Évaluation et statistiques

Cedre 2004-2010-2016 - Anglais et allemand en fin d'école : après une forte progression, des résultats désormais stabilisés
Évaluation des acquis des élèves  - Note d'information - N° 17.19 - septembre 2017

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Mesuré en fin d’école dans le cadre du cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon de la DEPP (Cedre), le niveau des acquis des élèves de CM2 en anglais et en allemand est globalement stable depuis six ans (2010-2016) en compréhension de l’oral et de l’écrit, après une période de forte progression (2004-2010).
Les filles sont toujours plus performantes que les garçons, en particulier à l’écrit.
Les différences de niveaux restent très marquées par le profil social des écoles, comme lors des évaluations précédentes.

Auteurs : Étienne Dalibard, Corinne Marchois, DEPP-B2

Le dispositif Cedre (cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon), conçu et conduit par la DEPP, établit des bilans nationaux des acquis des élèves en fin d’école et en fin de collège au regard des objectifs fixés par les programmes officiels de l’Éducation nationale. Renouvelés tous les cinq ou six ans, ces bilans permettent également de répondre à la question de l’évolution du niveau des élèves au fil du temps. Au-delà de la maîtrise des compétences du socle commun qui fait l’objet d’évaluations différentes (réalisées également par la DEPP et publiées dans L’état de l’École), Cedre a pour objectif de mesurer plus finement les savoirs et savoir-faire des élèves, en les positionnant sur une échelle de performances balayant différents niveaux de maîtrise, des plus élémentaires aux plus complexes.
L’enquête de 2016 autorise une comparaison du niveau des élèves en anglais et en allemand, à douze ans d’intervalle, sur trois temps de mesure : 2004, 2010 et 2016.

La constitution des épreuves

En 2016, pour chacune des langues, l’évaluation a été proposée dans quatre activités langagières : la compréhension de l’oral, la compréhension de l’écrit, l’expression écrite et, pour la première fois, l’expression orale en continu, qui fera l’objet d’une étude spécifique.
Ces évaluations ont été élaborées à partir des objectifs fixés par les programmes nationaux, programmes adossés au Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Les situations d’évaluation de la fin d’école relèvent du niveau A1 (découverte).

Les modalités d’évaluation

En compréhension de l’oral, l’évaluation a vérifié que les élèves sont capables de reconnaître les termes lexicaux de base et les consignes simples, qu’ils savent dégager les principales informations d’un court message sonore et comprendre un petit dialogue.
Pour évaluer cette activité langagière, des supports variés présentant des situations diversifiées ont été proposés. En fonction des langues, les élèves ont travaillé à partir d’énumérations (nombres, vêtements, lettres de l’alphabet), de consignes, de comptines, de présentations de personnages, de descriptions de personnes, d’animaux ou de lieux, de dialogues, de courtes narrations (extraits de contes), de messages laissés sur des répondeurs.
Pour la première fois, des supports vidéo ont également été proposés à un échantillon d’élèves.

En compréhension de l’écrit, l’évaluation a mesuré les aptitudes des élèves à comprendre le lexique de la vie quotidienne, des expressions figées mémorisées, des courtes phrases, des consignes de classe. On a également vérifié s’ils sont capables de synthétiser les idées contenues dans un texte, avec ou sans aide visuelle, et de dégager les principales informations de lettres et courriels, de textes narratifs, descriptifs ou de questionnaires. Pour ce faire, différents supports ont été proposés, allant de la simple illustration au texte court.

Enfin, en expression écrite, l’évaluation a mesuré si les élèves sont capables de recopier des mots isolés et des textes courts, de placer les mots d’une phrase dans l’ordre, de rédiger un message électronique simple et de répondre à un questionnaire. Les élèves étaient, dans certains cas, guidés pour rédiger ; dans d’autres, il leur était demandé une production plus autonome.

L’évolution des performances des élèves

Pour formaliser les résultats, pour chaque langue, deux échelles décrivant chacune six niveaux de performances ont été construites : une pour la compréhension de l’oral et une pour la compréhension de l’écrit (voir l’encadré « MÉTHODOLOGIE »).
Pour l’expression écrite, l’évolution des performances repose uniquement sur la comparaison des taux de réussite aux items communs de 2004, 2010 et de 2016.

 

EN ANGLAIS

En 2016, environ 95 % des élèves évalués ont bénéficié d’au moins trois années d’enseignement de l’anglais, et quasiment la moitié d’entre eux d’au moins cinq ans. Ces pourcentages étaient respectivement de 90 % et 18 % en 2010, et de 43 % et 9 % en 2004.

