regroupements permettent par ailleurs de protéger les enseignants du risque d’isolement professionnel et pédagogique, et aux communes de disposer de plus de moyens pour recruter et mutualiser des personnels pour la mise en place des activités culturelles et sportives pour tous les élèves dans le cadre des nouveaux rythmes scolaires. C’est le sens que nous devons porter.

C’est parce que je veux faire de ma politique éducative une politique publique au service de l’égalité et de la solidarité que nous adaptons la carte des réseaux d’éducation prioritaire. Depuis les lois Savary, c’est-à-dire depuis 30 ans, l’éducation prioritaire n’a fait l’objet d’aucune refondation globale. Les dispositifs se sont empilés et complexifiés, ont perdu en efficacité, des déconnections entre la carte de l’éducation prioritaire et la réalité sociale sont apparues. Des écoles et des collèges accueillent aujourd’hui des populations socialement fragiles sans bénéficier des moyens d’accompagner les élèves qu’offre le classement en éducation prioritaire. Est-il compréhensible qu’un collège dont le pourcentage d’élèves issus de familles défavorisées est supérieur à 63% ne fasse pas partie de l’éducation prioritaire ? La nouvelle carte des 1 082 réseaux d’éducation prioritaire mettra fin à ces situations intolérables. La nouvelle carte de l’éducation prioritaire sera un levier en faveur de plus de justice sociale et de moins d’inégalités. Et pour ceux qui s'inquiètent de leur sortie de ces réseaux, je veux les rassurer en une phrase simple : nous ne les laisserons pas tomber. En réformant notre système d'allocation des moyens, nous prendrons désormais en compte les réalités de chaque établissement et mettrons fin aux effets de seuil qui les inquiètent. L'alternative ne sera plus être ou ne pas être en éducation prioritaire. A côté de ces réseaux où nous concentrons 350 millions d'euros supplémentaires, nous veillerons à ce que chaque établissement se voie doté le plus finement et le plus justement possible des moyens adaptés aux freins sociaux constatés. Plus de justice sociale dans la répartition des moyens, donc. Mais aussi, au sein même des classes, une attention soutenue à l'acquisition par chaque élève des connaissances, compétences et culture de ce socle commun que nous sommes en train de redéfinir pour leur permettre de se construire une place de citoyens et d'hommes ou de femmes actifs dans la société.

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République a programmé 3 000 postes pour l’accueil des moins de trois ans, prioritairement dans les réseaux d’éducation prioritaire. Les conditions de scolarisation des plus jeunes sont en effet une des clés de la capacité à acquérir une culture commune, à maîtriser les apprentissages fondamentaux et à devenir maître de son destin. Le taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans a cru de manière très significative en éducation prioritaire depuis mai 2012. Il est aujourd’hui supérieur à 20% au niveau national, et notre objectif de 30% est déjà dépassé dans de nombreux de départements, à l’image du Nord et du Pas-de-Calais. Nous devons ces moyens humains aux enfants qui connaissent, avant même leur entrée à l’école, des écarts très importants en matière de maîtrise du langage oral et de communication. Nous leur devons ces moyens car les écarts ne cessent de se creuser au cours de la scolarité. Dès l’âge de trois ans, au moment de l’entrée en maternelle, les enfants de familles aisées ont un vocabulaire trois fois plus riche que ceux des familles à faible revenu. Quatre ans plus tard, les enfants de CE1 issus de milieux défavorisés maîtrisent 1 000 mots de moins que ceux issus de milieux favorisés. Et les élèves ont tôt fait de décrocher, dès le primaire, s’ils n’acquièrent pas les bases nécessaires. Il faut donc porter une attention particulière aux difficultés naissantes. C’est dès la maternelle que notre action commence. Nous avons pour elle de vraies ambitions, adaptées au jeune âge des enfants bien sûr. Mais le futur programme, qui entrera en vigueur pour elle à la rentrée 2015, aura pour objectif comme le prévoit d’ailleurs le projet proposé par le Conseil supérieur des programmes, la stimulation et la structuration du langage oral et l’entrée progressive dans la culture de l’écrit.

Le dispositif "plus de maîtres que de classes" est un des nouveaux dispositifs qui contribuent à remédier très tôt dans la scolarité aux difficultés. Il permet d’aider, notamment au cycle 2, les élèves qui ont du mal à suivre dans le cadre de la classe. Il doit se traduire par une amélioration significative des résultats scolaires grâce aux nouvelles pratiques pédagogiques qu’il permet, en particulier le co-enseignement et la prise en charge de groupes d’élèves.

L’accueil des moins de trois ans comme le dispositif "plus de maîtres que de classe" ont été développés dans le cadre de la priorité accordée au premier degré.

