La commémoration du souvenir de Guy Môquet et de ses vingt-six compagnons fusillés a lieu le 22 octobre 2007. L'Education nationale participe à cet événement en invitant les équipes éducatives, et notamment les enseignants d'histoire, de lettres et de philosophie, à lancer des projets avec leurs élèves sur des thèmes liés à la mémoire de la Seconde guerre mondiale. Dans les classes, la lecture de la dernière lettre que Guy Môquet adressa à sa famille le 22 octobre 1941 s'insèrera au sein d'une réflexion sur l'engagement des jeunes qui firent le choix de la résistance et sur les valeurs de fraternité, de justice et de liberté.
"La commémoration de la mort de Guy Môquet, de ses 26 compagnons d'infortune et de tous les autres fusillés est en effet l'occasion de rappeler aux élèves des lycées l'engagement des jeunes gens et jeunes filles de toutes régions et de tous milieux qui firent le choix de la résistance, souvent au prix de leur vie. Tous méritent que l'on se souvienne : ainsi Gilbert Dru, cet étudiant de lettres engagé très jeune dans le combat contre l'occupant nazi assassiné le 27 juillet 1944 par la Gestapo ; ou encore Jacques Baudry, Jean-Marie Arthus, Pierre Benoît, Pierre Grelot et Lucien Legros, élèves de première au lycée Buffon à Paris, qui furent fusillés par les allemands le 8 février 1943 pour faits de résistance accomplis depuis l'âge de 15 ans.
Tous ces jeunes français d'alors, passionnément attachés à la liberté au point de sacrifier leur propre vie pour défendre celle des autres, constituent un formidable exemple pour les jeunes d'aujourd'hui. Leur mémoire évoque les valeurs de liberté d'égalité et de fraternité qui font la force et la grandeur de notre pays et qui appellent le sens du devoir, le dévouement et le don de soi. Ce sont ces valeurs que le chef de l'État a souhaité honorer le jour de son investiture, lors d'une cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne en évoquant le souvenir de Guy Môquet : "Soyez fiers de vos aînés qui vous ont tant donné ; aimez la France car c'est votre pays et que vous n'en avez pas d'autre"."
"Si j'ai voulu que fût lue la lettre si émouvante que Guy Môquet écrivit à ses parents à la veille d'être fusillé, c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, et de leur montrer à travers le sacrifice de quelques-uns de ces héros anonymes dont les livres d'histoire ne parlent pas, ce qu'est la grandeur d'un homme qui se donne à une cause plus grande que lui." Extrait de l'allocution du Président de la République, 16 mai 2007