Concours national de la Résistance et de la Déportation, remise des prix 2011-2012
Actu en images du 21 décembre 2012
Le concours national de la Résistance et de la déportation
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L'album photo "Concours national de la Résistance et de la Déportation 2012"
Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, et Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, ont remis les prix du concours national de la Résistance et de la Déportation 2011-2012 à l'Hôtel des Invalides le vendredi 21 décembre 2012. Les 42 lauréats et les enseignants qui les accompagnent sont originaires de douze académies et d’un établissement français à l’étranger. Ils ont travaillé sur le thème "résister dans les camps nazis".
Vendredi 21 décembre 2012, Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, et Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, ont remis les prix du concours national de la Résistance et de la Déportation à 42 lauréats et aux enseignants qui les accompagnent, originaires de douze académies et d’un établissement français à l’étranger.
Vecteur essentiel de transmission de la mémoire, le concours national de la Résistance et de la Déportation offre également aux élèves l’opportunité d'approfondir leurs connaissances sur certains aspects fondamentaux de l’histoire de la Seconde guerre mondiale.
En 2011-2012, les élèves étaient invités à composer sur le thème "résister dans les camps nazis". Pour l’année scolaire 2012-2013, le thème du concours est "communiquer pour résister (1940-1945)".
Chaque année, plus de 40 000 jeunes participent à ce concours ouvert aux collégiens de troisième et aux lycéens. Plus des trois quarts d’entre eux sont scolarisés en troisième.
Chiffres de participation
Élèves
Établissements
| Prix (toutes catégories confondues) | Mention (toutes catégories confondues) Les titulaires d’une mention ne sont pas présents à la cérémonie | Prix spécial de la Fondation de la Résistance (catégories individuelles) |
|
|---|---|---|---|
| Etablissements français à l’étranger | 1 | 1 | |
| Aix-Marseille | 2 | 2 | 1 |
| Amiens | 2 | ||
| Besançon | |||
| Bordeaux | 1 | ||
| Caen | |||
| Clermont Ferrand | 1 | ||
| Corse | 1 | 1 | |
| Créteil | 2 | ||
| Dijon | |||
| Guadeloupe | |||
| Guyane | |||
| Grenoble | 2 | 2 | |
| Lille | |||
| Limoges | |||
| Lyon | 1 | ||
| Martinique | |||
| Montpellier | 3 | 1 | 2 |
| Nancy-Metz | 1 | 1 | |
| Nantes | 1 | 1 | |
| Nice | |||
| Orléans Tours | |||
| Paris | 1 | ||
| Poitiers | 2 | 2 | |
| Reims | 1 | 1 | 1 |
| Rennes | 1 | ||
| Rouen | |||
| Réunion | 1 | 1 | |
| Strasbourg | 1 | 1 | |
| Toulouse | 1 | ||
| Versailles | 1 | 1 | 1 |
Les élèves ont réalisé un devoir individuel sur table, en durée limitée. Il s’agissait d’une composition ou d’un commentaire de documents à partir de sujets élaborés par les commissions académiques autour du thème du concours, "Résister dans les camps nazis".
Les élèves avaient à traiter collectivement le thème en rédigeant librement un dossier.
Lycée général et technologique "Giocante de Casabianca" de Bastia (académie de Corse)
Dans un coffret de présentation intitulé "notre devoir de mémoire", trois élèves ont produit un mémoire relatant dans un premier temps la montée du nazisme et l’instauration des camps, puis montré dans un second temps comment des déportés ont tenté de conserver intact leur condition d’être humain alors que le système concentrationnaire nazi n’avait d’autre but qu’annihiler leur dignité, leur existence même.
Lycée général "Jean-François Champollion" de Grenoble (académie de Grenoble)
Les deux élèves ont réalisé "le Magazine de l’Histoire", enquête journalistique sur les différentes formes de résistance qui ont pu se manifester dans les camps, résistance par la force morale et l’entraide, par le refus de collaborer, le sabotage. Ils se sont également intéressés à l’importance de la création artistique "pour se sentir libre" dans ces lieux d’enfermement mais aussi pour permettre aux survivants de témoigner sans raconter comme Marcel PERETTI, artistes peintre, ancien déporté.