Après une période de forte hausse, des résultats qui se confirment en compréhension de l’oral ; un resserrement des écarts

En compréhension de l’oral, le score moyen obtenu est stable par rapport à 2010 (figure 1). Après une très forte hausse de onze points en 2010, atteignant le score de 261, il passe à 258 en 2016, recul non significatif. Sur la même période, la dispersion des résultats diminue (écart-type en baisse de 8 points par rapport à 2010), traduisant un resserrement vers les groupes intermédiaires, comme le montre la courbe de répartition des élèves selon les niveaux de performance (figure 2). Le nombre d’élèves en grande difficulté diminue, tout comme celui des élèves les plus performants, qui représentent un élève sur trois.
L’analyse des taux de réussite confirme la stabilité des résultats avec toutefois une évolution différenciée des performances : lorsqu’il s’agit de reconnaître le lexique le plus courant et quelques expressions figées mémorisées, les élèves de 2016 sont aussi performants que ceux de 2010 (70 % en 2016 contre 71 % en 2010). En revanche, ils sont un peu moins nombreux qu’en 2010 à maîtriser les compétences plus complexes (72,3 % en 2016 contre 74,3 % en 2010).

1 – Score moyen en compréhension de l’oral en anglais et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
2004 250 50 2,5 12,5 32,4 30,5 12,0 10,1
2010 261 54 4,7 12,1 21,2 24,0 18,6 19,4
2016 258 46 2,0 11,0 26,1 28,3 17,9 14,7

Lecture : les élèves de 2016 obtiennent un score de 258 avec un écart-type de 46 et 28,3 % d’entre eux appartiennent au groupe 3.
Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages par ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE, MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

2 – Répartition des élèves par groupes de niveau en compréhension de l’oral en anglais en 2004, 2010 et 2016 (en %)

Lecture : les élèves du groupe 2 représentaient 32,4 % des élèves en 2004. Ce groupe est constitué de 26,1 % des élèves en 2016.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE, MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

Des résultats stables en compréhension de l’écrit. Près de la moitié des élèves dans les deux groupes les plus performants

En compréhension de l’écrit, les résultats affichent une hausse non statistiquement significative de 5 points, le score moyen passant de 272 à 277 (figure 3). La dispersion quant à elle diminue (- 3 points). La répartition des élèves dans les groupes (figure 4) fait apparaître que la proportion des élèves dans les niveaux les moins performants (groupes < 1 et 1) a diminué de manière significative, passant de 8,2 % à 3,8 %. Par ailleurs, les groupes les plus performants rassemblent un élève sur deux, comme en 2010.

3 – Score moyen en compréhension de l’écrit en anglais et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
2004 250 50 4,4 10,6 26,3 31,1 17,6 10,0
2010 272 54 1,7 6,5 18,2 28,9 25,4 19,4
2016 277 51 0,3 3,5 17,9 32,2 24,3 21,8

Lecture : les élèves de 2016 obtiennent un score de 277 avec un écart type de 51 et 32,2 % d’entre eux appartiennent au groupe 3. Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages par ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

4 – Répartition des élèves par groupes de niveau en compréhension de l'écrit en anglais en 2004, 2010 et 2016 (en %)

Lecture : les élèves du groupe 2 représentaient 26,3 % des élèves en 2004. Ce groupe est constitué de 17,9 % des élèves en 2016.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE, MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

En expression écrite, des résultats en légère hausse

L’analyse des items d’expression écrite ayant évolué, la comparabilité 2010-2016 des scores dans cette activité langagière n’a pu être opérée. Seule l’analyse comparative des taux de réussite aux items est présentée ici.
En expression écrite, les taux de réussite aux items communs sont légèrement supérieurs à ceux de 2010 (45,7 % en 2016 contre 43,5 % en 2010).
Les items créés pour l’évaluation de 2016 affichent un taux de réussite moyen de 54,8 %, pouvant aller jusqu’à 67,3 % pour l’objectif « Écrire un message électronique simple ou une lettre, en référence à des modèles ». Lorsqu’il s’agit de produire un court texte sans modèle, le taux de réussite est nettement moins élevé (39,4 %), soulignant ainsi la difficulté des élèves à produire un écrit lorsque aucun modèle ne leur est proposé.

L’écart entre les filles et les garçons reste constant en compréhension de l’oral

Les filles restent meilleures que les garçons en 2016, et l’écart de performance qui les sépare demeure stable (10 points). L’évolution de leur répartition dans les groupes est similaire (figure 5) : moins de garçons et de filles dans les groupes de bas niveaux comme dans les groupes de hauts niveaux, hausse significative de la proportion de filles et de garçons dans les groupes médians.

