À l’école élémentaire, votre enfant doit acquérir les connaissances et compétences essentielles à la poursuite de ses études.
Comment est organisée sa scolarité ? Que doit-il apprendre ? Comment un enfant est-il aidé en cas de difficulté ? Quels sont vos droits et vos devoirs de parents ? Qui seront vos interlocuteurs ?
L’instruction est obligatoire pour tous les enfants, français ou étrangers, de six à seize ans. La plupart des enfants entrent à l’école maternelle à trois ans. Ils y apprennent à vivre ensemble, à s’exprimer et préparent leur entrée au CP, à six ans.
Le CP est la première classe de l’école élémentaire, qui va jusqu’à la classe de CM2. En principe, les enfants passent cinq ans à l’école élémentaire.
À l’école primaire, la scolarité est organisée en trois cycles :
L’organisation en cycles pluriannuels permet de mieux prendre en compte le rythme de chaque élève.
L’organisation du temps scolaire
Les enseignements se déroulent sur une durée de 24 heures par semaine du lundi matin au vendredi après-midi. Deux heures par semaine sont consacrées à l’aide personnalisée pour les élèves rencontrant des difficultés.
Les modalités d’évaluation
Les programmes d’enseignement sont adaptés en vue d’assurer à chaque élève la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences.
Chaque maître est chargé d’évaluer régulièrement les acquisitions des élèves en fonction du programme de travail de la classe. Il établit plusieurs bilans dans l’année et communique à chaque parent les résultats de son enfant.
De plus, tous les ans, deux bilans nationaux en français et en mathématiques sont organisés, pour les élèves de CE1 et CM2. Ces épreuves nationales permettent de mesurer les acquis des élèves par rapport aux programmes.
En fin de CE1 et de CM2, les enseignants font un bilan complet de toutes les acquisitions faites au cours du cycle :
Ces bilans permettent d’évaluer l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences, c’est-à-dire les savoirs fondamentaux que tout élève doit maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire. Ils sont consignés dans un livret personnel de compétences, ajouté au livret scolaire.
La mise en place d’une aide personnalisée
Si votre enfant éprouve des difficultés d’apprentissage, les maîtres peuvent mettre en oeuvre des aides spécifiques, en concertation avec vous.

L’ensemble de ces aides peut s’organiser dans un programme personnalisé de réussite éducative (PPRE). Il implique l’engagement de l’école, de l’élève et des parents, fixe des objectifs et décrit les moyens mis en oeuvre. Une aide spécialisée peut également être proposée.
Par ailleurs, depuis la rentrée 2008, dans toutes les écoles élémentaires relevant de l’éducation prioritaire, un accompagnement éducatif est proposé aux élèves volontaires. Quatre jours par semaine, deux heures par jour après la fin des cours, votre enfant peut bénéficier d’une aide aux devoirs et aux leçons et pratiquer des activités sportives ou culturelles et artistiques. L’accompagnement éducatif est assuré par des enseignants volontaires, des assistants pédagogiques, ou des animateurs agréés.
C’est le conseil des maîtres qui décide le passage d’une classe à l’autre.
Il rassemble le directeur de l’école et les maîtres qui y enseignent. Il fait régulièrement le point sur la progression des élèves.
Redoublement
Quand les aides prévues ne suffisent pas, le conseil des maîtres peut envisager un redoublement.
C’est le directeur de l’école qui vous informe de cette proposition. Si vous n’êtes pas d’accord, vous pouvez former un recours qui sera examiné par la commission départementale.
Sauf cas exceptionnel, un redoublement ne peut arriver qu’une seule fois à l’école élémentaire.
Saut de classe
Si votre enfant fait preuve de grandes facilités, le maître de la classe ou vous-même pouvez demander que votre enfant "saute une classe".
C’est le conseil des maîtres qui en prend la décision.
Néanmoins, c’est un choix qui demande de nombreuses précautions.
Si vous êtes en désaccord avec une décision concernant un redoublement ou un saut de classe, vous avez quinze jours à compter de la réception du courrier pour déposer un recours, par voie écrite, auprès de l’inspecteur d’académie. Le recours est examiné par une commission départementale d’appel.
