Études et statistiques de la Depp

Les élèves du second degré à la rentrée 2017 : hausse dans les collèges et dans les formations générales et technologiques au lycée
Élèves et apprentis  - Note d'information - N° 26 - décembre 2017

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À la rentrée 2017, les établissements publics et privés accueillent 5,630 millions d’élèves du second degré. C’est 50 400 de plus qu’à la rentrée 2016, soit une hausse de 0,9 %. Les effectifs progressent à la fois dans les collèges (+ 27 300, soit + 0,8 %) et dans les formations générales et technologiques (GT) en lycée (+ 31 300 soit +2,0 %). Au collège, les sixièmes enregistrent la plus forte progression (+ 19 000) et le secteur privé progresse plus vite (+ 1,4 %) que le secteur public (+ 0,7 %). Dans les formations GT, l’augmentation des effectifs est portée par celle des élèves en terminale (+ 35 900), elle-même due à l’arrivée à ce niveau de la génération 2000, et le secteur public augmente plus vite (+ 2,1 %) que le secteur privé (+ 1,5 %).
La tendance à la baisse du taux de redoublement en seconde GT se poursuit mais plus modérément qu’en 2016. Le taux de passage de la troisième vers la seconde GT progresse encore et passe de 63,3 % en 2016 à 64,0 % en 2017.
À la rentrée 2017, les effectifs de sixièmes bilangues, de latinistes et d’hellénistes progressent.

Note d'information

 

Les élèves du second degré à la rentrée 2017 : hausse dans les collèges
et dans les formations générales et technologiques au lycée

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Auteurs : Paul-Olivier Gasq, Elsa Conton, Evelyne Blanché, Vanessa Bellamy, DEPP-B1

 

À la rentrée 2017, 5,630 millions d’élèves sont scolarisés dans le second degré, soit 50 400 de plus qu’à la rentrée précédente (+ 0,9 %). Cette hausse est portée par les formations générales et technologiques (GT) en lycée (+ 31 300 élèves) et par les formations en collège (+27 300 élèves), les formations professionnelles étant en baisse (- 8 200 élèves, figure 1). Cette hausse est globalement peu différenciée selon le secteur : elle est de 0,9 % dans le secteur public et de 1,0 % dans le secteur privé. Ainsi, les parts respectives des deux secteurs sont stables dans l’ensemble du second degré avec une faible hausse du privé dans les collèges (de 21,4 % à 21,5 % entre 2016 et 2017) et une légère baisse du privé dans les formations en lycée (hors post-bac) (de 20,8 % en 2016 à 20,7 % en 2017).

