Études et statistiques de la Depp

94 % des collégiens déclarent se sentir bien dans leur collège
Écoles, établissements, climat scolaire  - Note d'information - N° 17.30 - décembre 2017

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En 2017, 94,1 % des collégiens déclarent se sentir bien dans leur établissement. Cette proportion est en augmentation par rapport aux enquêtes de 2013 et 2011. Plus positive pour les filles que pour les garçons, l’opinion des collégiens sur le climat scolaire devient légèrement moins favorable au fil de la scolarité. Les insultes, les vols de fournitures scolaires, les surnoms désagréables et l’ostracisme sont les quatre atteintes les plus souvent citées. De façon globale, le nombre de collégiens déclarant un nombre d’atteintes pouvant s’apparenter à du harcèlement est en légère baisse par rapport aux autres années (5,6 %). Cette multivictimation concerne plus souvent les garçons et est plus fréquente pour les élèves de sixième. Contrairement aux autres années, les élèves de REP+ ne déclarent pas davantage de multivictimations mais ont toujours une opinion moins favorable sur le climat scolaire.

Note d'information

 

94 % des collégiens déclarent se sentir bien dans leur collège

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Auteur : Tamara Hubert, DEPP-B3

 

Selon l’enquête nationale de climat scolaire et de victimation (voir « Source »), en 2017, les collégiens ont une opinion sur le climat scolaire très majoritairement positive : 94,1 % d’entre eux affirment se sentir bien dans leur établissement. Cette proportion est en hausse par rapport aux années précédentes (92,5 % en 2013 et 92,8 % en 2011).

 

Un climat scolaire perçu comme très positif par les collégiens

L’opinion des élèves a été synthétisée en comptabilisant les réponses données aux 12 questions sur le climat scolaire (voir « Définitions »). Près de 74 % des collégiens ont répondu dans le sens positif à au moins 10 questions sur 12. Par ailleurs, 95 % des élèves ont donné plus de la moitié de réponses positives.

Près de 88 % des collégiens déclarent avoir de bonnes relations avec les enseignants (figure 1). Davantage (93 %) expriment une opinion positive quant aux relations entretenues avec les autres adultes du collège, soit 2 points de plus qu’en 2013. En outre, 84 % des collégiens jugent bonne ou très bonne l’ambiance entre les élèves.

Environ 90 % d’entre eux pensent qu’on apprend plutôt ou tout à fait bien dans leur collège. L’opinion la moins positive concerne les punitions : seulement 70 % les trouvent justes (contre 68 % en 2013).

Toutefois, la violence à l’école semble préoccuper une minorité non négligeable d’élèves : 22 % des collégiens estiment qu’il y a plutôt beaucoup ou beaucoup de violence dans leur établissement. Chez certains élèves, ces problèmes peuvent provoquer de l’absentéisme. Ainsi, 6 % des collégiens ne se sont pas rendus au collège au moins une fois dans l’année car ils avaient peur de la violence. Plus globalement, le sentiment d’insécurité touche 10 % des élèves, soit 4 points de moins qu’en 2013.

