Dossier de presse
- Xavier Darcos
- 13/06/2007
Les olympiades académiques de mathématiques ont été créées au cours de l'année scolaire 2000/2001, en direction des élèves des classes de premières scientifiques des lycées, dans le but de favoriser l'émergence d'une nouvelle culture scientifique et technologique. La démarche préconisée doit conduire à développer chez les élèves l'initiative et le goût de la recherche. Sa dimension académique doit favoriser les relations entre les professeurs d'une même académie et les corps d'inspection, tout en stimulant l'ouverture de clubs et d'ateliers mathématiques. A partir de l'année 2005, un nouveau texte réglementaire, publié au B.O.E.N. n°35 du 30 septembre 2004, est venu apporter quelques infléchissements aux dispositions initialement prévues lors de la création du concours. En particulier, les olympiades de mathématiques sont désormais ouvertes, sur la base du volontariat, aux lycéens des classes de première de toutes séries.
Le dispositif comprend un groupe national présidé par un inspecteur général et dans chaque académie une cellule présidée par un responsable désigné par le recteur en liaison avec l'inspection générale. L'épreuve, d'une durée de quatre heures, propose aux élèves quatre exercices : deux exercices sélectionnés par le groupe national parmi les propositions des académies, et deux exercices « académiques » choisis par chaque cellule académique. Ces deux derniers exercices peuvent être différenciés en fonction de la série de première des candidats. Une publicité a été faite par voie d'affiches en couleur format A3 confectionnées et envoyées en triple exemplaire dans chaque lycée par le ministère de l'Education nationale.
L'épreuve s'est déroulée le mercredi 14 mars 2007 de 14h à 18h en métropole, les horaires étant décalés pour les académies lointaines.
La correction des copies a été assurée localement, dans chaque académie, par les cellules académiques qui ont envoyé au groupe national les meilleures copies issues de la série scientifique mais aussi, souvent, d'autres séries. Celles-ci ont été classées par le groupe national afin d'établir un palmarès national comprenant des prix et des accessits.
Cette septième année a bénéficié de l'expérience acquise lors des précédentes sessions, tout en poursuivant la mise en oeuvre de la nouvelle formule, ouvrant l'épreuve à un plus large public. L'ouverture à des élèves issus de classes de première de séries différentes, largement constatée pour la session 2006, est confirmée à l'occasion de cette nouvelle session : près de cinq cents candidats issus de séries autres que S et S.T.I. se sont en effet inscrits en 2007.
Les effectifs, en augmentation sensible pour la session 2006, sont revenus à leur niveau de l'année précédente, avec un peu plus de 7 000 inscrits. L'essentiel des candidats sont issus des classes de premières S (6 420 candidatures émanent de la série scientifique), et près d'un millier d'élèves cette année se sont inscrits dans les autres séries. Si les copies issues de ces candidats sont jugées d'un niveau sensiblement inférieur aux copies de scientifiques, quelques-unes se sont toutefois révélées de grande qualité, confirmant la légitimité de l'intégration au palmarès national de distinctions pour chacune des séries E.S., S.T.I. et S.T.L.
Les jeunes filles représentent près de 50% des inscrits. Leur présence dans les palmarès académiques est assez fréquente, parfois en tête. On peut toutefois regretter que les candidates soient, comme en 2006, sous représentées dans le palmarès national 2007 ; souhaitons que l'année 2008 soit l'occasion d'une présence plus large de leur part dans ce palmarès.
Sur le plan national, le palmarès distingue quatorze élèves, deux pour la série E.S., un pour la série S.T.I., et onze pour la série S, avec deux premiers prix ex-aequo, trois troisièmes prix ex-aequo, et six premiers accessits ex-aequo. Le groupe national, chargé de délibérer à partir des meilleures copies transmises par les académies, a confirmé ses choix des deux années précédentes : d'une part, en donnant un poids prépondérant à la résolution des exercices nationaux, les exercices académiques étant éventuellement étudiés ensuite pour départager des copies très proches, et d'autre part en s'interdisant de modifier les classements académiques.