5 – Score moyen par sexe en compréhension de l’oral en anglais et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
Garçons
2004 248 50 2,7 13,6 32,7 30,7 11,3 8,9
2010 256 53 5,4 13,6 22,6 24,0 17,6 16,9
2016 253 45 2,9 12,3 27,7 28,3 16,2 12,5
Filles
2004 252 50 2,2 11,5 32,1 30,3 12,7 11,2
2010 265 53 4,0 10,6 19,7 24,1 19,6 21,9
2016 263 46 1,2 9,5 24,3 28,3 19,7 17,1

Lecture : le score des garçons a baissé de 3 points entre 2010 et 2016, passant de 256 à 253. 12,5 % d’entre eux appartiennent au groupe de niveau 5 en 2016 contre 16,9 % en 2010. Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages par ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE, MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

En compréhension de l’écrit, les filles restent meilleures mais les garçons progressent davantage

Comme à l’oral, les filles ont toujours de meilleures performances que les garçons mais ces derniers ont davantage progressé (figure 6). La hausse significative des performances des garçons, passant de 266 en 2010 à 272 en 2016 se traduit par une réduction elle aussi significative du nombre de garçons dans les groupes de très bas niveaux (< 1 et 1), ainsi que par un plus grand nombre de garçons dans le groupe 5.

6 – Score moyen par sexe en compréhension de l’écrit en anglais et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
Garçons 2004 246 50 5,2 12,1 26,9 31,3 16,0 8,6
2010 266 53 2,2 7,7 20,0 30,4 24,1 15,6
2016 272 51 0,4 4,7 20,5 32,6 23,3 18,6
Filles 2004 254 50 3,6 9,0 25,8 31,0 19,2 11,4
2010 279 55 1,2 5,2 16,4 27,4 26,7 23,2
2016 283 51 0,3 2,3 15,3 31,9 25,3 25,0

Lecture : le score des garçons a augmenté de 6 points entre 2010 et 2016, passant de 266 à 272. 18,6 % d’entre eux appartiennent au groupe de niveau 5 en 2016 contre 15,6 % en 2010. Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages par ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE, MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

En douze ans, les écarts selon le profil social des écoles se creusent

En compréhension de l’oral comme de l’écrit, les différences de niveaux de performance restent très marquées par le profil social moyen des écoles (figure 7). Par ailleurs, en compréhension de l’oral, l’écart de niveau entre les élèves des écoles les plus favorisées socialement et ceux des écoles les plus défavorisées augmente en douze ans (de 26 à 32 points, de 2004 à 2016).

En compréhension de l’écrit, les élèves des trois groupes des écoles les plus favorisées progressent de manière plus marquée que le groupe des écoles les moins favorisées, creusant davantage l’écart entre les scores obtenus dans les écoles les moins et les plus favorisées (35 points en 2016 contre 27 en 2004).

7 – Score moyen en compréhension de l’oral et de l’écrit en anglais selon le niveau social moyen de l’école en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore moyen COScore moyen CE
Premier quart
(niveau social
le moins favorisé)
2004 235 237
2010 244 256
2016 241 259
Deuxième quart 2004 252 247
2010 258 268
2016 254 276
Troisième quart 2004 252 252
2010 266 279
2016 259 277
Quatrième quart
(niveau social
le plus favorisé)
2004 261 264
2010 274 286
2016 273 294

Lecture : en 2016, les élèves qui appartiennent au quart des établissements les plus favorisés (quatrième quart), obtiennent un score de 273 en compréhension de l’oral.
CO : compréhension de l'oral ; CE : compréhension de l'écrit.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

EN ALLEMAND

En 2016, environ 93 % des élèves évalués ont bénéficié d’au moins trois années d’enseignement de l’allemand, et 56 % d’entre eux d’au moins cinq ans. Ces pourcentages étaient respectivement de 91 % et 33 % en 2010, et de 52 % et 11 % en 2004.

Des résultats stables en compréhension de l’oral et de l’écrit

En compréhension de l’oral, le score moyen obtenu est stable par rapport à 2010 (figure 8), évoluant de 254 à 256. La dispersion des scores reste également au même niveau, après la très forte baisse enregistrée en 2010 (écart-type de 39 en 2010 et 2016 contre 50 points en 2004). Ainsi, la répartition par groupes de niveaux évolue peu entre 2010 et 2016 (figure 9).