1. Opinion des élèves sur le climat scolaire dans leur collège (%)

Climat scolaireCollégiens 2011Collégiens 2013Collégiens 2017Sexe Type d'établissement  
FillesGarçonsREP+Rural hors REP+Urbain
hors
REP+
Tout à fait bien ou plutôt bien dans son collège 92,8 92,5 94,1 93,7 94,5 92,5 93,7 94,2
Ambiance tout à fait bonne ou plutôt bonne entre les élèves 83,6 82,3 84,3 83,6 84,9 79,7 87,0 84,2
Beaucoup ou plutôt beaucoup de copains et copines 92,4 91,0 90,2 89,1 91,2 91,9 88,9 90,2
Relations avec les enseignants très bonnes ou bonnes 86,1 87,0 87,5 90,3 84,9 84,9 89,3 87,5
Les professeurs interviennent lorsqu'un élève ne respecte pas les règles   86,7            
Tout à fait bien ou plutôt bien dans sa classe 91,0 90,9 91,8 91,2 92,4 90,1 93,1 91,7
Les batiments (salles de cours, cour..) sont agréables ou plutôt agréables   76,8 79,7 81,6 77,9 75,4 82,3 79,7
Il n'y a pas du tout ou pas beaucoup d'agressivité entre les élèves et les professeurs 89,8 89,9 88,2 88,9 87,5 81,8 91,0 88,2
Les relations avec les autres adultes sont bonnes ou très bonnes 90,7 90,6 92,7 93,8 91,6 91,6 94,2 92,6
Pas du tout ou pas beaucoup de violence au collège   76,6 77,7 80,1 75,3 64,1 84,0 77,9
On apprend tout à fait ou plutôt bien dans le collège 90,3 90,9 90,3 91,5 89,1 83,3 89,8 90,7
Tout à fait ou plutôt bien informé sur son orientation scolaire   76,6            
Les punitions données sont très ou plutôt justes 67,2 67,5 70,1 75,0 65,5 67,0 71,4 70,1
A été puni au moins une fois dans l'année   64,2 66,6 55,7 77,1 68,4 65,6 66,6
Trouve que les notes sont très justes ou plutôt justes   86,6 84,2 86,2 82,4 81,7 85,0 84,3
Tout à fait ou plutôt en sécurité dans le collège 86,2 86,3 90,2 90,7 89,7 86,1 90,5 90,4
Jamais d'absence due à la violence 95,0 94,0 94,2 93,5 94,9 91,1 94,5 94,3
Tout à fait ou plutôt en sécurité dans le quartier autour du collège 83,7 74,7 75,9 74,3 77,3 72,9 85,7 75,1
En sécurité dans les transports scolaires   87,6 86,5 84,4 88,5 85,5 91,1 86,0

Lecture : 94,1 % des élèves de collège interrogés en 2017 ont déclaré se sentir bien ou plutôt bien dans leur collège.
Champ : élèves de collèges de France 2017 (France métropolitaine et DOM) + élèves de collèges de France 2013 (France métropolitaine et DOM) et 2011 (France métropolitaine).
Source : MEN-DEPP, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens 2017, 2013 et 2011.
Réf. : Note d'information, n° 17.30. © DEPP

 

Un climat scolaire jugé meilleur par les filles

Les filles ont une perception du climat scolaire un peu plus positive que les garçons. Ces différences sont très proches de celles observées en 2011 et 2013. Cette opinion plus favorable des filles se retrouve dans l’indice synthétique de climat scolaire avec une surreprésentation des filles dans la tranche la plus positive de l’indice : 76 % d’entre elles ont donné au moins 10 réponses positives contre 72 % des garçons (figure 2). Plus de 90 % des collégiennes estiment que les relations avec les enseignants sont bonnes ou très bonnes, soit 5 points de plus que les garçons. L’écart le plus élevé concerne les punitions : 75 % des filles estiment qu’elles sont justes ou très justes contre seulement 66 % des garçons. Il est vrai que ces dernières sont moins souvent punies (un peu plus de la moitié déclarent avoir été punies contre près de trois quarts pour les garçons). Les filles ont tout de même une perception légèrement moins positive de l’ambiance entre les élèves avec 89 % d’entre elles qui déclarent avoir beaucoup d’amis, contre 92 % des garçons. Pour ces derniers, le sentiment de sécurité est plus fort, aux abords du collège (+ 3 points) et surtout dans les transports scolaires (84 % des filles s’y sentent en sécurité contre 89 % des garçons).

2. Indice de climat positif (%)

Indice
de climat positif
Collégiens
2011
Collégiens
2013
Collégiens
2017
Sexe Type d'établissement  
FillesGarçonsREP+Rural
hors
REP+
Urbain
hors
REP+
De 0 à 3 0,6 0,7 0,6 0,5 0,7 0,9 0,5 0,6
De 4 à 6 3,9 4,7 4,3 4,0 4,6 7,3 4,1 4,1
De 7 à 9 18,7 20,4 21,2 19,6 22,6 26,2 18,7 21,1
De 10 à 12 76,9 74,2 73,9 75,8 72,2 65,6 76,7 74,1
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0