Les enseignants et les parents attendent maintenant une nouvelle organisation du collège. Son organisation actuelle n’apporte pas les solutions adaptées aux élèves rencontrant des difficultés significatives à l’entrée en 6e. Elle conduit même à l’aggravation de ces difficultés. 12% des élèves ne maîtrisent pas les compétences de base attendues en français en fin de CM2. Ils sont 25% dans ce cas en 3ème. 9% des élèves ne maîtrisent pas les compétences de base attendues en mathématiques en fin de CM2. Ils sont 13% dans ce cas en 3ème. Je ne peux pas l’accepter. C’est l’existence même du collège unique qui est en jeu. Les systèmes éducatifs les plus performants sont ceux qui sont organisés autour d’un tronc commun de formation le plus large possible pour tous les élèves. Ne laissons pas les faiblesses actuelles du collège français conduire à la remise en question du principe du collège unique. Les différenciations pédagogiques doivent être construites dans le cadre d’un tronc commun partagé par tous jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire. Le nouveau collège sera ainsi organisé autour d’un tronc commun d’une part, et de pratiques différenciées adaptées aux besoins et permettant la prise en charge spécifique de tous les élèves, notamment de ceux en grande difficulté scolaire, d’autre part.

Ce collège unique du XXIe siècle s’inscrira dans le nouveau paradigme de la lutte contre le décrochage scolaire : celui du choix de la prévention et de la recherche, dès les premiers signes du décrochage, des réponses au sein même de la classe. J’ai présenté la semaine dernière à Lens, aux côtés du Premier ministre, les réponses concrètes que nous apportons aux jeunes en risque de décrochage et à leurs parents, autour de trois axes : la mobilisation de l’ensemble des acteurs dans la lutte contre le décrochage, le choix de la prévention, et des réponses concrètes apportées aux jeunes ayant quitté le système de formation initiale pour leur offrir une nouvelle chance pour se qualifier. Le décrochage, ce sont autant d’enjeux humains, économiques, de cohésion sociale et de réduction des inégalités. Pour répondre à ces enjeux, nous formerons les enseignants pour qu'ils décèlent les signes du décrochage et les traitent avec des outils adaptés, et notamment l'usage du numérique. Nous adaptons les parcours et développons des passerelles et structures de raccrochage. Nous mettons en place un numéro d’assistance et d’information qui permettra aux jeunes en situation de décrochage ou ayant décroché, et à leurs parents, d’obtenir une information immédiate et fiable sur les solutions alternatives de formation et d’accompagnement. Les parents seront davantage associés à la vie de l’école et au parcours de leurs enfants. Nous organiserons chaque année une Semaine de la persévérance scolaire. Les enseignants seront sensibilisés, formés et outillés pour déceler le plus tôt possible les premiers signes de décrochage. Les usages du numérique seront diffusés par le développement de contenus de cours vidéo en ligne et d’applications pour faciliter l’accès des jeunes aux savoirs fondamentaux et faire évoluer les pratiques. Et je ne présente ici que quelques-unes des mesures qui permettront d’atteindre l’objectif fixé par le Président de la République de diviser par deux d’ici 2017 le nombre de jeunes sortant qualification du système éducatif.

C’est parce que je veux faire de ma politique éducative une politique publique au service de l’égalité que je veux agir enfin sur les programmes et l’évaluation des élèves.

J’attends de l’école obligatoire, non seulement qu’elle apprenne aux élèves à lire, écrire et compter, mais aussi qu’elle leur transmette les moyens de devenir des citoyens éclairés, de poursuivre des études et de se construire un avenir personnel et professionnel.

Le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture doit mobiliser l’École autour d’un objectif très ambitieux : faire en sorte que tous les élèves puissent bien apprendre au cours de leur scolarité obligatoire et construire, grâce à ces fondements solides et partagés, la suite de leur parcours scolaire.

Les nouveaux programmes devront répondre à la même exigence. La qualité des programmes est un des déterminants de la qualité des apprentissages et de la réussite des élèves. Les programmes doivent être adaptés aux temps des apprentissages. Les programmes doivent également être adaptés aux évolutions de la société et aux besoins des élèves d’aujourd’hui. C’est pourquoi je souhaite, pour ne prendre qu’un exemple, que tous les collégiens puissent apprendre les langages informatiques.

Le numérique à l’école, dont l’apprentissage des langages informatiques est une des dimensions, est un atout pédagogique considérable qui permettra aux élèves de disposer non seulement des instruments les plus modernes d’apprentissage, mais également des meilleures chances de réussite scolaire. Nouveaux outils, richesse des contenus, diversité des exercices, interdisciplinarité, interactivité, pédagogies différenciées et même individualisées participeront d’une prise en charge plus efficace des élèves en difficulté sans ralentir les progrès des meilleurs. Le numérique à l’école est une opportunité fantastique pour réduire les fractures sociales, scolaires et culturelles.

La mise en place du grand projet numérique pour l’éducation nationale annoncé par le Président de la République et des nouveaux programmes se feront grâce à un effort tout particulier apporté à la formation continue des enseignants.

