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[archive] Installation du Haut Conseil de l'éducation
Discours - Gilles de Robien - 08/11/2005

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Le Haut Conseil de l'éducation, a été installé officiellement le mardi 8 novembre après-midi par Gilles de Robien, au cours d'une cérémonie à la Sorbonne. Dans son discours, le ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, a rappelé que ce conseil devait mener « une réflexion profonde, indépendante, opérationnelle, sur le contenu de l'enseignement et sur l'évaluation systématique des résultats (¿) Il émettra des avis et pourra formuler des propositions sur toutes les questions relatives à la pédagogie, aux programmes, aux modes d'évaluation des connaissances des élèves, à l'organisation et aux résultats du système éducatif et à la formation des enseignants¿ » Première contribution attendue : « aider le gouvernement à définir le contenu du socle commun de connaissances. » La création de ce conseil était une de suggestions du rapport Thélot établi à l'issue du Débat national sur l'avenir de l'Ecole.

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres du Haut Conseil,
Madame et Messieurs les directeurs,
Messieurs les recteurs,
Mesdames et Messieurs,

Plus que jamais sans doute, à l'heure où de graves troubles secouent notre pays, l'Ecole est aux avant-postes. Je pense à tous les chefs d'établissement, à tous les directeurs d'école, à tous les professeurs, et à tous les personnels de l'Education nationale, qui assurent leurs missions sans désemparer dans des conditions souvent difficiles, en particulier dans les zones d'éducation prioritaires.

Au nom du gouvernement, je veux saluer leur travail, leur ténacité, leur dévouement à la cause de la République. Je veux leur dire le soutien et la gratitude de la Nation. Je veux leur dire que, comme eux, je ressens douloureusement les agressions commises à l'encontre des écoles et des établissements scolaires, car elles s'attaquent au bien le plus précieux de la République, celui que nous mettons au service de l'éducation de nos enfants.

Nous le savons, au-delà de la nécessaire fermeté à l'égard des délinquants, la réponse de fond aux problèmes qu'affronte notre pays passe, comme l'a dit hier soir le Premier Ministre, par l'éducation et l'instruction :
- L'éducation d'abord, qui doit inculquer aux enfants les principes élémentaires de la vie en commun, leur donner aussi la conscience de leur appartenance à la Nation française, et le sentiment de leurs droits comme de leurs devoirs.
- L'instruction ensuite, qui est la meilleure voie vers le travail, l'insertion dans la société, la responsabilité et l'exercice réel de la citoyenneté.

Contre le désespoir et l'absence de perspectives, je le répète, le meilleur remède, c'est l'éducation , - mais à une condition : que les jeunes diplômés issus des quartiers difficiles ne soient pas victimes de discrimination lors de leur entrée sur le marché du travail. Sans cela, nos valeurs ne sont que des mots, nos efforts tombent dans le vide, et nous nous préparons des lendemains encore plus durs. Une prise de conscience nationale et une mobilisation de toute la société sont nécessaires ! Ce n'est pas un choix, c'est une obligation collective. Il en va de l'avenir du pays.

En installant cet après-midi le Haut Conseil de l'éducation, je mesure l'immense travail qui l'attend, l'immense et très belle tâche qui lui est réservée : éclairer le gouvernement sur le contenu de notre enseignement et l'évaluation de notre système éducatif.

Comme ministre de l'Education nationale, j'attache évidemment la plus haute valeur à ces deux questions, qui sont au c¿ur de l'Ecole :

L'Ecole est l'institution fondamentale de la République, celle qui lui donne son sens et sa grandeur. Les professeurs sont les instituteurs de la République dans le c¿ur des futurs citoyens, au sens précis où ils doivent instituer les valeurs fondamentales de notre cité démocratique dans les jeunes esprits. La cohésion nationale, dont on parle tant, et dont l'absence est si cruelle lorsqu'on en fait l'épreuve, cette cohésion ne se décrète pas ! Elle ne tient pas à des mots. Elle se construit, elle s'institue par des apprentissages, des manières d'être, que seule l'Ecole peut transmettre.

Il ne suffit pas non plus de répéter le mot « valeurs » ; il faut en citer le contenu :
- la liberté, qui est inséparable du respect de la loi ;
- l'égalité, qui n'est pas l'égalitarisme, mais l'égalité des chances ;
- la fraternité, qui commence par le respect d'autrui quel qu'il soit, et s'accomplit dans l'attachement à la communauté nationale.

Les valeurs de l'Ecole, ce sont aussi la laïcité, le respect du travail, la nécessité de l'effort, l'autorité du savoir, le respect des consciences.

Ces valeurs se résument en une formule, qui dit très bien l'idéal de la République : remplacer la naissance par le mérite. Mais s'il est facile à énoncer, cet idéal est très difficile à réaliser.