Lycée général et technologique "Bellepierre" de Saint Denis (académie de la Réunion)
Six élèves, issus d’une classe européenne "espagnol", ont souhaité aborder le thème à travers l’histoire du peuple espagnol. Ils ont constitué un mémoire portant sur la Résistance dans les camps des Triangles bleus, espagnols apatrides déportés à Mauthausen. Ce camp est particulièrement symbolique pour les élèves puisqu’il a été le lieu d’enfermement des deux seuls résistants réunionnais, Messieurs Jean JOLY et Teddy PIAT.
Collège "François Viète" de Fontenay-le-Comte (académie de Nantes)
Les quatre élèves ont produit un diaporama abordant la Résistance dans les camps nazis à différents stades allant de la nécessité d’assurer les besoins vitaux pour "s’empêcher de mourir", à la résistance organisée "pour combattre l’ennemi" à travers des exemples de résistance active dans les camps de Buchenwald ou de Flossenbürg, pour finir par l’évasion, acte de résistance extrême face à la cruauté nazie pour retrouver la liberté et continuer le combat hors des barbelés".
Collège Notre-Dame de Pont-Saint-Esprit (académie de Montpellier)
Les cinq élèves ont choisi de traiter le thème sous forme d’une exposition intitulée : "Pour que tous se souviennent".
Ils se sont particulièrement intéressés au quotidien des femmes déportées dans le camp de Ravensbrück. L’exposition est présentée dans une mallette contenant 22 panneaux, des objets et un vêtement, fabriqués par les élèves à partir de photographies et témoignages de Mesdames Jacqueline TALOURARN et Josette ROUCAUTE, anciennes déportées ainsi que d’un DVD contenant la lecture de trois poèmes.
Collège "Ferdinand Foch" de Strasbourg (académie de Strasbourg)
Les vingt-et-un élèves ont présenté un travail très original à deux lectures : celle de "l’utilisation de l’objet en tant que livre" dans lequel chaque forme de résistance est illustrée par des objets du quotidien insérés dans des cadres, et celle de "l’utilisation du livre en tant qu’objet" représentant l’enceinte d’un camp. Dans ce projet, grâce aux témoignages d’anciens déportés mais aussi à celui d’un psychiatre, ils ont illustré la notion de résistance dans les camps "Résister c’est d’abord survivre aussi dignement que possible, créer parfois, se battre si possible..."
Les lauréats sont reçus, lors d’une cérémonie officielle, par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel le 20 décembre.
Lycées généraux et technologiques "Adam de Craponne" de Salon-de-Provence et "Jean Cocteau" de Miramas (académie d’Aix-Marseille)
Les deux élèves ont présenté dans un documentaire riche en interviews de rescapés des camps de la mort, la nécessité de témoigner "pour ne jamais oublier". Ils nous rappellent comment les valeurs essentielles que sont le courage, la dignité humaine, le respect de l’être humain et la solidarité ont sauvé des vies dans l’enfer des camps. Ce documentaire constitue un véritable message d’espoir pour les jeunes générations : "Survivre dans les camps de concentration, c’était un acte de résistance incroyable. J’étais persuadé que je ne pouvais pas mourir là-bas" nous dit Léon ZYGUEL, un survivant.
Lycée général "Notre-Dame de Mongré" de Villefrance-sur-Saône (académie de Lyon)
Les trente-trois élèves ont réalisé un DVD à partir d’images d’archives qu’ils ont commentées. Ils ont dans un premier temps présenté l’espace concentrationnaire nazi pour se poser la question : "L’homme pouvait-il réellement résister dans cet enfer ?". Dans un second temps, ils ont répondu à cette question en abordant les différentes formes de résistance. La résistance spontanée, la résistance organisée, ayant toutes deux pour origine, "la détermination de chacun, la volonté de rester un homme, de rester digne et de retrouver la liberté".
Collège "Les Allobroges" de la Roche-sur-Foron (académie de Grenoble)
Les deux élèves ont présenté un document audiovisuel intitulé "Ravensbrück 1944" présentant ce camp de la mort où plus de 130 000 femmes et enfants ont été emprisonnés par les nazis durant la guerre.
Une saynète nous fait découvrir les relations entre deux prisonnières, Anna et Maria, interprétées par les deux élèves. Elles se rencontrent dans le camp de Ravensbrück, vont se lier d’amitié et s’entraider dans tous les moments difficiles. Leurs objectifs : survivre, rester dignes et résister.
Collège "Philippe de Vigneulles" de Metz (académie de Nancy-Metz)
"Est-il vrai que les détenus des camps de concentration nazis se soient laissé conduire comme des moutons à l’abattoir, qu’ils aient supporté passivement la tyrannie de gardiens très inférieurs en nombre ?"
