Toute l'actualité

[archive] Intervention du ministre sur l'installation du conseil scientifique du cyclotron à Nantes
Discours - François Fillon - 01/10/2004

Partager cet article
  • Envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
Mesdames, Messieurs,

Seul le prononcé fait foi


Je suis heureux d'être parmi vous pour l'installation du conseil scientifique international qui accompagnera désormais la mise en place du cyclotron. Je remercie le Président RESCHE de nous ouvrir les portes de l'Université de Nantes¿

Ce grand projet, nous le devons plus particulièrement au Professeur Chatal, ainsi qu'aux équipes qu'il a su mobiliser. Je pense notamment à l'Ecole des mines, et au laboratoire Subatech, à l'Université de Nantes ainsi qu'à l'Inserm et au CNRS. A travers leurs responsables, je souhaite remercier l'ensemble des équipes qui ont contribué à la réussite de ce projet.

D'emblée il m'a séduit par l'ampleur des perspectives qu'il ouvrait pour Nantes et la région des Pays-de-la-Loire. Je lui ai apporté, à l'époque, tout mon soutien, et ma satisfaction est aujourd'hui grande de voir débuter sa phase de concrétisation.

L'installation d'un conseil scientifique est un moment important dans la vie de tout grand projet. Emprunt de solennité, il n'est pas dénué d'une certaine émotion. Après une période d'élaboration longue, parfois houleuse, émaillée d'espoirs et de déceptions au gré des expertises, il marque le début effectif du projet.

Présidé par le Professeur Frans CORSTENS, ce conseil scientifique est constitué d'éminentes personnalités.

Les compétences que vous réunissez, Messieurs, comme l'étendue du champ scientifique qu'elles recouvrent, témoignent des enjeux ouverts par la réalisation du cyclotron et des espoirs qu'il fait naître. Je vous remercie de votre engagement. Vous devenez en cet instant les dépositaires d'un projet qui, durant près de 5 ans, a mobilisé nos énergies et conjugué nos compétences au service de l'une des plus nobles causes : celle de la recherche médicale, et plus particulièrement celle contre le cancer.

L'effort n'a pas été vain puisqu'à son terme, l'Etat, la Région Pays de la Loire et les collectivités territoriales du grand ouest se sont associés pour porter ensemble la création du cyclotron. Adopté par le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire de décembre 2003, le cyclotron de Nantes devenait ainsi l'un des grands équipements scientifiques dont la France souhaitait se doter.

Cette mise en commun des énergies et des compétences a valeur d'exemple. Elle est à l'image de notre engagement dans la lutte contre le cancer. Elle est le préalable si nous voulons vaincre la maladie ; si nous voulons que nos équipes soient plus performantes encore ; si nous voulons que notre recherche demeure le fer de lance de notre ambition internationale.

C'est dans cette perspective que s'inscrit ce programme. Il répond en cela à l'écho du plan cancer voulu par le Président de la République, qui est une priorité de son quinquennat. Le gouvernement a arrêté, l'an passé, un plan d'actions global, innovant et ambitieux :

- global parce qu'il intéresse tous les aspects de la prise en charge du cancer : de la prévention au traitement, de la formation des professionnels de santé à l'information du public ;
- innovant parce qu'il place l'Homme au centre du dispositif en rappelant ce principe fondamental qu'est l'égalité de tous devant les soins ;
- ambitieux parce qu'il se donne cinq ans pour couvrir tout le champ de la maladie.
L'objectif est d'accroître les chances de guérison ; il est de chercher à ce que les malades vivent mieux pendant et après leur traitement.

Cette impulsion en faveur de la recherche contre le cancer s'est traduite par la mise en place de 7 cancéropôles. Ceux-ci fédèrent et coordonnent les compétences de nombreuses équipes venant d'horizons divers : centres hospitaliers, laboratoires, organismes de recherche, industrie... Le cancéropôle du Grand-Ouest illustre parfaitement cette dynamique : une centaine d'équipes qui rassemble plus de 1.300 professionnels de santé dont 400 chercheurs.

Une véritable force de frappe sera ainsi réunie autour de cet appareil performant qui ouvre des perspectives nouvelles aussi bien en matière d'imagerie qu'en matière thérapeutique. J'ai conscience qu'à ce stade du développement du projet, les bénéfices du cyclotron peuvent apparaître lointains et hypothétiques pour les malades, et leurs proches, qui livrent au jour le jour des combats difficiles. Et pourtant, ils sont la promesse d'un diagnostic plus précis et de traitements plus efficaces encore.

Installé au sein du CHU de Nantes, à proximité immédiate du centre René Gauducheau, cet équipement a vocation à servir l'ensemble des équipes du Grand Ouest. Leur coopération s'en trouvera renforcée. Déjà exemplaire, elle mutualisera plus encore les compétences de chacun afin de fédérer leurs projets.