Et c'est précisément parce que depuis longtemps, la mobilité sociale, la promotion du mérite et l'égalité des chances reculent dans notre pays, que nous devons réfléchir aux meilleurs moyens de remettre la machine en route.

Oui, la machine est grippée !

Les Français désormais le savent, le sentent, le vivent. Nous avons donc le devoir de redoubler d'imagination et de lucidité pour rendre à l'Ecole sa force émancipatrice, cette force qui n'est, et ne peut être, que celle du savoir et de la culture.
Cet effort passe évidemment par une réflexion profonde, indépendante, opérationnelle, sur le contenu de l'enseignement et sur l'évaluation systématique de ses résultats.
C'est pour mener cette réflexion que le législateur a décidé la création du Haut Conseil de l'éducation. Il l'a fait sur la base d'une des propositions du rapport Thélot, fruit du Débat national sur l'Ecole, qui visait à instaurer une instance vraiment libre pour aider le gouvernement à définir le contenu du socle commun de connaissances.

Le rôle du Haut conseil

Le rôle du Haut conseil sera cependant plus large. Sur saisine du ministre de l'Education nationale, il émettra des avis et pourra formuler des propositions sur toutes les questions relatives à la pédagogie, aux programmes, aux modes d'évaluation des connaissances des élèves, à l'organisation et aux résultats du système éducatif et à la formation des enseignants. Il dressera également un bilan des expérimentations prévues par la loi au sein des écoles, collèges et lycées. Ses avis seront rendus publics.

Par ailleurs, il remettra chaque année au Président de la République un bilan des résultats obtenus par le système éducatif. Ce bilan sera transmis au Parlement.

Ses membres

Pour accomplir ces missions, des personnalités qualifiées seront désignées tous les six ans ; je suis heureux aujourd'hui de saluer celles que le Président de la République, le président du Sénat, le président de l'Assemblée nationale et le président du Conseil économique et social ont choisies pour être les premiers membres de cette nouvelle institution.

D'abord Monsieur Bruno Racine, président du Haut Conseil.
Sa passion pour la culture et les humanités, son sens aigu du dialogue intellectuel, sa rigueur, son sens de l'Etat en feront, j'en suis sûr, un excellent pilote.
Je continue par ordre alphabétique, (ce qui je crois est le plus adapté aux circonstances)

Alain Bouvier, professeur des universités en mathématiques, ancien recteur, qui est l'un des meilleurs connaisseurs des instituts universitaires de formation des maîtres ;

Christian Forestier, inspecteur général de l'éducation nationale, qu'il est presque inutile de présenter tant il est une figure connue du monde de l'éducation ;

Jean-Pierre Foucher, professeur de pharmacie à l'université Paris XI, ancien élu de la Nation ;

Marie Thérèse Geffroy, directrice de l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme, qui a, par nature, une vive conscience de l'enjeu représenté par l'apprentissage de la lecture et de l'écriture ;

Valérie Hannin, historienne, directrice de la rédaction de la revue « l'Histoire », qui a toujours su promouvoir la démocratisation du savoir, sans renoncer à l'exigence intellectuelle ;

Laurent Lafforgue, médaille Fields de mathématiques, directeur de recherche au CNRS, membre de l'Académie des sciences, qui a, chevillé au corps, l'amour de l'école républicaine ;

Michel Pébereau, absent aujourd'hui, président du Conseil d'Administration de BNP Paribas, qui a prouvé depuis longtemps son engagement pour l'enseignement scolaire et pour la formation ;

enfin, Denis Tillinac, qui a sur l'enseignement de la littérature, si je puis dire, un avis de professionnel et qui voue à l'école de la République une passion pleine de ferveur.

A chacun d'entre vous, et à tous pris collectivement, je veux dire aujourd'hui la confiance du ministre et l'espérance de la Nation.

Votre mission est capitale pour l'avenir de notre système éducatif. La définition des contenus enseignés aux élèves - comme aux futurs professeurs - mais aussi l'évaluation objective des résultats de notre système ne sauraient s'effectuer intégralement à l'intérieur du système éducatif.

Il est nécessaire qu'une instance indépendante, représentant une certaine forme de bon sens, d'opinion éclairée de « l'honnête homme », puisse donner son avis.

Car l'Education nationale est un service public, et comme tout service public, elle ne détermine pas elle-même ce qu'elle doit faire, mais elle fait ce que la Nation lui donne mission d'accomplir. C'est au pouvoir politique démocratique qu'il revient de déterminer le contenu des missions des services publics.