Lecture : 73,9 % des élèves ont un indice de bien-être compris entre 10 et 12, ce qui signifie qu’ils ont coché au moins 10 réponses positives parmi les 12 questions proposées.
Champ : élèves de collèges de France 2017 (France métropolitaine et DOM) + élèves de collèges de France 2013 (France métropolitaine et DOM) et 2011 (France métropolitaine).
Source : MEN-DEPP, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens 2017, 2013 et 2011.
Réf. : Note d'information, n° 17.30. © DEPP

 

Une perception du climat scolaire moins bonne au fil de la scolarité et dans les collèges REP+

L’opinion des élèves est moins positive au fil de la scolarité. Alors que 94 % des élèves de sixième pensent que l’on apprend bien ou très bien dans leur collège, ils ne sont plus que 87 % parmi les élèves de troisième. De même, 23 % des élèves de sixième trouvent les punitions injustes contre 35 % des élèves de troisième. Pour ces derniers, les relations avec les enseignants se sont légèrement dégradées : 13 % trouvent qu’il y a beaucoup ou plutôt beaucoup d’agressivité entre eux et les enseignants (contre 10 % en sixième).

Le sentiment de sécurité au sein du collège, en hausse depuis 2013, n’est pas dépendant du niveau des élèves (90 %). En revanche, dans le quartier autour de l’établissement, il s’accroît tout au long de la scolarité : 83 % des élèves de troisième déclarent se sentir en sécurité aux abords du collège contre 68 % pour les sixièmes. Cet écart d’environ 15 points entre plus jeunes et moins jeunes s’est du reste renforcé en quatre ans ; il était inférieur à 9 points en 2013.

Les élèves scolarisés en réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+) ont une perception moins positive du climat scolaire (En 2011, les résultats portent sur les collèges appartenant au réseau ambition réussite [RAR]. En 2013, la quasi-totalité des établissements de RAR ont été intégrés au programme École, collège, lycée pour l’ambition, l’innovation et la réussite [ECLAIR], puis en 2014 les établissements sont devenus des REP+). Ils ne sont que 66 % à avoir un indice synthétique élevé contre 75 % en moyenne pour les autres collégiens. Près de 8 % des élèves de REP+ ont donné moins de la moitié de réponses positives contre seulement 4 % dans les autres collèges.

Plus précisément, 64 % de ces collégiens déclarent ne pas ressentir de violence dans leur établissement, soit près de 16 points de moins que les élèves des autres établissements. Par ailleurs, 80 % trouvent l’ambiance entre les élèves très bonne ou plutôt bonne, soit 5 points de moins que dans les autres établissements urbains. Les relations avec les enseignants sont moins souvent qualifiées de bonnes : 18 % des élèves pensent qu’il y a de l’agressivité dans ces relations contre 10 % pour l’ensemble des collégiens.

La perception plus négative du climat scolaire par les élèves de REP+ se retrouve dans d’autres dimensions, comme le sentiment de sécurité au sein du collège, celui de bien apprendre ou encore l’avis sur la qualité des locaux. Toutefois, les écarts sont faibles concernant le sentiment de bien-être au collège et dans une moindre mesure les relations avec les autres adultes. De plus, à la différence des autres années, les élèves de REP+ sont autant à se sentir en sécurité dans les transports pour venir au collège et à trouver les punitions justes.

 

Un profil de violence stable dans le temps

En général et à champ constant, les types de victimations déclarés n’ont pas changé entre 2013 et 2017 (figure 3). Les brimades (insultes, surnoms, humiliations, ostracisme) sont toujours beaucoup plus courantes que les violences physiques graves ou les violences à caractère sexuel (voyeurisme, baiser ou caresse forcés). Les insultes (subies par 51 % des collégiens), le vol de fourniture (48 %), les surnoms désagréables (46 %) et les mises à l’écart (39 %) sont les quatre atteintes les plus fréquentes. Les violences physiques n’apparaissent qu’à la cinquième position du tableau, avec les bousculades qui touchent 34 % des élèves.

