Information
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Les parents d'élèves
Vaincre l'absentéisme
Circulaire n° 2011-0018 du 31 janvier 2011
Modalités de calcul de la part des allocations familiales suspendues ou supprimées en cas d'absentéisme scolaire
Décret n° 2011-89 du 21 janvier 2011
Lutter contre l'absentéisme scolaire
Loi n°2010-1127 du 28 septembre 2010
L’assiduité est la condition première de la réussite d’un élève. La lutte contre l'absentéisme scolaire doit donc mobiliser tous les membres de la communauté éducative. L'école, le collège et le lycée assurent la prévention, le repérage et le traitement des absences des élèves. Le directeur académique des services de l'éducation nationale contrôle l'assiduité scolaire et complète l’action des établissements. L’École doit instaurer un dialogue continu avec les parents d'élèves.
Chaque enseignant en charge d'une classe fait l'appel des élèves.
Les écoles, collèges et lycées enregistrent ensuite les absences des élèves. Les taux d'absentéisme sont suivis classe par classe et niveau par niveau.
Le renforcement des liens entre l'école, le collège ou le lycée et les parents est indispensable pour lutter contre l'absentéisme et le décrochage scolaire.
Lors de la première inscription d'un élève, l’équipe éducative présente aux personnes responsables d’un élève :
Chaque conseil départemental de l'éducation nationale peut créer une section spécialisée. Les maires, la caisse d'allocations familiales et le secteur associatif y sont représentés. Cette commission donne son avis sur les mesures destinées à renforcer l'assiduité scolaire : aides du conseil général aux familles, etc.
Le recteur définit les orientations générales en matière de lutte contre l'absentéisme scolaire et veille à la cohérence des mesures prises au niveau départemental. Un accompagnement particulier est mis en place pour les collèges et les lycées où l'absentéisme est le plus fort.
L’enseignant ou la personne responsable d’une activité organisée pendant le temps scolaire signale immédiatement l'absence d'un élève :
Les personnes responsables de l'enfant sont contactées immédiatement par téléphone, SMS ou courriel, afin de connaître au plus vite le motif de l'absence. Sans réponse, un courrier postal est envoyé.
Les certificats médicaux ne sont exigibles que dans les cas de maladies contagieuses.
L'absentéisme d'un élève est un sujet de préoccupation et d'inquiétude pour les familles confrontées à ce problème. Il est donc important de les aider et de les accompagner.
Dès la première absence sans motif légitime :
Dans le secondaire, l’élève peut devoir faire des heures de retenue ou des travaux supplémentaires. Au collège, l’équipe éducative lui rappelle que l’assiduité est prise en compte dans la note de vie scolaire au collège.
À partir de trois demi-journées d'absences non justifiées dans le mois :
L'assistant de service social est alerté pour évaluer la situation. Il peut envisager une visite au domicile de la famille.
L'équipe de l'établissement se concerte lors de commissions de suivi des élèves en difficulté, de commissions éducatives. Elle recherche l'origine du comportement de l'élève et propose des mesures parfois en lien avec des partenaires, notamment :
Les absences de chaque élève non assidu sont consignées dans un dossier. Y figurent :
Les personnes responsables de l'élèves sont informées de l'existence de ce dossier et des conditions dans lesquelles elles peuvent y avoir accès : espaces numériques de travail, etc.
À partir de quatre demi-journées d'absences non justifiées, consécutives ou non, dans le mois, le directeur d'école ou le chef d'établissement transmet le dossier de l'élève au directeur académique des services de l'éducation nationale (DA-SEN).
Le DA-SEN évalue la situation. Un conseiller technique de service social peut l'aider. Le DA-SEN peut décider de la mise en place d'un parcours personnalisé, de mesures d'accompagnement ou d'une orientation en dispositif relais.
Si la situation le justifie, il adresse un avertissement aux personnes responsables de l'enfant pour leur rappeler leurs obligations légales et les sanctions auxquelles elles s'exposent.
Il les informe, si possible au cours d'un entretien, sur l'ensemble des dispositifs d'accompagnement parental qui existent dans le département :
Dès qu'il choisit l’avertissement, le directeur des services départementaux de l'éducation nationale saisit le président du conseil général pour mettre en place un contrat de responsabilité parentale ou une autre mesure d'accompagnement adaptée, sur proposition du président du conseil général.
Si les personnes responsables de l'élève refusent sans motif légitime ou ne respectent pas le contrat de responsabilité parentale, le président du conseil général peut saisir le procureur de la République pour d'éventuelles poursuites pénales.
Les personnes responsables sont informées par courrier :
Le directeur académique des services départementaux de l'éducation nationale communique au maire la liste des élèves domiciliés dans la commune qui ont fait l'objet d'un avertissement.
Il arrive que les personnes responsables de l'enfant mineur ne mettent pas tout en œuvre pour rétablir l'assiduité de l'élève alors qu'elles sont accompagnées et que des tentatives de remédiation et de dialogue avec les familles ont été effectuées. Une procédure de sanctions administratives ou pénales est alors le dernier recours pour mettre fin à une situation d'absentéisme persistant. C’est le cas lorsqu’au cours d’une même année scolaire, une nouvelle absence de l’élève d’au moins quatre demi-journées sans motif légitime ni excuses valables sur un mois est constatée.
Le directeur académique des services de l'éducation nationale demande aux personnes responsables de l'enfant mineur de présenter leurs observations. La suspension ou la suppression de prestations familiales n'a pas lieu si la personne concernée n'a pas été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales.
Le directeur académique des services de l'éducation nationale (DA-SEN) transmet au directeur de la caisse d'allocations familiales (Caf) une demande de suspension du versement de la part d'allocations familiales due au titre de l'enfant en cause s'il n'existe pas d'excuses valables ou de motif légitime justifiant les absences. Le versement est suspendu. Le directeur de la Caf informe le directeur académique des services de l'éducation nationale et le président du conseil général de la date de la mise en œuvre de cette suspension. Il informe également les personnes responsables de l'élève de cette décision et des dispositifs d'accompagnement parental auxquels elles peuvent avoir recours.
Le versement des allocations familiales est rétabli lorsqu’aucune nouvelle absence sans motif légitime ni excuses valables n’est intervenue un mois après la suspension du versement des allocations.
Dès que le directeur académique des services de l'éducation nationale (DA-SEN) a demandé la suspension du versement des allocations familiales au directeur de la Caf ou d'un autre organisme délivrant des prestations familiales il s'informe régulièrement auprès du directeur d'école ou du chef d'établissement de l'assiduité de l'enfant.
Le rétablissement du versement des allocations familiales est rétroactif. Toutefois, si une ou plusieurs nouvelles absences d’au moins quatre demi-journées par mois sans justification ont été constatées après la suspension, lors du rétablissement des versements, les allocations sont supprimées pour les mois en cause.
Si la personne ne figure pas dans le fichier "allocataires" de la Caf ou d’un autre organisme débiteur des prestations familiales, le directeur académique des services de l'éducation nationale peut :
Si de nouvelles absences sont constatées, le procureur de la République, une fois saisi, juge des suites à donner : rappel à la loi, etc.
Une enquête sur l'application du nouveau dispositif de lutte contre l'absentéisme a été menée en octobre 2011. Sur le 2e trimestre de l'année 2010-2011, il a été dénombré :
Mise à jour : juin 2012
Consultez les dates des vacances 2012-2013 et 2013-2014.
Le calendrier scolaire
Consultez les textes réglementaires publiés chaque jeudi.
Le Bulletin officiel
Refondation de l'École de la République
Tout savoir sur le projet de loi pour la refondation de l'École