Discours
- Luc Chatel
- 03/05/2011
Assises nationales sur le harcèlement à l'École
Les assises nationales sur le harcèlement à l'École sont organisées les 2 et 3 mai 2011 à Paris.
Assises nationales sur le harcèlement à l'École
La prévention et la lutte contre la violence
Prévenir et lutter contre la violence à l'École est une des conditions de réussite des élèves, qui ont besoin de travailler dans un climat serein pour réussir.
La prévention de la violence en milieu scolaire
Harcèlement à l'École
Allocution à l'occasion des assises nationales sur le harcèlement à l'École
Allocution du 2 mai 2011
Assises nationales sur le harcèlement à l'École
Dossier de presse du 2 mai 2011
Luc Chatel présente un plan de prévention et de lutte contre le harcèlement à l'École
Communiqué de presse du 2 mai 2011
"Refuser l'oppression quotidienne : la prévention du harcèlement à l'École"
Consultez le rapport d'Éric Debarbieux
Brève du 27 avril 2011
Harcèlement scolaire : remise du rapport d'Éric Debarbieux
Actu en images du 12 avril 2011
Remise au ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative du rapport d'Éric Debarbieux sur le harcèlement à l'école
Communiqué de presse du 12 avril 2011
Lutte contre le harcèlement scolaire et installation du conseil scientifique sur les discriminations à l'École à l'ordre du jour du conseil national de la vie lycéenne
Communiqué de presse du mardi 29 mars 2011
États généraux de la sécurité à l'École
États généraux pour la sécurité à l'École : consensus sur le diagnostic et premières pistes d'actions sur la question du harcèlement
Communiqué de presse du lundi 14 mars 2011
Les États généraux de la sécurité à l'École des 7 et 8 avril 2010

Le rapport d'Éric Debarbieux "Refuser l'oppression quotidienne : la prévention du harcèlement à l'École" a été remis à Luc Chatel, ministre chargé de l'éducation nationale le 12 avril 2011.
Télécharger le rapport d'Éric Debarbieux
Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, s'est exprimé lors de la clôture des Assises nationales sur le harcèlement à l’École le mardi 3 mai 2011 au lycée parisien Lycée Louis-le-Grand. Le ministre a souligné sa volonté de tracer une nouvelle voie : "celle de l’écoute et de la considération de l’élève victime par les adultes qu’il fréquente au quotidien dans son école" et "celle de l’éducation de l’agresseur".
Vidéo : Discours de Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative
Seul le prononcé fait foi
Mesdames et Messieurs les Recteurs,
Mesdames et Messieurs les Directeurs,
Mesdames et Messieurs les Inspecteurs généraux,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil scientifique, (EGSE)
Mesdames et Messieurs les professeurs,
Mesdames et Messieurs,
Ces assises nationales s’achèvent ; notre combat commun commence.
Commun comme nous y a enjoints Marcel Rufo :
Un combat commun comme nous l’a préconisé Kevin Jennings :
Commun, comme nous y a encouragés Hana Shadmi :
J’ai voulu que ces assises soient un temps de partage. Car qui peut croire que nous ne partageons pas la même préoccupation, celle du bien-être des 12 millions d’élèves qui, aujourd’hui, fréquentent nos écoles, nos collèges, nos lycées ?
Tout au long de ces deux jours, nous avons déjà :
Partagé des connaissances :
Nous avons partagé le même souci d’humanité, devant le vécu et le ressenti des victimes. J’espère que ces récits d’expériences auront dessillé les yeux des sceptiques sur l’impact du harcèlement dans la vie des élèves qui le subissent.
Et je souhaite qu’en ces domaines scientifique et humain, ces assises aient eu au moins le rôle, fondamental à mes yeux sur ce sujet tabou, de révélateur.
Jusqu’à aujourd’hui, en effet, nous avons sombré contre plusieurs écueils face au harcèlement :
Maintenant que nous savons, il nous faut désormais nous départir des images angéliques dont nous avons affublé le comportement de nos enfants et ouvrir les yeux sur la réalité qu’ils vivent au contact de leurs pairs, au sein des écoles et des établissements scolaires.
Il nous faut voir leurs souffrances d’enfants autrement qu’avec nos yeux d’adultes, comprendre que ce que nous estimons anodin peut être important.
Il nous faut cesser de considérer l’enfance comme l’âge de l’absolue résilience, où un enfant pourrait sereinement surmonter tous les sarcasmes, toutes les humiliations, toutes les brimades.
Le harcèlement est destructeur et son impact sera d’autant plus lourd de conséquences qu’il aura été repéré tardivement.
Aussi, pendant ces deux jours, nous avons partagé un même élan, une même ambition :
Et nous savons désormais que c’est dans cet engagement collectif que réside une des clés, sans doute la plus importante, la plus efficace, de notre combat.
Nous sommes aujourd’hui en ordre de marche.
Je tiens à remercier chacun des participants à ces assises pour son engagement et son ouverture : chacun de vous a contribué à une action absolument nouvelle, à cette première qu’il va désormais falloir déployer dans nos écoles et nos établissements.
Le plus difficile, mais aussi le plus stimulant est devant nous : faire de notre aspiration collective une réalité :
Notre défi, désormais, consiste à tourner la page sur laquelle on a trop longtemps et trop souvent laissé s’écrire la réponse binaire apportée au harcèlement :
Notre plan d’actions, fondé sur quatre axes, envisage l’ensemble du problème.
Le harcèlement entre élèves, qu’il se produise à l’École ou sur internet, ne doit plus rester impuni.
Rappelons-nous en effet les dangers que nous encourons et qu’ont déjà traversés d’autres pays :
La violence du harcèlement entraîne la violence, parfois sous des formes plus graves encore. Nous ne pouvons plus rester aveugles et muets face à elle.
Ensemble, à partir d’aujourd’hui, nous allons écrire une autre réponse, tracer une nouvelle voie :
L’année scolaire 2011-2012 sera une année d’expérimentation de la politique que nous aurons ainsi construite dans tous les établissements qui souhaitent s’engager dans la lutte contre le harcèlement à l’École.
J’aurai, bien évidemment, l’occasion de me ressaisir de ce sujet :
Mais soyons tous conscients d’une chose, et je m’adresse particulièrement aux médias : parler du sujet, c’est déjà avancer. Parler du harcèlement, c’est déjà soutenir les victimes.
Nous allons parler. Nous allons agir. Vous pouvez compter sur mon total engagement. Je vous remercie.
Mise à jour : juin 2011
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