3. Proportion d'élèves déclarant des violences (%)

VictimationsCollégiens 2011Collégiens 2013Collégiens 2017FillesGarçonsREP+Rural
hors
REP+
Urbain
hors
REP+
Insulte 51,9 57,0 50,5 47,5 53,2 50,7 49,7 50,5
Vol de fournitures scolaires 45,9 46,4 48,4 48,1 48,7 54,6 39,1 49,0
Surnom méchant 38,9 38,9 45,8 44,0 47,6 47,4 44,2 45,9
Mise à l'écart 32,0 37,1 38,5 42,4 34,7 29,8 41,7 38,6
Bousculade 36,5 36,0 34,4 30,1 38,6 34,6 33,5 34,5
Insulte par rapport à la tenue vestimentaire   32,5 27,6 28,4 27,2 27,8 27,3 27,8
Moquerie de la bonne conduite en classe 29,1 31,2 24,7 23,6 25,8 21,6 23,7 25,0
Sentiment d'humiliation 16,1 18,9 19,3 19,4 19,2 20,8 18,5 19,3
Coup 19,4 17,9 18,6 12,8 24,1 20,0 18,4 18,5
Dégradation d'objet personnel     17,9 13,2 22,5 13,0 18,3 17,5
Insulte par rapport à l'apparence physique   17,6 16,6 16,6 17,0 16,6 15,5 17,0
Vol d'objets personnels 20,6 19,9 16,6 16,5 16,7 14,9 15,9 16,7
Bagarre collective 14,5 13,6 16,0 11,2 20,5 19,6 16,2 15,7
Cible de lancers d'objets 16,4 14,9 13,5 11,2 15,7 17,0 13,0 13,3
Jeux dangereux 8,7 10,4 11,5 6,4 16,5 18,4 10,4 11,2
Insulte à propos de l'origine 8,7 9,4 11,4 10,3 12,5 17,8 7,5 11,5
Diffusion de rumeurs par Internet     9,1 9,4 9,3 11,6 7,6 9,5
Insulte à propos du sexe 5,2 5,5 8,3 11,1 5,9 8,1 6,8 8,7
Recevoir des photos ou vidéos humiliantes     8,3 10,3 8,6 11,1 9,0 9,3
Voyeurisme 6,5 7,3 7,5 7,8 7,2 6,4 8,2 7,5
Racket 5,5 5,2 7,0 6,5 7,4 12,7 4,8 6,9
Usurpation d'identité sur Internet     6,1 6,5 6,0 7,6 5,5 6,3
Caresse forcée 5,5 6,0 6,0 7,6 4,5 7,1 5,3 6,0
Insulte à propos de la religion 4,2 4,7 5,9 5,4 6,5 11,9 3,0 5,9
Vol d'argent 5,6 5,9 5,8 5,5 6,2 6,1 3,9 6,0
Baiser forcé 5,1 4,9 4,7 5,3 4,2 5,3 4,5 4,7
Blessure par arme 2,0 2,0 3,2 1,9 4,5 6,5 2,9 3,0
Dégradation de vélo / scooter 5,5 4,6 3,0 1,5 4,4 4,33 1,59 3,05
Happy slapping ou violences filmées avec un téléphone portable 2,3 2,4 2,9 3,3 4,6 5,9 3,6 3,9
Vol de vélo/scooter 1,8 1,8 1,6 0,8 2,4 3,7 1,0 1,5

Lecture : 48,4 % des collégiens déclarent un vol de fournitures scolaires.
Champ : élèves de collèges de France 2017 (France métropolitaine et DOM) + élèves de collèges de France 2013 (France métropolitaine et DOM) et 2011 (France métropolitaine).
Source : MEN-DEPP, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens 2017, 2013 et 2011.
Réf. : Note d'information, n° 17.30. © DEPP

 

Les garçons déclarent plus de victimations

Il existe des différences notables selon le sexe. Les coups, les lancers d’objet ciblés ainsi que les bousculades sont plus souvent cités par les garçons ; les filles évoquent plus souvent l’ostracisme, le sentiment d’humiliation et les insultes via les réseaux sociaux ou le téléphone portable. Davantage de garçons déclarent avoir été frappés (24 % contre 13 % pour les filles), avoir participé à une bagarre collective (21 % contre 11 % pour les filles) et avoir été blessés par une arme. Ils sont aussi trois fois plus nombreux à avoir participé à des jeux dangereux (17 % contre 6%). À l’inverse, les collégiennes déclarent plus souvent des insultes sexistes et des attouchements sexuels (tels que des caresses forcées ou des baisers forcés). La différence entre garçons et filles est moins tranchée en ce qui concerne le voyeurisme (de l’ordre de 7 %).