Les copies transmises au jury national, de très bonne qualité en général, justifient un palmarès étendu à quinze lauréats. Par ailleurs, de nombreuses prestations très voisines ont conduit le groupe national à utiliser largement les classements ex aequo, tant il paraissait difficile de départager certains candidats de la série scientifique.
Les deux exercices nationaux ont été appréciés différemment par les cellules académiques. Le « problème de tas » semble avoir permis à de nombreux candidats de s'exprimer, de faire preuve d'initiative et d'expérimenter des raisonnements divers, l'analyse exhaustive des différents cas possibles ayant été souvent utilisée. Cet exercice paraît avoir très largement satisfait l'ensemble des correcteurs des épreuves académiques, par l'accessibilité des premières questions, l'ouverture de l'énoncé, et la diversité des stratégies qu'il a suscitées. Les « trapèzes de même aire » ont visiblement moins fait l'unanimité, en raison essentiellement de la première question, qui a pu dérouter les candidats ayant cherché trop obstinément à l'exploiter par la suite. Cet énoncé a conduit à beaucoup de réponses très partielles, y compris dans certaines copies transmises au groupe national pour leur grande qualité d'ensemble : la question d'arithmétique a souvent bridé les approches géométriques pour la question suivante.
Le choix des exercices s'est fait, à nouveau, parmi de très nombreuses propositions des cellules académiques, souvent fort intéressantes et d'une grande richesse. La recommandation du rapport 2005, demandant que les sources d'inspiration des concepteurs soient citées et les énoncés modifiés, a été clairement entendue. Que les cellules académiques soient ici vivement remerciées pour la grande qualité de leur travail.
De nombreuses académies avaient décidé, pour la session 2006, de proposer des exercices académiques différents selon la série des élèves. Cette formule semble avoir donné satisfaction, et a été largement reconduite en 2007.
On ne peut que se réjouir du succès confirmé de ces olympiades de mathématiques, et de ses répercussions :
Soulignons aussi l'aspect "officiel" au plus haut niveau de la remise des prix pour les lauréats, aussi bien dans les académies que sur le plan national. Les lauréats nationaux 2007 sont récompensés le mercredi 13 juin 2007 au ministère de l'Éducation nationale dans un premier temps avec une conférence d'Yves Meyer de l'académie des Sciences, puis à L'École Normale Supérieure. Cette journée est organisée par le ministère de l'Education nationale et l'association ANIMATH, qui prépare pour ces lauréats un stage olympique d'été du plus riche intérêt, comme cela a déjà été le cas les années passées.
Enfin, il faut remercier très chaleureusement tous ceux qui contribuent à la réussite de cette compétition, en particulier les membres des équipes académiques et du groupe national, les IA IPR, les services rectoraux et ceux du ministère. Doivent également être remerciés les différents parrains de la remise des prix nationaux, qui contribuent aux cadeaux offerts aux candidats : le ministre de l'Éducation nationale, Texas Instruments, le Crédit Mutuel Enseignants, Wolfram Research, les associations ANIMATH, pour la Science et A.P.M.E.P., les éditeurs Belin, Dunod et Vuibert.
En souhaitant que les olympiades mathématiques 2008 voient une participation encore accrue, et une confirmation de la grande qualité des solutions proposées, longue vie aux olympiades académiques !
Rémy JOST, IGEN - groupe de mathématiques - Président des Olympiades
Jean-Paul BELTRAMONE, I.A.-I.P.R. de mathématiques- Vice-président des Olympiades
Evelyne ROUDNEFF, I.A.-I.P.R. de mathématiques
René LIGIER, Professeur de mathématiques à Besançon
Claude MORIN, Professeur de mathématiques à Limoges
Josette ROUX, Professeur de mathématiques dans l'académie de Créteil
| série | inscrits |
|---|---|
| E.S. | 346 |
| L | 81 |
| S | 6 420 |
| S.T.I. - S.T.L. | 223 |
| S.T.G. | 46 |
| Autres séries | 53 |
| TOTAL | 7 169 |
| dont | 3 351 filles |
Rappels statistiques 2006 et 2005
Bulletin officiel n° 35 du 30 septembre 2004
Présentation de l'association Animath
Mise à jour : juin 2007
Rechercher une école, un collège, un lycée, etc.