1. Effectifs d’élèves dans les établissements du second degré à la rentrée 2017

Public  Privé  Ensemble  
 

Effectifs
en 2016

Effectifs
en 2017
Évolution Effectifs
en 2016
Effectifs
en 2017
Évolution Effectifs
en 2016
Effectifs
en 2017
Évolution
Sixième 630 345 644 483 14 138 179 458 184 398 4 940 809 803 828 881 19 078
Cinquième 622 943 625 701 2 758 176 329 178 743 2 414 799 272 804 444 5 172
Quatrième 615 591 619 552 3 961 171 953 173 794 1 841 787 544 793 346 5 802
Troisième 625 432 621 590 - 3 842 174 265 174 859 594 799 697 796 449 - 3 248
Ensemble 6e-3e * 2 494 311 2 511 326 17 015 702 005 711 794 9 789 3 196 316 3 223 120 26 804
DIMA 595 502 - 93 290 297 7 885 799 - 86
ULIS en collège 28 353 30 648 2 295 3 139 3 316 177 31 492 33 964 2 472
Formations en collège 2 523 259 2 542 476 19 217 705 434 715 407 9 973 3 228 693 3 257 883 29 190
Segpa 81 989 80 230 - 1 759 4 325 4 233 - 92 86 314 84 463 - 1 851
Formations en collège
y compris Segpa
2 605 248 2 622 706 17 458 709 759 719 640 9 881 3 315 007 3 342 346 27 339
1re année de CAP 48 814 47 661 - 1 153 10 388 10 066 - 322 59 202 57 727 - 1 475
2de année de CAP 41 970 41 128 - 842 9 520 8 968 - 552 51 490 50 096 - 1 394
Total CAP 2 ans 90 784 88 789 - 1 995 19 908 19 034 - 874 110 692 107 823 - 2 869
Total BMA 2 136 2 134 - 2 432 404 - 28 2 568 2 538 - 30
2de professionnelle 145 822 142 952 - 2 870 37 192 36 309 - 883 183 014 179 261 - 3 753
1re professionnelle 143 832 142 437 - 1 395 37 989 37 188 - 801 181 821 179 625 - 2 196
Term. professionnelle 135 342 135 937 595 35 153 35 044 - 109 170 495 170 981 486
Ensemble bac professionnel 424 996 421 326 - 3 670 110 334 108 541 - 1 793 535 330 529 867 - 5 463
Autres pro ** 8 086 7 881 - 205 4 599 4 427 - 172 12 685 12 308 - 377
ULIS pro 3 101 3 403 302 814 1 025 211 3 915 4 428 513
Ensemble formations professionnelles en lycée 529 103 523 533 - 5 570 136 087 133 431 - 2 656 665 190 656 964 - 8 226
2de GT 444 267 441 131 - 3 136 118 603 118 262 - 341 562 870 559 393 - 3 477
1re GT 419 572 417 809 - 1 763 112 024 112 626 602 531 596 530 435 - 1 161
Terminale GT 400 530 431 647 31 117 103 989 108 810 4 821 504 519 540 457 35 938
ULIS GT 116 124 8 56 52 - 4 172 176 4
Ensemble formations GT en lycée 1 264 485 1 290 711 26 226 334 672 339 750 5 078 1 599 157 1 630 461 31 304
Formations en lycée
y compris ULIS
1 793 588 1 814 244 20 656 470 759 473 181 2 422 2 264 347 2 287 425 23 078
Ensemble second degré 4 398 836 4 436 950 38 114 1 180 518 1 192 821 12 303 5 579 354 5 629 771 50 417

* Y compris troisièmes prépa-professionnelles en lycée.
** Dont formations diverses de niveaux IV et V, CAP en un an et brevet professionnel.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), enseignement public et enseignement privé, y compris hors contrat. Y compris EREA.
Source : MEN-DEPP, MESRI.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

 

Une augmentation des effectifs dans la plupart des académies

Dans la majorité des académies, les effectifs du second degré progressent par rapport à la rentrée 2016. Pour douze d’entre elles, le nombre d’élèves du second degré augmente plus fortement qu’au niveau national (+ 0,9 %). La Guyane et Mayotte enregistrent les plus fortes progressions (respectivement + 2,5 % et + 4,8 %). Lyon (+ 1,9 %), Créteil (+ 1,8 %), Nantes (+ 1,5 %) et Versailles (+ 1,5 %) sont les académies métropolitaines enregistrant les plus fortes hausses. À elles quatre et comme l’année précédente, elles concentrent la moitié (48 %) de la hausse des effectifs nationaux (52 % en 2016).

Cinq académies connaissent des baisses d’effectifs à la rentrée 2017 : la baisse est plus importante pour la Guadeloupe (- 2,2 %) et la Martinique (- 1,7 %) que pour Dijon (- 0,2 %), Nancy-Metz (- 0,1 %) ou Caen (- 0,1 %) (figure 2).

Si au niveau national, la part du secteur privé reste stable à 21,2 %, des différences se font jour entre académies. Cinq académies ont connu une croissance importante du secteur privé dans le second degré à la rentrée 2017 : la Guyane (+ 3,8 %), La Réunion (+ 2,2 %), Limoges (+ 2,2 %), Nantes (+ 2,1 %) et Reims (+ 1,9 %).