Les garçons sont significativement plus touchés par les faits de violences graves : 16 % d’entre eux ont été la cible d’objet lancé (contre 11 % des filles), 5 % ont été blessés par une arme (contre 2 %). Pour ce qui est des vols, les filles sont autant concernées que les garçons.

 

La multivictimation est en légère baisse

Les violences psychologiques et les violences physiques sont fortement corrélées : 87 % des élèves n’ayant pas déclaré de violences verbales ou psychologiques n’ont pas déclaré non plus de violences physiques. Ce taux n’est que de 11 % quand les élèves ont déclaré au moins cinq des violences psychologiques retenues dans le calcul de l’indice synthétique de victimation (figure 4 et voir « Définitions »). Selon cet indice, 5,6 % des élèves sont en situation de multivictimation, ce qui est en baisse par rapport à 2013. À l’instar des autres années, cette multivictimation est presque deux fois plus importante pour les garçons (7 % contre 4 % des filles) et les élèves de sixième (figure 5).

Parmi ces 5,6 % d’élèves, 66 % s’estiment effectivement harcelés. Autrement dit, un élève sur trois en situation de multivictimation ne qualifie pas son cas comme relevant du harcèlement. À l’inverse, 44 % des collégiens qui se considèrent comme harcelés ne subissent pas de multivictimation.

4. Nombre de victimations déclarées (%)

 Nombre de faits de violence physique    Ensemble
2017
Ensemble
2013
Ensemble
2011
01234
Nombre de faits
de violence
psychologique     
0 52,0 7,1 0,8 0,1 0,0 59,9 59,0 63,1
1 13,5 4,8 1,5 0,3 0,0 20,1 20,3 18,9
2 5,5 2,9 1,4 0,5 0,1 10,3 10,2 9,4
3 2,2 1,7 1,1 0,6 0,0 5,6 5,6 5,0
4 0,8 1,0 0,8 0,5 0,0 3,0 3,5 2,6
5 0,1 0,3 0,3 0,3 0,0 1,0 1,4 1,0
Ensemble 2017  74,0 17,6 6,0 2,3 0,1 100,0    
Ensemble 2013  71,4 18,4 6,6 2,7 1,0   100,0  
Ensemble 2011  70,4 19,1 6,7 2,8 1,0     100,0

Lecture : 20,1 % des élèves déclarent avoir connu l'une des cinq situations de violence psychologique significatives. Ils sont 17,6 % à avoir connu l'une des quatre situations de violence physique significatives.
Champ : élèves de collèges de France 2017 (France métropolitaine et DOM) + élèves de collèges de France 2013 (France métropolitaine et DOM) et 2011 (France métropolitaine).
Source : MEN-DEPP, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens 2017, 2013 et 2011.
Réf. : Note d'information, n° 17.30. © DEPP

 

Un niveau de violence en REP+ équivalent aux autres établissements

De manière générale, les brimades sont tout aussi fréquentes dans les collèges de REP+. Les insultes le sont également, mais des différences sont observables dans les types d’injures proférées : les insultes par rapport à l’origine et la religion sont plus fréquentes en REP+ alors que les insultes sexistes sont au même niveau que dans les autres établissements. Par ailleurs, les mises à l’écart et le voyeurisme sont moins courants.