8 – Score moyen en compréhension de l'oral en allemand et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
2004 250 50 2,4 12,6 33,4 28,3 13,3 10,0
2010 254 39 0,7 5,7 36,0 36,9 13,2 7,5
2016 256 39 0,3 5,2 33,4 40,4 12,8 7,9

Lecture : les élèves de 2016 obtiennent un score de 256 avec un écart-type de 39 et 40,4 % d’entre eux appartiennent au groupe 3.
Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages par ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE, MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

9 – Répartition des élèves par groupes de niveau en compréhension de l'oral en allemand en 2004, 2010 et 2016 (en %)

Lecture : les élèves du groupe 3 représentaient 28,3 % des élèves en 2004. Ce groupe est constitué de 40,4 % des élèves en 2016.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

En compréhension de l’écrit, comme en compréhension de l’oral, les résultats sont stables (figure 10), tout comme la dispersion des scores (figure 11).

10 – Score moyen en compréhension de l'écrit en allemand et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
2004 250 50 2,9 12,1 31,1 29,7 14,2 10,0
2010 262 47 1,9 5,9 25,2 36,2 19,6 11,2
2016 263 49 1,0 4,9 28,3 35,8 17,9 12,1

Lecture : les élèves de 2016 obtiennent un score de 263 avec un écart-type de 49 et 35,8 % d’entre eux appartiennent au groupe 3.
Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages par ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE, MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

11 – Répartition des élèves par groupes de niveau en compréhension de l'écrit en allemand en 2004, 2010 et 2016 (en %)

Lecture : les élèves du groupe 2 représentaient 31,1 % des élèves en 2004. Ce groupe est constitué de 28,3 % des élèves en 2016.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

Des résultats en légère baisse en expression écrite, davantage de non-réponses

Comme pour l’anglais, la comparabilité 2010-2016 des scores n’a pu être opérée. Seule l’analyse comparative des taux de réussite aux items communs est présentée ici.
En expression écrite, les taux de réussite aux items communs sont en légère baisse par rapport à ceux de 2010 (28,1 % en 2016 contre 30,1 % en 2010). C’est l’objectif « Écrire un message électronique simple ou une lettre, en référence à des modèles » qui affiche la plus forte baisse entre 2010 (39 %) et 2016 (33,4 %). Lorsqu’il s’agit de produire un court texte sans modèle, le taux de réussite est très inférieur (19,9 % en 2010 et 21 % en 2016).
Par ailleurs, les taux de non-réponse sont en forte hausse, évoluant de 9,9 % en 2010 à 18 % en 2016.

En compréhension, des résultats stables à l’écrit comme à l’oral, pour les garçons comme pour les filles

En 2016, les filles restent meilleures que les garçons en compréhension de l’oral (figure 12). L’évolution de la répartition dans les groupes des filles et des garçons est identique et assez stable.
En compréhension de l’écrit, les filles demeurent meilleures que les garçons (écart de 9 points en faveur des filles en 2016) (figure 13).

12 – Score moyen par sexe en compréhension de l'oral en allemand et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
Garçons 2004 245 49 3,1 14,8 35,9 25,9 12,2 8,1
2010 250 39 0,9 7,1 38,4 35,5 11,3 6,8
2016 253 40 0,4 6,6 35,4 38,3 12,0 7,2
Filles 2004 256 50 1,6 10,3 30,7 30,9 14,4 12,1
2010 257 39 0,5 4,3 33,5 38,3 15,2 8,3
2016 258 38 0,1 3,8 31,3 42,6 13,5 8,7

Lecture : le score des garçons a augmenté de 3 points entre 2010 et 2016, passant de 250 à 253. 7,2 % d’entre eux appartiennent au groupe de niveau 5 en 2016 contre 6,8 % en 2010. Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages par ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

13 – Score moyen par sexe en compréhension de l'écrit en allemand et répartition selon les groupes de niveau en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore
moyen
Écart-typeGroupe
< 1
Groupe 1Groupe 2Groupe 3Groupe 4Groupe 5
Garçons 2004 243 50 4,5 13,9 33,5 28,0 12,3 7,8
2010 257 47 2,6 7,1 28,1 35,4 16,9 9,9
2016 259 48 1,3 5,7 32,3 32,8 16,9 11,0
Filles 2004 257 49 1,3 10,1 28,6 31,6 16,1 12,3
2010 267 47 1,1 4,7 22,2 37,0 22,5 12,5
2016 268 49 0,8 4,1 24,0 38,9 19,0 13,2