2. Évolution entre 2016 et 2017 des effectifs d’élèves du second degré des secteurs public et privé par académie

(1) Pour des raisons techniques, les données du privé hors contrat ne sont pas disponibles pour l'académie de Nancy-Metz.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), public + privé, hors post-bac.
Source : MEN-DEPP, MESRI.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

 

Hausse des effectifs en collège, principalement en sixième

Les formations au collège sont en hausse de 0,8 % par rapport à 2016, soit 27 300 élèves supplémentaires. L’augmentation des élèves de sixième est la plus importante (+ 19 000) et capte 70 % de la hausse globale des effectifs des collèges. Le nombre d’élèves augmente aussi en cinquième et en quatrième (respectivement + 0,6 % et + 0,7 %) mais diminue en troisième (- 0,4 %) par rapport à 2016.

La hausse importante des effectifs en sixième en 2017 est largement due à l’entrée au collège de la génération 2006. Cette génération (829 400 naissances hors Mayotte) est bien plus nombreuse que celle de 2005 (+ 22 500). Cet effet démographique l’emporte largement sur l’effet des redoublements. D’une part les taux de redoublement en CM2 ont légèrement diminué, passant de 0,3 % en 2016 à 0,2 % en 2017. D’autre part, après la baisse massive des taux de redoublement en 2016, ces derniers se stabilisent en 2017 pour tous les niveaux (figure 3). Cette tendance à la baisse, très forte en 2016, est entamée depuis le début des années 2000 : il y a 17 ans, près d’un élève de sixième sur dix redoublait l’année suivante.
On note, pour la deuxième année consécutive, une hausse marquée du nombre de collégiens inscrits dans des Unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) : + 2 100 en 2016 et + 2 500 en 2017. À la rentrée 2017, 34 000 élèves de collèges sont inscrits dans une ULIS.
Les effectifs des Sections d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) diminuent en 2017 (- 1 900 élèves soit - 2,1 %) après avoir déjà connu une baisse en 2016 (- 2 500). À la rentrée 2017, 84 500 élèves sont scolarisés en Segpa.

3. Taux de redoublement par niveau de la sixième à la troisième (en %)

SituationRentrée 2014Rentrée 2015Rentrée 2016Rentrée 2017
Redoublements de sixième 2,2 1,6 0,6 0,5
Redoublements de cinquième 1,3 0,9 0,4 0,4
Redoublements de quatrième 1,8 1,3 0,5 0,4
Redoublements de troisième 3,3 3 2,2 2,2

Lecture : parmi les élèves scolarisés en sixième à la rentrée 2016, 0,5  % redoublent en 2017.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), établissements publics et privés sous tutelle MEN. Hors Segpa. Y compris ULIS à partir de 2015.
Source : MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

 

Le secteur privé progresse au collège

Cette progression globale des effectifs du collège masque des évolutions différenciées entre secteurs public et privé (sous et hors contrat). Le secteur public enregistre 17 400 élèves supplémentaires, soit 0,7 % de plus qu’en 2016. Le secteur privé dans son ensemble compte 9 900 élèves de plus qu’à la rentrée 2016, soit une augmentation de 1,4 %. Pour les seuls élèves de sixième, l’évolution est de + 2,2 % dans le public et + 2,8 % dans le privé.

À la rentrée 2017, 21,5 % des élèves scolarisés en collège le sont dans le secteur privé (figure 4). Entre 2016 et 2017, la part du secteur privé est passée de 21,4 % à 21,5 %. Elle a en revanche diminué pour les ULIS, passant de 10,0 % à 9,8 % sur la même période. Depuis 2005, la part du secteur privé a progressé de 1,2 point pour l’ensemble des formations dispensées en collège. Dans le même temps, celle des sixièmes (hors ULIS) scolarisés dans le secteur privé a progressé de 1,4 point. L’augmentation de la part des sixièmes scolarisés dans le secteur privé se poursuit avec une même tendance depuis la rentrée 2008 environ ; l’année 2013 avait marqué une pause dans cette tendance à la hausse.

4. Évolution de la part des élèves scolarisés dans le secteur privé (en %)

Note : les élèves en ULIS sont comptabilisés dans les formations de collège mais ne peuvent être répartis par niveau sur l’ensemble de la période ; ils ne sont donc pas pris en compte pour le calcul de la part du secteur privé en sixième.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), public + privé.
Source : MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

 

L’accroissement des formations générales et technologiques en lycée porté par les terminales

1,630 million d’élèves sont en formations générales et technologiques en lycée (hors post-bac) à la rentrée 2017, soit 31 300 de plus qu’en 2016 (+ 2,0 %). La rentrée 2017 fait suite à une rentrée 2016 déjà en hausse de 3,1 %, soit + 48 300 élèves par rapport à 2015.