Elle compte quatorze membres, dont quatre représentants des parents nommés par l’inspecteur sur proposition des associations de parents représentatives du département. Si le désaccord persiste, vous pouvez formuler un recours auprès du médiateur nommé dans chaque académie par l’éducation nationale.
En tant que parent d’élève, vous devez être informé de ce qui se passe dans la classe, encourager votre enfant, le soutenir dans ses efforts pour réussir. De multiples occasions vous permettent aussi de participer à la vie de l’école, et ainsi de mieux suivre la scolarité de votre enfant.
En tant que parent, vous disposez de droits reconnus et garantis par le code de l’éducation. Le premier de vos droits est d’être informé. Le maître de la classe vous fait part régulièrement des résultats et du comportement de votre enfant.
Vous pouvez aussi rencontrer l’enseignant pour aborder les difficultés de votre enfant, et les mesures éventuellement prises pour l’aider.
Le directeur organise au moins deux fois par an et par classe une rencontre entre les parents et les enseignants. Il veille aussi à ce qu’une réponse soit donnée aux demandes d’informations et d’entrevues que vous présentez.
Les heures de réunions doivent être compatibles avec vos horaires de travail.
Mes interlocuteurs
En règle générale, le maître responsable de la classe de votre enfant est votre premier interlocuteur.
Vous pouvez aussi vous adresser :
Voter aux élections des parents délégués
Les représentants des parents au conseil d’école, un par classe, sont élus chaque année à la mi-octobre. Vous pouvez voter au bureau de vote ouvert à l’école ou par correspondance. L’élection a lieu au scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Chaque liste doit comporter au moins deux noms et, au plus, le double du nombre de sièges à pourvoir.
Chaque parent, quelle que soit sa situation (marié ou non, séparé, divorcé, etc.) est électeur et éligible et peut constituer une liste, même sans être membre d’une association de parents d’élèves représentée dans l’école.
Vous pouvez poser votre candidature et devenir vous-même délégué.
Pour toute information, vous pouvez vous adresser à l’inspection académique de votre département.
Élire les délégués de parents
Les délégués participent au bon fonctionnement de l’école et font valoir le point de vue des familles. Le directeur d’école les réunit périodiquement.
Aussi leur élection est-elle un acte important pour chaque parent.
Être élu parent délégué
Le parent délégué assure un lien entre l’équipe éducative (directeur, enseignants et médecin scolaire) et les autres parents. Il assiste au conseil d’école.
Adhérer à une association de parents
Le rôle des associations de parents d’élèves est reconnu par la loi. L’adhésion n’est pas obligatoire mais ces associations contribuent à la vie de l’école.
À quoi sert le conseil d’école ?
Le conseil d’école :
Votre enfant doit être en bonne santé pour étudier : cela suppose une alimentation équilibrée, un apport d’eau suffisant et une bonne fréquence de passage aux toilettes, un cartable qui ne comporte que le nécessaire pour protéger son dos, des nuits régulières et suffisamment longues.
Les vaccins obligatoires
Pour être admis dans une école, les enfants doivent être vaccinés contre les maladies suivantes : diphtérie, tétanos, poliomyélite (vaccins souvent associés à celui contre la coqueluche).
Lors de l’inscription de votre enfant, il vous est demandé une photocopie de la page de vaccination du carnet de santé ou les certificats médicaux prouvant que ces vaccinations ont été réalisées. Si votre enfant n’est pas vacciné, vous êtes invité à fournir un certificat médical de contre-indication.
La visite médicale avant d’entrer au CP
Une visite médicale, à laquelle il vous est conseillé d’assister, est organisée entre cinq et six ans et effectuée par le médecin de l’éducation nationale.
Elle permet de faire le point sur la santé de votre enfant pour repérer les troubles (moteurs, visuels, etc.) qui pourraient entraîner des difficultés d’apprentissage et de voir avec vous comment y remédier.
L’éducation à la santé
La santé est abordée à travers les enseignements. Des activités éducatives aident les élèves à connaître le fonctionnement du corps humain et les grands principes pour rester en bonne santé (nutrition et éducation au goût, hygiène, sommeil, etc.).