Les élèves de REP+ remontent plus d’incidents graves comme les jeux dangereux, les lancers d’objet ciblés ; ils se déclarent plus souvent victimes de racket. Toutefois, ils ne sont pas davantage touchés par la multivictimation (5,8 % contre 5,5 % dans les autres collèges) (figure 5). De manière plus globale, il semblerait que le phénomène de multivictimation touche les élèves de tous les établissements dans des proportions comparables : dans les collèges appartenant aux 25 % les plus aisés socialement (voir « Définitions »), la part d’élèves concernés est de 5,2 % ; cette part est à peine supérieure dans les collèges les moins favorisés (5,9 %).

5. Multivictimation selon le sexe, le type d'établissement et le niveau (%)

Ensemble 2011Ensemble 2013Ensemble 20172017      
FillesGarçonsREP+Rural
hors
REP+
Urbain
hors
REP+
6e3e
Absence de victimation 52,7 50,2 52,0 56,6 47,5 52,0 51,6 52,0 47,7 58,7
Faible victimation 30,9 31,8 31,6 29,5 33,6 30,0 31,6 31,7 31,3 29,4
Multivictimation modérée 10,1 11,1 10,9 9,6 12,2 12,2 11,5 10,8 13,2 8,1
Forte multivictimation - Harcèlement 6,1 6,9 5,6 4,4 6,7 5,8 5,4 5,6 7,9 3,7

Champ : élèves de collèges de France 2017 (France métropolitaine et DOM) + élèves de collèges de France 2013 (France métropolitaine et DOM) et 2011 (France métropolitaine).
Source : MEN-DEPP, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens 2017, 2013 et 2011.
Réf. : Note d'information, n° 17.30. © DEPP

 

La cyber-violence

En 2017, 18 % des collégiens déclarent avoir subi au moins une atteinte via les réseaux sociaux ou par téléphone portable (usurpation d’identité, vidéos humiliantes ou diffusion de rumeurs). Ils sont aussi 11 % à déclarer avoir été insultés ou humiliés via ces nouvelles technologies. Pour 7 % des collégiens, le nombre d’atteintes déclaré peut s’apparenter à du « cyber-harcèlement ». Il est davantage subi par les filles (8 % contre 6 % pour les garçons) et les élèves de troisième (figure 6).

6. Proportions d’élèves ayant connu une cyber-violence selon le sexe, le type d’établissement et le niveau de formation (%)

Violences par internet ou par téléphone (SMS..)Collègiens
2017
FillesGarçonsREP+Hors
REP+
6e3e
Insultes ou humiliations 11 13 10 13 11 10 11
Rumeurs, usurpation d'identité ou diffusion de films humiliants 18 18 17 21 18 16 19
A connu au moins une de ces violences ci-dessus 25 26 24 30 25 23 26
A connu au moins trois atteintes différentes 7 8 6 9 7 6 8

Lecture : 25 % des collégiens déclarent avoir connu au moins une atteinte via les nouvelles technologies.
Champ : élèves de collèges de France 2017 (France métropolitaine et DOM).
Source : MEN-DEPP, Enquête nationale de climat scolaire et de victimation auprès des collégiens 2017.
Réf. : Note d'information, n° 17.30. © DEPP

 

SOURCE, CHAMP ET DÉFINITIONS

Source
Après deux éditions au collège, en 2011 et 2013, et une au lycée en 2015, l’enquête nationale de climat scolaire et de victimation a été réalisée de nouveau auprès des collégiens en 2017. Cette enquête a pour finalité d’étendre les connaissances quant à l’étendue, la nature et les contextes de la violence en milieu scolaire. Elle cherche à fournir des indicateurs statistiques sur les actes dont les élèves sont victimes, qu’ils aient fait l’objet ou non d’un signalement au sein de l’établissement ou auprès des autorités policières ou judiciaires. Elle donne aussi des informations sur la façon dont les élèves perçoivent le climat scolaire. Le questionnaire se présente sous format informatisé ou papier et s’articule autour de quatre grands thèmes : le climat scolaire, l’expérience scolaire, les comportements (insultes, menaces, bousculades), les vols. Pour chacun des faits évoqués, il est demandé sa fréquence, son lieu et la qualité des auteurs (élèves, groupe d’élèves, professeurs, adultes). Pour ne pas trop empiéter sur les heures de cours, le temps de passation est de 45 minutes. Le questionnaire est strictement confidentiel. Il a fait l’objet d’une autorisation auprès de la CNIL et a obtenu le label d’intérêt général et de qualité statistique de la part du Conseil national de l’information statistique (CNIS) au mois de novembre 2016. Cela implique que les réponses collectées sont protégées par le secret statistique. Les équipes mobiles de sécurité de chaque académie ont fait passer les questionnaires et ont veillé au bon déroulement de l’enquête.