L‘augmentation des formations générales et technologiques en lycée est exclusivement portée par les élèves de terminale GT : + 35 900 élèves, soit + 7,1 %. Cette progression importante correspond à l’arrivée en terminale de la génération 2000, particulièrement nombreuse comparée à celles des années 1990 : 807 400 enfants sont nés en 2000 (hors Mayotte) contre 775 800 en 1999 (+ 31 600). Le taux de passage de la première générale à la terminale générale est par ailleurs très élevé mais relativement constant, s’établissant à 94,8 % en 2017. L’augmentation du nombre d’élèves qui refont une terminale à la rentrée 2017, liée à un taux de réussite au baccalauréat (session de juin), stable dans la voie technologique et en baisse de 0,7 point dans la voie générale, contribue également à soutenir la croissance des effectifs de ce niveau.

 

Le taux de redoublement baisse encore en seconde GT

La fluidification des parcours entre collège et formations générales et technologiques a été particulièrement perceptible au cours des dernières années au travers d’une part de l’augmentation constante du taux de passage de la troisième vers la seconde GT, d’autre part de la diminution continue du taux de redoublement en seconde GT. Ces évolutions avaient été particulièrement marquées à la rentrée 2016. Ainsi, à l’issue du collège, 63,3 % des élèves rejoignaient une seconde GT. Cette proportion avait augmenté de 3 points en trois ans, au détriment du redoublement, mais aussi de l’orientation vers la voie professionnelle. De même, en 2016, seuls 4,3 % des élèves de seconde avaient été maintenus dans le même niveau, contre 6,7 % en 2015 et 10,7 % en 2010. À la rentrée 2017, ces tendances se poursuivent, mais de manière atténuée. Le taux de passage de la troisième vers la seconde GT a ainsi continué sa progression. Il est de 64,0 % à la rentrée 2017 (figure 5). À l’issue de la troisième, l’orientation vers la voie professionnelle diminue légèrement, s’établissant à 24,2 % à la rentrée 2017 contre 24,5 % en 2016.

5. Évolution des taux de passage et de redoublement à l’issue de la classe de troisième (en %)

SituationRentrée 2014Rentrée 2015Rentrée 2016Rentrée 2017
Redoublement de troisième 3,3 3 2,2 2,2
Troisième vers seconde GT 61,1 62,4 63,3 64,0
Troisième vers voie professionnelle 25,3 24,6 24,5 24,2
    dont vers 1re année de CAP en 2 ans 5,9 5,7 5,7 5,6
    dont vers seconde professionnelle 19,5 19 18,8 18,6
Autres situations (dont sorties vers l'agriculture et l'apprentissage) 10,3 10 9,9 9,6

Lecture : parmi les élèves scolarisés en troisième à la rentrée 2016, 24,2 % ont poursuivi leurs études en second cycle professionnel en 2017.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), établissements publics et privés sous tutelle MEN. Y compris ULIS à partir de 2015.
Source : MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

Le taux de passage de la seconde GT vers la première GT a quant à lui très légèrement progressé en 2017, passant de 89,6 % à 89,9 % (+ 0,3 point, figure 6). Le taux de redoublement est passé, dans le même temps, de 4,3 % à 3,8 %.
L’orientation vers la première générale ne varie quasiment pas : + 0,1 point à la rentrée 2017. L’orientation vers la première S diminue légèrement (- 0,2 point) alors que celle vers la première ES progresse légèrement (+ 0,4 point). Après une forte hausse à la rentrée 2016 (+ 1,6 point), le taux de passage vers la première technologique augmente légèrement cette année (+ 0,2 point).