Il est donc normal, naturel, légitime, qu'une instance indépendante de l'administration puisse faire entendre sa voix, donner ses conseils, formuler son avis ; étant entendu, bien sûr, que c'est au gouvernement, c'est-à-dire au pouvoir politique que revient la responsabilité ultime des décisions, sous le contrôle du Parlement.

En outre, le Haut Conseil de l'éducation sera assisté par un comité consultatif ; il apportera sa contribution au bilan des résultats de notre système éducatif, qui sera dressé chaque année. Sa composition, calquée sur celle qu'avait le Haut Conseil de l'évaluation de l'école, sera très prochainement arrêtée.

Le secrétaire général, Pierre Maurel, jusqu'ici délégué à la communication du ministère de l'Éducation nationale, vous apportera toute sa disponibilité et sa grande compétence.

Les travaux du Haut Conseil commenceront sans attendre. Ils porteront sur deux sujets capitaux pour l'avenir de notre système éducatif :
- la définition du socle de connaissances et de compétences que tout élève doit acquérir avant la fin de la scolarité obligatoire ;
- la définition du cahier des charges des instituts universitaires de formation des maîtres.

Sur ces deux sujets, que le législateur a inscrits dans la loi d'orientation pour l'avenir de l'École, le Haut Conseil devra donner son avis dans les mois qui viennent.

Il s'agit là - je crois qu'il faut en prendre conscience - d'un acte refondateur, qui renoue avec les origines de l'école de la République.

Jamais, depuis la loi Ferry de 1882, la Nation n'avait souhaité définir aussi solennellement le contenu de l'enseignement obligatoire.

Chacun doit donc ici mesurer à la fois la gravité du sujet et la hauteur des responsabilités qui nous sont confiées !

Le socle
Pourquoi donc, redéfinir un socle ?
Cette notion a déjà suscité de nombreux débats. Mais plutôt que de nous attacher aux mots, considérons les choses.
De quoi s'agit-il ?

Tout simplement de définir clairement, de façon compréhensible par tous, ce que tout jeune doit savoir, quel que soit son parcours de formation - y compris, naturellement, s'il a choisi l'apprentissage, comme l'a rappelé tout à l'heure le Premier Ministre.

Cet ensemble de connaissances et de compétences constitue les bases indispensables pour être un citoyen capable de s'insérer dans la société ! Non pas de s'y insérer comme un rouage, mais de s'y insérer comme un homme libre, capable de voler de ses propres ailes, d'y assumer des responsabilités, capable aussi de continuer à se former tout au long de la vie.

Le socle, c'est un tremplin. Le socle, c'est aussi, parce qu'il fonde une culture et une identité communes, le ciment de la Nation.

L'intérêt d'une telle définition est évident :
Elle permet d'abord de faire clairement la distinction au sein des apprentissages, entre ce qui est absolument prioritaire et ce qui l'est moins. Il ne s'agit pas ce faisant d'établir une hiérarchie entre les disciplines, ni de limiter l'enseignement à un « minimum vital » !
Non, il s'agit d'établir (au sein d'un enseignement aussi riche qu'on le voudra) un lien logique entre les principes du savoir et les développements du savoir, entre la base et les constructions.

On ne construit pas une maison en commençant par le toit ! Cela ne signifie pas que le toit vaille moins que les fondations ! Ce n'est pas une question de valeur, c'est une question de logique.

Cela signifie en clair que tant qu'un pilier du socle n'est pas acquis, il n'est pas raisonnable de vouloir construire autre chose, car ce serait bâtir sur du sable ! Le socle fournit donc aussi un principe de discernement et un principe d'organisation des enseignements, non un principe de limitation.

Cette définition permet ensuite à l'ensemble de la communauté nationale « d'y voir clair » et de savoir concrètement ce que l'on doit apprendre impérativement à l'école et au collège.

J'insiste sur ce point, car depuis trop longtemps, nos compatriotes, en particulier les parents, ont le sentiment de ne plus vraiment comprendre ce que l'on apprend à l'école .

Ils ne distinguent plus très bien, dans le fourmillement d'activités, de matières, d'apprentissages, la cohérence, la logique, la finalité de l'ensemble ; ils ne distinguent plus non plus entre l'essentiel et l'accessoire. Le socle est un vrai moteur d'égalité des chances.

Enfin, cette redéfinition permettra à l'institution elle-même, mais aussi aux élèves, de se fixer des objectifs et d'être évalués en conséquence. Identifier clairement ce que l'on doit savoir de manière impérative, c'est une manière de structurer son esprit et de mobiliser sa volonté.

Ce socle des indispensables crée une obligation : celle de tout entreprendre pour atteindre ce résultat. A cet effet, il doit s'accompagner d'une nouvelle stratégie pour épauler les élèves éprouvant des difficultés à l'acquérir. Tel est l'objectif des programmes personnalisés de réussite éducative.