Les élèves sont sensibilisés aux risques que certains comportements peuvent entraîner : « jeux » dangereux et violents et, à partir du CM1, dangers liés à la consommation du tabac ou de l’alcool. Ils sont informés sur les droits de l’enfant, les différentes formes de maltraitance et les personnes à contacter en cas de besoin.
Allergies et traitements médicamenteux
Si votre enfant nécessite une prise en charge particulière liée à son état de santé (médicaments d’urgence, régime alimentaire, etc.), vous pouvez demander à l’école d’établir un projet d’accueil individualisé (PAI), rédigé en concertation par le médecin de l’éducation nationale, le directeur de l’école, et vous-même.
Dans les écoles durant les activités d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, l’utilisation d’un téléphone portable par un élève est interdite.
À l’école, la sécurité de votre enfant est constamment prise en compte par les enseignants quelle que soit la nature des activités qui lui sont proposées. Par l’éducation à la responsabilité, il pourra acquérir des comportements adaptés face aux risques qui l’entourent.
La sécurité des élèves
Les précautions nécessaires sont prises face aux risques auxquels les élèvessont exposés pendant les enseignements, les récréations, les déplacements.
Ces précautions sont ajustées en fonction de l’âge des élèves. Le règlement intérieur de l’école peut aussi prévoir une liste de matériels ou d’objets qu’il est interdit d’apporter à l’école.
Des exercices de sécurité (évacuations ou mises à l’abri, par exemple) permettent de mettre les élèves en sûreté en cas d’incendie ou de risques majeurs (risques technologiques, tempêtes, inondations, séismes, etc.). Vous pouvez être associé à certains d’entre eux.
Les recommandations diffusées pour prévenir un risque sanitaire insistent sur la mise en oeuvre de gestes simples : se laver les mains et les sécher dans de bonnes conditions d’hygiène plusieurs fois par jour (particulièrement après le passage aux toilettes et avant le repas), utiliser un mouchoir en papier pour éternuer ou tousser, appeler un médecin ou le 15 en cas de signes d’aggravation.
L’éducation à la responsabilité
L'éducation à la responsabilité vise à faire acquérir aux enfants des comportements adaptés face aux risques de la vie courante, aux déplacements et à la sécurité routière et aux risques naturels, technologiques ou humains.
Ils apprennent aussi les premiers gestes de secours. Chaque élève doit être capable d’être attentif à sa propre sauvegarde et de contribuer à celle des autres. Deux attestations figurent maintenant dans le livret scolaire, l’attestation de première éducation à la route (APER) et apprendre à porter secours (APS).
Les "jeux" dangereux
La cour de récréation est un espace particulier : l’apprentissage des relations avec les autres enfants s’y développe par le jeu. Certaines pratiques peuvent être dangereuses et divers "jeux" (jeu de la tomate, du foulard, le rêve indien) présentent des risques : au premier signe, n’hésitez pas à partager vos interrogations avec les enseignants.
Prévention de la violence en milieu scolaire
L’assurance scolaire ne peut pas être exigée pour les activités obligatoires à l’école, mais il est vivement recommandé d’en souscrire une.
Elle est recommandée pour les trajets école-maison et les activités extrascolaires (sportives, par exemple), à cause des risques de dommages que votre enfant pourrait causer mais aussi subir. Elle est requise pour les activités facultatives (sorties scolaires). De plus, les organisateurs d’activités périscolaires peuvent exiger des élèves qu’ils soient assurés pour les risques liés à ces activités.
Si vous avez déjà souscrit une assurance multirisque familiale et que vous ne souhaitez pas souscrire une assurance supplémentaire, vous pouvez vérifier avec votre assureur la nature des risques qu’elle couvre dans les cadres scolaire et périscolaire et à quel niveau. Il est conseillé de lui demander de vous communiquer par écrit ces précisions.
Pour assurer la réussite de votre enfant, vous êtes étroitement associé aux décisions qui concernent l’évaluation de ses besoins spécifiques. La maison départementale des personnes handicapées (MDPH), présente dans chaque département, simplifie les démarches des familles (demandes de projet personnalisé de scolarisation, allocations, etc.) : elle regroupe tous vos interlocuteurs.
Un élève handicapé a le droit comme les autres d’être scolarisé en milieu ordinaire. C’est possible dès lors que son handicap ne nécessite pas une prise en charge par une institution spécialisée.