6. Évolution des taux de passage et de redoublement à l’issue de la classe de seconde (en %)

SituationRentrée 2014Rentrée 2015Rentrée 2016Rentrée 2017
Redoublement de 2de GT 7,4 6,7 4,3 3,8
2de GT vers 1re générale 63,5 64,4 65,4 65,5
    dont vers 1re S 34,2 33,8 34,7 34,5
    dont vers 1re ES 19,6 20,7 21,3 21,7
    dont vers 1re L 9,7 9,9 9,4 9,4
2de GT vers 1re technologique 22,6 22,6 24,2 24,4
    dont vers 1re STMG 11,0 10,7 11,7 12,0
2de GT vers voie professionnelle 3,4 3,3 3,1 3,2
Autres situations (dont sorties vers l'agriculture et l'apprentissage) 3,1 3,0 3,0 3,1

Lecture : parmi les élèves scolarisés en seconde GT à la rentrée 2016, 65,5  % ont poursuivi leurs études en première générale en 2017.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), établissements publics et privés sous tutelle MEN. Y compris ULIS à partir de 2015.
Source : MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

 

Des effectifs en baisse en voie professionnelle pour la deuxième année consécutive

En 2017, les effectifs sont en baisse dans la voie professionnelle : - 8 200 élèves, soit - 1,2 %. Le CAP en particulier accuse une baisse de 2,6 % de ces effectifs : - 2,5 % en première année et - 2,7 % en seconde année de CAP. Les effectifs diminuent de 2,1 % en seconde professionnelle. La rentrée 2017 fait suite à une rentrée 2016 déjà en baisse dans les formations professionnelles : - 2 100 élèves entre 2015 et 2016.

La part des sortants de première année de CAP et de seconde professionnelle a peu évolué entre les rentrées 2016 et 2017 (figure 7). En revanche, celle des sortants de première professionnelle est un peu plus élevée : parmi les élèves scolarisés en première professionnelle à la rentrée 2016, 10,4 % sont sortis d'un établissement du ministère de l’Éducation nationale (MEN) en 2017. Cette proportion était de 9,9 % un an auparavant.

7. Taux de sortie de la voie professionnelle selon le niveau (en %)

Sortants des établissements du MEN en...Rentrée 2014Rentrée 2015Rentrée 2016Rentrée 2017
... fin de 1re année de CAP 18,5 18,2 18,0 17,9
... fin de 2de professionnelle 10,8 10,2 10,2 10,0
... fin de 1re professionnelle 10,2 10,3 9,9 10,4

Lecture : parmi les élèves scolarisés en seconde professionnelle à la rentrée 2016, 10 % sont sortis d'un établissement du MEN en 2017.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), établissements publics et privés sous tutelle du MEN. Y compris ULIS à partir de 2015.
Source : MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

 

La part du secteur privé baisse en lycée

Dans l’ensemble des formations du second degré dispensées en lycée, la part du secteur privé est passée de 20,8 % à 20,7 % entre 2016 et 2017. Cette légère baisse globale masque des différences selon les niveaux. Elle est plus importante pour les élèves de seconde année de CAP, pour lesquels la part dans le secteur privé passe de 18,5 % à 17,9 %. Pour l’ensemble des deux années de CAP, la baisse est de 0,3 point. Cette diminution est également notable pour les terminales GT : la part du secteur privé, qui était de 20,6 % en 2016, est de 20,1 % à la rentrée 2017.

 

Augmentation des élèves latinistes, hellénistes ou en classes bilangues

Le nombre d’élèves de sixième ayant une deuxième langue vivante avait chuté à la rentrée 2016 suite à la fermeture d’une partie des classes bilangues et à la mise en place de la sixième bilangue de continuité. À la rentrée 2017, les effectifs en sixième bilangue ont progressé de 20 400 élèves, soit une augmentation de 22 % (figure 8). Ils restent cependant inférieurs de 15 900 élèves à leur niveau de 2015 : 112 100 élèves en 2017 contre 128 000 en 2015.