Nul doute que ceux-ci favoriseront le développement de partenariats, publics et privés, qui s'étendent au-delà des seules institutions de recherche¿ J'ai conscience que travailler ensemble autour d'objectifs partagés n'est pas toujours chose facile¿ Cela suppose de bousculer et de dépasser des « frontières culturelles ». Mais c'est le meilleur moyen d'abattre ces cloisons qui trop souvent séparent des équipes et entravent leur performance. C'est l'espoir de voir naître dans un tel environnent des idées nouvelles et des solutions innovantes. C'est aussi l'espoir de voir se créer les entreprises qui assureront le développement de cette recherche et exploiteront ses résultats.

La vocation de l'ouest français de devenir l'un des pôles d'excellence et de compétitivité internationale en matière de recherche, et plus généralement dans les sciences du vivant, s'en trouvera ainsi confortée. C'est l'un des axes forts de notre région. Un axe autour duquel je me suis toujours investi avec vous¿

Un engagement de longue haleine qui s'est traduit par une politique volontariste des régions atlantiques autour de trois axes : le soutien au développement de la recherche, la volonté de donner aux entreprises innovantes les moyens de leur réussite et, enfin, la promotion internationale du grand ouest.

Ce pôle d'excellence et de compétitivité régionale doit être en mesure de se comparer aux plus grands sites européens et internationaux.

Ce projet dépasse bien évidemment les frontières de l'arc atlantique. L'objectif est d'en permettre l'accès à toutes les équipes françaises et européennes intéressées. De grands organismes comme l'Inserm ou le CEA ont fait savoir leur intérêt pour ce programme, de même que l'implication de l'Association européenne de médecine nucléaire ouvre des perspectives porteuses de perspectives.

Cette dimension européenne est essentielle et stratégique. Pour optimiser la valeur ajoutée de nos efforts dans le domaine de la recherche, le levier européen revêt une importance vitale. C'est par l'Europe que nous pourrons démultiplier notre influence scientifique et demeurer dans les premiers de cordée de la confrontation internationale qui se pose à notre système de recherche.

Aujourd'hui, la plus féroce des compétitions, c'est celle du savoir !

La clef de cette confrontation internationale, c'est bien entendu la qualité : la qualité des investissements que la Nation consacre à sa recherche, la qualité de la formation des équipes, la qualité des programmes scientifiques.

C'est pourquoi un effort particulier a été réalisé dans le secteur de la recherche à l'occasion du budget pour 2005. La progression de l'effort public s'élève à un milliard d'euros.

S'agissant des emplois, le gouvernement a inscrit, dans le budget pour 2005, la création de 1.550 postes supplémentaires pour l'enseignement supérieur et la recherche.

Mais au-delà des efforts budgétaires, la compétition internationale nous oblige à revisiter plus profondément nos structures et nos formes d'organisation. A l'instar de ce qui se fait chez nos principaux partenaires, nous devons être en mesure de fédérer, au sein de pôles d'excellence, nos forces scientifiques et universitaires qui sont parfois trop dispersées¿

Si l'on veut que nos pôles d'excellence jouissent d'une notoriété internationale, il faut que les acteurs soient en mesure de nouer des partenariats efficaces.

Les organismes de recherche, plus particulièrement, doivent dans cet esprit augmenter les capacités d'initiative de leurs centres implantés en région. Ce n'est nullement contradictoire avec le pilotage scientifique de l'organisme. Sur le terrain, ils doivent être en mesure d'élaborer des stratégies locales avec leurs partenaires naturels que sont les établissements d'enseignement supérieur et les collectivités territoriales.

En répondant à la diversité des besoins de formation, en stimulant le développement de la recherche, en misant sur la valorisation et la diffusion de la culture scientifique, la France demeurera ainsi en tête de la bataille de l'intelligence et de l'innovation.

Ces orientations seront au c¿ur de la future loi d'orientation sur la recherche.

Cette loi, je l'aborde dans un esprit de dialogue et de confiance avec les chercheurs. Notre objectif est de donner à la recherche française tous les moyens de son excellence.

Mesdames et Messieurs,

Cette ambition se retrouve ici dans l'ouest français.

Autour du cyclotron apparaît l'environnement propice à notre énergie créatrice.

Avec l'installation de son conseil scientifique international, je vois se dessiner beaucoup d'espoir¿

Mise à jour : août 2006

Partager cet article
  • Envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
  • Imprimer
  • Agrandir / réduire la police

C'est pratique

calendrier
 
 
     




Handicap, tous concernés

Le handicap





DISPOSITIF VIGIPIRATE

Consignes de sécurité

Nous suivre

Facebook Twitter LinkedIn Snapchat Youtube lettres d'information

Nous contacter