Les trente-et-un élèves ont cherché à comprendre, ils sont revenus sur les lieux, ont visité des camps, rencontré des témoins, comme Monsieur Gaston MARIOTTE déporté rescapé. Ils ont répondu à leurs interrogations à travers un DVD intitulé "Savoir c’est se souvenir".
Ce prix a été créé par Lucie et Raymond Aubrac pour récompenser les lauréats des catégories "devoirs individuels collèges et lycées".
La sortie du film de Claude Berri Lucie Aubrac fut l’occasion d’une campagne d’insinuations et d’accusations non fondées envers le couple Aubrac. La plainte déposée par Raymond et Lucie Aubrac contre Gérard Chauvy, auteur de Aubrac, Lyon 1943, aboutit à la condamnation de ce dernier pour diffamation en 1998. Les dommages et intérêts versés par ce dernier et son éditeur furent intégralement versés à la Fondation de la Résistance, dont Lucie Aubrac était alors vice-présidente d’honneur, à charge pour elle d’offrir chaque année un prix spécial à plusieurs lauréats nationaux du Concours scolaire de la Résistance et de la Déportation.
Le prix de la Fondation de la Résistance est aujourd’hui remis à huit lauréats des catégories 1 et 4 (devoirs individuels lycées et collèges) qui reçoivent chacun la somme de 250 euros.
Il concerne les lauréats individuels des catégories "collège" et "lycée".
Ce concours vise à transmettre aux jeunes générations l'histoire et la mémoire de la Résistance et de la Déportation.
Le Concours national de la Résistance et de la Déportation a été institué officiellement en 1961 par Lucien Paye, alors ministre de l'éducation nationale, à la suite d'initiatives d'associations d'anciens résistants et déportés (circulaire du 11 avril 1961 parue au Bulletin Officiel n° 16 du 24 avril 1961).
Le concours est organisé à deux échelons : les meilleurs travaux sont sélectionnés et récompensés à l'échelle départementale, puis nationale.
Le concours est ouvert aux collégiens de troisième et aux lycéens. Les élèves peuvent :
Le concours comporte donc six catégories de participation :
Le concours est mis en œuvre avec la participation :
Chaque année, au début du mois d'octobre, une brochure pédagogique est publiée sur le thème du concours.
Un bulletin pédagogique annuel est édité par le Musée de la Résistance nationale et le CRDP de l'académie de Créteil dans le cadre de la préparation du Concours national de la Résistance et de la Déportation.
De nombreux musées ou services des archives accompagnent les enseignants et les élèves dans la préparation du concours. Ces derniers peuvent se renseigner auprès du référent "mémoire et citoyenneté" de leur académie.
A l'occasion du cinquantième anniversaire du CNRD, en 2011, la Fondation de la Résistance a consacré un numéro spécial de sa revue à l'histoire du concours.
A l’occasion de la remise des prix, les lauréats bénéficient d’un programme culturel de deux journées à Paris : cette année, quatre groupes de lauréats sont invités par le CSA à visiter la Maison de Radio France, où ils assisteront à l’enregistrement d’une émission de radio. Par ailleurs, tous les lauréats effectuent la visite du Mémorial de Drancy.
1984 - La Libération à partir de juin 1944 et les rôles respectifs des armées alliées, des FFL et des FFI.
1985 - Quarantième anniversaire de la Libération. Pourquoi la déportation et les camps de concentration ne doivent pas être oubliés. L’importance de ce souvenir pour le présent et l’avenir.
1986 - Niveau troisième : les diverses formes de la Résistance intérieure (réseau, maquis, mouvements). Niveau terminale : les droits de l’homme. Valeurs de la Résistance pour les jeunes de 1986.
1987 - Le rôle de la radio dans la Résistance (les progrès de la science et de la technique peuvent servir au meilleur comme au pire).
1988 - 1ère catégorie : les difficultés et les dangers que durent affronter les résistants de l’intérieur. 2e et 3e catégories : la Résistance extérieure.
1989 - 1ère, 2e et 3e catégories : en quoi les résistants de la deuxième guerre mondiale ont-ils repris, réanimé la grande tradition patriotique, démocratique et civique, léguée aux générations futures par la Révolution française ?
1990 - Le Général de Gaulle, chef de la France libre et de la Résistance.
1991 - La déportation et les camps nazis de concentration.