Un projet personnalisé de scolarisation (PPS) est mis en place par la MDPH, avec l’aide des équipes pédagogiques. Il précise les aménagements mis en place (matériel spécifique, etc.) et, si nécessaire, l’attribution d’un "auxiliaire de vie scolaire" qui pourra aider à la scolarisation de l’enfant handicapé.
Au sein de l’école, la mise en oeuvre du projet personnalisé de scolarisation est suivie par un enseignant référent.
Si la scolarisation individuelle en milieu ordinaire n’est pas la réponse la mieux adaptée aux besoins de votre enfant, il peut être accueilli dans une classe d’inclusion scolaire (CLIS).
Les CLIS répondent à quatre situations de handicap :
C’est la commission des droits et de l’autonomie de la MDPH qui prononce l’orientation en CLIS de votre enfant et vous indique son école. Limitées à douze élèves, ces classes sont situées dans des écoles ordinaires. Selon leurs capacités, tous les élèves des CLIS participent plus ou moins fréquemment aux activités organisées dans d’autres classes.
Les technologies de l’information et de la communication ou TIC (ordinateurs, réseaux informatiques, internet) sont probablement déjà très présentes dans la vie de votre enfant. L’école, équipée par la commune, se doit de former les élèves à les utiliser de manière raisonnée, responsable et sûre. Ces technologies sont également utilisées à l’école et servent de support aux enseignements : elles permettent de mieux individualiser l’enseignement et de faciliter le travail autonome des élèves. Leur usage est un puissant levier au service des apprentissages fondamentaux.
La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication est inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences que tout élève doit maîtriser au terme de la scolarité obligatoire.
Le socle commun de connaissances et de compétences
Le "B2i école" est une première validation de l’acquisition de ces compétences, mais ce n’est pas un examen. En principe, votre enfant l’obtient à la fin de son parcours à l’école primaire.
Les protéger
La navigation sur internet, l’échange de courriels ou la participation à des forums de discussion sont des activités qui demandent un encadrement et une vigilance particulière.
En partenariat avec les communes, l’éducation nationale a donc pris des mesures de protection dans les écoles. Des services de filtrage ou de sélection des contenus sont en voie de généralisation dans toutes les écoles :
En faire des utilisateurs responsables
Pour l’éducation nationale, la sensibilisation et la responsabilisation des élèves et des enseignants sont essentielles : elles s’inscrivent dans le cadre plus général de l’éducation à la citoyenneté et à la sécurité.
Les professeurs sont de mieux en mieux formés aux risques liés à internet grâce aux actions organisées régulièrement par les équipes académiques ou départementales.
Chaque école élabore une charte du bon usage des TIC et d’internet.
Sa rédaction ou sa révision et sa présentation chaque année aux élèves participent à l’éducation à la sécurité sur internet. Signée par les élèves et leurs parents, elle est annexée au règlement intérieur.
Pour accompagner les élèves, un produit de sensibilisation aux enjeux et aux dangers d’internet, Vinz et Lou, est accessible sur le site internetsanscrainte.fr.
Conçu dans le cadre du projet national "Internet sans crainte", soutenu par la Commission européenne, il a également été diffusé sous forme de cédéroms à toutes les écoles en 2008.
La protection des mineurs sur internet
Ministère, inspections académiques, communes... Du national au local, en passant par le niveau départemental, trois partenaires, qui sont aussi vos interlocuteurs, collaborent au bon fonctionnement de l’école.
Au niveau national, le ministère fixe les programmes, recrute, forme et rémunère les professeurs des écoles. Il s’assure de la qualité et de la conformité des enseignements.
Au niveau départemental, l’inspection académique gère les personnels enseignants de l’enseignement primaire, l’organisation pédagogique et la vie scolaire. Elle recrute les auxiliaires de vie scolaire destinés à faciliter l’intégration dans les classes des élèves handicapés.
La commune a la charge des écoles publiques présentes sur son territoire. Elle est propriétaire des locaux des écoles. C’est elle qui construit, agrandit, entretient les bâtiments, y compris pour les grosses réparations.
Elle fournit et assure la maintenance des équipements nécessaires à l’enseignement et au fonctionnement de l’école. Elle peut organiser et financer le service de restauration scolaire, ainsi que des activités périscolaires.