Lecture : le score des garçons a augmenté de 2 points entre 2010 et 2016, passant de 257 à 259. 11 % d’entre eux appartiennent au groupe de niveau 5 en 2016 contre 9,9 % en 2010. Les évolutions significatives entre deux évaluations successives sont indiquées en gras.
Note : par le jeu des arrondis, les totaux des pourcentages en ligne peuvent être légèrement différents de 100 %.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

En compréhension de l’oral et de l’écrit, des écarts toujours marqués entre écoles selon le profil social

En compréhension de l’oral comme en compréhension de l’écrit, les différences de niveaux restent très marquées par le profil social de l’école dans laquelle des élèves sont scolarisés (figure 14). Comme observé par ailleurs, le score moyen progresse à mesure que le niveau social augmente. Par rapport à 2010, l’écart de niveau entre les élèves des écoles les plus favorisées socialement et ceux des écoles les plus défavorisées reste stable en compréhension de l’oral (16 points) et diminue légèrement en compréhension de l’écrit, passant de 23 à 20 points.

14 – Score moyen en compréhension de l’oral et de l’écrit en allemand selon le niveau social moyen de l’école en 2004, 2010 et 2016

AnnéeScore moyen COScore moyen CE
Premier quart
(niveau social
le moins favorisé)
2004 241 241
2010 243 246
2016 248 254
Deuxième quart 2004 257 251
2010 254 261
2016 250 258
Troisième quart 2004 250 254
2010 259 272
2016 260 268
Quatrième quart
(niveau social
le plus favorisé)
2004 253 253
2010 258 269
2016 264 274

Lecture : en 2016, les élèves qui appartiennent au quart des écoles les plus favorisées (quatrième quart), obtiennent un score de 264 en compréhension de l’oral.
CO : compréhension de l'oral ; CE : compréhension de l'écrit.
Champ : élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine.
Source : CEDRE MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.19. © DEPP

Approfondissement

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Cedre 2004-2010-2016 - Anglais et allemand en fin d’école : après une forte progression, des résultats désormais stabilisés
Note d'information n° 17.19, septembre 2017

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MÉTHODOLOGIE

L’échantillonnage
La population visée est celle des élèves de CM2 des écoles publiques et privées sous contrat de France métropolitaine. En 2016, 153 écoles pour l’anglais et 138 pour l’allemand ont été sélectionnées en vue d’une représentativité nationale, soit environ 4 100 élèves dans chaque langue. Une stratification a été effectuée sur le secteur de l’école. Dans chaque école sélectionnée, tous les élèves de CM2 ont été évalués. En anglais, les réponses d’environ 3 700 élèves ont pu être analysées dans les 144 écoles répondantes, ainsi que celles d’environ 3 100 élèves dans les 129 écoles répondantes en allemand. Pour tenir compte de la non-réponse, les échantillons ont été redressés.

La construction de l’échelle de performances
L’échelle de performances a été élaborée en utilisant les modèles de réponse à l’item.
Le score moyen en anglais et en allemand, correspondant à la performance moyenne des élèves de l’échantillon de 2004 a été fixé par construction à 250 et l’écart-type à 50. Cela implique qu’environ deux tiers des élèves ont un score compris entre 200 et 300. Cette échelle n’a aucune valeur normative et, en particulier, la moyenne de 250 ne constitue en rien un seuil qui correspondrait à des compétences minimales à atteindre. Sur la base de constats fréquemment établis dans les différentes évaluations antérieures de la DEPP, qui montrent que 15 % des élèves peuvent être considérés en difficulté en fin de scolarité obligatoire, la partie la plus basse de l’échelle est constituée en 2004 des scores obtenus par les 15 % d’élèves ayant les résultats les plus faibles. À l’opposé, la partie supérieure, constituée des scores les plus élevés, rassemble 10 % des élèves. Entre ces deux niveaux, l’échelle a été scindée en trois parties d’amplitudes de scores égales correspondant à trois groupes intermédiaires. Les modèles de réponse à l’item ont l’avantage de positionner sur la même échelle les scores des élèves et les difficultés des items. Cette correspondance permet de caractériser les compétences maîtrisées par chacun des groupes d’élèves.

 

 

En savoir plus sur la méthodologie du cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon (Cedre) en fin d'école et fin de collège

Qu'est-ce qu'une Note d'information ?

Chaque Note d’information présente les résultats les plus récents issus des exploitations d’enquêtes et d’études statistiques. Cette publication apporte l’éclairage de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance à la compréhension et à l’analyse du système éducatif français.

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Mise à jour : octobre 2017

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