1992 - Classes de première et de terminale : le conseil national de la Résistance, sa création, son rôle, son programme pour la France libérée.
Classes de troisième de collège et de LP : les diverses formes de la Résistance dans votre ville, dans votre région.
1993 - Classes de première et de terminale : pourquoi les résistants ont-ils combattu non seulement contre l’Allemagne nazie puissance occupante, mais aussi contre le gouvernement de "l’Etat français" du Maréchal Pétain ?
Classes de troisième de collège et de LP : relatez la vie et les actions d’une personnalité ayant joué un rôle important dans la Résistance intérieure, personnalité choisie soit dans le cadre du département, soit dans le cadre national (Charles de Gaulle, Jean Moulin, Pierre Brossolette, le Général Delestraint...).
1994 - En 1994, la France célébrera le cinquantième anniversaire de sa libération. Il convient de mesurer les difficultés et les dangers que durent affronter et surmonter les résistants et d’expliquer les raisons pour lesquelles ils s’engagèrent comme volontaires dans ce combat.
1995 - Classes de seconde, première et terminale : la libération des camps de concentration et d’extermination nazis par les alliés victorieux en 1945 prouve qu’une certaine idée de l’homme constituait l’enjeu essentiel du conflit. Montrez que la résistance, sous toutes ses formes, étaient porteuse de cette valeur. Ce combat a-t-il encore des résonances aujourd’hui ?
Classes de troisième et LP : la capitulation de l’Allemagne nazie en 1945 est une victoire pour la dignité de l’homme. En vous appuyant sur des documents et des témoignages des membres de la Résistance et de survivants des camps nazis dégagez l’enseignement qu’on peut en tirer.
1996 - Classes de seconde, première et terminale : être jeune dans les années noires (1940-1945).
Classes de troisième et lycée professionnel : les jeunes dans la Résistance.
1997 - Classes de tous les lycées et classes de 3e de collège : Les femmes dans la Résistance.
1998 - Classes de tous les lycées et classes de 3ème de collège : Entre les deux guerres mondiales, la France a largement accueilli des immigrés. Quel rôle ont pu jouer ces étrangers dans la résistance à l’occupant ? Beaucoup d’entre eux sont morts, pour la France, soit au cours d’actions de résistance, soit dans les camps de déportation.
1999 - Classes de tous les lycées et classes de 3e de collège : "Des plaques, des stèles, des monuments évoquent le souvenir des actions de résistance et la mémoire des victimes des persécutions et des répressions de la période de 1940 à 1945. Recherchez et commentez l’histoire de ces femmes, de ces hommes, de ces enfants".
2000 - Classes de tous les lycées et classes de 3e de collège : "L’univers concentrationnaire dans le système nazi. Les camps de concentration et d’extermination font partie intégrante du système totalitaire nazi. Quelles furent les causes, le fonctionnement et les conséquences de ce phénomène concentrationnaire ?".
2001 - Classes de tous les lycées et classes de 3e de collège : "Née de réactions spontanées et éparses, d’engagements divers, la Résistance française a évolué suivant des formes multiples et s’est unifée autour de valeurs communes afin de libérer le territoire.
Suivant les ressources dont vous disposerez localement, vous montrerez comment la France Libre et les Résistants de l’intérieur se sont organisés pour aboutir à la victoire".
2002 - Connaissance de la déportation et production littéraire et artistique : "Recherchez et analysez des témoignages et des documents de différente nature vous permettant d’approfondir vos connaissances sur l’histoire de la déportation et de la résistance dans les camps de concentration nazis. En particulier, l’étude des productions littéraires et artistiques réalisées par des déportés durant ou après leur détention, ou par des non déportés, vous paraît-elle susceptible de contribuer à la transmission de la mémoire de ce qui constitue un crime contre la personne humaine ?".
2003 - "Les jeunes dans la Résistance"
2004 - "Les français libres"
2005 - "1945 : libération des camps et découverte de l’univers concentrationnaire ; crime contre l’humanité et génocide".
2006 - "Résistance et monde rural"
2007 - "Le travail dans l’univers concentrationnaire nazi"
2008 - "L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la seconde guerre mondiale : une forme de résistance"
2009 - "Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi"
2010 - "L’appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945"
2011 - "La répression de la Résistance en France par les autorités d’occupation et le régime de Vichy"
2012 - "Résister dans les camps nazis"
2013 - "Communiquer pour résister 1940-1945"
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