Priorité nationale, l'éducation est le premier budget de l'État avec plus de 60 milliards d'euros. C'est aussi le premier employeur de France, qui compte près d'un million de fonctionnaires. Le ministère chargé de l'éducation nationale participe à l'effort collectif de maîtrise des dépenses publiques visée par la loi de finances pour 2011. Cela se traduit par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dans la fonction publique. La moitié des économies réalisées dans l'éducation nationale sont consacrées à la revalorisation du métier d’enseignant. Ce schéma d’emploi s’accompagne d’une optimisation des moyens et de la mise en œuvre de projets pédagogiques innovants au service de la réussite de chacun.
La mesure de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite vise la maîtrise des dépenses publiques à long terme, conformément à l'engagement politique pris par le Président de la République en 2007. Tous les ministères sont concernés par cet effort national, dont la nécessité est renforcée par la crise économique internationale. Les autres pays européens se mobilisent également et certains sont amenés à prendre des mesures drastiques.
Le ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative est un acteur de poids du service public. L'éducation est une priorité nationale qui représente le premier budget de l'État (60,5 milliards d'euros : un quart du budget de l'État). C'est aussi le premier employeur de France, avec près d'un million de fonctionnaires. Le ministère chargé de l'éducation nationale prend part à l'effort collectif de maîtrise de la dépense publique en 2011 par le non-remplacement de 16 000 emplois dans l'éducation nationale. La moitié des économies réalisées grâce à cette mesure sont consacrées à la revalorisation du métier d'enseignant.
La diminution des effectifs pour 2011 se répartit de la façon suivante :
La mesure de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite concerne 16 000 personnes au sein de l’éducation nationale, ce qui ne signifie pas 16 000 classes.
Ces personnes représentent en réalité 10 400 postes, en raison des personnels en surnombre.
De plus, un certain nombre de ces postes correspondent à des activités qui ne relèvent pas de l’enseignement devant les élèves.
Priorité nationale, l'éducation fait l'objet d'un investissement croissant. En 2011, après le vote de la loi de finances, le budget du ministère chargé de l'éducation nationale continue à progresser. Il reste le premier budget de l'État.
Il permet au ministère de poursuivre son action éducative en faveur de la réussite de chaque élève, avec une dépense moyenne de 8 000 euros par élève. Des moyens importants sont, en particulier, consacrés à :
Les dépenses du personnel sont aussi en progression. Elles représentent 96 % du total des dépenses de l'éducation nationale.
Le non-remplacement de 16 000 personnels enseignants et administratifs à la rentrée 2011 répond aujourd’hui à une nécessité économique. Ce dispositif participe au redressement des dépenses publiques. Le ministère contribue à cet effort collectif.
La nécessité de maîtriser les dépenses implique une meilleure utilisation des moyens alloués. La mesure de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite s’accompagne d’une optimisation des moyens, et de la mise en œuvre de projets pédagogiques innovants pour renforcer l’efficacité du système éducatif.
Avec l’élaboration du schéma d’emploi, le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative réaffirme son objectif fondamental : permettre la réussite de chacun, quels que soient ses difficultés ou son environnement. Les moyens sont maintenus pour les élèves les plus fragiles. La logique de personnalisation et d’accompagnement se poursuit et des dispositifs innovants se mettent en place, à l’instar des collèges et des lycées Clair, pour les élèves en difficulté.
50% des économies réalisées dans le cadre du non remplacement sont reversées aux enseignants sous la forme d’une revalorisation des salaires. Des enseignants mieux formés, mieux rémunérés et mieux considérés : il s'agit d'un objectif prioritaire pour le ministère.
Le choix des postes qui ne seront pas remplacés repose sur l’analyse des spécificités du terrain. Toutes les académies n’ont pas les mêmes besoins ni les mêmes possibilités d’ajustement. Un dialogue avec les acteurs locaux a permis d’établir une répartition équitable en fonction des besoins spécifiques de chaque académie. L’ajustement des postes au niveau académique a été placé sous la responsabilité des recteurs.
Mise à jour : janvier 2011
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