Elle recrute, forme et rémunère les personnels qui assurent l’entretien des locaux, la restauration, la garderie, etc.
La loi du 20 août 2008 a institué un droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire, en cas de grève ou d’absence imprévisible d’un enseignant.
Tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat est accueilli pendant le temps scolaire pour y suivre les enseignements prévus par les programmes. Il bénéficie gratuitement d’un service d’accueil lorsque ces enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l’absence imprévisible de son professeur et de l’impossibilité de le remplacer. Il en est de même en cas de grève.
Les jours de grève, les enfants sont accueillis même si leur enseignant est absent pour fait de grève.
L’État assure cet accueil si le taux d’enseignants ayant déclaré leur intention de faire grève dans une école est inférieur à 25 % des enseignants de cette école.
La commune assure le service d’accueil si ce taux est supérieur ou égal à 25 %. Elle bénéficie en contrepartie d’une compensation financière de l’État et organise ce service de façon souple.
Elle peut ainsi choisir les personnels et les locaux, ou choisir de déléguer l’organisation de ce service. Pour les écoles privées sous contrat, c’est soit l’État, soit l’organisme de gestion de l’école qui met en place le service d’accueil. Une compensation financière est également prévue par la loi.
Cette loi permet de concilier deux libertés :
Les programmes nationaux de l’école primaire définissent pour chaque domaine d’enseignement les connaissances et compétences à atteindre dans le cadre des cycles ; ils indiquent des repères annuels pour organiser la progressivité des apprentissages en français et en mathématiques.
Ils laissent cependant libre le choix des méthodes et des démarches, témoignant ainsi de la confiance accordée aux maîtres pour une mise en oeuvre adaptée aux élèves.
La liberté pédagogique induit une responsabilité : son exercice suppose des capacités de réflexion sur les pratiques et leurs effets. Elle implique aussi, pour les maîtres, l’obligation de s’assurer et de rendre compte régulièrement des acquis des élèves. Les programmes de l’école primaire précisent le contenu des savoirs fondamentaux dont l’acquisition est un objectif pour tous les élèves.
Les évaluations nationales de CE1 et CM2 permettent une évaluation régulière des acquis et du niveau des élèves ; elles contribuent à la validation des paliers intermédiaires de maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences.
L’ambition retrouvée de l’école primaire passe par des programmes plus courts, plus clairs et plus ambitieux : tel est l’objectif des programmes présentés ci-après.
Le cycle des apprentissages fondamentaux commence au cours de la grande section de l’école maternelle et, à ce niveau, lui emprunte sa pédagogie. Il se poursuit dans les deux premières années de l’école élémentaire, au cours préparatoire et au cours élémentaire première année.
L’apprentissage de la lecture, de l’écriture et de la langue française, la connaissance et la compréhension des nombres, de leur écriture chiffrée (numération décimale) et le calcul sur de petites quantités constituent les objectifs prioritaires du CP et du CE1. Les acquisitions en cours dans ces domaines font l’objet d’une attention permanente quelle que soit l’activité conduite. 
L’éducation physique et sportive occupe une place importante dans les activités scolaires de ce cycle. La première pratique scientifique, les premières réflexions historiques et civiques garantissent une indispensable ouverture sur le monde et la construction d’une culture commune à tous les élèves. L’éducation artistique repose sur une pratique favorisant l’expression des élèves et sur le contact direct avec des oeuvres dans la perspective d’une première initiation à l’histoire des arts.
Tous les enseignements contribuent à l’acquisition du socle commun de connaissances et compétences.
La qualité de la présentation du travail, l’attention portée à la maîtrise du geste, à l’attitude corporelle, aux outils du travail scolaire, sont l’objet d’une vigilance constante.
Les projets de chaque école prévoient les modalités d’articulation entre l’école maternelle et l’école élémentaire. La programmation des activités doit être pensée dans la continuité : les enseignants de cours préparatoire prennent appui sur le travail des maîtres de l’école maternelle et sur les acquis des élèves.
Les enseignements en français et en mathématiques font l’objet d’une progression par année scolaire, jointe au programme, consultables sur www.eduscol.education.fr.