Nous avons, depuis 2012, refondé le système de formation initiale de nos professeurs. La rentrée 2014 a été celle de la première génération des lauréats des concours de recrutement des personnels d’enseignement et d’éducation rénovés. L’enseignement est en effet un métier qui s’apprend. Plus de 20 000 fonctionnaires stagiaires suivent ainsi depuis septembre une nouvelle formation en alternance entre leur École supérieure du professorat et de l’éducation et une école, un collège ou un lycée.

Dans le cadre de la formation continue, nous allons, dès le premier trimestre 2015, former les professeurs aux nouveaux programmes de maternelle. L’année scolaire 2015-2016 sera dédiée à la formation des enseignants aux nouveaux programmes de l’école élémentaire et du collège. Pour assurer cette formation continue, nous sommes en train de reconstituer un vivier de formateurs, notamment en éducation prioritaire et notamment dans le second degré, avec la fonction nouvelle de professeurs formateurs académiques.

L’action sur les programmes est le premier volet de mon action pédagogique. Le second volet de cette action est la définition d’une nouvelle politique d’évaluation des élèves.

Je vous invite d’ailleurs à venir nombreux aux Journées de l’évaluation qui se tiendront à Paris les 11 et 12 décembre prochains.
Je veux que le système d’évaluation que je serai amenée à définir après ces Journées et la remise par le jury d’Etienne Klein de ses recommandations, crée les conditions de l’acquisition des savoirs fondamentaux pour tous les élèves, qu’il les encourage à plus et mieux travailler, à plus et mieux apprendre.

Déjà des centaines d’équipes enseignantes, dans toute la France, ont entrepris de faire évoluer leurs pratiques en ce sens. J’ai pu échanger, il y a quelques jours, avec l’équipe éducative, les élèves et les parents d’élèves du collège Gabriel Seailles de Vic-Fezensac dans le Gers. J’en verrai bien d’autres encore. Quand une innovation est portée par l’ensemble d’une équipe, quand elle prend ses racines dans la volonté de redonner envie d’apprendre aux élèves, quand elle associe leurs parents à la démarche engagée, elle ne peut que se traduire positivement sur les résultats scolaires. Au collège Gabriel Seailles, le nombre d’élèves décrocheurs ou en grande difficulté est passé de 20 à 10%, avec un taux de réussite au diplôme national du brevet toujours aussi élevé, grâce à l’introduction de l’évaluation par compétences.

Je veux saluer tous ces enseignants, toutes ces équipes qui, sans attendre les initiatives du ministère, cherchent à innover pour mieux faire réussir leurs élèves. Je les rencontre régulièrement dans mes déplacements sur le terrain. Par ailleurs, dans les prochains mois, je souhaite organiser régulièrement des rencontres avec les enseignants pour faire connaître, valoriser et diffuser leurs pratiques innovantes qui font avancer l’École et la cause de l’égalité à l’école.

Vous l’avez compris, j’ai une ambition forte pour l’École. "Nous ne méritons pas notre place dans la répartition des dons à la naissance, pas plus que nous ne méritons notre point de départ initial dans la société" : c’est à l’École de la République qu’il revient de corriger ces inégalités de départ mises en lumière par John Rawls pour créer les conditions d’une véritable égalité des chances et d’un système scolaire juste et équitable.

Pour mener ma mission à bien, parce qu’une politique en faveur de plus d’égalité peut remettre en question des situations établies, j’ai besoin que la communauté éducative et ses partenaires soient unis autour de l’École et pour l’École.

J’ai besoin des enseignants, de tous les personnels, de leurs organisations représentatives, des associations éducatives. J’ai besoin également des entreprises.

J’ai parfaitement conscience que l’Éducation est affaire de temps long et que des professionnels peuvent, parce qu’ils savent qu’il y aura d’autres programmes, d’autres réformes, douter des politiques portées par le ministère. J’ai parfaitement conscience que les résultats de notre action ne se mesureront qu’à moyen et long terme. Mais c’est ici et maintenant que je veux mettre toute mon énergie à mener le combat contre les inégalités à l’école.

Les chantiers que je vous ai présentés, je les prends à bras le corps. Je les porterai haut parce que je veux porter haut les couleurs de l’École.

Il en va de l’avenir de notre jeunesse.

Il en va de l’avenir de notre République, qui tire sa force de la promesse d’égalité.

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Salon européen de l'Éducation 2014
Le salon européen de l’Éducation se déroule du jeudi 27 au dimanche 30 novembre 2014 au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris. Le ministère de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, avec le soutien de ses opérateurs, l'Onisep, le Cned et Canopé, orientera cette année son stand vers l'emploi des jeunes : enseignement professionnel, alternance et apprentissage. En parallèle, le ministère participe au salon professionnel de l'éducation Éducatec-Éducatice, les 26, 27 et 28 novembre 2014. Des spécialistes y présentent les actions du ministère en matière de technologies de l'information et de la communication dans l'éducation (Tice).
Salon européen de l'Éducation 2014

Mise à jour : novembre 2014

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