Ce socle, la représentation nationale a voulu en définir les grandes lignes :
- la maîtrise de la langue française ;
- la connaissance des principaux éléments de mathématiques ;
- une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ;
- la pratique d'au moins une langue vivante étrangère ;
- la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication.

Il reste maintenant à préciser le contenu de chacun de ces piliers.

Pour cela, un projet sera élaboré par mes services, et sera soumis prochainement à l'avis du Haut Conseil.
Je souhaite bien évidemment que votre avis soit le plus libre, le plus nourri, le plus substantiel possible. Le Haut Conseil ne doit pas limiter son rôle à dire oui ou non ! Il peut, s'il le souhaite, réécrire, reformuler les textes qui lui sont soumis.

Le deuxième travail important, dont vous serez très vite saisis, c'est la définition du cahier des charges des instituts universitaires de formation des maîtres.

La formation des maîtres

Je l'ai dit, la définition de ce cahier des charges national est (d'abord) une conséquence logique de la définition du socle. Il importe en effet d'adapter la formation des maîtres à notre objectif, qui est l'acquisition du socle par tous les élèves.

Cela suppose assurément que nous repensions cette formation.

J'ai rencontré dimanche, avec le Premier Ministre, de jeunes professeurs qui exercent dans des banlieues difficiles. Tous demandent une formation plus en rapport avec la pratique réelle du métier :
- comment parvient-on à transmettre du savoir et des compétences - je pense en particulier à l'apprentissage de la lecture en CP ?
- comment parvient-on à exercer l'autorité dans la classe ?

Les IUFM prendront, aux termes de la loi, le statut d'écoles intégrées aux universités, comme c'est le cas dans la quasi-totalité des grands pays européens.

Par ailleurs, l'Etat fixera, dans un cahier des charges national, le contenu de la formation initiale des enseignants ; elle sera fondée sur trois piliers :
¿ la formation disciplinaire,
¿ la formation pédagogique
¿ et - point à ne pas oublier - la formation du fonctionnaire de l'État, car nos enseignants, au c¿ur du service public d'éducation, sont dépositaires d'une part de l'autorité de l'Etat.

Le but est clair : faire en sorte que les instituts de formation des maîtres soient de véritables écoles de formation professionnelle, qui préparent réellement à la pratique de l'enseignement, devant une classe, qui permettent aux enseignants du XXIè siècle d'exercer leur métier avec enthousiasme et autorité.

Ces deux sujets capitaux constitueront l'entrée en matière, si je puis dire, de votre Haut Conseil.

Par la suite, en suivant une logique d'approfondissement, j'ai l'intention de vous saisir d'autres questions. Il y en a une que je vous soumets dès aujourd'hui.
Il s'agit de l'éducation civique.
Dans son article 2, la loi d'orientation sur l'école dispose en effet que « la Nation fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République ».
Chacun le ressent, une telle mission prend ces jours-ci une résonance particulière.

Je vous demande de réfléchir aux moyens de rendre efficace l'enseignement de ces valeurs, que je citais tout à l'heure. « Efficace » cela signifie qu'il ne doit pas seulement s'agir d'un enseignement théorique, mais d'un apprentissage, capable d'enraciner les valeurs pour qu'elles guident effectivement les comportements. Un tel apprentissage devra s'organiser tout au long d'un parcours scolaire cohérent et progressif.

Sur ce sujet, comme sur les autres, je vous donne toute liberté de réflexion et toute latitude dans les propositions.

Je pense aussi aux apprentissages premiers de la lecture : très prochainement Erik Orsenna, président de l'Observatoire national de la lecture, et François Perret, doyen de l'inspection générale de l'Education nationale, me remettront un rapport sur cet important sujet. Je vous consulterai sur les initiatives que je serai amené à prendre sur la base de leurs analyses et de leurs propositions.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

La création du Haut Conseil de l'éducation marque un moment important dans l'histoire de l'Ecole de la République.

Elle intervient à un moment où l'institution scolaire, qui a connu bien des évolutions depuis plus d'un siècle, doit retrouver une vision claire d'elle-même et renouer un pacte de confiance avec la Nation.

C'est sous les auspices des pères fondateurs de l'Ecole - Condorcet et Jules Ferry - que je souhaite placer ces travaux.

Comme eux, et au-delà de la différence des temps, nous devons nous rappeler les idées directrices du projet républicain :
- le progrès de l'esprit humain par la connaissance,
- le remplacement de la naissance par le mérite comme principe d'organisation sociale,
bref, l'émancipation de l'homme, pour lui-même et par lui-même, dans une société de justice et de fraternité.

Je vous remercie.



voir dossier de presse


Mise à jour : juillet 2006

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