Champ
Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 360 collèges représentatifs au niveau national (France métropolitaine et DOM), des secteurs public et privé sous contrat. Au cours du printemps 2017, 21 600 collégiens, soit 60 par collège, ont été interrogés. Le taux de réponse est de 72 %, sensiblement moins bon qu’en 2011 et 2013, en particulier parce que certains établissements ont refusé de participer à l’enquête. Les données ont été pondérées et corrigées de la non-réponse par un calage sur marges, garantissant la représentativité pour un certain nombre de caractéristiques des établissements et des élèves. Par construction, l’enquête ainsi définie n’est représentative qu’au niveau national. Aucun résultat ne peut en être extrait au niveau local, à l’échelle des académies et a fortiori des établissements.

Définitions
L’indice de climat scolaire est la synthèse de 12 questions dans la partie « Climat scolaire » du questionnaire. Cet indice varie de 0 à 12 et correspond au nombre de réponses positives cochées par les élèves à ces questions. Plus l’indice est élevé, plus le climat scolaire est agréable. Cet indice a été découpé en quatre tranches (de 0 à 3 réponses positives, de 4 à 6 réponses positives, de 7 à 9 réponses positives et de 10 à 12 réponses positives). Les 12 questions sont communes aux trois questionnaires de l’enquête collège, ce qui permet à cet indice d’être directement comparable avec celui utilisé des enquêtes de 2011 et 2013. La violence en milieu scolaire désigne les violences physiques, psychologiques, les atteintes aux biens et le harcèlement subis au sein de l’établissement ou aux alentours de l’établissement et dans les transports scolaires depuis le début de l’année scolaire.
Un indice de victimation a été élaboré grâce aux atteintes répertoriées dans le questionnaire. Cet indice est la synthèse de neuf faits de violence prenant partiellement en compte la fréquence et la gravité des actes recensés. Pour la violence psychologique, cinq faits de violences ont été retenus (avoir reçu un surnom désagréable souvent ou plutôt souvent, avoir été moqué[e] pour sa bonne conduite souvent ou plutôt souvent, avoir été victime d’ostracisme souvent ou plutôt souvent, avoir été insulté[e] au moins trois fois et avoir été humilié[e]), et quatre faits ont été retenus pour la violence physique (avoir été bousculé[e] au moins deux fois, avoir été frappé[e] au moins deux fois, avoir été la cible de lancers d’objets au moins deux fois, avoir participé à une bagarre collective).
La composition sociale des établissements telle qu’elle est employée dans cette Note correspond aux quartiles d’élèves issus d’un milieu défavorisé.
La cyberviolence est une synthèse des réponses données relatives aux violences psychologiques telles que les surnoms méchants, les insultes, les insultes par rapport à l’origine, la religion, l’apparence physique et la tenue vestimentaire, le sentiment d’humiliation, les films (happy slapping) ou photos humiliantes publiés à l’aide des nouvelles technologies comme le téléphone portable ou les réseaux sociaux. Quatre groupes ont été définis selon le nombre de faits déclarés : aucun, un fait, deux faits, plus de deux faits.

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Chaque Note d’information présente les résultats les plus récents issus des exploitations d’enquêtes et d’études statistiques. Cette publication apporte l’éclairage de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) à la compréhension et à l’analyse du système éducatif français. Elle est disponible en ligne, sous la forme de fichiers imprimables à télécharger, accompagnés de tableaux de données chiffrées et de graphiques.
e-ISSN 2431-7632

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Le site de l’Observatoire international de la violence à l’École

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Département de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales recueille l’ensemble des données statistiques relatives à la délinquance.

Le site de l’ONDRP

Mise à jour : décembre 2017

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