Cycles des apprentissages fondamentaux CP-CE1
| Discipline | Durée annuelle des enseignements | Durée hebdomadaire des enseignements |
|---|---|---|
| Français | 360 heures | 10 heures |
| Mathématiques | 180 heures | 5 heures |
| Éducation physique et sportive | 108 heures | 9 heures La déclinaison de cet horaire hebdomadaire sera fonction du projet pédagogique des enseignants, dans le respect des volumes annuels fixés pour chacun des domaines disciplinaires. |
| Langue vivante | 54 heures | |
| Pratiques artistiques et histoire des arts | 81 heures | |
| Découverte du monde | 81 heures | |
| Total | 864 heures | 24 heures |
À la fin de la grande section de l’école maternelle, l’élève a largement accru son vocabulaire, il est capable de s’exprimer, d’écouter et de prendre la parole. Il comprend un récit lorsqu’il est lu par un adulte, il distingue clairement les sonorités de la langue et les signes graphiques qui les représentent à l’écrit. Au cours préparatoire, l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots et par l’acquisition progressive des connaissances et compétences nécessaires à la compréhension des textes.
Le code alphabétique doit faire l’objet d’un travail systématique dès le début de l’année. Les apprentissages de la lecture et de l’écriture, qu’il s’agisse des mots, des phrases, des textes, menés de pair, se renforcent mutuellement tout au long du cycle. Ces apprentissages s’appuient sur la pratique orale du langage et sur l’acquisition du vocabulaire ; ils s’accompagnent d’une première initiation à la grammaire et à l’orthographe. Les élèves apprennent progressivement à maîtriser les gestes de l’écriture cursive : écrire en respectant les graphies, les liaisons entre les lettres, les accents, les espaces entre les mots, les signes de ponctuation, les majuscules.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
L’apprentissage des mathématiques développe l’imagination, la rigueur et la précision ainsi que le goût du raisonnement. 
La connaissance des nombres et le calcul constituent les objectifs prioritaires du CP et du CE1. La résolution de problèmes fait l’objet d’un apprentissage progressif et contribue à construire le sens des opérations. Conjointement, une pratique régulière du calcul mental est indispensable.
De premiers automatismes s’installent. L’acquisition des mécanismes en mathématiques est toujours associée à une intelligence de leur signification.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
L’éducation physique vise le développement des capacités nécessaires aux conduites motrices et offre une première initiation aux activités physiques, sportives et artistiques. Tout en répondant au besoin et au plaisir de bouger, elle permet de développer le sens de l’effort et de la persévérance. Les élèves apprennent à mieux se connaître, à mieux connaître les autres ; ils apprennent aussi à veiller à leur santé.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
Les élèves découvrent très tôt l’existence de langues différentes dans leur environnement, comme à l’étranger. Dès le cours préparatoire, une première sensibilisation à une langue vivante est conduite à l’oral. Au cours élémentaire première année, l’enseignement d’une langue associe l’oral et l’écrit en privilégiant la compréhension et l’expression orale.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
Au CP et au CE1, les élèves ont un accès plus aisé aux savoirs grâce à leurs compétences en lecture et en mathématiques. Ils acquièrent des repères dans le temps et l’espace, des connaissances sur le monde et maîtrisent le vocabulaire spécifique correspondant. Ils dépassent leurs représentations initiales en observant et en manipulant.
Les élèves découvrent et utilisent les fonctions de base de l’ordinateur.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
La sensibilité artistique et les capacités d’expression des élèves sont développées par les pratiques artistiques, mais également par des références culturelles liées à l’histoire des arts.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :

Les élèves apprennent les règles de politesse et du comportement en société. Ils acquièrent progressivement un comportement responsable et deviennent plus autonomes.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
Dans la continuité des premières années de l’école primaire, la maîtrise de la langue française ainsi que celle des principaux éléments de mathématiques sont les objectifs prioritaires du CE2 et du cours moyen. Cependant, tous les enseignements contribuent à l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences.
L’autonomie et l’initiative personnelle, conditions de la réussite scolaire, sont progressivement mises en oeuvre dans tous les domaines d’activité et permettent à chaque élève de gagner en assurance et en efficacité.