8. Répartition des effectifs de sixièmes bilangues selon les langues vivantes étudiées

Anglais et ...Rentrée 2012Rentrée 2013Rentrée 2014Rentrée 2015Rentrée 2016 *Rentrée 2017
Allemand 84 506 87 392 88 343 89 396 67 541 80 167
Espagnol 26 679 29 804 26 747 27 557 15 561 21 113
Italien 5 205 5 452 5 848 5 893 4 641 5 561
Chinois 1 923 2 036 2 219 2 369 1 450 2 135
Portugais 958 1 004 1 036 1 029 724 1 015
Arabe 635 696 743 719 782 911
Néerlandais 300 339 385 323 275 438
Russe 433 389 480 425 352 396
Hébreu 198 113 130 130 186 167
Polonais 17 17 8 42 40 40
Autre 42 23 53 94 88 112
Toutes langues 120 896 127 265 125 992 127 977 91 640 112 055

* Création des sixièmes bilangues de continuité.
Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), établissements publics et privés sous contrat sous tutelle MEN.
Source : MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

La répartition par langue vivante en 2017 est légèrement différente de celle de 2015 : 71,5 % des élèves suivent des enseignements d’allemand et d’anglais contre 69,9 % en 2015. À l’inverse, 18,8 % des élèves suivent des cours d’espagnol et d’anglais en 2017 contre 21,5 % en 2015.
À la rentrée 2017, 13,2 % des élèves de premier cycle (hors sixième) ou second cycle GT étudient une ou plusieurs langue(s) ancienne(s) (figure 9). Cette proportion est en hausse par rapport à 2016 (+ 0,7 point) et retrouve un niveau déjà atteint à la rentrée 2014. Entre 2013 et 2016, la part des élèves étudiant une ou plusieurs langues anciennes baissait régulièrement : de 13,6 % en 2013 à 12,5 % en 2016. Dans le second cycle GT en revanche, la part des élèves étudiant une langue ancienne continue sa lente diminution : 5,8 % des élèves en 2013 contre 5,4 % à la rentrée 2017.

9. Part des élèves étudiant au moins une langue ancienne dans le second degré (en %)

Champ : France métropolitaine + DOM (y compris Mayotte), établissements publics et privés sous tutelle MEN. Hors ULIS.
Source : MEN-DEPP.
Réf. : Note d'information, n° 17.26. © DEPP

 

CHAMP, SOURCE ET MÉTHODE

Champ
Cette Note d’information couvre uniquement les effectifs sous statut scolaire suivant une formation du second degré (hors classes post-baccalauréat) dans les établissements relevant des ministères de l’Éducation nationale, et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : établissements publics, privés sous contrat ou privés hors contrat. Sont donc exclus du champ les élèves inscrits dans un établissement du second degré relevant d’autres ministères, et notamment des ministères de l’Agriculture et de l’Alimentation, des Armées, du Travail, des Solidarités et de la Santé. Sont également exclus les élèves qui suivent une formation par alternance (apprentissage) ; ceux qui s’orientent vers ces voies sont donc comptés parmi les sortants.

Source
MEN-DEPP, système SCOLARITÉ et enquête n° 16 auprès des établissements privés hors contrat.

Méthode
La mise en place du Répertoire national des identifiants élèves, apprentis et étudiants (RNIE) permet dorénavant de délivrer un identifiant unique (INE) aux jeunes en cours d’études. Précédemment, cet identifiant était académique. En lien avec l’instauration de cet INE, les Bases élèves académiques (BEA) ont été remplacées, à la rentrée 2017, par un nouvel outil, appelé Système d’information statistique consolidé académique (SYSCA). Ce changement d’outil entraîne mécaniquement une baisse du nombre d’élèves, le système étant maintenant capable de mieux repérer et de supprimer les multi-inscriptions. Cette baisse a été estimée à 5 400 élèves au niveau national, répartie sur l’ensemble des académies, sur la base d’une rétropolation des chiffres 2016 réalisée à partir de SYSCA.

Qu'est-ce qu'une Note d'information ?

Chaque Note d’information présente les résultats les plus récents issus des exploitations d’enquêtes et d’études statistiques. Cette publication apporte l’éclairage de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) à la compréhension et à l’analyse du système éducatif français. Elle est disponible en ligne, sous la forme de fichiers imprimables à télécharger, accompagnés de tableaux de données chiffrées et de graphiques.
e-ISSN 2431-7632

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Mise à jour : décembre 2017

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