Le recours aux technologies de l’information et de la communication pour l’éducation devient habituel dans le cadre du brevet informatique et internet.
Les élèves se préparent à suivre au collège, avec profit, les enseignements des différentes disciplines.
Les projets d’école prévoient les modalités d’articulation avec le collège pour un meilleur accueil pédagogique des élèves.
Les enseignements de français et de mathématiques font l’objet de progressions par année scolaire, jointes au programme, consultables sur www.eduscol.education.fr.
Cycle des approfondissements CE2-CM1-CM2
| Disciplines | Durée annuelle des enseignements | Durée hebdomadaire des enseignements |
|---|---|---|
| Français | 288 heures | 8 heures |
| Mathématiques | 180 heures | 5 heures |
| Éducation physique et sportive | 108 heures | 11 heures La déclinaison de cet horaire hebdomadaire sera fonction du projet pédagogique des enseignants, dans le respect des volumes annuels fixés pour chacun des domaines disciplinaires. |
| Langue vivante | 54 heures | |
| Sciences expérimentales et technologie | 78 heures | |
| Culture humaniste : Pratique artistique et histoire des arts L’enseignement annuel d’histoire des arts est de 20 heures et concerne l’ensemble des domaines disciplinaires. |
78 heures | |
| Culture humaniste : Histoire-géographie instruction civique et morale | 78 heures | |
| Total | 864 heures | 24 heures |
Faire accéder tous les élèves à la maîtrise de la langue française, à une expression précise et claire à l’oral comme à l’écrit, relève d’abord de l’enseignement du français mais aussi de toutes les disciplines : les sciences, les mathématiques, l’histoire, la géographie, l’éducation physique et les arts.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
La pratique des mathématiques développe le goût de la recherche et du raisonnement, l’imagination et les capacités d’abstraction, la rigueur et la précision.
La maîtrise des principaux éléments mathématiques aide à agir dans la vie quotidienne et prépare la poursuite d’études au collège.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
L’éducation physique et sportive vise le développement des capacités motrices et la pratique d’activités physiques, sportives et artistiques.
Elle contribue à l’éducation à la santé en permettant aux élèves de mieux connaître leur corps, et à l’éducation à la sécurité, par des prises de risques contrôlées. Elle éduque à la responsabilité et à l’autonomie, en faisant accéder les élèves à des valeurs morales et sociales (respect de règles, respect de soi-même et d’autrui).
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
En fin de CM2, les élèves doivent avoir acquis les compétences nécessaires à la communication élémentaire définie par le niveau A1 du cadre européen commun de référence pour les langues qui constitue par ailleurs la référence fondamentale pour l’enseignement, les apprentissages et l’évaluation des acquis en langues vivantes.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
Les sciences expérimentales et les technologies ont pour objectif de comprendre et de décrire le monde réel, celui de la nature et celui construit par l’Homme, d’agir sur lui, et de maîtriser les changements induits par l’activité humaine.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
La culture humaniste des élèves dans ses dimensions historiques, géographiques, artistiques et civiques se nourrit aussi des premiers éléments d’une initiation à l’histoire des arts.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :

La culture numérique impose l’usage raisonné de l’informatique, du multimédia et d’internet. Dès l’école primaire, une attitude de responsabilité dans l’utilisation de ces outils interactifs doit être visée.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
L’Instruction civique et l’enseignement de la morale permettent à chaque élève de mieux s’intégrer à la collectivité de la classe et de l’école au moment où son caractère et son indépendance s’affirment.
À la fin de ce cycle, mon enfant va pouvoir :
Entrée à l'école
L'inscription à l'école élémentaire
Les aides financières à l'école élémentaire
Vie à l'école
L'organisation du temps scolaire à l'école élémentaire
Les programmes à l'école élémentaire
Le socle commun de connaissances et de compétences
Le sport à l'école élémentaire
Les sections internationales à l'école primaire
Les dispositifs d'accompagnement des écoliers
Les assurances scolaires à l'école
La prévention et la lutte contre la violence
La protection des mineurs sur internet
Le médiateur de l'Éducation nationale
Internet sans crainte
Programme national de sensibilisation des jeunes aux bons usages de l'internet
Mise à jour : août 2011
Rechercher un CIO, une école, un collège, un lycée, etc.